Manipulation.
Depuis hier, 14h53, les médias nous bassinent avec un président « venu de la gauche » qui choisit un premier ministre « venu de la droite ». mais de qui se moque-t-on ? Comment osent-ils dire que le président est « venu de la gauche» ? Il s'est toujours revendiqué du « ni gauche, ni gauche » et on l'a vu à l’œuvre au gouvernement où effectivement les mesures qu'il a inspirées pouvaient faire passer le premier ministre Valls pour un dangereux gauchiste aventuriste.
Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui ont voté Macron à quelque tour que ce soit (« pour faire barrage »!) paraissent s'étonner, voir s'émouvoir de la nomination d'un premier ministre du parti de Fillon. Sûrement, cet Édouard PHILIPPE aurait été partant ci ce dernier avait été élu à la magistrature suprême, et il se serait bien entendu avec lui. En effet sans atteindre (pour le moment) les traficotages du susdit, rappelons-nous quand même que le premier ministre à rempli de façon pour le moins désinvolte sa déclaration de patrimoine. L'exemplarité, on vous dit !
J'angoisse de voir le renouveau dans les nominations ministérielles, à moins que le renouveau soit le changement d'étiquette de certains qui ont longuement officié sous le label « socialiste ».
Mais je médis, n'allez-vous pas manquer de me dire. C'est vrai, il faut laisser le gouvernement mettre en place pendant l'été le programme du président qui sera lancé par les ordonnances. Et à l'automne, c'est à dire à la rentrée, après les vacances qui auront annihilé toute velléité de protestation, nous aurons toujours nos yeux pour pleurer.
Et ce n'est pas fini...
