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Le blog de Bernard SARLANDIE

Bilal HAMDAD au Petit Palais

12 Février 2026, 16:23pm

Publié par Bernardoc

Dans le cadre de sa saison 2025, le Petit Palais accueille pour sa carte blanche d’art contemporain, le peintre Bilal HAMDAD dont les œuvres explorent la solitude urbaine à travers des scènes parisiennes. 

Diplômé des Beaux-Arts de Sidi Bel Abbes en 2010 et des Beaux-Arts de Paris en 2018, il se distingue par ses grandes peintures à l’huile, souvent inspirées de photographies prises sur le vif. Ses tableaux mettent en lumière des personnages solitaires et anonymes, créant un contraste saisissant avec l’effervescence de la ville.

L’exposition au Petit Palais rassemble une vingtaine de ses œuvres, dont deux inédites, créées pour l’occasion, et établit un dialogue avec les collections permanentes du musée. Bilal HAMDAD s’inspire de grands maîtres comme Rubens, Manet et Courbet, intégrant des références subtiles à leurs œuvres dans ses propres créations. Par exemple, sa peinture Miroir des Astres (2024) emprunte à l’esthétique baroque, tandis que Sérénité d’une ombre (2024) fait écho à la nature morte de Manet.

L’exposition invite les visiteurs à porter un nouveau regard sur les collections du Petit Palais et à explorer les paradoxes de notre époque à travers l’œuvre de Bilal HAMDAD.

Trop tard ! Elle s’est achevée le 8 février. J’ai profité des derniers jours.

Et ce n’est pas fini...

 

Bilal HAMDAD au Petit PalaisBilal HAMDAD au Petit Palais

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Le rôti.

11 Février 2026, 10:56am

Publié par Bernardoc

Jérôme et Mélanie, couple de bobos parisiens, invitent deux amis à dîner : Julie, célibataire pétillante adepte des aventures sans lendemain, et Medhi, collègue de bureau aussi charmant que discret. Tout semble parfait… jusqu’au moment où Medhi refuse le plat principal : un rôti de porc, qu’il ne peut pas manger pour des raisons religieuses.

Et là, la soirée dérape ! Entre maladresses, vérités qui fusent et rires nerveux, les langues se délient et les certitudes s’effritent.

Avec son humour mordant et sa plume vive, Amanda STHERS transforme un dîner entre amis en miroir de nos malaises, de nos croyances et de nos contradictions. Le Rôti questionne notre tolérance, notre rapport à l’autre et ces sujets qu’on évite toujours de mettre… sur la table.

Un texte plein d’esprit, de tendresse et de vérités bien saignantes.

De bons comédiens, des caricatures révélatrices (mais est-ce bien des caricatures?), tous les ingrédients pour passer une bonne soirée (et en plus pas loin de mon hôtel !

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Au jeu de paume.

10 Février 2026, 11:50am

Publié par Bernardoc

Surplombant la place de la Concorde, ce musée présente régulièrement des expos photos. En ce moment deux photographes, totalement différents, y sont présentés : Jo RACTLIFFE et Martin PARR.

Sud-africaine, Jo débute sa pratique photographique en 1980. Dans cette décennie, la lutte contre l'apartheid s'intensifie et les violences s'amplifient.

As Terras do Fim do Mundo est un de ses projets les plus connus. Elle s’intéresse à l'Angola depuis le milieu des années 1980. Ses photographies constituent un reportage documentaire, effectué en 2009 et 2010, qui capture les traces de la violence, et de combat dans un paysage, évoquant la mémoire, l'histoire et les conséquences du conflit.

Elle montre comment la violence du passé se manifeste dans le présent. Ainsi, pour la série Borderlands, elle se rend à Platfontein, entre 2011 et 2013. Cette région est marquée par la guerre d'indépendance entre l'Angola et l'Afrique du Sud. Dans le paysage quelques pierres disséminées marquent les tombes des personnes assassinées et oubliées.

Jo RACTLIFFE aborde les thèmes du déplacement, du conflit, de l'histoire, de la mémoire et de l'effacement. Ses images mettent en évidence les vestiges du conflit, visibles comme des cicatrices dans un paysage.

Ses photos en noir et blanc se trouvent au niveau inférieur du musée, ce qui est bien choisi pour montrer ces souvenirs à la limite de la déprime. Il vaut mieux commencer la visite par cette expo.

Et puis on arrive à l’étage supérieur, et là c’est une explosion de couleurs dans des scènes de la vie quotidienne dans différentes parties du monde. Martin n’aura pas pu assister au vernissage de son exposition puisqu’il est décédé au mois de décembre.

Martin PARR savait rendre l'ordinaire intéressant, le banal captivant, et souvent drôle. Il voyait ce que l'on ne voyait pas ou plus. Il regardait avec la même attention deux mouettes dévorant une barquette de frites abandonnée qu'un jeune couple faisant ses achats chez Ikea, un chapelet de saucisses qu'un chapeau à plumes, une maison en préfabriqué qu'une cathédrale.

En gros plan ou en plan large, dans ses compositions impeccables saturées de couleurs, il mettait du sens et soulignait ce qui nous avait échappé. À la fois cruel et tendre, plein d'humour, mais avec une pointe de mélancolie, il tendait un miroir à l'humanité, et encore plus à ses compatriotes britanniques, son sujet de prédilection, qu'il a examinés sous toutes les coutures.

Dommage que le catalogue soit si cher, mais j’ai acheté un jeu « 2 for 1 » qui reprend un certain nombre de ses photos.

Vous avez le temps : c’est jusqu’au mois de mai.

Et ce n’est pas fini...

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C’est beau l’amour...

9 Février 2026, 12:52pm

Publié par Bernardoc

Spectacle interdit aux moins de 18 ans.

Lui : il est sérieux, calme, posé, limite vieux (normal il est prof !)
Elle : elle est immature, ne veut pas vieillir, ne pense qu'à rigoler (normal elle est artiste !)

Ils n'ont plus rien à faire ensemble et c'est ce soir qu'ils ont décidé de signer les papiers de leur divorce. Mais ce soir, c'est aussi leur 10 ans de mariage et leurs amis ont eu la brillante idée de leur organiser une fête surprise. Tant pis, ils vont faire comme si tout allait bien. Lui se prête au jeu, mais elle, elle n'est pas disposée à faire le moindre effort.

Ça fait 10 ans qu'elle essaye de le faire changer, qu'elle aimerait vibrer autrement qu'en tournant une lessive, qu'elle aimerait qu'il lui dise : « On laisse pas Bébé dans un coin ! », 10 ans qu'elle espère un compliment, un peu de folie, et ce soir, il va lui faire vivre la soirée la plus folle et la plus drôle de ces 10 dernières années.

Théâtre réouvert après trois ans de fermeture ; il n’est pas aidé car la rue est en travaux. Accueil très sympa, proposition d’apporter un verre dans la salle. C’est après que l’on découvre que l’hôtesse et le barman sont les acteurs.

Dialogues enlevés, beaucoup de plaisir chez les acteurs qui se surprennent eux-mêmes. C’était une première pour l’homme qui jouait avec l’autrice de la pièce.

Surprise à la fin : malgré la place achetée, on nous proposait un chapeau à la sortie vu les difficultés financières du théâtre. C’est la deuxième fois que je voyais cela dans un théâtre parisien, preuve de la difficulté de survie de ces théâtres de poche. Je n’avais qu’un billet de 20 €, donc je me suis abstenu. Donc pensez-y : gardez un billet de 5 €, ils le méritent.

Et ce n’est pas fini...


 

 

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Halle St Pierre (bis)

8 Février 2026, 11:43am

Publié par Bernardoc

 Deuxième visite de cette exposition ; de nouvelles photos (j'espère !)

Et ce n'est pas fini...

Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)

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Balade parisienne.

7 Février 2026, 16:53pm

Publié par Bernardoc

Le Père Noël m’ayant apporté ce livre,

j’ai décidé de l’étrenner en parcourant le premier itinéraire : la rue La Boétie. En partant de la place St Augustin, j’en ai profité pour faire un tour dans l’église qui s’y dresse.

Donc, un simple album des façades plus ou moins travaillées et qui prenaient le soleil parisien d’hiver.

Et ce n’est pas fini...

Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.

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Des crédits pour l'école publique !

6 Février 2026, 16:26pm

Publié par Bernardoc

in PEF 192 (décembre 2025)

Et ce n'est pas fini...

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Nous sommes la CGT.

5 Février 2026, 17:14pm

Publié par Bernardoc

N’étant plus contraint par les répétitions théâtrales, j’ai pu rester un jour de plus à Paris pour assister au « Meeting pour les libertés » organisé à Montreuil. 2 000 militants étaient attendus, mais en réalité 2 500 QR-codes ont été contrôlés. Nous étions deux représentants de l’USR33 : Mireille et moi. Des jeux de lumières éclairaient le patio Georges SEGUY.

Avec Guillaume MEURICE, qui avait revêtu une chasuble CGT sur son costume, comme maître des cérémonies, la soirée s’annonçait bien.

J’ai préféré monter à la cafétéria pour être assis ; le problème était que la sonorisation était défaillante ; certains camarades préférant utiliser leur téléphone pour entendre ce qu’il se disait sur la chaîne You tube de la confédération.

En alternance il y avait des artistes et des représentants d’associations amies (LDH, SAF, SM,…). Deux interventions remarquables : Jacques TOUBON (qui avait revêtu ses habits, non pas de ministre chiraquien, mais d’ancien Défenseur des droits) et Monique PINCON-CHARLOT. Marilyse LEON, secrétaire générale de la CFDT avait envoyé un témoignage vidéo de soutien qui fut copieusement hué. Sophie BINET est alors intervenue en faisant scander « Tous ensemble, tous ensemble... », ce qui lui a permis d’accueillir le président de la CFE-CGC qui fut aussi chahuté mais qui a tenu bon et qui a terminé main dans la main et poing levé avec Sophie.

Puis vint l’appel d’un certain nombre de condamnés (pas tous puisqu’il y en a plus de 1 000) qui montèrent à la tribune, chacun avec un drapeau à la main. Et la dernière fut notre secrétaire générale qui fit un discours combatif en disant que nous ne laisserons rien passer, prévoyant même, si j’ai bien compris, une action de « name and shame », c’est à dire la publicité de tous les patrons voyous.

La soirée se termina en chansons avec Les Goguettes (en trio mais à deux) rejoints par Gauvain SERS.

Ça fait du bien de telles soirées : on en ressort motivés pour les combats à venir, qui s’annoncent rudes.

Et ce n’est pas fini...

Nous sommes la CGT.

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Solidaire face à l'ignominie

1 Février 2026, 14:08pm

Publié par Bernardoc

"Face à la calomnie, nous reprenons le cours de Samuel PATY" : des professeurs répondent à Me Francis VUILLEMIN.

"Nous Professeurs du lycée Camille Claudel de Palaiseau souhaitons témoigner de notre choc et de notre indignation alors même que les voix peinent à se faire entendre.

Notre collègue Samuel PATY est mort décapité sous les mains d’un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 à Conflans Sainte-Honorine.

Victime aussi de la rumeur et de l’abandon. Seul.

Ce lundi 26 janvier, jour de l’ouverture du procès en appel d'Abdelhakim SEFRIOUI, son avocat Me Francis VUILLEMIN a déclaré que Samuel PATY « procédait à la discrimination des élèves musulmans ». Voilà l’infâme rumeur, celle qui salit, meurtrit et laisse des traces sur les plus innocents, relancée par l’avocat de celui-là même qui est accusé de l’avoir propagée.

Face à la rumeur désormais, il n’y aura plus ni abandon ni silence.

Ces propos ont été tenus hors de la salle d’audience, ils ne relèvent donc même pas d’une stratégie de défense aussi nauséabonde que désespérée. Ils sont l’expression la plus brutale et terrifiante de la calomnie et, au-delà, d’un combat politique qui ne recule devant rien.

Ces mots visent à faire de notre collègue Samuel PATY le responsable de ce qui lui est arrivé, de l’ajouter à la longue liste des « ils l’ont bien cherché », de le salir lui, ses élèves, ses proches, l’institution qu’il servait et la République qu’il honorait. Mais nous savons. Le poison du mensonge a assassiné Samuel PATY, il ne doit pas aujourd’hui assassiner sa mémoire.

Les faits, le réel, ne se modèlent pas au gré des désirs ou des fantasmes. Le cours de Monsieur Paty est une merveille d’équilibre et de justesse.

En présentant honnêtement à ses élèves la tension entre liberté de conscience et liberté d’expression, Samuel PATY montre la force de notre République qui parvient à nous rassembler, à respecter chacun d’entre nous et à dépasser nos oppositions. Il éclaire notre pratique du quotidien.

Plus que jamais, nous défendons la laïcité et la liberté d’expression mais en veillant chaque jour aussi aux élèves que nous devons accompagner avec confiance et sérénité pour les amener à devenir des citoyens éclairés.

C’est cette prudence, cette délicatesse, qu’on ose aujourd’hui nommer défiance, racisme ou haine des musulmans. À l’heure même où la France est violemment agitée par ces tourments, pointer les innocents nous trompe et nous désarme.

Mais cette attaque est aussi politique. Nous ne nous y trompons pas. Emportant Samuel PATY dans le flot de la calomnie c’est toute l’école républicaine qu’on voudrait emporter avec lui : son universalisme, sa volonté égalitaire et émancipatrice, son goût du débat, de la langue et de la subtilité.

On veut nous faire craindre pour ne plus tout enseigner.

Nous professeurs réaffirmons que, passé le choc des mots qui déshonorent devant l’Histoire ceux qui les prononcent, nous reprenons le cours de Samuel PATY.

Samuel, cher collègue, tu es à nos côtés, dans nos salles de classe, ton portrait scotché ou punaisé sur des murs fatigués. Notre lycée a même choisi de baptiser son auditorium à ton nom. Il y a quelques jours on y jouait Le Professeur d’Émilie FRECHE ; le professeur c’était toi. Puis quelques élèves ont lu des extraits du Cours de Monsieur Paty que nous devons à ta sœur Mickaëlle.

Nos élèves ont compris tes mots, ils étaient émus et résolus.

Dans la beauté du verbe et de la vérité."

NB : relayez, copiez collez, cette tribune pour faire entendre la voix des professeurs et à travers eux celle de #SamuelPaty

Tribune diffusée dans Marianne et sur les réseaux sociaux par Émilie FRECHE écrivain.

Et ce n’est pas fini...

 

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Célébration.

31 Janvier 2026, 18:20pm

Publié par Bernardoc

Normalement, c’est le 21 janvier, mais cette année c’était aujourd’hui que les copains de la Libre Pensée avaient décidé d’organiser le repas à la tête de veau qui fête le raccourcissement de Louis CAPET le 16ème qui débouchera sur l’avènement de la République. Comme nous le faisons chaque année quand nous sommes libres, c’est avec plaisir que nous y participons. Surprise cette année, il y avait plusieurs jeunes qui égayaient un peu les cheveux blancs.

Après l’apéro et le discours du président girondin, toujours plein de références historiques, il était temps de passer à table. Le repas était très bon et le repas est l’occasion de nombreux échanges. Des citations républicaines ont été distribuées que les convives se sont fait un plaisir de déclamer avant que je me lève et fasse chanter à tous les convives Le drapeau rouge.

Maintenant, le prochain rendez-vous se situera après les municipales pour le traditionnel repas de cochonailles lors du vendredi dit « saint ». Ce sera moins loin, puisque nous serons à Mérignac.

Et ce n’est pas fini...

Célébration.
Célébration.Célébration.Célébration.

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