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Le blog de Bernard SARLANDIE

Réalisme...hélas !

31 Août 2025, 11:36am

Publié par Bernardoc

in Sud ouest dimanche du 31 août 2025

Et ce n'est pas fini...

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Selon l'Unicef, plus de 2 000 enfants dorment à la rue en France, un chiffre en augmentation

30 Août 2025, 16:12pm

Publié par Bernardoc

In Marianne du 29 août 2025

Alors que les préparatifs de rentrée emplissent les rayons et les esprits, un chiffre glaçant passe sous les radars : plus de 2 000 enfants dorment chaque soir sans solution d’hébergement.

À l’heure où les rayons de supermarché annoncent la rentrée avec des cahiers à grands carreaux et des stylos quatre couleurs, plus de deux mille enfants, eux, n’ont même pas un lit. Le dernier baromètre de l’Unicef France et de la Fédération des acteurs de la solidarité recense précisément 2 159 enfants sans solutions d’hébergement au 115, dont 503 ont moins de trois ans. Une donnée qui grimpe d’année en année : + 6 % depuis 2024, + 30 % depuis 2022. Le slogan « zéro enfant à la rue » promis par les gouvernements successifs est devenu une ligne de plus dans le grand carnet des renoncements collectifs.

Et encore, ce chiffre est une estimation basse. Il ne tient pas compte des mineurs isolés, des enfants en bidonvilles, ni de ceux qui dorment chez des proches, faute d’alternative. Pour beaucoup, la nuit se passe dans un hôtel insalubre, dans une tente ou une voiture : 79 % des familles qui contactent le 115 ont passé la nuit précédente dehors.

La cause ? Un système d’hébergement saturé depuis des années, sans que les budgets suivent. Officiellement, les places sont « stabilisées depuis 2021 », selon le ministère du Logement, mais la demande, elle, explose. À Mayotte, un tiers de la population vit en habitat précaire. À La Réunion, l’Unicef comptait en 2024 plus de 1 000 enfants sans solution, dont 330 de moins de trois ans.

En métropole aussi, certaines régions cumulent les records : l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, l'Occitanie et les Hauts-de-France sont les territoires les plus concernés. Partout, les collectifs citoyens rapportent des situations de plus en plus critiques : des familles qui dorment dans les gymnases, des mères avec des bébés dans des parkings, des enfants privés de sommeil et de douche avant d’aller à l’école…

En 2024, 885 personnes sont mortes à la rue. Trente-et-une étaient des enfants. Le nombre d’enfants de moins de trois ans non hébergés a bondi de 8 % en un an, et de 37 % depuis 2022. Les associations réclament 10 000 places supplémentaires, dont 1 000 pour les femmes enceintes ou sortant de maternité.

Et ce n’est pas fini...

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Délicieuse nostalgie.

29 Août 2025, 11:14am

Publié par Bernardoc

Hier soir, T18, une des nouvelles chaînes de la TNT, diffusait Diabolo menthe, un film de Diane KURYS que nous avions vu à notre retour du Ghana, et qui commençait à la rentrée scolaire 1962 au lycée (de filles!) Jules FERRY de Paris.

Deux sœurs, Anne qui rentre en 4èmeM1 (M pour « moderne », c’est à dire sans latin) et Frédérique qui arrive en 2nde en sont les principales héroïnes. En ‘62, je rentrais en 3èmeM au lycée mixte Jean AICARD à Hyères, après avoir fait ma 6ème (M7) et le premier trimestre de 5ème au lycée (de garçons!) Jacques DECOUR, pas très loin d’ailleurs de Jules FERRY. C’est dire si ce film tout en délicatesse me parle.

Dès le départ la pauvre petite pied-noir oubliée dans la cour révèle un monde de l’éducation renfermé sur lui-même et insensible au monde alentour. La surveillante générale (?) est à peine caricaturale, comme la prof de dessin découverte un peu plus tard dans une salle de dessin très similaire à celle que j’avais connue. Moi j’avais des hommes, mais leur comportement était très semblable. Ne parlons pas de la prof de maths, j’ai connu des profs aussi malheureux.

La discussion dans une famille montre qu’à cette époque, seule une minorité de privilégiés avait accès au lycée, prête à dénoncer les profs d’histoire communistes.

Le moment le plus émouvant du film est le récit-témoignage d’une élève qui a assisté au massacre de Charonne mais qui ne débouchera sur aucun commentaire ou débat pour cause de sonnerie. On assiste aussi à la naissance d’une prise de conscience politique, qui mettra fin à des années d’amitié entre filles, mais en initiera de nouvelles, et son corollaire : les attaques de lycéens fascistes et antisémites (les filles s’appellent Weber) contre les sympathisants de gauche.

On assiste aussi au cours de cette année à l’évolution des deux sœurs, tant dans leurs rapports entre elles qu’avec les autres, notamment l’autre moitié du monde.

Ce film avait obtenu le prix Louis DELLUC, et c’était amplement mérité.

Et ce n’est pas fini...

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J’ai un colis pour vous.

28 Août 2025, 10:47am

Publié par Bernardoc

Hier soir j’ai découvert une émission sur F5 : « J’ai un colis pour vous ». Je m’y suis intéressé car cela parlait de la Norvège, un pays que nous avions traversé en juillet 2010. En fait, c’est un peu le même concept que « Des trains pas comme les autres », c’est un prétexte pour faire découvrir différentes facettes d’un pays.

Ainsi nous avons suivi les 1 500 kilomètres de trajet d’un colis, depuis Oslo jusqu’aux îles Lofoten (là où nous avions vu le soleil de minuit). C’était surprenant car on ne voyait pas l’action de la poste, à part pour les derniers kilomètres.

Donc, c’est un livreur à vélo qui va déposer le colis à la consigne de la gare centrale de la capitale. Le lendemain, ce paquet sera récupéré par une agente des chemins de fer, direction Bergen, sur la côte occidentale, ce qui paraît un peu bizarre pour un colis qui devait aller plein nord. Là, il est transféré sur l’express côtier, qui alimente les petits villages du fond des fjords. Il arrive dans un port des Lofoten où il sera pris en charge par la poste, et le dernier kilomètre, une semaine après l’expédition, n’est pas évident à cause des aléas climatiques.

Ce voyage nous a permis de découvrir différents métiers, différents paysages, et surtout l’importance de la pêche à la morue, véritable civilisation au nord du cercle polaire.

Je ne sais pas si cette émission est uniquement estivale (comme les trains) car le mercredi soir n’est pas un jour télé, mais un jour théâtre.

Et ce n’est pas fini...

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Construisons un processus de lutte pour gagner, construisons la grève !

27 Août 2025, 16:51pm

Publié par Bernardoc

Les organisations de la CGT réunies en CCN sont particulièrement préoccupées de la situation des millions de travailleuses et de travailleurs, de leurs familles victimes de la guerre et des conflits.

En Ukraine, au Soudan, en République Démocratique du Congo, en Palestine et partout dans le monde, la paix et le droit international doivent être mis en œuvre immédiatement, les populations civiles doivent être protégées. À Gaza et en Palestine occupée, la folie génocidaire de Netanyahou doit être stoppée et un cessez-le-feu immédiat imposé par la communauté internationale permettant l'acheminement de l'aide humanitaire, la fin de l'occupation militaire israélienne, la reconstruction de Gaza et le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien.

La CGT soutient et participe à toutes les initiatives de mobilisations permettant d'arrêter immédiatement le génocide en cours. Elle portera la proposition de faire du 21 septembre, journée mondiale pour la Paix, un temps fort de mobilisation nationale pour la Palestine. La France a enfin décidé de reconnaître l’État de Palestine, il est urgent de le faire sans délai, de cesser toute coopération avec le gouvernement d'extrême droite israélien, de prendre des sanctions et de cesser toute livraison d’armes et de composants militaires.

C'est dans ce contexte international dramatique et en pleine période de congés que le gouvernement, au service du patronat, a annoncé un budget d’une violence inédite : vol de 2 jours fériés ; doublement des franchises médicales ; gel du salaire des fonctionnaires, des pensions des retraités, de toutes les allocations sociales (aides au logement, allocations familiales, allocation adulte handicapé…) ; réforme de l’assurance chômage ; suppression de 3000 postes de fonctionnaires avant des dizaines de milliers d’autres ; coupes dans les budgets des hôpitaux, des écoles, de la culture ; volonté affichée de remettre en cause la 5ème semaine de congés payés et précariser toujours plus les contrats… Si ce budget était adopté, chacune et
chacun perdrait plusieurs centaines d’euros en 2026, nos services publics et notre système de protection sociale seraient considérablement affaiblis. Dans les territoires d’Outre-Mer, ce serait la double peine : de violentes baisses de revenus alors que les prix sont déjà beaucoup plus élevés.

Pourquoi une telle cure d’austérité ? Parce qu’Emmanuel MACRON a multiplié les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises tout en engageant une augmentation massive des budgets militaires au profit des vendeurs d’armes. Nous refusons qu’encore une fois, le monde du travail soit sommé de passer à la caisse : c’est aux grandes entreprises et aux rentiers, qui se gavent d’argent public et de dividendes, de payer !

Alors que cet été a encore battu des records de chaleur, avec de violents incendies et des morts au travail, il est temps d’arrêter la fuite en avant et de prendre enfin des mesures pour limiter le réchauffement climatique et adapter nos sociétés. Cela passe dans l’immédiat par l’abrogation des mesures anti-environnementales qui n’ont pas encore été retirées de la loi Duplomb, heureusement déjà amputée sous la pression d’une mobilisation citoyenne massive dont la CGT se félicite.

La CGT exige l’abandon du projet de budget et la mise en place de mesures d’urgence autour de 5 priorités :

- La justice fiscale : la taxation des patrimoines, des dividendes et des rachats d’action, la remise à plat des 211 Mds d’aides publiques aux entreprises, le rétablissement de l’ISF et la mise en place d’une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu ;

- La justice sociale par l’abrogation de la réforme des retraites, première étape pour gagner la retraite à 60 ans, et une Sécurité sociale répondant aux enjeux actuels, rétablie dans ses prérogatives issues du programme du Conseil National de la Résistance, dotée de l’ensemble des moyens nécessaires pour répondre aux besoins ;

- Le financement de nos services publics et de la transformation environnementale de notre économie, de l’argent pour nos hôpitaux, nos écoles et nos universités et nos infrastructures et notre politique culturelle ;

- L’augmentation des salaires, des pensions, des minimas sociaux, l’égalité F/H et des mesures contre la vie chère dans les outre-mer.

- L’arrêt des licenciements et l’organisation d’assises de l’industrie
Grâce à notre mobilisation contre la réforme des retraites, le gouvernement n’a jamais été aussi faible, Emmanuel MACRON n’a plus de majorité pour faire passer ses réformes régressives et la colère sociale est énorme. Pour éviter d’avoir à modifier son budget, F.Bayrou en est réduit à servir de fusible.

Nous ne nous laisserons pas distraire par cette manœuvre de diversion.

Quelle que soit la situation gouvernementale, ce que nous voulons, c’est un autre budget correspondant aux urgences sociales et environnementales. Tous les ingrédients sont réunis pour gagner ! Pour cela, il nous faut construire une mobilisation massive et unitaire !

La CGT se félicite que les initiatives se multiplient d’ores et déjà et appelle à les amplifier. Le 25 août, les salariés de Radio France ont commencé une grève reconductible et les hôpitaux de Paris ont engagé un processus de mobilisation, suivis le 2 septembre par les salariés du secteur de l’énergie, le 4 septembre les salariés de Novasco seront en grève comme ceux d’Owens Illinois le 9 septembre pour empêcher la fermeture de leurs usines, les fédérations CGT des Industries chimiques et du Commerce et des Services appellent depuis déjà plusieurs mois à la grève le 10 septembre contre la répression antisyndicale, pour les salaires, les conditions de travail et contre la casse sociale, une manifestation nationale des professionnels de la santé et de l’action sociale est d’ores et déjà prévue à Paris le 9 octobre ainsi qu’une grève dans les organismes sociaux et des mobilisations dans les services d’insertion/probation du ministère de la Justice.

La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale.

La CGT souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail. Elle appelle donc ses syndicats à débattre avec les salarié·e·s et à construire la grève partout où c’est possible.

Lors de l’intersyndicale nationale interprofessionnelle du 29 août, la CGT proposera d’appeler en septembre à une journée interprofessionnelle unitaire de mobilisation de grève et de manifestations, et de construire un processus dans la durée pour gagner un budget à la hauteur des besoins.
La CGT appelle l’ensemble de ses organisations :

- À organiser des intersyndicales, dans les professions, les territoires et les entreprises ; .
- À se déployer en grand auprès des salariés, retraités, privés d’emploi en continuant à faire signer la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr, diffusant les tracts explicatifs et en faisant connaître le simulateur CGT qui permet à chacune et chacun de mesurer l’impact des mesures.
La CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et privés d’emplois qui souhaitent se mobiliser à se syndiquer et se mettre en contact avec la CGT pour agir.

Tous les ingrédients sont réunis pour gagner, prenons les choses en main pour imposer nos exigences sociales et environnementales.

Et ce n’est pas fini...

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Allocation de rentrée scolaire : un statu quo qui n’est plus tenable

26 Août 2025, 16:33pm

Publié par Bernardoc

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est une prestation familiale sous fortes conditions de ressources versée depuis 1974 aux familles d’enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans. Elle est modulée en trois tranches, selon l’âge des enfants, depuis 2008.

Elle a été versée le 19 août à plus de 3 millions de familles très modestes. Près de la moitié des familles bénéficiaires sont des familles monoparentales, et plus de 8 familles monoparentales sur 10 avec enfants scolarisés la perçoivent.

L’Insee vient d’annoncer une hausse sans précédent du taux de pauvreté en 2023, atteignant un niveau jamais observé depuis qu’il est mesuré. La moitié de cette hausse est constitué de familles monoparentales, et plus d’un tiers des familles monoparentales sont considérées comme pauvres.

Toutes les enquêtes réalisées montrent que le montant de l’allocation de rentrée scolaire est effectivement dépensé pour couvrir les frais de fournitures scolaires, de cantine ou d’habillement. Et pour cause, la gratuité de l’école est loin d’être une réalité, et les dépenses liées à la scolarité pèsent fortement sur les budgets des familles.

L’ARS est donc une prestation familiale essentielle.

Mais elle doit être améliorée, car en l’état, elle souffre de lacunes importantes (versement seulement à partir de 6 ans, non prise en compte des coûts importants supportés par les familles pour les élèves des filières techniques et professionnelles), et, d’année en année, son montant diminue en euros constants et sa sélectivité augmente, alors que c’est déjà la prestation familiale soumise aux plus fortes conditions de ressources.

C’est pourquoi l’Union des familles laïques demande :

  • que l’ARS soit revalorisée pour compenser la baisse observée ces dix dernières années en euros constants ;

  • que le versement de l’ARS soit étendu aux enfants de 3 à 6 ans scolarisés, en cohérence avec l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans depuis la rentrée 2020 ;

  • que l’ARS soit augmentée pour la tranche 15 – 18 ans et majorée pour les élèves de l’enseignement professionnel et technologique ;

  • une correction de l’effet plafond observé ces 20 dernières années avec une augmentation de 20 % des plafonds de ressources.

L’Ufal rappelle aussi sa ferme opposition à la transformation de l’ARS en « chèque de rentrée ».

Le Premier ministre vient d’annoncer sa volonté d’année blanche pour les prestations sociales en 2026. Ce n’est pas en augmentant la pauvreté et en compromettant les conditions de scolarité des enfants des familles modestes que le pays se redressera, l’Ufal prendra part au combat social pour s’y opposer.

Et ce n’est pas fini...

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Consommation : les touristes se serrent la ceinture.

25 Août 2025, 11:48am

Publié par Bernardoc

Titre dans Le courrier de Gironde du 22 août 2025

Certains feignent de s’en étonner. Ce ne sont certainement pas des retraités, ni des fonctionnaires dont la perte de pouvoir d’achat ne cesse de s’accroître d’année en année.

Cela avait commencé sous Sarkozy avec le décalage de la réévaluation des pensions ; poursuivi sous Hollande, le gouvernement a ainsi économisé une année de revalorisation.

Dans la continuité de celui qui l’a mis en selle (c’est pour cela qu’Hollande mérite amplement le titre de pire président de la V° République – et pourtant j’avais voté pour lui au deuxième tour), Macron a augmenté de 20 % pour les retraités l’impôt rocardien qu’est la CSG.

Depuis les attaques frontales se multiplient contre les plus faibles : APL, franchises médicales, et maintenant la suppression de l’abattement de 10 % de l’impôt sur le revenu des retraités (rappelons que cela n’a rien à voir avec les frais professionnels). Mais au moins auront-ils le loisir d’en profiter deux ans de plus, jusqu’à 64 ans (en attendant les 67 ans promis par Edouard PHILIPPE)…

Ca en fait des raisons pour se mobiliser le 10 septembre, mais il faudrait que les syndicats se saisissent du mouvement pour que cela ne se transforme pas en gilets jaunes bis, et adapter une stratégie différente que pour la lutte contre la contre-réforme des retraites qui a abouti à une défaite longuement préparée pendant six mois.

Et ce n’est pas fini...

 


 


 

 

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Cartes du monde : l’Union africaine veut rendre au continent sa vraie taille

24 Août 2025, 11:40am

Publié par Bernardoc

d’après La Croix du 22 août 2025

L’Afrique s’étend sur plus de 30 millions de km², soit trois fois la superficie des États-Unis. Pourtant, sur nos cartes du monde, elle paraît à peine plus vaste. Pour corriger ce déséquilibre visuel vieux de plusieurs siècles, l’Union africaine a publiquement rejoint la campagne « Correct the Map », un mouvement qui milite contre la sous-représentation de l’Afrique sur la carte du monde.

Cette initiative propose de remplacer la très utilisée projection de Mercator par la projection « Equal Earth », permettant ainsi de présenter les véritables proportions du continent africain. Crée en 2018, cette projection présente le monde en conservant les surfaces relatives des continents, offrant ainsi une image fidèle de leurs dimensions. Dès la fin des années ‘70, j’affichais dans ma classe un planisphère selon la projection Gall-Peters qui plaçait l’équateur à mi hauteur.

La projection de Mercator, quant à elle, a été inventée par le géographe flamand Gerhard Mercator et est une référence depuis le XVIᵉ siècle. Utilisée dans les manuels scolaires, les médias et certains logiciels de cartographie, elle conserve les contours des pays mais déforme les distances et les superficies. Résultat : l’Europe, l’Amérique du Nord ou le Groenland y apparaissent énormes alors que l’Afrique, pourtant premier continent en termes de surface émergée, apparaît bien plus petite.

Les organisations Africa No Filter et Speak Up Africa, initiatrices de la campagne « Correct the Map » dénoncent, elles, un héritage colonial toujours actif dans les représentations collectives.

Aux yeux de Moky MAKURA, directrice exécutive d’Africa No Filter, la sous-évaluation de la taille de l’Afrique sur les projections actuelles est « la campagne de désinformation la plus ancienne au monde ». Pour Fara NDIAYE, directrice adjointe de Speak Up Africa, corriger la carte est un acte de dignité et de justice, un symbole fort de la revalorisation du récit africain. « Lorsqu’un enfant africain voit son continent réduit à une silhouette marginale, cela influence sa fierté et la manière dont il se perçoit dans le monde », explique-t-elle dans un article du quotidien espagnol El Pais.

Un point de vue partagé par Selma Malika HADDADI, vice‑présidente de la Commission de l’Union africaine. Selon elle, cette déformation visuelle « falsifie la perception du continent », influençant l’éducation, la couverture médiatique et les décisions politiques.

Désormais, l’Union africaine, composée de 55 États membres, affiche son soutien à cette campagne. Elle entend, selon un communiqué, en faire un « levier politique pour promouvoir un changement global, dans les écoles, les médias et jusque dans les grandes organisations internationales ».

Et ce n’est pas fini...

 

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« On s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder »

23 Août 2025, 14:34pm

Publié par Bernardoc

 Il y a 80 ans, la Sécurité sociale a été créée par ordonnance le 4 octobre 1945 en application du programme du Conseil National de la Résistance.

Elle constitue le pilier d'une société solidaire. L'objectif de l'époque qui était de faire face aux grands risques de la vie de la naissance à la mort, non seulement reste pleinement d'actualité mais appelle de nouveaux développements aujourd'hui.

 Nous avons aussi besoin de politiques publiques d'intérêt général avec des services publics, à créer ou à restaurer, pour de nouveaux droits : une formation et un travail, un logement, une alimentation saine , une eau de qualité au robinet, un environnement préservé, …

 Le financement de la Sécurité sociale est assis sur le travail et la production de richesses. C'est ce que veulent mettre en cause les plus riches et les gouvernements à leur écoute. Ainsi le plan Bayrou de réduction massive des dépenses publiques qui s'attaque aussi aux fondements de la Sécurité sociale, avec la baisse des cotisations des entreprises, le développement de la financiarisation via les assurances privées dont l'objectif est surtout de faire le maximum de profit.

C'est pourquoi la Convergence Services Publics lance l'appel « La Sécu, c'est vital » porté avec de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques, nationales et locales. La pétition qui l'accompagne est l'outil pour s'exprimer et lancer la mobilisation. Elle est à faire signer en ligne mais aussi sur les lieux publics partout dans les territoires.

Face à la mise en cause de nos acquis sociaux que sont la Sécurité sociale et les services publics, la Convergence  appelle à toutes les mobilisations pour la défense des services publics et la Sécurité sociale de cette rentrée.

 Elle invite dans tout le territoire  à participer en particulier aux initiatives autour du 80ème anniversaire de la signature du décret de la création de la Sécurité sociale le 4 octobre.

Et ce n’est pas fini...

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En plein été, le gouvernement s’attaque encore aux assurés sociaux

20 Août 2025, 14:04pm

Publié par Bernardoc

Alors même que son plan de redressement budgétaire constitue une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs, François BAYROU ne perd pas de temps : avant même les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui s’annoncent particulièrement violents pour les Français, il frappe déjà en prévoyant une mesure injuste, brutale, et profondément antisociale, qui confirme une fois de plus que le redressement du pays se fera, selon lui, sur le dos des plus fragiles.
La CGT dénonce avec force cette nouvelle attaque contre le principe fondamental de solidarité qui fonde notre Sécurité sociale depuis 1945. Elle appelle l’ensemble des salarié·es, assurés et citoyens à refuser la logique comptable qui détruit l’accès aux soins pour toutes et tous.

Alors que François BAYROU déroule sur YouTube, son plan de «redressement budgétaire », son gouvernement profite du creux estival pour porter un nouveau coup aux droits des assurés sociaux. Une stratégie bien connue : profiter des congés d’été pour faire passer en catimini des mesures impopulaires.

Le mercredi 6 août 2025, l’exécutif a ainsi transmis au conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) trois projets de décret visant à augmenter à nouveau les participations forfaitaires et franchises médicales à la charge des patient·es. Autrement dit : faire payer davantage celles et ceux qui ont le plus besoin de soins, alors que le coût de la vie explose et que les inégalités d’accès à la santé ne cessent de s’aggraver.

Ainsi, les projets de décrets prévoient les dispositions suivantes :
• Le montant de la participation forfaitaire restant à charge sur chaque consultation ou acte médical, ainsi que sur les actes de radiologie et de biologie médicale, ne pourrait être inférieur à 4 euros, contre deux aujourd’hui, et ne pourrait excéder 5 euros, contre 3 euros aujourd’hui ;

Le nombre maximum de participations forfaitaires supportées par assuré serait porté de 25 à 50 par an, et le montant maximal de 50 à 100 euros ;

Les franchises médicales déduites des remboursements effectués sur les boîtes de médicaments passeraient de 1 à 2 euros ; sur les actes paramédicaux de 1 à 2 euros, dans la limite de 8 euros par jour, contre 4 aujourd’hui ; et sur les transports sanitaires de 4 à 8 euros, dans la limite de 16 euros par jour, contre 8 euros aujourd’hui.

Les deux premières dispositions seraient applicables deux mois après la parution du décret, la troisième au 1er janvier 2026. La Cnam dispose d’un délai de 21 jours pour donner son avis, qui n’a qu’une valeur consultative.
La ministre Catherine VAUTRIN a également annoncé vouloir que "demain, ces franchises soient payées au comptoir des pharmacies, plutôt que via le fonctionnement actuel, avec un prélèvement ultérieur que l’assuré ne voit pas". À l’avenir, elles pourraient être prélevées directement par les professionnels de santé au moment du paiement.

Et ce n’est pas fini...

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