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Le blog de Bernard SARLANDIE
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Des crédits pour l'école publique !

6 Février 2026, 16:26pm

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Publié par Bernardoc

in PEF 192 (décembre 2025)

Et ce n'est pas fini...

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Nous sommes la CGT.

5 Février 2026, 17:14pm

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Publié par Bernardoc

N’étant plus contraint par les répétitions théâtrales, j’ai pu rester un jour de plus à Paris pour assister au « Meeting pour les libertés » organisé à Montreuil. 2 000 militants étaient attendus, mais en réalité 2 500 QR-codes ont été contrôlés. Nous étions deux représentants de l’USR33 : Mireille et moi. Des jeux de lumières éclairaient le patio Georges SEGUY.

Avec Guillaume MEURICE, qui avait revêtu une chasuble CGT sur son costume, comme maître des cérémonies, la soirée s’annonçait bien.

J’ai préféré monter à la cafétéria pour être assis ; le problème était que la sonorisation était défaillante ; certains camarades préférant utiliser leur téléphone pour entendre ce qu’il se disait sur la chaîne You tube de la confédération.

En alternance il y avait des artistes et des représentants d’associations amies (LDH, SAF, SM,…). Deux interventions remarquables : Jacques TOUBON (qui avait revêtu ses habits, non pas de ministre chiraquien, mais d’ancien Défenseur des droits) et Monique PINCON-CHARLOT. Marilyse LEON, secrétaire générale de la CFDT avait envoyé un témoignage vidéo de soutien qui fut copieusement hué. Sophie BINET est alors intervenue en faisant scander « Tous ensemble, tous ensemble... », ce qui lui a permis d’accueillir le président de la CFE-CGC qui fut aussi chahuté mais qui a tenu bon et qui a terminé main dans la main et poing levé avec Sophie.

Puis vint l’appel d’un certain nombre de condamnés (pas tous puisqu’il y en a plus de 1 000) qui montèrent à la tribune, chacun avec un drapeau à la main. Et la dernière fut notre secrétaire générale qui fit un discours combatif en disant que nous ne laisserons rien passer, prévoyant même, si j’ai bien compris, une action de « name and shame », c’est à dire la publicité de tous les patrons voyous.

La soirée se termina en chansons avec Les Goguettes (en trio mais à deux) rejoints par Gauvain SERS.

Ça fait du bien de telles soirées : on en ressort motivés pour les combats à venir, qui s’annoncent rudes.

Et ce n’est pas fini...

Nous sommes la CGT.

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Solidaire face à l'ignominie

1 Février 2026, 14:08pm

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Publié par Bernardoc

"Face à la calomnie, nous reprenons le cours de Samuel PATY" : des professeurs répondent à Me Francis VUILLEMIN.

"Nous Professeurs du lycée Camille Claudel de Palaiseau souhaitons témoigner de notre choc et de notre indignation alors même que les voix peinent à se faire entendre.

Notre collègue Samuel PATY est mort décapité sous les mains d’un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 à Conflans Sainte-Honorine.

Victime aussi de la rumeur et de l’abandon. Seul.

Ce lundi 26 janvier, jour de l’ouverture du procès en appel d'Abdelhakim SEFRIOUI, son avocat Me Francis VUILLEMIN a déclaré que Samuel PATY « procédait à la discrimination des élèves musulmans ». Voilà l’infâme rumeur, celle qui salit, meurtrit et laisse des traces sur les plus innocents, relancée par l’avocat de celui-là même qui est accusé de l’avoir propagée.

Face à la rumeur désormais, il n’y aura plus ni abandon ni silence.

Ces propos ont été tenus hors de la salle d’audience, ils ne relèvent donc même pas d’une stratégie de défense aussi nauséabonde que désespérée. Ils sont l’expression la plus brutale et terrifiante de la calomnie et, au-delà, d’un combat politique qui ne recule devant rien.

Ces mots visent à faire de notre collègue Samuel PATY le responsable de ce qui lui est arrivé, de l’ajouter à la longue liste des « ils l’ont bien cherché », de le salir lui, ses élèves, ses proches, l’institution qu’il servait et la République qu’il honorait. Mais nous savons. Le poison du mensonge a assassiné Samuel PATY, il ne doit pas aujourd’hui assassiner sa mémoire.

Les faits, le réel, ne se modèlent pas au gré des désirs ou des fantasmes. Le cours de Monsieur Paty est une merveille d’équilibre et de justesse.

En présentant honnêtement à ses élèves la tension entre liberté de conscience et liberté d’expression, Samuel PATY montre la force de notre République qui parvient à nous rassembler, à respecter chacun d’entre nous et à dépasser nos oppositions. Il éclaire notre pratique du quotidien.

Plus que jamais, nous défendons la laïcité et la liberté d’expression mais en veillant chaque jour aussi aux élèves que nous devons accompagner avec confiance et sérénité pour les amener à devenir des citoyens éclairés.

C’est cette prudence, cette délicatesse, qu’on ose aujourd’hui nommer défiance, racisme ou haine des musulmans. À l’heure même où la France est violemment agitée par ces tourments, pointer les innocents nous trompe et nous désarme.

Mais cette attaque est aussi politique. Nous ne nous y trompons pas. Emportant Samuel PATY dans le flot de la calomnie c’est toute l’école républicaine qu’on voudrait emporter avec lui : son universalisme, sa volonté égalitaire et émancipatrice, son goût du débat, de la langue et de la subtilité.

On veut nous faire craindre pour ne plus tout enseigner.

Nous professeurs réaffirmons que, passé le choc des mots qui déshonorent devant l’Histoire ceux qui les prononcent, nous reprenons le cours de Samuel PATY.

Samuel, cher collègue, tu es à nos côtés, dans nos salles de classe, ton portrait scotché ou punaisé sur des murs fatigués. Notre lycée a même choisi de baptiser son auditorium à ton nom. Il y a quelques jours on y jouait Le Professeur d’Émilie FRECHE ; le professeur c’était toi. Puis quelques élèves ont lu des extraits du Cours de Monsieur Paty que nous devons à ta sœur Mickaëlle.

Nos élèves ont compris tes mots, ils étaient émus et résolus.

Dans la beauté du verbe et de la vérité."

NB : relayez, copiez collez, cette tribune pour faire entendre la voix des professeurs et à travers eux celle de #SamuelPaty

Tribune diffusée dans Marianne et sur les réseaux sociaux par Émilie FRECHE écrivain.

Et ce n’est pas fini...

 

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Célébration.

31 Janvier 2026, 18:20pm

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Publié par Bernardoc

Normalement, c’est le 21 janvier, mais cette année c’était aujourd’hui que les copains de la Libre Pensée avaient décidé d’organiser le repas à la tête de veau qui fête le raccourcissement de Louis CAPET le 16ème qui débouchera sur l’avènement de la République. Comme nous le faisons chaque année quand nous sommes libres, c’est avec plaisir que nous y participons. Surprise cette année, il y avait plusieurs jeunes qui égayaient un peu les cheveux blancs.

Après l’apéro et le discours du président girondin, toujours plein de références historiques, il était temps de passer à table. Le repas était très bon et le repas est l’occasion de nombreux échanges. Des citations républicaines ont été distribuées que les convives se sont fait un plaisir de déclamer avant que je me lève et fasse chanter à tous les convives Le drapeau rouge.

Maintenant, le prochain rendez-vous se situera après les municipales pour le traditionnel repas de cochonailles lors du vendredi dit « saint ». Ce sera moins loin, puisque nous serons à Mérignac.

Et ce n’est pas fini...

Célébration.
Célébration.Célébration.Célébration.

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L’infamie.

30 Janvier 2026, 11:26am

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Publié par Bernardoc

In Les Jours du 27 janvier 2026 (extraits)

Le constat dressé par la CGT-Conseil d’État-Cour nationale du droit d’asile (CGT-CE-CNDA) est sans appel : « La majorité des agents sont témoins, lors des audiences, des propos de nature discriminatoire tenus par les membres de la formation de jugement, lesquels créent un doute sérieux sur l’impartialité de ces derniers pour rendre des décisions sur la situation des demandeurs et demandeuses d’asile. » Cet état des lieux préoccupant provient d’un rapport du syndicat portant sur le déroulement des audiences à la Cour nationale du droit d’asile, la CNDA, et que Les Jours se sont procuré. Ce document de 45 pages a été transmis aux agents de la Cour et rend compte de leurs réponses à un questionnaire diffusé entre le 15 juillet et le 15 septembre 2025. Au total, 288 d’entre eux, notamment secrétaires d’audience ou rapporteurs, se sont prêtés à cet exercice, dont 168 ont répondu de façon complète et 120 de manière incomplète. Et la violence des propos comme des situations dont ils témoignent paraît effarante, à l’image du niveau de leur souffrance au travail.

Des déclarations racistes entendues durant l’audience illustrent ces discriminations qui seraient perpétrées par des « membres de formations de jugement », composée de juges assesseurs et des magistrats professionnels, statuant sur le sort des demandeurs d’asile déboutés par l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Florilège reproduit par la CGT : « Avant de protéger un Afghan, il faut être sûr qu’il ne fera pas d’attaque au couteau » ; « J’espère qu’il ne va pas nous poser une bombe » ; « Vous avez envie de l’avoir comme voisin ? » ; « S’il est mauritanien, il est forcément pour l’excision » ; « Une femme noire sans enfants, ce n’est pas possible » ; « Les Africains, c’est des sauvages »…

À cela s’ajoutent des propos qui auraient été tenus par des juges que les auteurs du rapport qualifient de « méprisants et colonialistes ». Et pour cause : « Des Somaliens, j’en ai tué moi quand j’étais dans l’armée » ; « Je connais mal l’âme africaine, mais la tradition a bon dos » ; « Je sais que ça ne se passe pas comme ça là-bas, j’y ai travaillé quelques mois » ; « Le droit d’asile n’a pas été créé pour offrir un droit de séjour aux prostituées africaines »…

Le sexisme ne serait pas en reste lors des audiences de cette cour située à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Les phrases suivantes auraient, elles, été prononcées à l’adresse de demandeuses d’asile : « Comment avez-vous pu, en tant que mère, laisser vos enfants derrière vous ? » ; « Si vous vous préoccupez du sort des enfants, pourquoi avez-vous avorté ? » ; « Pourquoi ne vous êtes-vous pas débattue pour éviter d’être violée ? ». Dans un contexte de violences conjugales, une femme se serait vu reprocher sa passivité : « Même un chien ça ne reste pas dix ans avec son maître quand il se fait taper. »

Certaines requérantes, victimes de réseaux de traite d’humains, auraient fait l’objet de remarques désobligeantes sur leur physique : « trop moches », « trop usées » ; « Qui voudrait la violer, elle est aussi vieille qu’un parchemin » ; « On va bientôt créer le groupe social des femmes du 93 ». Il arriverait que, lorsque les enfants des requérantes sont présents, ces derniers soient exposés aux récits traumatisants de leurs parents. En pleine salle d’audience, un juge assesseur aurait demandé à une mère accompagnée de son fils de 4 ans : « Qui est le père de l’enfant ? » Cette dernière se serait effondrée. Toujours d’après la CGT, des membres de formations de jugement refuseraient à des demandeuses d’asile d’allaiter : « Si on autorise l’allaitement en salle d’audience, on va finir par autoriser à fumer un pétard », aurait asséné l’un des juges.

Le rapport de la CGT-CE-CNDA fait également état d’une homophobie décomplexée de la part de juges ou magistrats lors des audiences. Là-encore, les phrases reproduites paraissent tout droit sorties d’un autre temps : « Vous êtes quel type de gay ? » ; « Les pédés, au moins, ils ne se reproduisent pas » ; « Vous aimez juste prendre des gens par le cul » ; « Tous les homosexuels aiment danser en Afrique » ; « Moi aussi si je dormais dans la même pièce qu’un homosexuel, je ne serais pas tranquille ». L’enquête du syndicat ne précise pas à combien de juges de la CNDA différents sont attribués ces propos, ni sur quelle période ils auraient été tenus. Joints par Les Jours, les auteurs du rapport précisent toutefois que « c’est une expérience largement partagée » par les agents, « y compris depuis l’ouverture récente des chambres territoriales ».

En réaction, le syndicat pointe dans son compte-rendu une « absence d’empathie et [un] manque de respect des requérants en audience et lors des délibérés », ainsi qu’un « manque de compétences juridiques lié au profil varié des juges ». Parmi ceux-là, selon la CGT, certains feraient preuve « parfois d’une volonté de piéger ou de mettre en difficulté les requérants ».

Des rapporteurs parlent enfin d’atteintes « déontologiques ». Le document mentionne par exemple le « signalement d’une pression hiérarchique directe exercée sur un rapporteur pour modifier un rapport avant audience », ce qui est parfaitement illégal. D’autres répondants parlent de « cas de décisions parfois rendues de façon arbitraire ou fondées sur des préjugés “à la tête du client” » qui, d’après le compte-rendu du syndicat, conduiraient à « des comportements déshumanisants » et fragiliseraient « l’unification de la jurisprudence de la CNDA ». Autre témoignage particulièrement inquiétant : un agent confie avoir surpris un membre de formation de jugement en train, durant une audience, « de photographier des passeports pour les transmettre à la préfecture dans le but d’ordonner une OQTF » , une obligation de quitter le territoire français.

L’enquête fait également état d’un mal-être au travail chez les agents de la CNDA, confrontés aux récits difficiles des requérants et accablés par des audiences à rallonge

Toutes ces situations pourraient avoir de graves conséquences selon la CGT : « Les membres des formations de jugement profitent de la liberté que leur offre le secret du délibéré […] pour délivrer le fruit d’une réflexion nourrie par des stéréotypes racistes, sexistes ou LGBTphobes. » Les six recommandations de la CGT sur ces points sont tout aussi claires que ses constats : « former les juges sur le droit d’asile, la géopolitique, l’accueil des récits de souffrance, les VSS [violences sexistes et sexuelles], les discriminations, l’interculturalité et la déontologie », créer une « charte d’audience déontologique, affichée dans chaque salle d’audience » ou encore un « poste de référent déontologique propre à la CNDA ».

Outre ces multiples situations discriminatoires, l’enquête fait état d’un véritable mal-être au travail chez des agents confrontés aux récits difficiles des requérants et accablés par des audiences à rallonge ou des pauses méridiennes « rognées ». Les mots qui reviennent le plus fréquemment dans les témoignages sont « fatigue », « pleurs », « insomnie », « tristesse », « découragements ». Près de sept répondants sur dix (68 %) indiquent que les audiences ont déjà eu des « répercussions » sur leur santé mentale ou physique.

« La spécificité des fonctions exercées à la Cour nécessite un réel accompagnement des agents, qui doivent être formés à accueillir les récits de souffrance et bénéficier d’un accompagnement psychologique renforcé », souligne la CGT, qui écrit trouver « intolérable » que le mal-être des petites mains de la CNDA procède de « comportement méprisant et irrespectueux de certains membres de formation de jugement envers les requérants et de leur impuissance face à ces situations qui se produisent très régulièrement ».

Près de trois répondants sur dix (27 %) auraient eux-mêmes fait l’objet « de propos déplacés, agressifs ou de nature discriminatoire lors d’une audience » et 15 % de ceux-là indiquent que « le/la président·e de la formation de jugement était à l’origine de [ces] propos ». La CGT propose sept recommandations pour pallier ce mal-être, telles qu’une « évaluation sur le déroulement des audiences dans les chambres territoriales », un meilleur « encadrement » du temps de l’audience, une « réduction de la charge de travail », un « système d’alerte » ou encore « un appui psychologique ».

La nouvelle direction de la CNDA aurait, quant à elle, été « alertée » par le syndicat dès octobre 2025 concernant la teneur des réactions recueillies. Cette dernière a alors déclaré « vouloir s’occuper de ces difficultés », nous font savoir les auteurs du rapport qui précisent que « des juges ont déjà été reçus et démis de leurs fonctions lorsque des propos tenus publiquement ont été de nature à remettre en cause leur impartialité en tant que juges de l’asile. D’autres ont été reçus pour faire le point sur leur questionnement lorsque celui-ci n’est pas adapté à la situation de vulnérabilité des demandeurs d’asile ». Un groupe de travail aurait également été mis en place. « Nous saluons ces actions et ces annonces », précisent les membres de la CGT-CE-CNDA. Avant de nuancer : « C’est toute la culture de l’institution qui doit changer. » Et de conclure : « La souveraineté des formations de jugement, qui implique leur liberté de questionnement, ne doit pas servir d’excuse pour se laisser aller à des propos brutaux ou discriminatoires. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Un intéressant outil de mesure.

29 Janvier 2026, 16:34pm

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Publié par Bernardoc

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Le cri d’alarme de la Cimade

28 Janvier 2026, 11:25am

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Publié par Bernardoc

Il y a deux ans, la loi asile et immigration dite loi Darmanin (janvier 2024) et, un an plus tard, la circulaire prise par Bruno RETAILLEAU alors ministre de l’Intérieur (janvier 2025), marquaient un cap supplémentaire en matière de graves atteintes aux droits des personnes étrangères.  

Sous couvert de "fermeté", ces textes consacrent la primauté de l’arbitraire de l’administration, au service de politiques migratoires dont la seule boussole semble être devenue l’assimilation des personnes étrangères à des indésirables. Le tout dans un contexte politique et médiatique où règne la suspicion à l’égard des personnes exilées, et où la restriction sans précédent des voies de régularisation s'impose avec, en parallèle, une criminalisation croissante des personnes étrangères.

Deux ans après, les équipes de La Cimade font un bilan particulièrement alarmant des effets délétères de ces textes sur la vie des personnes étrangères.  

➜ Des vies brisées : en 2025, 46 parents d’enfants français et 20 personnes arrivées mineures en France ont été placées en centre de rétention administrative rien qu’à Rennes et en Guyane. Combien d’autres, invisibles, ont subi et subiront le même sort ?

➜ Des régularisations devenues mission impossible : les critères d'appréciations sont si restrictifs qu'ils excluent la majorité des personnes sans papiers, même si elles travaillent en France depuis plusieurs années.

Ces lois ne ciblent pas des "statistiques", mais des personnes réelles bien vivantes : des voisins, des collègues, des parents d’élèves et bien d’autres encore. Certains même travaillent depuis des années. Pourtant, l’État persiste à les traiter comme des indésirables, au mépris des conventions internationales et des valeurs de la France que sont la solidarité, l’accueil et le respect des droits humains. 

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Les municipales (suite).

27 Janvier 2026, 10:12am

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Publié par Bernardoc

Deuxième grande distribution dans les boîtes aux lettres : pas un programme mais la tête des candidats qui (re)partent avec la maire sortante. On peut remarquer l’absence de l’ancien premier adjoint au bout de trois mandats au service de la commune (il avait été élu comme conseiller délégué en même temps que moi).

35 candidats : 10 socialistes ou apparentés, LE communiste du Haillan (qui portait les couleurs radicales de gauche lors du précédent scrutin), l’écolo, et un « insoumis » (représentativité de ce courant divisée par deux par rapport à la municipalité sortante).

Deux septuagénaires, le plus vieux ayant mon âge, et neuf qui atteindront leur septième dizaine, et bien au-delà, d’ici la fin du mandat : pas besoin de prévoir un conseil des anciens, ils y sont déjà !

Je ne connais personnellement que 16 candidats, donc, attendons le programme pour voir ce qu’il contiendra, car ce n’est pas le portrait qui suffit pour susciter un vote.

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Comment le syndicalisme est devenu un contre-pouvoir à abattre pour les libéraux

26 Janvier 2026, 19:18pm

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Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 26 janvier 2026

Le mouvement social unitaire de 2023 a permis aux confédérations de revenir au centre du jeu, malgré les ordonnances Macron et la brutale politique de l’offre depuis 2017. Une position à laquelle des cercles gravitant autour du patronat entendent mettre un terme, au risque de priver les centrales de leur rôle historique dans notre démocratie.

En cette fin janvier, les syndicats font face à une double lame de fond. D’un côté, deux propositions de loi, l’une visant à autoriser le travail le 1erMai pour 1,5 million de salariés et l’autre à restreindre le droit de grève dans les transports, étaient déposées dans la niche des députés LR le 22 janvier, avec le soutien de l’extrême droite et des macronistes. Faute de temps, ces textes adoptés par le Sénat n’ont pu être débattus par l’Assemblée nationale.

De l’autre côté, la sortie d’un livre explosif, Sauver la démocratie sociale (Calmann-Lévy), dont les propositions visent à priver les syndicats de leur rôle de contre-pouvoir. Ses trois auteurs, l’économiste Gibert CETTE, le sociologue Guy GROUX et l’éditeur Richard ROBERT, ancien responsable de la revue Cadres CFDT, entendent notamment interdire aux centrales le droit d’appeler à des mobilisations nationales contre une réforme durant les débats parlementaires.

Et les fachos ne sont pas encore officiellement au pouvoir !

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Les municipales approchent.

25 Janvier 2026, 19:31pm

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Publié par Bernardoc

Dans notre boîte aux lettres hier nous avons trouvé le programme détaillé d’un des candidats, le député que nous avons mis à la retraite il y a 18 mois, sans attendre les 64 ans pour lesquels il avait milité et qu’il avait voté par défaut en ne censurant pas le gouvernement de ses copains lors du 49.3.

Format A2 plié en 4 sur papier glacé, sans faute d’orthographe cette fois, avec sa tête sur la première page : il y a des sous derrière !

D’abord une analyse sans concession, mais hélas assez réaliste intitulée : « Le triste bilan de l’équipe sortante ».

Ensuite, 4 thèmes :

- pour que nos enfants réussissent ;

- pour que ceux qui font soient reconnus ;

- pour préserver votre cadre de vie et votre sécurité ;

- pour un lien social plus fort.

Des choses intéressantes : des rues Samuel PATY et Dominique BERNARD (belles initiatives républicaines qui changeront un peu de l’obsession de ne nommer que des femmes) ; plantation d’un arbre de la laïcité (ça aurait eu quand même plus de gueule si on avait fait cela pour célébrer les 120 ans de la loi de 1905).

Création d’un conseil des aînés (comme une autre liste).

Installer (pardon, envisager) une cuisine centrale.

Augmenter de 10 % les subventions aux associations.

Planter un arbre à chaque naissance.

D’autres choses beaucoup plus contestables :

Transformer le conseil municipal des enfants en conseil municipal des jeunes (jusqu’à 14 ans) : c’est ignorer que la commune n’est responsable que des écoles primaires ; au-delà c’est le conseil départemental qui fait élire des conseillers départementaux jeunes dans les collèges (exemple : Myriam El Khomri).

Réviser carte scolaire et dérogations : qu’est-ce qu’il se cache derrière ceci ? Les dérogations sont de toute façon à bannir : elles encouragent le séparatisme scolaire et sapent donc les valeurs de la République.

Armer la police municipale : c’est elle qui l’a demandé ?

Soutenir les consultations d’urgence (privées avec dépassement d’honoraires) : non merci ; plutôt effectivement privilégier les maisons de santé avec médecins et para-médicaux salariés de secteur 1.

Voilà quelques points que j’ai relevés. Ce sont des promesses qui n’engagent que ceux qui les lisent (comme disait Pasqua). Mais quand on voit tout le mal dont l’ancien député s’est rendu coupable par ses votes à l’Assemblée, en particulier les nombreuses attaques dont nous, les retraités, avons été victimes, la méfiance est de mise.

Et ce n’est pas fini...

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