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Le blog de Bernard SARLANDIE

Cité internationale des arts.

21 Octobre 2025, 15:18pm

Publié par Bernardoc

Du 8 octobre 2025 au 24 janvier 2026

J’étais en route pour le Mémorial de la Shoah, et en sortant du métro, je tombe sur ce bâtiment que je ne connaissais pas. Je décide donc d’aller y faire un tour. Belle surprise dans les créations exposées, chacune nous interrogeant sur notre place dans la ville, place d’autant plus difficile à assurer lorsqu’on est un immigrant plus ou moins bronzé.

Paris des Vi(ll)es | Intimités publiques se compose d'une résidence d’artistes in situ entre août et octobre 2025, d'une exposition (du 8 octobre 2025 au 24 janvier 2026) et d’une série d’événements dans l’espace urbain les 8, 9 et 10 octobre.

  En lien avec ses valeurs d’hospitalité et d’ouverture au monde, la Cité internationale des arts, en collaboration avec le Festival d’Automne, a invité le collectif Scénos Urbaines à élaborer avec elle un projet de résidences (entre août et décembre 2025), d’exposition et d’événements autour de la question suivante : « Paris est-elle une ville hospitalière ? » 

  60 ans après son ouverture en plein cœur du Marais, quelle place occupe ce lieu de résidences accueillant plus de 1 000 artistes français et internationaux chaque année dans le centre d’un Paris devenu emblématique et patrimonial ? Que reste-t-il aujourd’hui de la vitalité urbaine du quartier, de son histoire, de la place de la Seine, de la multitude de ses habitants et de la diversité du vivant ? Comment des artistes venus du monde entier perçoivent-ils cette ville européenne, ses espaces publics et leur horizon d’universalisme inclusif ? Qu’en est-il des silences, des angles morts de cette inclusivité, qui jalonnent son histoire et son quotidien ?

  L’exposition présente des œuvres et des propositions inédites d’une trentaine d’artistes, au sein d’un parcours ponctué par des récits, dont certains ont émergé à travers des entretiens, rencontres et échanges.

  Ce projet s’inscrit dans une recherche menée depuis 20 ans par le collectif Scénos Urbaines, attentives aux quartiers ordinaires de métropoles de par le monde (Douala, Alexandrie, Kinshasa, Johannesburg, Dakar, Saint-Denis de La Réunion, Port-au-Prince, Conakry, Strasbourg et Mayotte).

Une belle découverte.

Et ce n’est pas fini...


 


 

Cité internationale des arts.
Cité internationale des arts.Cité internationale des arts.
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2h15 de bonheur.

20 Octobre 2025, 11:35am

Publié par Bernardoc

Cela faisait longtemps que je souhaitais voir Edmond, mais le prix à 15 € mentionnait « visibilité réduite », ce que je ne souhaitais pas vraiment. Et il y a 15 jours cette mention avait disparu ; j’ai donc sauté sur l’occasion, mais lorsque j’ai eu mon billet « visibilité réduite » avait réapparu. Tant pis, j’étais dans ce Théâtre du Palais royal construit en 1783 ; mais comme il n’était pas plein, je me suis retrouvé au premier rang du balcon, juste en face de la scène : visibilité pleine et entière.

Edmond retrace la genèse romancée de Cyrano de Bergerac, mettant en scène une douzaine de comédiens.

Pas de rideau, donc les décors sont visibles, mais pendant que les spectateurs arrivent la troupe est installée sur scène, certains jouant aux cartes, d’autres vaquant à d’autres occupations. Soudain ils s’arrêtent ett déménagent tout pour laisser le plateau vide. Ensuite la troupe se regroupe et le spectacle est annoncé.

Et c’est un déroulement endiablé, sans aucun temps mort, qui nous transporte à la fin du XIX° siècle. La pièce a reçu cinq « Molières », amplement mérités.

Si vous avez l’occasion, surtout ne ratez pas ce spectacle !

Et ce n’est pas fini...

2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.
2h15 de bonheur.

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Du couscous à l’Elysée.

19 Octobre 2025, 11:10am

Publié par Bernardoc

Sam, un simple téléconseiller pour une grande enseigne d'électroménager, voit sa vie basculer lorsque Célia, conseillère politique, lui propose un destin extraordinaire : devenir le prochain président de la République. Et ce, malgré son statut de fils d'immigrés. 

Dans un rythme effréné, Du Couscous à l’Élysée démonte les clichés un à un et explore les coulisses de la politique avec une bonne dose d'humour. Célia est prête à tout pour faire de Sam le candidat idéal, et leur duo improbable va secouer le paysage politique. 

La pièce met en lumière les stratégies parfois délirantes et les coups bas qui peuvent être utilisés pour atteindre le sommet de l'État. Nous sommes plongés dans les coulisses de la campagne présidentielle, où chaque détail compte et où l'image est soigneusement contrôlée. 

Du Couscous à l'Élysée est une comédie déjantée sur la politique et ses absurdités, tout en abordant des thèmes actuels et importants. Le tout dans une ambiance joyeuse et dynamique.

Une belle soirée de franche rigolade au Théâtre d’Edgar à Montparnasse avec une belle plaidoirie contre le racisme. Quant aux mœurs politiques, est-ce vraiment une caricature ?

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

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L'empire du sommeil

18 Octobre 2025, 18:42pm

Publié par Bernardoc

Avant mes réunions syndicales de cette semaine, j’ai commencé par un moment pleinement culturel, une exposition de peinture. J’avais déjà visité ce musée pour l’exposition consacrée à Berthe MORISOT l’an dernier, donc après l’exposition temporaire, la visite des collections permanentes fut rapide.

Le musée Marmottan Monet présente du 9 octobre 2025 au 1er mars 2026 l’exposition « L’empire du sommeil ». Cette manifestation interroge la portée symbolique et allégorique du sommeil, son importance dans l’iconographie profane et sacrée, et l’influence que les recherches scientifiques, philosophiques et psychanalytiques liées au sommeil ont eu dans le champ de l’art. L’exposition se focalise sur la période du XIXe siècle et du XXe siècle, périodes de grandes transformations sur l’imaginaire du sommeil.

A la fin de la visite, je décidai de prendre le bus pour rentrer à mon hôtel (14 stations de métro), eh bien j’ai mis 1h20 ! Mais au moins j’ai visité Paris !

Et ce n’est pas fini...

L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
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L'empire du sommeil
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L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
L'empire du sommeil
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Deux pavés.

13 Octobre 2025, 20:08pm

Publié par Bernardoc

Comme annoncé avant-hier, je me suis rendu aujourd’hui à l’installation de deux pavés devant la porte de l’échoppe où habitait un couple victime de la barbarie nazi.

La rue de Lavaud avait été fermée pour que la cérémonie puisse se dérouler ; le maire de Bordeaux en personne s’était déplacé et dans un cours discours a retracé l’histoire de ces pavés qui ont commencé à apparaître un peu partout dans le monde depuis les années ‘90. A Bordeaux ils ont commencé à apparaître en 2017 et il y en a désormais plusieurs dizaines.

Avant le discours du maire, des lycéens ont évoqué la vie du couple Cantelaube puis Bernard ECLANCHER a parlé plus précisément de Souge (où a été fusillé Jean) et de l’indispensable transmission de la mémoire.

La chorale des amis de l’Ormée a clôturé cette cérémonie en interprétant le Chant des Partisans.

Tous les corps constitués étaient présents ainsi que divers représentants de la LDH à la MGEN, sans oublier, bien sûr, le PCF et la CGT.

Et ce n’est pas fini...

Deux pavés.
Deux pavés.Deux pavés.Deux pavés.
Deux pavés.Deux pavés.Deux pavés.

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Le progrès social, seule issue à la crise !

12 Octobre 2025, 18:13pm

Publié par Bernardoc

Le premier ministre Sébastien LECORNU a annoncé ce lundi sa démission 27 jours seulement après sa nomination, avant même d’avoir prononcé son discours de politique générale et présenté son budget. Depuis sa nomination, les travailleurs et les travailleuses se sont mobilisés à trois reprises pour dénoncer la violence du budget en préparation et exiger des
réponses sociales, écrivant ainsi une rentrée sociale inédite. Au lieu de revoir sa copie, de renoncer aux reculs sociaux (année blanche, réforme de l’assurance chômage, doublement des franchises médicales…), au lieu de mettre en place la justice fiscale et d’abroger la réforme des retraites, Sébastien LECORNU a préféré maintenir le budget et le gouvernement de son prédécesseur. Il n'a pas eu le courage d'affronter les grands patrons et les plus riches et de rompre avec la politique de l'offre d'Emmanuel MACRON.
Il est donc le 5e Premier ministre en 2 ans à être contraint à la démission du fait de la violence sociale de sa politique.

Encore une fois, au lieu de changer de politique le président de la République fait le choix du chaos institutionnel. Il prend le risque de transformer une crise sociale et démocratique en crise de régime. Le Medef, quant à lui, en multipliant les gesticulations pour empêcher toute justice fiscale et sociale, porte une lourde responsabilité.

Cette décision est d'autant plus grave dans un contexte de tensions géopolitiques majeures, alors que l'extrême droite représente un danger central pour les démocraties, les libertés et les droits sociaux en France et dans le monde.

Les travailleuses et les travailleurs, les jeunes et les retraité·es ont construit une mobilisation historique pendant 2 ans et demi contre la réforme des retraites. Emmanuel MACRON a fait le choix de l'ignorer et d'imposer sa réforme par 49-3. Il a donc été sanctionné par les urnes et a perdu toute majorité suite à sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Les travailleurs et les travailleuses, et la population doivent être entendus. Les dénis démocratiques et les passages en force doivent cesser.

Comme la CGT le martèle : il n'y aura pas de stabilité sans justice sociale.
Face à l'irresponsabilité du président de la République, du gouvernement et de leurs alliés patronaux, la CGT appelle au rassemblement des forces de progrès social pour barrer la route à l’extrême droite et gagner enfin la réponse aux urgences sociales et environnementales :

Mettre en place la justice fiscale

Débloquer les moyens nécessaires pour nos services publics et pour la transformation environnementale

Abroger la réforme des retraites

Augmenter les salaires, les pensions et les minimas sociaux

Arrêter les licenciements, réindustrialiser et décarboner le pays

• Mettre fin à la chasse aux travailleuses et travailleurs sans papier et à la stigmatisation des étrangers et des précaires.

Dans ce contexte d'instabilité maximum, la CGT continuera à prendre toutes ses responsabilités pour que le monde du travail soit enfin entendu.

Plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, privés d'emploi, jeunes retraités se sont déjà mobilisés les 10, 18 septembre et 2 octobre dans le cadre d'une rentrée sociale d'ampleur historique. Le 9 octobre, à l’initiative des professionnels de la santé et de l’action sociale, de la sécurité sociale et du médicament une manifestation nationale a eu lieu pour exiger un tout autre budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à continuer leurs actions dans les entreprises pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail. La CGT continuera à travailler pour renforcer l’unité syndicale et permettre les mobilisations les plus larges.

Et ce n’est pas fini...


 

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Le fabuleux destin des déchets ménagers. Une épopée métropolitaine. XIVe - XXIe siècle.

11 Octobre 2025, 16:16pm

Publié par Bernardoc

Du 17/09/2025 au 29/05/2026

L’aventure des déchets est ancienne et reflète la société qui les produit. Leur accroissement au fil du temps pose rapidement la question de leur gestion : quel destin pour ces déchets ? Quel récit historique en livrent les archives de la métropole bordelaise ? Des risques d’épidémies et de contagions au Moyen Âge aux préoccupations de salubrité de l’Ancien Régime, des prises de conscience hygiénistes du XIXe siècle à l’augmentation exponentielle des déchets ménagers de la société de consommation du XXe siècle, cette histoire se traduit par la nécessité de préserver le cadre de vie. Les pouvoirs publics développent des solutions.

Depuis le XIVe siècle, rien ou presque ne se perd, tout se transforme déjà. Les déchets sont partout mais en grande partie assimilés par la cité bordelaise et ses banlieues. Le XIXe siècle s’inscrit dans la continuité des activités anciennes de récupération et de réemploi des matériaux. Dans les années 1960, la société de consommation bouleverse ce cercle vertueux multidimensionnel. Les communes s’organisent peu à peu jusqu’à la création en 1968 de La Cub (Communauté urbaine de Bordeaux) qui reçoit la compétence en matière de collecte et de traitement. Dès 1980, elle lance ainsi une politique volontariste et innovante : création de la première déchetterie en France ouverte à Gradignan le 17 novembre 1980, adoption en 1993 du plan TRIVAC (Trier, Recycler, Incinérer, Valoriser, Communiquer). L’enjeu du traitement des ordures ménagères devient environnemental, reposant sur un engagement civique et citoyen. Sont élaborées et déployées de nombreuses stratégies pour un traitement optimisé des ordures ménagères dans un objectif d’avenir plus durable. Aujourd’hui, Bordeaux Métropole poursuit son engagement, œuvrant activement à la réduction des déchets et à leur valorisation en tant que ressources.

Une centaine de documents, films, maquettes, objets, pièces archéologiques, dont beaucoup inédits, illustre cette histoire métropolitaine. En contrepoint contemporain, la Compagnie Ola, met à l’honneur, sous la forme d’une production artistique associant photographies et enregistrements sonores, les agents du Pôle Prévention et Gestion des Déchets de Bordeaux Métropole.

Visites commentées gratuites
  • Les vendredis à 14h pour les individuels

  • Sur RDV pour les groupes

  • Réservations obligatoires

  • Tél. 05 56 10 20 55 - service.mediation.archives@bordeaux-metropole.fr

  • Jeudi 16 octobre, 19h : réservations sur https://toutartfaire.com/

Informations pratiques
  • Ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h

  • Fermé week-end et jours fériés

  • Entrée libre et gratuite

    Et ce n’est pas fini...

 

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Invitation

10 Octobre 2025, 15:29pm

Publié par Bernardoc

Pierre HURMIC

maire de Bordeaux

a l'honneur de vous convier à la pose de pavés de la mémoire en l'honneur des résistants Jean et Germaine Cantelaube,

 

lundi 13 octobre 2025 à 15h30

31 rue de Lavaud, 33800 Bordeaux

 

En présence de

Olivier Cazaux, maire adjoint du quartier Bordeaux Sud

Baptiste Maurin, adjoint au maire en charge du patrimoine et du matrimoine, de la mémoire, de l'éducation artistique et culturelle

 

Jean Cantelaube, né en 1910 à Poitiers, est cheminot à Bordeaux, syndicaliste CGT et militant communiste. Révoqué en juillet 1940 par la SNCF, il est arrêté lors de la rafle du 22 novembre et fusillé le 24 octobre 1941 à l'âge de 31 ans. Son épouse Germaine, née en 1908 à Paris, couturière, transporte du matériel et héberge des clandestins. Arrêtée en août 1942, déportée à Auschwitz, elle meurt à Birkenau le 31 mars 1943, avant ses 35 ans.

Et ce n’est pas fini...

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Journal d’une Gazaouie

9 Octobre 2025, 13:41pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 9 octobre 2025 (extraits)

«La douleur d’une mère incapable de nourrir, protéger ou faire le deuil de son enfant fait plus de dégâts que n’importe quelle bombe»

Nour Z. Jarada vit à Gaza depuis toujours. Pour «Libération», cette psychologue de Médecins du monde raconte son quotidien dans l’enclave palestinienne.

Deux ans se sont écoulés depuis que le ciel s’est ouvert sur nos vies, les scindant irrémédiablement entre un avant et un après. Deux ans de peur constante, de rivières de sang et d’un chagrin inexorable à la perte des êtres aimés. Deux ans de foyers brisés, de corps dispersés, de morts et de disparus. Deux ans de quartiers entiers réduits en poussière. Deux ans de déplacements forcés, de fuites incessantes, de perte d’une patrie autrefois nôtre. Deux ans d’ordres d’évacuation et de prétendues «zones de sécurité» qui n’en ont que le nom. Deux ans à entendre le grondement des drones et des avions de chasse au-dessus de nos têtes, à dormir sur une terre tremblante au milieu de bombardements sans fin.

Deux ans d’une faim perpétuelle qui ronge les estomacs, de regards d’enfants creusés par la peur et la famine. Deux ans de coupures d’eau et d’électricité, d’hôpitaux détruits ou délibérément ciblés, de routes bloquées par la destruction, de marchés vides, d’écoles fermées, de terrains de jeux évaporés ; d’une vie réduite à la simple survie au milieu des ruines. Deux ans à suivre une actualité qui transperce l’âme, à voir des enfants terrifiés aspirer à une vie qui n’existe plus. Je n’aurais jamais imaginé être encore en vie à l’heure actuelle, à pouvoir encore enlacer mes enfants alors que le monde s’effondre autour de nous. J’ai tant perdu et mon cœur saigne en voyant mon peuple et ma ville souffrir.

Notre ville, Gaza, s’est écroulée de nombreuses fois, et à chaque effondrement, nos cœurs se brisent avec elle. Je suis les nouvelles le cœur frémissant et mon fils me regarde les larmes aux yeux : «On dirait qu’on ne reviendra jamais, qu’on ne reverra jamais Gaza.» Et je me demande «Pourquoi ce destin ? Pourquoi nos enfants doivent-ils connaître la peur, la faim et la mort avant même de comprendre l’enfance ? Pourquoi avons-nous perdu des milliers d’enfants, un nombre qui reflète à peine la réalité alors que les hôpitaux ne peuvent même pas enregistrer toutes les pertes ?»...

 Après deux années de guerre, j’en suis arrivée à voir la maternité à Gaza comme une forme tangible de résilience. Chaque repas partagé, chaque larme essuyée, chaque battement de cœur que nous protégeons est un acte de résistance. Même en l’absence d’espoir, les mères continuent à préserver la vie, un souffle après l’autre. Les berceuses que nous murmurons, les mains que tenons, les repas que nous trouvons, les prières que nous prononçons : toutes sont nos armes, infimes mais vitales, dans un monde visiblement résolu à les détruire.

Et à présent, alors que cette deuxième année de guerre sans merci touche à sa fin, les mots du poète égyptien Amal Dunqul me viennent à l’esprit et trouvent écho dans chaque recoin de Gaza, dans la caresse de chaque mère, dans chaque enfant tremblant qui se raccroche à la chaleur. Ils nous rappellent que nous ne pouvons trouver la paix dans la cruauté qui nous entoure, accepter la destruction de nos foyers, la perte de nos êtres chers, la souffrance silencieuse de nos enfants. Et je le demande encore, tandis que la nuit tombe sur notre ville : nos enfants verront-ils un jour un ciel sans drones ? Pourront-ils courir dans les rues sans peur ? Nous, mères, pourrons-nous nous reposer un petit instant, après avoir survécu à deux années de terreur interminable ? Il n’y a pas de réponses, seulement des questions.

Et ce n’est pas fini...

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Droit à l'école.

8 Octobre 2025, 16:43pm

Publié par Bernardoc

« L’éducation prend racine dans tous les environnements imaginables. On la trouve dans les camps de réfugiés au Tchad, là où des enseignants et des élèves soudanais ayant fui la guerre font de leur mieux avec des ressources dérisoires, simplement déterminés à faire perdurer l’apprentissage.

On la trouve également dans les nombreux pays qui accueillent des Ukrainiens forcés de quitter leurs foyers et leurs écoles sous les frappes constantes de missiles et de drones.

En juin, je l’ai vue en personne à Dar’a, dans le sud de la Syrie, quand un bus revenant de Jordanie est arrivé avec à son bord des enfants de tous âges, ravis d’être de nouveau sur le sol syrien, prêts à retourner à l’école, comme une petite mais néanmoins vitale première pierre de la reconstruction de leur pays dévasté.

Malgré cette détermination, trop d’enfants déplacés sont encore privés d'école. Ambitions anéanties, rêves brisés, esprits curieux sans rien pour satisfaire cette curiosité… Si nous devons célébrer des succès, les défis se multiplient.

Chaque année, 330 000 enfants naissent réfugiés, ce qui est l’un des nombreux signes que les conflits et crises durent plus longtemps et deviennent plus inextricables, compromettant l’avenir de tant de jeunes personnes. 

Près de ¾ des personnes réfugiées vivent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, dont beaucoup peinent déjà à fournir suffisamment d’écoles et de professeurs pour leurs propres enfants. Pourtant, ils offrent un refuge à des personnes désespérées fuyant les guerres et les persécutions.

Les barrières linguistiques, la perte des documents d'identité pendant la fuite, le manque de financements constituent d’immenses défis pour les enfants réfugiés et les gouvernements hôtes. Pourtant, d’énormes efforts ont été déployés pour augmenter les inscriptions, et des progrès ont été réalisés notamment pour le secondaire et le supérieur.

Toutefois, il reste tant à faire ! Les récentes coupes budgétaires dans l’aide humanitaire ont rendu l’accès à l’éducation pour les jeunes réfugiés encore plus difficile, mettant en péril ces progrès. Nous ne devons pas abandonner. Pour leur avenir, et pour le nôtre. »

Filippo GRANDI,
Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

Et ce n'est pas fini...
 

 

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