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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le Mexique pousse son salaire minimum toujours plus haut

6 Décembre 2025, 11:17am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 5 décembre 2025

Où l’on voit que la droite utilise toujours les mêmes arguments pour combattre le progrès social, quel que soit le continent.

L'annonce d'une nouvelle augmentation de 13 % du salaire minimum au Mexique confirme la politique sociale ambitieuse de la gauche.Elle a permis une réduction significative de la pauvreté, mais le recul de la productivité inquiète les milieux économiques.

Le Mexique est engagé dans une expérience socio-économique audacieuse. La présidente de gauche, Claudia SHEINBAUM, l'a annoncé ce mercredi : les Mexicains verront leur salaire minimum augmenter de 13 % en 2026. Il sera porté à 15 euros (315 pesos) par jour, soit 449 euros (9.582 pesos) par mois. Loin d'être une mesure isolée, la politique de revalorisation du salaire minimum est la pierre angulaire de l'agenda social du gouvernement mexicain, qui a permis de tripler le salaire minimum journalier entre 2018 et 2025.

« Une correction historique nécessaire qui avait été trop longtemps reportée, pour le directeur de l'Institut mexicain des experts-comptables, Rolando Silva Briceño. Ces augmentations sont perçues comme radicales, mais en réalité, elles viennent combler des décennies de retard salarial accumulé. » Les revalorisations successives auraient permis, selon une analyse de la Commission nationale des salaires minimums, de sortir de la pauvreté 6,6 millions de personnes.

« Tout cela est fantastique dans un contexte de croissance », raille Sofia RAMIREZ, directrice de l'observatoire économique 'Mexico, como vamos ?'. Mais comme le souligne cette analyste, la productivité du Mexique stagne, et a même « régressé » pour revenir à ses niveaux de 2018.

Cette divergence croissante est la principale source d'inquiétude pour les économistes, qui la décrivent comme une course contre la montre. Pour Sofia RAMIREZ - classée en 2024 par « Forbes Mexico » parmi les économistes les plus influentes du pays -, le gouvernement raisonne « de façon purement arithmétique ». Elle rappelle que la productivité avait bondi pendant la pandémie parce que l'emploi informel s'était effondré. « Une productivité artificielle, dit-elle. On ne peut pas bâtir une politique durable sur une illusion statistique. »

Le risque le plus immédiat est le transfert des coûts salariaux accrus vers les prix à la consommation. Le secteur des services est particulièrement exposé : selon les prévisions de Banamex, il devrait subir des pressions inflationnistes persistantes.

Face à cette augmentation des coûts, les entreprises pourraient être poussées à ajuster leur modèle. Rolando SILVA évoque le risque d'une substitution technologique, où les employeurs investissent dans la robotisation pour remplacer la main-d'oeuvre. L'expert évoque également le risque d'un impact sur toute la grille salariale : « Pour maintenir les écarts de rémunération, les salaires des cadres doivent aussi être augmentés », alourdissant l'ensemble de la masse salariale.

Le marché du travail montre déjà des signes de tension. La création d'emplois formels stagne, tandis que l'économie informelle a gagné du terrain, augmentant récemment de près de 2 points, pour atteindre 56 % de la main-d'oeuvre. Ce sont les micro et petites entreprises, souvent moins productives, qui sont les plus affectées. Dans ces structures, le salaire minimum annuel pèse déjà plus de 70 % du salaire moyen. « Je ne doute pas que certains chefs d'entreprise soient contraints de réduire leurs effectifs, mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que cette augmentation se transforme en un frein à la création d'emplois. Peut-être ne licencieront-ils personne, mais si quelqu'un part, ils n'embaucheront pas de remplaçant », prévoit encore Sofia RAMIREZ.

Malgré ces avertissements, le gouvernement mexicain affiche une détermination politique sans faille à poursuivre son programme social. Claudia SHEINBAUM a clairement indiqué qu'elle continuerait à miser sur des augmentations de salaire significatives. L'objectif affiché est d'atteindre une capacité d'achat de 2,5 « canastas basicas » (ou paniers de biens essentiels, un concept utilisé au Mexique pour mesurer le pouvoir d'achat) par mois, d'ici à 2030.

Et ce n’est pas fini...

 

 

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La laïcité ? On s’en fout !

5 Décembre 2025, 20:18pm

Publié par Bernardoc

Le samedi 9 décembre 1905 était publiée la loi de séparation des Églises et de l’État. Il y aura 120 ans mardi prochain. Ce principe constitutionnel, pilier de notre République avait déjà été envisagé lors de la Révolution (Condorcet) ; il avait été mis en œuvre par la Commune (Édouard VAILLANT), et repris par Jules FERRY.

Depuis 120 ans cette loi reconnaît la liberté absolue de conscience, c’est à dire le droit de croire ou de se fier à la Raison. Comme dirait Iannis RODER : « C’est une double émancipation : du politique débarrassé de toute tutelle d’un dogme religieux ; du religieux, libéré de tout asservissement au politique. »

La laïcité j’y suis tombé dedans tout petit quand j’accompagnais mon père, cuisinier, dans les escaliers de la Goutte d’Or à Paris pour faire signer la pétition contre la loi Debré. C’est pour cela que j’y attache une importance fondamentale.

Ayant fait toute ma carrière dans l’Éducation nationale, je pensais qu’un ciné-débat autour de ce thème pouvait intéresser les collègues, surtout que dans chaque école se trouve affichée au vu de tous la charte de la laïcité. C’est pour cela que j’avais donné l’information à l’ensemble des établissements scolaires de ma commune.

Nous nous sommes retrouvés à neuf dans L’Entrepôt, et je ne peux croire que les deux réunions électorales de droite qui se déroulaient en même temps aient absorbé tous les spectateurs potentiels de ce film vieux de vingt ans qui n’a pas pris une ride.

J’espère qu’il y aura plus de monde pour assister à la plantation d’un arbre de la laïcité mardi par l’école de mes petits-enfants, car c’est vraiment à l’école LAÏQUE que cette éducation peut se faire. Et n’oublions pas ce que disait Aristide BRIAND, le rapporteur de la loi : « La loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi. »

Et ce n’est pas fini...

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Ces restos qui fraudent le fisc à fond la caisse

4 Décembre 2025, 10:37am

Publié par Bernardoc

In Le Canard enchaîné du 3 novembre 2025

Bercy traque les logiciels qui font artificiellement baisser le chiffre d'affaires.

«NOUVELLE DESCENTE, hier soir, dans 10 établissements du XIe arrondissement », « 70 restaurants perquisitionnés en trois jours », « Ils vérifient les logiciels de caisse et la compta »... Depuis plus d'un mois, des boucles WhatsApp de restaurateurs se font l'écho de coups de filet opérés au sein d'un milieu pourtant réputé peu bavard.

Selon les éléments recueillis par « Le Canard », ces visites inopinées visent des brasseries parisiennes équipées d'un matériel de caisse installé par une petite boîte de l'Aude, Morel CHR. Employant un seul salarié et dépourvue de locaux, celle-ci verse à son actionnaire unique 500 000 euros de dividendes par an. Une bonne petite affaire ! Depuis deux ou trois ans, de plus en plus de restos ont recours à ses services. « C'est un secret de polichinelle dans le milieu : elle refourgue un système avec un logiciel de caisse bidouillé qui permet de faire du black », glisse un restaurateur.

Le logiciel en question a été développé par Phare Software, une microsociété de Marseille. Il est dans le collimateur du fisc depuis que deux restaurants normands se sont fait rattraper par la patrouille : grâce à une clé USB, ils pouvaient, en deux clics, supprimer des opérations et ainsi diminuer leur chiffre d'affaires déclaré. Contactées par le Volatile, les deux boîtes ne se sont pas manifestées en retour.

Depuis 2018, les restos doivent utiliser un logiciel de caisse - certifié par un organisme accrédité - qui mémorise et enregistre au fur et à mesure tous les paiements reçus. Mais il y a un trou dans la raquette : la certification n'est pas obligatoire. Pour être conciliant, Bercy a permis aux éditeurs de logiciels de s'autocertifier en rédigeant une simple attestation affirmant que leur système « correspond aux critères de la loi ». Censé représenter l'arme absolue contre la fraude, le logiciel de caisse est ainsi devenu l'outil magique des margoulins, et l'affaire n'a pas échappé à l'administration fiscale, qui multiplie les contrôles. En 2022, un distributeur de logiciels bidouillés et ses complices ont écopé de plus de 1,2 million d'euros d'amende. Une note plutôt salée.

En théorie, l'autoattestation - qui n'existe dans aucun autre pays d'Europe — vit sa dernière année. Magnanime, Bercy a laissé aux éditeurs concernés jusqu'au 1erseptembre 2026 pour se faire certifier. Rien ne presse : il ne s'agit que de mettre en vigueur une mesure décidée en... 2016.

Depuis des mois, cependant, les parlementaires sont la cible d'un lobbying forcené contre la fin programmée des autoattestations. Une flopée de petites boîtes affolées invoquent la sauvegarde de l'emploi. A l'Assemblée, en pleine discussion sur le budget 2026, un amendement rétablissant l'autoattestation a été adopté le 20 novembre par 128 voix (RN, EPR, ciottistes et Liot), 22 contre (Écologistes) et 52 abstentions (LFI, PS et Horizons).

Au Sénat, le même amendement a été déposé dix fois, y compris par le groupe communiste, avant le débat en séance, le 2 décembre. La preuve que les parlementaires savent remettre le couvert ?

Et ce n’est pas fini...

 

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On ne fera pas taire la CGT et sa secrétaire générale !

3 Décembre 2025, 15:27pm

Publié par Bernardoc

La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa Secrétaire générale, Mme Sophie BINET, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association "Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance", présidée par Mme Sophie de Menthon. RTL est également mis en examen en tant que diffuseur des propos.

On reproche à Sophie BINET ses propos tenus lors de son intervention sur RTL le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c'est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. »

Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j'ai envie de dire : les rats quittent le navire ».

Il va sans dire que cette déclaration était une image, reprenant une expression populaire bien connue visant à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.

La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon de la part d’un lobby patronal, financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard STERIN. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des plus grandes organisations syndicales du pays. Empêcher un syndicat de dénoncer les pratiques patronales c’est l’empêcher de jouer son rôle et porter directement atteinte aux libertés syndicales. Cette tentative manifeste de judiciariser la critique sociale et de détourner le débat public illustre une nouvelle fois la volonté de certains lobbys patronaux au service des plus riches pour faire taire les voix qui dérangent.

La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail.

Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral de la CGT en 2 ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales.

Et ce n’est pas fini...

 

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Netanyahou demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption

2 Décembre 2025, 11:56am

Publié par Bernardoc

In Marianne du 30 novembre 2025

Rappel : on ne demande grâce que lorsqu’on est coupable.

Le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU, a officiellement demandé une grâce présidentielle dans son procès pour corruption, pour mettre fin, selon lui, aux divisions suscitées dans le pays par ses démêlés judiciaires, fort du soutien de Donald TRUMP qui avait demandé un tel geste à son homologue israélien. Benyamin NETANYAHOU, qui nie toute faute dans ces affaires, est régulièrement entendu dans le cadre d'au moins trois procédures judiciaires, dans lesquelles aucun jugement n'a encore été rendu.

Les services du président israélien Isaac HERZOG ont annoncé dimanche qu'il avait adressé au président « une demande de grâce exceptionnelle, aux conséquences significatives ». « Après réception de tous les avis, le Président de l'État examinera la requête avec responsabilité et sérieux », ont-ils ajouté dans un communiqué.

Tout en affirmant vouloir mener le procès à terme pour prouver son innocence, le Premier ministre a ensuite justifié cette demande au nom de « l'intérêt public » dans une vidéo diffusée par ses services, mettant en avant les « immenses défis » que le pays doit relever.

« La poursuite du procès nous déchire de l'intérieur, suscitant de vives divisions et intensifiant les fractures », a plaidé Benyamin NETANYAHOU dans sa vidéo, sur fond de vives divisions politiques entre ses partisans et ses détracteurs. « Je suis certain, comme beaucoup d'autres dans le pays, que la fin immédiate du procès contribuera grandement à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation générale dont notre pays a tant besoin », a-t-il poursuivi.

Rappelant que son procès avait débuté il y a près de six ans, il a aussi affirmé que témoigner trois fois par semaine était « une exigence impossible à satisfaire ».

Le ministre de la Défense, Israël KATZ, a affirmé dans un communiqué soutenir la demande de grâce pour « mettre fin à la déchirure profonde qui accompagne la société israélienne depuis une décennie, et de permettre à l'État de se rassembler de nouveau face aux défis et aux opportunités qui se présentent à nous ». Le ministre des Finances, Bezalel SMOTRICH, a quant à lui estimé que « Netanyahou a été persécuté pendant des années par un système judiciaire corrompu qui a fabriqué des affaires politiques contre lui ».
Dans l'opposition, les critiques contre cette demande n'ont pas tardé, le chef de l'opposition, Yaïr LAPID, demandant au président Herzog dans une vidéo de ne « pas accorder une grâce à Netanyahou sans qu'il ne reconnaisse sa culpabilité, exprime des remords et se retire immédiatement de la vie politique ». Yaïr GOLAN, chef du parti « Les Démocrates » (gauche), a lui aussi appelé, sur X, à ce que le Premier ministre « prenne ses responsabilités, reconnaisse sa culpabilité, quitte la politique et libère le peuple et l'État, seule manière d'obtenir l'unité nationale ».

En septembre, Isaac HERZOG avait laissé entendre qu'il pourrait lui accorder une grâce, déclarant dans un entretien à la radio de l'armée que le procès du Premier ministre « pes(ait) lourdement sur la société israélienne ». Donald TRUMP, avait d'ailleurs écrit à Isaac HERZOG plus tôt ce mois-ci pour lui demander d'accorder une grâce à M. Netanyahu.

Benyamin NETANYAHOU est accusé, ainsi que son épouse, Sara, d'avoir accepté des produits de luxe d'une valeur de plus de 260 000 dollars (environ 225 000 euros), tels que cigares, bijoux et champagne, de la part de milliardaires, en échange de faveurs politiques. Dans deux autres affaires, il est accusé d'avoir tenté de négocier une couverture plus favorable dans deux médias israéliens.

A 76 ans, il est le Premier ministre israélien ayant passé le plus grand nombre d'années en exercice, avec plus de 18 ans à la tête d'Israël depuis 1996. Il a annoncé qu'il se présenterait aux prochaines élections, qui auront lieu avant la fin de l'année 2026.

Au cours de son mandat actuel, qui a débuté fin 2022, son parti a proposé des réformes judiciaires de grande envergure qui, selon ses détracteurs, visaient à affaiblir les tribunaux. Son projet a déclenché des manifestations massives qui n'ont pris fin qu'après le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Dans le passé, l'ancien Premier ministre israélien Ehud OLMERT, interrogé par la police dans une présumée affaire de corruption, avait démissionné en 2009 avant d'être jugé et condamné à 27 mois de prison pour fraude. Benyamin NETANYAHOU est le premier chef de gouvernement en fonction de l'histoire d'Israël à être mis en examen pour corruption.

Vous verrez que bientôt il candidatera au Nobel de la paix.

Et ce n’est pas fini...

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2 DÉCEMBRE 2025 : LES RETRAITÉS EN ACTION

1 Décembre 2025, 15:35pm

Publié par Bernardoc

Alors que le débat parlementaire sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale se poursuit en ce moment au Sénat, l’UCR CGT appelle les retraités à se mobiliser massivement le 2 décembre prochain.

Pourquoi ?

Certes, des mesures telles que la suppression du gel du barème de la CSG, de la contribution supplémentaire des complémentaires santé, de l’élargissement des franchises médicales ou encore l’augmentation de la taxe sur les retraites chapeaux ont été validées par l’Assemblée nationale.

Mais, un certain nombre de dispositions néfastes pour la population, et plus particulièrement les retraités, demeurent :

➷ maintient du taux de la contribution tarifaire d’acheminement prélevé sur les factures de gaz et électricité et dont les excédents vont continuer à financer la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse. Ce sont donc les usagers, via leur facture de gaz et d’électricité, qui vont continuer à compenser les exonérations de cotisations sociales ;

➷ le doublement des franchises médicales et participations forfaitaires existantes est maintenu.

Le reste à charge pour les patient·es sera donc doublé en 2026 et pourrait atteindre 200€ alors que 30% de la population a renoncé à des soins en 2024 faute de moyens ;

➷baisse du budget des hôpitaux de 6 milliards d’€ alors que les besoins de santé n’ont jamais été aussi importants. Cette mesure va entraîner des conséquences dramatiques sur la prise en charge des malades et les conditions de travail des personnels hospitaliers.

Les textes sont actuellement en discussion au Sénat dont la majorité des membres a, d’ores et déjà, annoncé vouloir revenir sur les bougers actés par l’Assemblée nationale.

Dans un contexte où le taux de pauvreté des retraités est en hausse, où 60% ont une retraite inférieure au SMIC.

Non les retraités ne sont pas des privilégiés et ne sont pas responsables du déficit de la sécurité sociale.

En revanche, les 70 à 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales annuelles accordées aux entreprises, les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises sont la cause du déficit de la sécurité sociale.

Seule la mobilisation massive de la population et, plus particulièrement des retraités, sur lesquels les mesures d’austérité budgétaires vont principalement peser, peut faire bouger les lignes.

L’UCR-CGT, appelle l’ensemble des retraités :

➤ à poursuivre la signature de la pétition pour exiger un autre financement de la sécurité sociale ;

➤ à être présents massivement dans les manifestations le 2 décembre 2025, partout en France, aux côtés des salariés, des précaires et privés d’emploi ;

➤ à se réunir pour construire une nouvelle mobilisation au cours du 1er trimestre 2026.

 

BORDEAUX 12 H

RDV DEVANT LE RECTORAT

5 RUE JOSEPH DE CARAYON LATOUR

AVANT UNE "MARCHE (SATIRIQUE) POUR LES RICHES!"

Et ce n’est pas fini...

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Journal d’une Gazaouie

30 Novembre 2025, 14:00pm

Publié par Bernardoc

in Libération du 30 novembre 2025 (extraits)

«La force, ce n’est pas seulement survivre au danger, c’est continuer de soigner, d’apporter de l’espoir»

Nour Z. Jarada vit à Gaza depuis toujours. Pour «Libération», cette psychologue de Médecins du monde raconte son quotidien dans l’enclave palestinienne.

Je vous écris depuis mon lit, dans ma maison, à Gaza. Vous ne pouvez imaginer ce que ce détail anodin représente pour moi. C’est l’une de ces banalités du quotidien que l’on tient pour acquise. Et pourtant, chaque minute que je passe allongée ici me submerge d’une gratitude immense et presque coupable d’être encore là. Je regarde autour de moi, et la stupéfaction m’envahit. Après deux ans de guerre interminable et impitoyable, deux ans au cours desquels nous avons goûté à toutes les formes de souffrance possibles, je peux enfin le reconnaître : je suis une survivante.

Lorsque le cessez-le-feu a été déclaré en octobre, nous avons tous regardé les images. Poignées de mains, sourires forcés et embrassades, comme une mise en scène au cinéma. Le monde applaudissait. Des appels arrivaient de toutes parts : des félicitations pour la paix retrouvée, des louanges pour la sécurité rétablie. Et pourtant. Je n’éprouvais rien. Nous étions en état de sidération, comme si cette nouvelle parvenait à un peuple déjà vidé par la peur et par la perte. Une cérémonie, une signature ou encore une conférence de presse allaient-elles effacer ce que nous avions subi ? Pouvaient-elles soulager nos cœurs de ces années de terreur ? Non. La mémoire ne s’efface pas dès que les obus cessent de tomber. Elle est gravée. Elle est éternelle.

En tant que psychologue, je reconnais la paralysie qui suit un traumatisme bien trop long. Après avoir subi des menaces incessantes, l’esprit se replie. Il verrouille toutes les émotions prêtes à nous submerger. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est un mécanisme naturel de survie.

Le cessez-le-feu a offert quelques mesures concrètes : un premier échange de prisonniers, des promesses d’aide humanitaire. Mais, même si les bombardements se sont tus, le silence n’a pas étouffé toutes les violences. Celles qui continuent de nous meurtrir : les attaques isolées, les civils encore blessés et tués. Autant de rappels qu’ici, toute trêve est aussi fragile que du papier.

L’ampleur des pertes humaines reste encore à quantifier. Des dizaines de milliers sont morts et des milliers d’autres ont disparu, engloutis sous les ruines. Des familles cherchent désespérément le nom d’un proche dans des listes interminables de disparus. La majorité de la population de Gaza erre, déplacée et déracinée. Sans toit, sans nourriture, sans soins.

Depuis la trêve, nous avons vu ressurgir les vivants. Des prisonniers amaigris, vacillants, les yeux perdus à la recherche de proches qui n’existent plus. Et puis, reviennent aussi les corps, marqués par la torture et l’abandon. Des mères reconnaissent leurs enfants à des reliques minuscules : une bague, une cicatrice, une chemise brûlée. Ces scènes ont balayé ce qui restait de notre foi dans les grands discours du droit international et sa liturgie soignée des droits humains.

On nous répète que la guerre est terminée. Mais les jours d’après ne sont qu’une succession d’autres batailles : des batailles pour l’eau, le pain, les médicaments. La guerre s’est peut-être arrêtée sur le papier, mais la destruction nous encercle : des maisons éventrées, des écoles transformées en refuges improvisés, et des hôpitaux qui tiennent à peine debout. Ceux qui célèbrent à l’étranger peuvent-ils nous dire comment nous allons reconstruire nos vies ? Où dormirons-nous, que mangerons-nous ? Comment renaître quand tout ce qui rendait la vie possible a été réduit en poussière ?

Revenir à Gaza début novembre a été un choc et un réconfort. J’avais attendu, incertaine que la guerre soit vraiment terminée. L’exil nous avait vidés de notre force, de nos économies, de notre espoir. Mais en y revenant, j’ai marché dans les rues avec un regard neuf. Gaza reste d’une beauté bouleversante. Une beauté forgée dans la ténacité : des gens déblayent les ruines de leurs maisons à mains nues. Des voisins accueillent les déplacés les bras ouverts. Des enfants reprennent le chemin de l’école, improvisée sous des tentes. Tandis que les effluves d’un restaurant se répandent à nouveau dans l’air, comme une célébration farouche de la vie.

Mais en même temps, les marques de ce que nous avons perdu sont partout. Pendant la guerre, des centaines, des milliers de nos jeunes sont partis à la faveur d’une évacuation ou grâce à des bourses d’études, ne serrant contre eux que leurs papiers et leur chagrin. Ce sont des esprits brillants, acharnés, en quête d’éducation et de sécurité. Mais leurs cœurs, eux, n’ont jamais franchi la frontière. Ils sont déchirés entre l’espoir d’un avenir meilleur et la crainte d’un départ vers un exil sans retour.

Chez Médecins du monde, nous sommes revenus préparer la réouverture de nos cliniques dans le nord de Gaza, dont un grand nombre a été endommagé ou réduites à néant pendant la guerre. Nous continuons de soigner les corps meurtris et les âmes ravagées, tout en répondant aux besoins urgents malgré les ressources insuffisantes.

Nous, Gazaouis, comptons soigneusement les morts, les disparus et les orphelins. Chaque chiffre est une vie, une histoire, un monde de souffrance. Nous n’oublions pas : chaque nom, chaque visage reste gravé dans nos cœurs, tel un souvenir des vies brisées et du fardeau que nous portons.

Au cœur de cette douleur, nous décelons l’extraordinaire : la ténacité, la générosité, la solidarité, le sacrifice, et cet amour indestructible pour notre terre. Nous partageons ce que nous avons, même quand nous ne possédons presque rien. Nous bâtissons des écoles de fortune et préservons la dignité, même au cœur du deuil et de la reconstruction. Ces gestes ne sont pas négligeables. Ce sont les pierres angulaires pour bâtir notre guérison et le refus de sombrer dans le désespoir.

Cette guerre a fait jaillir des forces en moi que je ne soupçonnais pas. J’ai découvert que je pouvais résister et patienter, que je pouvais offrir de l’aide tout en portant le poids du deuil. J’ai appris à réconforter ceux que j’aime tout en disant adieu à des amis. J’ai vu des collègues risquer leur vie chaque jour, et des enfants, qui, malgré la faim et la peur, parvenaient encore à créer des instants de joie. La force, ça n’est pas seulement survivre au danger. C’est continuer de soigner, d’apporter de l’espoir et de protéger la dignité au milieu du chaos.

On me demande souvent : «Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis le 9 octobre ?» La réponse est simple et complexe à la fois. Certes, les combats se sont calmés par endroits et l’aide humanitaire commence à peine à atteindre certains secteurs. Mais l’essentiel demeure inchangé : nous restons dans une situation d’urgence humanitaire, des quartiers entiers n’existent plus qu’à l’état de décombres, les points de passage demeurent incertains.

Des milliers de familles attendent toujours des nouvelles de leurs disparus. Le cessez-le-feu n’a pas mis fin à notre lutte quotidienne. Il ne marque que le début d’une lente guérison, de la reconstruction des vies brisées, du deuil de ceux qui ne reviendront jamais. Le monde parle d’«après-guerre». Pour nous, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme de survie, une nouvelle étape de résilience dans une vie qui doit continuer.

Et ce n’est pas fini...

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Les arts du CTL.

29 Novembre 2025, 18:24pm

Publié par Bernardoc

Comme tous les deux ans, le CTL mettait à l’honneur l’ensemble de ses quinze sections. En entrant dans la salle du Forum, on ne pouvait qu’être ébloui par l’ensemble des objets exposés, de la couture à la peinture, en passant par les loisirs créatifs, sans oublier l’informatique et tous les autres. Trois des sections ont animé cette biennale : la danse, la couture avec son défilé de mode, et le théâtre qui a présenté des extraits du spectacle de juillet dernier.

Le CTL, association qui fêtera ses 75 ans l’année prochaine, est décidément une institution indispensable pour permettre le développement des arts et de la culture populaires dans notre cité. Puisse-t-elle enfin être reconnue comme telle dans ces deux domaines.

Et ce n’est pas fini...

Les arts du CTL.
Les arts du CTL.Les arts du CTL.
Les arts du CTL.Les arts du CTL.
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Liberté d'informer.

28 Novembre 2025, 20:22pm

Publié par Bernardoc

Christophe GLEIZES, journaliste

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou jugera en appel Christophe GLEIZES, journaliste français condamné à sept ans de prison pour avoir exercé son métier. L'Alliance de la presse d'information générale appelle au respect de la liberté d'informer et à la fin de la criminalisation du travail journalistique.

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou examinera le dossier de Christophe GLEIZES, journaliste français spécialisé dans le football, condamné en première instance à sept ans de prison ferme. Les faits qui lui sont notamment reprochés : avoir été en contact avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie dans le cadre de son travail pour les magazines So Foot et Society. Un acte journalistique qualifié d' "apologie du terrorisme" par les autorités algériennes.

Christophe GLEIZES est journaliste. Cela suffit. Lorsqu'un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, qu'il travaille pour la presse quotidienne, un magazine, un média en ligne, qu'il soit permanent ou indépendant, nous devons tous nous mobiliser.

Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit. Le journalisme consiste à recueillir des informations, y compris auprès de personnes ou d'organisations controversées. Qualifier cette démarche de " terrorisme " revient à nier la nature même du métier et à menacer la liberté d'informer, garantie par les conventions internationales. Un reporter qui interroge un responsable sportif n'est pas complice de ses positions : il fait son travail.

Les relations entre la France et l'Algérie traversent une période difficile. Mais les tensions diplomatiques ne doivent jamais se traduire par l'emprisonnement de journalistes. La liberté de la presse ne peut être prise en otage. Nous appelons au respect du droit d'informer, indépendamment des contextes politiques, et à ce que les procédures judiciaires garantissent un examen équitable et impartial des faits.

Le 3 décembre, la cour d'appel aura l'occasion de reconnaître que Christophe GLEIZES n'a commis aucun crime. Nous espérons qu'il pourra retrouver ses proches et reprendre son travail.

Au-delà de ce cas, nous rappelons notre engagement constant en faveur de tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Aujourd'hui, la profession se tient aux côtés de Christophe GLEIZES, journaliste. Elle attend du gouvernement français qu'il fasse de ce dossier une priorité de ses échanges avec les autorités algériennes, et elle espère que la cour d'appel reconnaîtra le 3 décembre ce que nous savons tous : Christophe GLEIZES n'a fait que son métier.

Tribune publiée par l'Alliance de la presse d'information générale et cosignée par les organisations suivantes :

Signataires :

  • Alliance de la presse d'information générale

  • Fédération Nationale de la Presse d'Information Spécialisée (FNPS)

  • Syndicat des Éditeurs de la Presse Magazine (SEPM)

  • Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil)

  • Reporters Sans Frontières (RSF)

  • Syndicat National des Journalistes (SNJ)

  • FASAP FO : FOMEDIAS – SGJ

  • CFDT-Journalistes

  • SNJ-CGT

Diffusée dans les 309 titres de l'Alliance de la presse d'information générale le 26/11/2025

Et ce n’est pas fini...

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De la liberté à la persécution…

27 Novembre 2025, 10:54am

Publié par Bernardoc

Témoignage recueilli par Amnesty international
Zahra* est étudiante à Kaboul. Elle prend le bus ou le taxi collectif chaque matin pour se rendre à l’université. Elle fait du sport, et aime retrouver ses amies pour discuter joyeusement autour d’un thé. Une vie d’étudiante des plus normales, qui lui permet de rêver à une belle carrière. Nous sommes en 2021.
Mais le 15 août de cette même année, les regards du monde entier se braquent sur l’Afghanistan : les forces armées américaines et de l’OTAN se retirent.

20 après, les Talibans ont repris le pouvoir.
Très vite, ils commencent à harceler les étudiantes au sein des campus. Ils restreignent leurs libertés, contrôlent leurs comportements, leurs choix de vêtements et leurs opportunités. Puis le couperet tombe : il sera désormais interdit pour une fille d’étudier au-delà de la 6e. Les rêves de Zahra s’effondrent.

Quelques mois seulement après l’arrivée des Talibans au pouvoir, Zahra est violemment arrêtée en pleine rue. Son crime : être sortie sans « mahram », chaperon masculin.

En prison, Zahra est détenue dans des conditions inhumaines. Elle est torturée et frôle la mort :

 
« [Les Talibans] ont commencé à m’administrer des décharges électriques [...] sur les épaules, le visage, le cou, partout où ils pouvaient [...] Ils me traitaient de prostituée [et] de garce [...] Celui qui tenait le pistolet a dit "Je vais te tuer et personne ne pourra retrouver ton corps." »
L’histoire que Zahra a confiée aux équipes d'Amnesty international montre l’urgence de défendre et d’aider la lutte des femmes afghanes dont les vies et droits ont basculé depuis le retour des Talibans. Persécutées, harcelées, réprimées, elles se battent au quotidien, dans leur pays, ou en exil, pour faire valoir leurs droits. Ensemble, nous pouvons faire entendre les voix des femmes que le régime essaie d’étouffer.
Et ce n'est pas fini...

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