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Le blog de Bernard SARLANDIE

Morgaù ni festos Zamenhof en Cenon.

1 Décembre 2012, 08:54am

Publié par Bernardoc

Syndicalisme et espéranto

 

Motion de la Confédération Générale du Travail CGT votée le 10 octobre 1906 à Amiens lors de son quatrième congrès : “Il nous suffira d’en appeler à la mémoire de tous les congressistes qui ont assisté à des Congrès Internationaux pour montrer l’extrême difficulté qu’entraînent les sept ou huit langues qu’on y est, à l’heure présente obligé de parler et l’énorme économie de temps qui résulterait de l’emploi d’une seule langue dans ces Congrès où la traduction plus ou moins fidèle absorbe le plus clair du temps des congressistes.

Nous croyons donc que le Congrès Confédéral ferait besogne des plus utiles en s’associant aux voeux émis en faveur de l’Espéranto, dans les congrès corporatifs des peintres, des employés, des chapeliers, des céramistes, etc... et de plus, en votant l’ordre du jour suivant que nous avons l’honneur de lui proposer

Le Congrès :

        Considérant que l’émancipation intégrale des travailleurs ne peut s’opérer qu’internationalement mais que les différences de langage sont une entrave matérielle et presque insurmontable à l’entente des prolétaires de tous les pays : Constatant l’extrême facilité d’apprentissage de la langue Espéranto et les éminents services qu’elle est appelée à rendre à la classe ouvrière organisée nationalement et internationalement : Pour ces motifs : Le IVème Congrès Confédéral invite les secrétaires de Fédérations Nationales, de Bourses du Travail, de syndicats ouvriers et les militants desdites organisations, à faire la plus active propagande pour l’étude, la pratique et l’extension de la langue internationale Espéranto et à créer, partout où ce sera possible, des cours du soir pour tous les travailleurs. Pour la Fédération Nationale des syndicats de peinture et parties assimilées. Le délégué : Léon ROBERT à Bousquet, Sellier, (employés), Marie, Janvion, P. Hervier (Bourges), Bornet (bûcherons), Ch Dooghe (Reims), Gouly (Toulouse), Yvetot, David (peinture), Tabard, Robert et Ferrier (Grenoble), Peyron, à Montagne (Inscrits maritimes du Havre. Intourville (alimentation).“ Le rapport et l’ordre du jour en faveur de l’Espéranto sont adoptés à l’UNANIMITÉ.

Du camarade Jouhaux, de la C.G.T. :

                                             “Je crois nécessaire, indispensable, la diffusion dans les rapports entre prolétaires de langues diverses, d’une langue auxiliaire, intermédiaire commune. Si cela était acquis, les discussions internationales deviendraient moins fastidieuses, plus claires et plus précises. C’est un progrès à réaliser, aussi j’applaudis des deux mains à tout ce qui pourra être tenté dans ce sens. La création du Travailleur Espérantiste étant un pas de fait en cette voie, je ne puis qu’apporter avec mes souhaits de réussite, tous mes encouragements aux militants qui se sont voués à cette tâche.“

Du camarade Marie, secrétaire de l’Union des Syndicats :

                                                                               “Voici l’opinion d’un bien involontaire profane de l’Espéranto. Sur la langue elle-même, je pèche coupablement par ignorance. C’est, hélas ! le cas de nombreux militants que les préoccupations, le travail et le temps fiévreusement employé, absorbent au point qu’ils souffrent de ne pouvoir posséder d’autres sciences. C’est ce qui fait que je suis espérantiste de coeur. C’est peu, mais cela indique que ma préférence morale va vers la langue internationale que vous préconisez. Voici pourquoi : D’abord, c’est de l’Espéranto que j’ai entendu parlé en premier ; c’est cette langue que j’ai préconisée moi-même à cause du but qu’elle se promettait ; c’est encore cette langue qui eut la vogue dans les U.P. ; c’est l’Espéranto qu’approuvèrent les Congrès confédéraux ; c’est l’Espéranto dont l’Union des Syndicats de la Seine subventionne modestement un cours organisé par le Syndicat des Peintres de la Seine. A cette préférence vient s’ajouter une appréhension cruelle. L’Espéranto, né en 1887, était l’unique langue devant favoriser nos relations internationales et saper la confusion des langues nationales. C’était franc et clair. Depuis, ont surgi d’autres langues : Ido, Solrésol [remarque H.M. : erreur, le Solrésol a été proposé avant l’espéranto, en 1866], etc., lesquelles, avec l’Espéranto, compliquent encore cette confusion de langues nationales. Nous tombons dans une profonde erreur. En voulant déblayer la route, nous l’encombrons davantage [1]. Maintenant, c’est affaire de propagande pour chaque école de s’arracher des adeptes. Situation bien pénible qui entache l’âme qui se donne une bien plus haute portée. Il faut pourtant bien que l’une triomphe de l’autre, car alors, mieux vaudrait apprendre trois ou quatre langues nationales que d’être obligé demain d’apprendre quinze langues internationales.

Salut syndicaliste."

1. Depuis l’Ido, une dizaine de projets ont vu le jour. C’est pour cette raison que l’Espéranto seul doit nous intéresser si nous voulons voir notre rêve se réaliser.

Le Travailleur Espérantiste”, janvier 1912

  Et ce n'est pas fini...

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Un bateau plein de riz.

30 Novembre 2012, 06:55am

Publié par Bernardoc

         C’est le premier livre d’Alicia GIMENEZ BARTLETT que je viens de lire et il a été publié chez « Rivages/noir » en 2009. C’est donc l’histoire de l’inspectrice Petra DELICADO et de son fidèle adjoint Fermin GARZON, qui travaillent tous deux dans un commissariat de Barcelone.

         Le livre s’ouvre sur la découverte du cadavre d’un mendiant étendu sur un banc. Et voilà comment il est vu par Petra : « …personne n’avait pu effacer de son visage une expression digne et sereine. De longues mains, une barbe fleurie…il était comme le roi Lear seul contre les éléments déchaînés, abattu par une foudre arbitraire, solitaire, immobile dans la tempête et livré à son sort, rappelant par sa superbe que, même abandonné de tous, il continuait d’être roi. »

         Le ton est ainsi donné dès la première page : on se rend compte qu’on n’aura pas affaire à une enquêtrice comme les autres. D’ailleurs un grand nombre de diversions interviennent, si bien que nous n’assistons pas seulement à une enquête, mais à une succession de tranches de vies, de vies de couples, d’affrontements complices tant dans la vie professionnelle qu’autour, jusqu’à que l’enquête soit obligée de s’accélérer pour stopper l’afflux de cadavres qui, malgré les apparences du début, se rapporteront à la même affaire.

         Pour ceux qui connaissent Barcelone, ils reconnaîtront les lieux, mais, à part le quartier gothique, ce ne sont pas des lieux où on emmène les touristes.

         Quant au titre du livre, c’est l’expression d’un des mendiants qui représente ce que serait pour lui la richesse, et vers la fin du livre nos deux flics se demandent mutuellement ce que serait leur « bateau plein de riz » à eux.

         Ça vous donne envie de le lire ? N’hésitez pas, mais vous aurez du mal à l’abandonner avant la fin. Le signe d’un bon polar, non ?

Et ce n’est pas fini…

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Pour qui se prend-il ?

29 Novembre 2012, 19:17pm

Publié par Bernardoc

         Dans Marianne de cette semaine, le président d’un « Intersyndicat national des internes des hôpitaux » - moi qui milite à la CGT, j’ai du mal à comprendre ce qui se cache derrière ce titre pompeux – termine son écrit (sollicité par le journal ?) par la phrase suivante : Nous refusons que les organismes complémentaires organisent et régulent notre système de santé.

         Eh bien, je vais vous faire une confidence : moi aussi ! Militant mutualiste depuis plus de quarante ans, engagé dans la gestion de ma mutuelle pendant 18 ans, je n’ai cessé de voir la mutuelle être obligée de se substituer de plus en plus à la sécu que nos pères avaient créée au sortir de la deuxième guerre mondiale et dont la gestion est devenue de plus en plus périlleuse à force de cadeaux aux patrons (allègement, voire suppression de cotisation, retards dans le versement,…).

         Pour essayer de rétablir un peu la vérité (en attendant que Marianne leur ouvre ses colonnes ?), les présidents d’Harmonie mutuelles et de MGEN/Istya ont payé un encart dans Le Monde intitulé NOS ADHERENTS SONT AUSSI VOS PATIENTS !

         Si les étudiants et internes en médecine trouvent que la nation n’est pas assez généreuse envers eux pendant la durée de leurs études, rien ne les empêche après tout de trouver un autre pays européen : ma contribution à leurs études via mes impôts s’en trouvera peut-être allégée.

         Mais bénéficier de l’ensemble de ce que la nation met à leur disposition et refuser ensuite de s’insérer dans un effort de solidarité, avec pour seul objectif professionnel : LE FRIC, LE FRIC, LE FRIC, me conduit à penser qu’il devient nécessaire, comme dans les écoles, de réfléchir, au cours des études de médecine sur notre devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité.

Et ce n’est pas fini…

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Le cochon de Gaza.

28 Novembre 2012, 22:28pm

Publié par Bernardoc

         Vous connaissez ? C'est le titre du film qui était présenté lundi soir au Centre Benoît FRACHON de Courcelle sur Yvette, décidément un haut lieu culturel de la CGT, dont peuvent bénéficier les militants en formation. Et cette semaine il n'y avait pas que les militants « Culture », il y avait aussi des formations CHSCT, FAPT,...

         Le cochon de Gaza, contrairement à ce que le film pourrait laisser croire, n'est pas palestinien mais belgo-germano-français, même si les acteurs sont des Gazaouis. Malgré ce qui se passe dans ce pays, il fallait  oser traiter l'histoire sur le mode comique, et c'est une parfaite réussite. Il était projeté en version française, et je veux croire qu'en arabe ce devait être encore mieux.

         C'est l'histoire d'un pauvre pêcheur dont le toit de la maison est occupé par des soldats israéliens, et qui un jour ramène dans ses filets...un cochon. Et le film nous raconte toutes les péripéties mises en œuvre par ce pêcheur pour essayer de se débarrasser de cet animal impie dont les pattes ne sont pas censées toucher la terre de Palestine ni d'Israël.

         Il y a des épisodes de franche rigolade et d'autres d'une émouvante tendresse, notamment quand on voit Jafaar et sa femme Fatiha fraterniser avec une immigrée russe, éleveuse de porcs dans une colonie, et qui n'a qu'une envie : retourner chez elle avec son petit frère.

         Partout, tout au long du film, l'omniprésence des troupes israéliennes d'occupation dans différentes situation, montre bien ce que les Palestiniens doivent endurer dans leur vie quotidienne.

         Nous ne croyons pas trop à la dispute filmée en ombre chinoise avant la séquence finale où l'on assiste à d'incroyables acrobaties d'handicapés sur béquilles, qui en remontreraient à beaucoup de « break-dancers ».

         Vous l'aurez compris : un film à voir absolument.

Et ce n'est pas fini...

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TPE : n'oubliez pas de voter !

25 Novembre 2012, 09:21am

Publié par Bernardoc

Vous êtes appelés à voter pour choisir le syndicat qui vous représentera au niveau de votre branche professionnelle et de votre région ainsi qu’au plan national.

Comme le souhaite la CGT cette disposition de la loi sur la représentativité permettra de tenir compte du poids réel de chaque syndicat pour pouvoir conclure des accords.

Ce sera par exemple l’occasion de donner plus de force à la CGT dans les négociations futures de branches sur les conventions collectives, les accords, les salaires et pour des avancées sociales.

Votre choix comptera alors comme celui des salariés des entreprises de plus de 10 salariés qui jusqu’à maintenant pouvaient, seuls, disposer légalement d’institutions représentatives et de droits en matière d’activités sociales et culturelles.

 

DANS L’ARTISANAT AUSSI …

                                                    Parmi les plus isolés, les salariés de l’Artisanat disposent désormais d’une instance régionale de dialogue social (Commission Paritaire Régionale Interprofessionnelle Artisanale). Elle existe en Aquitaine depuis Février 2011 regroupant les Organisations Syndicales dont la CGT et les employeurs affiliés à l’UPA (Union Professionnelle Artisanale).

Elle a pour mission, dans un cadre national, de travailler et de mener des actions entre employeurs et salariés des entreprises locales sur :

L’emploi, la formation professionnelle, la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences ;

L’hygiène, la santé, la sécurité au travail, la promotion d’actions dans ces domaines ;

L’action sociale (prévoyance, avantages sociaux, garanties multi-entreprises, titres restaurants, activités culturelles et de loisirs etc. ;

L’aide au dialogue social à l’entreprise et le respect des droits conventionnels.

Elle sert de lieu d’échanges et de confrontations ; elle peut être saisie sur des questions ou problèmes particuliers, faire des propositions et contribuer à des évolutions.

 

VOUS N’ÊTES PAS SEULS !

                                                Salariés de l’artisanat et de l’ensemble des très petites entreprises, soit plus de 4.2 millions en France, vous constituez une force considérable dans l’activité, l’emploi et l’économie. C’est aussi une force considérable, une fois rassemblés, pour peser collectivement sur des choix de société, pour gagner des revendications et pour bâtir l’avenir !

 

VOTEZ CGT !

Et ce n’est pas fini…

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Semaine de la solidarité internationale.

24 Novembre 2012, 09:13am

Publié par Bernardoc

         Dans le cadre de cette quinzième édition, le Conseil général avait organisé deux débats : un sur la Tunisie, l’autre sur l’Afrique. Je m’étais excusé auprès d’ALIFS de ne pas répondre à leur invitation : c’était le dernier jour de répétition avant notre prochain concert, et je pensais avoir une répétition par pupitres jeudi. Cette dernière ayant été annulée, nous sommes allés, Rose et moi, assister au débat sur l’Afrique, intitulé : Démocratie et bonne gouvernance : les défis de l’Afrique.

         Présidée par Jean-Jacques BENOIT, chargé de la coopération et des relations internationales au sein de l’assemblée départementale, cette réunion débuta par une présentation du Cameroun actuel, par une doctorante de Sciences Po. La description qu’elle en fit était loin d’être réjouissante, et un long chemin reste à parcourir avant d’atteindre la bonne gouvernance. On a l’impression que le pays n’a retenu que les pires exemples des détournements possibles du fonctionnement d’institutions démocratiques.

         Ensuite, ce fut le tour d’un prof de Sciences Po d’aborder le sujet de façon plus générale, c’est-à-dire à l’échelle du continent. Comme le Ghana fut cité plusieurs fois en (bon) exemple, j’y suis allé de ma question iconoclaste : « Pour établir un système démocratique et aller vers une bonne gouvernance, faut-il en passer par un coup d’état sanglant ? » C’est Jean-Jacques BENOIT qui m’a répondu, comme savent si bien le faire les politiques…

         Mais nous ne regrettons pas d’avoir participé à cette soirée, parfaitement en accord avec nos engagements humanitaires.

         Quatre photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121122SolidariteInter?authuser=0&authkey=Gv1sRgCP6Cs7r9iZfrXQ&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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C'est demain !

23 Novembre 2012, 07:51am

Publié par Bernardoc

Concert SEP

Et ce n'est pas fini...

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Bordeaux chansons.

22 Novembre 2012, 07:49am

Publié par Bernardoc

         C’est l’association qui proposait hier soir le mercredi du Haillan. Il s’agissait d’un récital intimiste de Frédéric BOBIN, un chanteur qui avait déjà participé au festival Le Haillan chanté. Excellent guitariste, il était accompagné pour ce spectacle par Jonathan MATHIS, talentueux bassiste qui nous offrit également un accompagnement à l’harmonica ou au ukulélé, sans oublier la voix ou les percussions.

         Frédéric nous fit applaudir son frère Philippe avec qui il écrit ses chansons, véritables chroniques du XXI° siècle, mais dont la musique, contrairement à celle de certains autres chanteurs, est très variée, passant d’accents bluesy à des rythmes de country au milieu desquels se glissent des chansons douces qu’il nous invite à reprendre en chœur. Il a d’ailleurs dit que nous chantions très bien !

         Ce concert s’ouvre sur un titre, hommage à sa ville natale, le Creusot, intitulé La vieille ouvrière, dans lequel il dépeint la désindustrialisation de ce vieux bastion ouvrier. Une autre chanson traitant du même thème est Singapour , avec un refrain qui dit :  « Y’a mon usine qu’a foutu l’camp à Singapour ». Dommage qu’il n’ait pas été présent plutôt sur Bordeaux, car je l’aurais bien vu illustrer une soirée lors de l’exposition qui vient de se terminer à la Bourse du travail, avec pour thème : Raconte-moi ma France, de la révolution industrielle à la désindustrialisation.

         D’autres chansons sont moins autobiographiques, mais tout aussi en phase avec notre environnement. Je pense en particulier à Tatiana sur le périph’ qui décrit la vie d’une Ukrainienne qui n’a pas vraiment choisi de faire ce travail, mais qui n’en laisse rien paraître lorsqu’elle écrit à sa famille restée au pays.

         Un autre titre, en plein dans la nostalgie familiale, L’autoradio de mon grand-père montrait une autre facette du talent de cet artiste.

         Et tout cela, nous ne le répéterons jamais assez, pour la modique somme de 5 € ! Y a quelqu’un qui dit mieux ?

         Des photos des artistes sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121121Bobin?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPbi7_LR5930QA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini… 

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Une polémique où il n'y a pas la place.

21 Novembre 2012, 15:11pm

Publié par Bernardoc

         Il n’a pas de conseillers le président ? Il a pourtant été maire pendant de nombreuses années, il devrait savoir comment ça se passe pour les mariages. A part pour les très petites communes, c’est rarement le maire qui assure l’ensemble des mariages sur sa commune. Habituellement les adjoints ou les conseillers délégués sont officiers d’état-civil par délégation et peuvent ainsi assurer les cérémonies républicaines.

         Et ce n’est pas quelque chose de figé : il y a quelques années j’avais été invité à un mariage à Lormont, où c’était un conseiller municipal RPR, donc de l’opposition municipale, qui mariait sa fille. Un peu plus tard, c’était à Bordeaux où Gilles SAVARY célébrait mariage et parrainages civils dans une mairie déjà dirigée par Alain JUPPE. Et moi-même, j’ai officié pour un mariage (alors que ce n’était pas mon tour) au Haillan à la demande d’une ancienne collègue.

         Il n’y a donc pas lieu d’introduire une pseudo clause de conscience parce que certains réactionnaires ont haussé le ton. De toute façon, cela ne les calmera pas et ils ne voteront pas pour le PS aux prochaines élections. On a vu ce que cela avait donné en 1986. Alors que nous avons été plus de dix-huit millions à avoir voté pour le mariage pour tous et le droit de vote des étrangers qui vivent, travaillent et paient leurs impôts en France.

         Un peu de courage politique, Monsieur le Président ! Vous vous réclamez bien de la Gauche, n’est-ce pas ?

Et ce n’est pas fini…

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Analyse de Christian STEENHOUDT, retraité des impôts.

20 Novembre 2012, 21:28pm

Publié par Bernardoc

Dans un de vos articles (Alternatives économiques) « Faut-il taxer davantage les retraités ? » vous reprenez cette antienne concernant l'abattement des 10% des retraités qui seraient une déduction pour frais professionnels.

Ceci est complètement faux. 

         Les affirmations de la part de la cour des comptes, de la part de nombreux parlementaires, de ministres, de certains professeurs d'université, concernant l’abattement de 10%  dont bénéficient les retraités, véhiculent comme une certitude que ces 10% seraient une "déduction pour frais professionnels ». Tout d’ abord il faut préciser que ces 10% représentent  un abattement et non pas une déduction, ce qui n’est donc pas une niche fiscale stricto sensu. Et surtout ils ne correspondent  pas à des frais professionnels, ce qui, effectivement, constituerait une aberration. Ce type  de contre vérité  consiste donc à faire croire à l’opinion publique que les retraités bénéficient d’une réduction pour des frais qu’ils n’ont pas, et de justifier ainsi très facilement la suppression de ces 10%. 
   OR cet abattement de 10%  a été accordé et maintenu par souci d’équité compte tenu  du  fait que seuls les retraités  étaient pénalisés par  les modifications successives apportées dans le cadre du calcul de l’impôt, et dont les grands bénéficiaires sont les contribuables autres que les retraités et les salariés. Cet abattement est la contrepartie du fait que les retraités avaient été et continuaient d’être déclarés par des tiers sans participation à la fraude fiscale toujours aussi élevée.
  DÉMONSTRATION :               
 Cet abattement de 10% est le résultat de choix politiques qui ont été faits en fonction du système fiscal qui est déclaratif, et des capacités à frauder des uns et des autres. Très rapidement et pour l'essentiel retraçons le  déroulement dans le temps des faits et décisions successives.

 RAPPEL : 

Avant 1975 les retraités ne bénéficiaient pas d’un abattement de 10%, mais seulement  d’un abattement de 20%, tout comme les salariés qui avaient, en plus, une déduction de 10% pour frais professionnels.

 Pourquoi les retraités et les salariés bénéficiaient ils de cet abattement de 20%? Quelle était sa justification?
 Réponse :
 Cet abattement de 20 % avait été octroyé parce que  le système fiscal français est déclaratif, et  que les retraités et les salariés sont déclarés par des tiers. Ils déclarent donc tous leurs revenus. Pour tenir compte  de cela, le législateur  leur avait accordé l'abattement de 20%.

             Par contre  tous ceux qui ne sont pas déclarés par des tiers ( artisans, commerçants, professions non commerciales par ex) ne bénéficiaient pas de cet abattement de 20% car le législateur considérait qu' ils avaient la possibilité  de sous évaluer leur revenu imposable  ( la fraude fiscale représente 12% du budget depuis longtemps) Et non seulement ces contribuables ne  bénéficiaient pas de l’ abattement de 20% mais à l' époque, en plus de leur impôt sur le revenu, ils payaient une taxe complémentaire ( 3 ou 5%) du revenu imposable..
 LES FAITS  ensuite:
         Giscard d’Estaing (ministre des finances puis président de la république)  affirme une volonté politique de lutter contre la fraude fiscale.  En contre- partie de cette lutte contre la fraude fiscale dirigée principalement en direction de ceux qui ne sont pas déclarés par les tiers  la taxe complémentaire qu’ils payaient (cf. ci- dessus) est supprimée.
         Mais  aussi en contre- partie (et ce pour l 'essentiel)  Boulin, ministre des finances en 1975, accorde un abattement  supplémentaire aux retraités   qui ont toujours déclarés tous leurs revenus. Mais  la création de cet abattement  n'a rien à voir avec les frais professionnels.
 Une logique fiscale qui continue:
         Puis il est créé des centres de gestions agréés pour les bénéfices commerciaux, artisanaux et ceux, des professions libérales. Ces centres de gestions agréés sont, pour ceux qui y adhérent, censés être la  garantie pour l’État  d'une sincérité complète des revenus déclarés.
         Pour tenir compte de cette sincérité de leur déclaration, le législateur leur accorde l'abattement de 20%, comme  pour les retraités et les Salariés donc.
         Enfin en 2005, le gouvernement, prenant prétexte  du grand nombre d'adhérents aux centres de gestion agréés, et  considérant que toutes les déclarations sont sincères (!), décide de supprimer l’abattement de 20%  pour tous donc pour les retraités, les salariés et les autres.
         Cette suppression est accompagnée d'une prise en compte dans le barème d’impôt sur le revenu du supplément d’impôt qu’elle entraîne.
         Toutefois le législateur garde l’abattement de 10% pour les retraités, non pas parce qu'ils sont représentatifs de frais professionnels (ils n'en n'ont pas), mais pour prendre en compte l’historique de la création de cet abattement et pour prendre en compte les évolutions décrites ci- dessus.
(...) Démentir cette contre vérité qui assimile abattement de 10 %  et frais professionnels est un enjeu très important pour les 15 Millions de retraités.
                      Par ailleurs s’agissant de la CSG il faut rappeler :

-        que la retraite était auparavant synonyme d'arrêt de paiement de cotisations sociales,

-       que le coût des complémentaires santé est 2,5 fois plus élevé pour les retraités du privé que pour les actifs, car ils perdent le bénéfice des contrats groupes,

-       que la CSG alimente principalement l'assurance maladie mais également pour partie la politique familiale. Or les retraités ne bénéficient pas des indemnités journalières maladie ou accident ni de la politique familiale.

Le législateur de l'époque a tenu compte du principe « à cotisation égale droit à des prestations égales »ce qui a justifié un taux moindre de CSG.

Et ce n’est pas fini…

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