On lâche rien ! Certains comptaient sur les vacances scolaires pour voir diminuer le nombre d'opposants à la scandaleuse prétendue réforme des retraites.
C'est vrai, nous étions un peu moins, mais 50 000 est néanmoins un bon chiffre. Et toujours aussi combatifs et dans l'unité.
Manif agréable dans le froid mais sous le soleil ; occasion de rencontrer des tas de gens qui venaient à moi ou l'inverse, certains que je n'avais pas vus depuis un temps certain ; plaisir de discuter et de se sentir forts ; plaisir également d'expliquer la signification de mon drapeau et de faire un petit cours de syndicalisme.
Un regret toutefois, la musique diffusée par le camion de l'UD-CGT : du rap et puis du rap, et puis on bisse : c'est lassant. Il existe tellement de belles chansons autour de la Commune, on pourrait profiter de ces manifs pour faire un peu d'éducation populaire, et passer au moins une fois ce fabuleux chant d'espoir qu'est L'Internationale.
Comme chaque semaine je suis allé acheter le journal et le pain. Comme souvent il y avait une énorme queue devant la boulangerie, et mon camarade Jean-Claude, militant communiste bien connu, distribuait des tracts appelant à une conférence-débat sur les retraites demain (la veille de la prochaine manif – midi, place de la Bourse) à St Médard en Jalles.
J'ai été étonné de voir le nombre de Haillanais qui refusaient de prendre le tract unitaire et prétendaient ne pas être concernés. Peut-être était-ce simplement l'anti-communisme primaire, viscéral et maladif, très présent sur notre commune ?
Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir démontré l'unité de la NUPES avec des distributeurs socialistes, écolos, insoumis, voire, pourquoi pas, Génération.s ?
Vu les réactions de mes concitoyens locaux face à la violente attaque de ce gouvernement de droite extrême, le lit pour une accession de la droite à la mairie semble bien préparé...hélas !
La Fabuloserie est un "musée d'art hors-les-normes /art brut" ouvert dans l'Yonne en 1983 pour mettre à disposition du public les oeuvres accumulées pendant des années par l'architecte Alain BOURBONNAIS et son épouse. Et ce musée s'est installé pour sept mois à la halle St Pierre. J'y suis passé le jour de l'ouverture, le 25 janvier, mais pas eu droit au vernissage !
Le mieux est de vous laisser découvrir l'expo à travers les images ci-dessous.
Quand j'étais petit, entre Barbès et Château rouge, nous allions souvent avec ma mère dans les jardins du Sacré-coeur, au pied de la butte Montmartre, dans un lieu qui n'avait pas encore été nommé "Louise MICHEL". A cette époque la Halle St Pierre était un marché. Je l'ai redécouverte il y a quelques années, un peu par hasard et depuis, j'y vais à peu près deux fois par an, chaque fois qu'il y a une nouvelle exposition. C'est ce que j'ai fait la semaine dernière, mais je vous en parlerai demain sans doute. Aujourd'hui voici donc la présentation générale du lieu.
Combien étions-nous ? A la fin de la manif une camarade disait 300 000, mais je crois qu'il plaisantait. En tous cas, c'était impressionnant. La CGT annonce 75 000, soit 25% de plus que le 19. Même les flics ont remarqué qu'on était plus nombreux. En marche vers les 100 000 la prochaine fois ? En sortant du parking place Jean JAURES, un imposant cortège arrivait de la droite (depuis la gare ? Depuis la rive droite? Je n'ai pas réussi à le déterminer) et se dirigeait vers la place des Quinconces, début (et fin) de la manifestation. Déjà musique et slogans donnaient un caractère festif à ce défilé sous le soleil.
Comme le 19 janvier, je n'ai pas trouvé mon syndicat, mais croisé des militants de divers horizons professionnels ou géographiques ; je n'ai vu que quatre Haillanais, mais je suis sûr que nous étions plus nombreux.
J'avais mal regardé le parcours, je pensais que nous allions remonter Victor HUGO, en fait ce fut Alsace-Lorraine. On aurait pu rallonger un peu le circuit. Peur de lasser les gens ou pitié pour les vieux, nombreux sur les rangs ? Toujours est-il qu'on a défilé en 2h30 au lieu de 3 heures le 19.
Un acte intéressant : le camion de l'UD diffusait des extraits des discours Macron/Borne, copieusement hués ; en revanche, pas d'Internationale ; oubli réparé par le camion de l'UL du Blayais et son immense ballon.