Le travail en question(s).
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Première participation à l'enregistrement de l'émission ce matin. Diffusion lundi prochain à 19 heures.
Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
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Première participation à l'enregistrement de l'émission ce matin. Diffusion lundi prochain à 19 heures.
Et ce n'est pas fini...
Formation : les salariés vont devoir contribuer
Le président de la startupneichone continue de nous ramener au siècle dernier.
Lorsque j'ai commencé ma carrière de prof (en 1977), la formation continue n'existait pas. Si l'on voulait se former, c'était à nos frais et pendant les vacances. J'ai eu l’occasion de participer plusieurs fois à de telles formations sous l'égide de l'AFEF (Association Française des Enseignants de Français).
Puis est arrivée la victoire de la gauche en 1981, et la reconnaissance que la formation de base ne pouvait pas suffire pendant les 37,5 années suivantes (oui, c'était la durée d'engagement des fonctionnaires et l'arrivée de la retraite à 60 ans!). J'en ai largement profité en tant que stagiaire, puis dans la dernière partie de ma carrière en tant que formateur occasionnel. On ne parlait pas encore de cabinets de conseils à l'époque et on faisait confiance aux ressources de l'administration.
Parallèlement se mit en place également le congé d'éducation ouvrière (12 jours par an) et j'ai utilisé mon quota sans complexe pendant des années, et je dois dire que les formations syndicales que j'ai reçues, à la FEN d'abord, puis à la CGT, m'ont énormément enrichi (non, pas matériellement !) et ont constitué un complément indispensable dans mon évolution professionnelle. Peut-être les jeunes collègues feraient-ils bien de se syndiquer eux aussi...
Et ce n'est pas fini...
Emmanuelle SOUFFI in Le JDD du 11 décembre 2022
De mémoire d’observateur, on n’avait pas constaté pareil front commun depuis très longtemps. Face au recul de l’âge de départ en retraite, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU ont de concert brandi, lundi dans un communiqué commun, la menace de grèves et manifestations en janvier, et ce dès la deuxième quinzaine, « si le gouvernement demeure arc-bouté sur son projet ». L’intersyndicale se réunira jeudi, jour de la présentation de la réforme des retraites par la Première ministre, Élisabeth Borne, pour organiser sa riposte.
Cet hiver, les numéros un des cinq centrales pourraient donc bien défiler côte à côte, l’exécutif n’entendant pas renoncer à la mère de toutes les réformes. « C’est un projet validé par les Français lors de la présidentielle et débattu durant la campagne, rappelle Marc Ferracci, député Renaissance. Un gouvernement se doit de tenir ses engagements. » Et une réforme des retraites qui n’engendre pas son lot de cortèges dans la rue n’en est pas une…
Comme en 2010, lors du passage de l’âge de départ de 60 à 62 ans, centrales réformistes et contestataires s’allient pour dénoncer un nouveau report, à 65 ans cette fois. « Il est très rare que les syndicats fassent tous le même constat et répètent que c’est inadmissible, tempête Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Ça devrait faire réfléchir le gouvernement. Mais non ! Emmanuel Macron n’a pas changé, il a une obsession dogmatique et veut prouver qu’il tient bon sur une réforme emblématique. »
Contrairement à l’époque de la réforme conduite par le gouvernement Fillon, le contexte interne aux centrales contribue à durcir leurs positions. Réélu en juin à la tête de la CFDT, Laurent Berger n’a pas de mandat pour accepter un énième allongement de la durée de vie active. Impossible donc pour Élisabeth Borne d’obtenir son soutien, contrairement à 2019, lors des débats sur la création d’un système universel. D’autant que, ayant prévenu qu’il quittera son poste avant son terme, le secrétaire général de la centrale réformiste n’a rien à perdre à se montrer ferme avec l’exécutif. Philippe Martinez, lui aussi, est sur le départ ; il passera le flambeau au printemps. Et après des mobilisations infructueuses sur le pouvoir d’achat, le cégétiste se verrait bien tirer sa révérence avec une fronde réussie sur les retraites.
Dans ces conditions, les choix du gouvernement alimentent la convergence des luttes. Pour amadouer la CFDT, l’exécutif a lancé en octobre un cycle de discussions qui s’est achevé vendredi sur un constat d’échec. « Vous avez déjà vu des concertations qui servent à quelque chose ? raille Philippe Martinez. C’est de la communication ! » Laurent Berger n’en pense pas moins, « agacé » d’avoir été convoqué jeudi à Matignon alors que les échanges au ministère du Travail n’étaient pas terminés. Tout comme son homologue de la CFE-CGC: « Il n’y a rien à négocier, comme d’habitude », tance François Hommeril.
Des mesures de compensation sont certes envisagées, comme la création d’un index senior, l’intégration du port de charges lourdes et des postures difficiles comme critères de pénibilité, ou la hausse du minimum contributif à 1 200 euros… Mais pas de quoi faire passer la pilule des 65 ans. « Techniquement, ça ne tient pas la route et, socialement, c’est injustifié », clame le leader de la CFECGC. Balayée également, l’option d’un passage à 64 ans envisagée par l’exécutif pour déminer les futurs blocages. « Que ce soit 65 ou 64 ans, c’est non, tranche Cyril Chabanier, président de la CFTC, qui propose une hausse des cotisations partagée entre employeurs et employés. On ne nie pas le déficit, mais il n’a pas à être comblé par les seuls salariés. » Le gouvernement n’envisageant pas le retrait de son projet, le conflit contre des syndicats unis devient une certitude. Ne lui reste plus qu’à parier sur son enlisement.
Et ce n'est pas fini...
In Options du 9 décembre 2022
Entreprises de pays riches, les cigarettiers produisent dans des pays où les règles sociales et environnementales sont moins contraignantes.
Dans un essai documenté et fourmillant d’anecdotes, le cardiologue Olivier MILLERON fait le pari de convaincre ses lecteurs d’arrêter de fumer pour des raisons politiques.
« On sort fumer une clope ? » Nombre de réunions militantes au cours desquelles sont dénoncées les méfaits du capitalisme se concluent par cette invitation. Olivier Milleron, cardiologue hospitalier et militant du service public, pointe cette contradiction en introduction de son livre Pourquoi fumer, c’est de droite. Peut-on convaincre le fumeur (de gauche) d’arrêter le tabac pour des raisons politiques ? « Raconter l’histoire du tabac, c’est résumer les méfaits du capitalisme depuis sa naissance et les conséquences sur nos vies du néolibéralisme triomphant », explique-t-il.
Toxiques, substances cancérigènes…Les conséquences néfastes du tabac sur la santé sont solidement établies, reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique. Même les cigarettiers ne cherchent plus à les nier. « La moitié des fumeurs vont mourir de cette consommation », rappelle Olivier Milleron.
Personne n’aime le goût de la première cigarette. Dans le best-seller mondial La Méthode simple pour en finir avec la cigarette, Allen CARR affirme même que ce serait la raison pour laquelle les fumeurs deviennent dépendants. En effet, ils se disent qu’ils n’auront aucune difficulté à se passer de ce produit quand ils le décideront. S’ils continuent pourtant, c’est en raison de l’addiction physique créée par la nicotine. Olivier Milleron rappelle ainsi que « le taux de rechute des fumeurs qui arrêtent la cigarette est presque le même que celui des consommateurs d’héroïne ».
Lorsque les colonisateurs européens arrivent en Amérique, le tabac y est cultivé depuis huit mille ans et fumé lors de rituels chamaniques ou chiqué comme coupe-faim. Les envahisseurs commencent à l’utiliser de manière récréative. Les coûts de production sont très faibles, la bourgeoisie européenne naissante est avide de consommer ces produits importés du Nouveau Monde que sont le sucre, le tabac, le coton. Elle investit son capital dans des premières grandes sociétés par actions qui organisent un système commercial basé sur le travail (gratuit) d’esclaves amenés d’Afrique pour produire en Amérique des denrées superflues prisées par les Européens aisés.
À la fin du XIXe siècle, une machine révolutionne la production de cigarettes. Inventée par le jeune mécanicien James BONSACK, elle peut produire 120 000 cigarettes par jour, alors que les ouvrières qui les roulaient à la main jusque-là en fabriquaient 200 par jour. L’usine où est employé le mécanicien se retrouve rapidement avec un stock énorme à écouler. Une petite entreprise de tabac de Caroline du Nord fait alors le pari d’investir dans la publicité et le marketing. Achats d’espaces publicitaires dans les journaux, insertion de cartes représentant des femmes dénudées dans les paquets de cigarettes…Les ventes de l’entreprise passent de 30 millions de cigarettes en 1883 à 100 millions en 1884. « La cigarette est un symbole du capitalisme : à partir d’un produit pour lequel il n’y a pas de besoin ni de marché, on crée un besoin, qui devient addictif », résume Olivier Milleron.
L’industrie du tabac inventera de nombreuses images pour nous faire fumer. La plus connue reste celle du cow-boy de Marlboro. Mais, jusqu’à la fin des années 1920, fumer reste encore un « privilège » essentiellement réservé aux hommes. En 1929 l’American Tobacco Company charge le publicitaire Edward BERNAYS de conquérir un nouveau marché : les femmes.
Ce spécialiste de la propagande recrute des mannequins et organise une fausse manifestation après avoir pris soin de convoquer la presse. À son signal, celles qu’il présente aux journalistes comme des militantes féministes allument leurs cigarettes, qu’elles brandissent comme des « flambeaux de la liberté ».
Mais les preuves scientifiques de la dangerosité de la cigarette s’accumulent…L’industrie du tabac fait donc appel dans les années 1950 à un cabinet de conseil en communication qui conçoit la stratégie suivante : ne pas dénigrer les arguments scientifiques, mais remettre en cause les données de la science en instillant le doute. En finançant des études scientifiques ou en publiant des tribunes dans la presse, il s’agit de faire passer l’idée que « certes, mais c’est un peu plus compliqué ». « Cette “stratégie du doute” est une incroyable réussite qui a permis aux industriels du tabac de nier, jusqu’au début des années 1990, le lien entre tabac et cancer », commente Olivier Milleron.
Aujourd’hui, l’industrie du tabac est emblématique d’un fonctionnement mondialisé néfaste pour les êtres humains et l’environnement. Le tabac est une plante qui pousse très facilement et peut être cultivée partout dans le monde. Les cigarettiers des pays riches ont localisé leur production dans des pays où les règles sociales et environnementales sont moins contraignantes. Dans les communautés pauvres qui cultivent le tabac, le travail des enfants est très répandu. En 2011, l’Organisation internationale du travail (Oit) estimait que plus de 1,3 million d’enfants âgés de moins de 14 ans travaillaient dans les champs de tabac.
Les différents composants sont ensuite transportés vers des usines situées en Europe et aux États-Unis. « Entre le transport et la transformation, on estime que les Big Tobacco rejettent chaque année autant de Co2 que le vendeur de pétrole Exxon, soit l’équivalent de 3 millions de vols transatlantiques par an », commente Olivier Milleron. Une fois consommée, la cigarette continue de polluer. Le mégot répand des résidus toxiques et cancérigènes dans le sol et l’eau. Et c’est le déchet le plus jeté au monde.
« Les profits sont énormes pour les cigarettiers. Et la pollution, les maladies, le traitement des déchets, ce qu’on appelle avec pudeur les “externalités négatives” sont payées par la société », conclue Olivier Milleron, appelant à une régulation de l’économie de marché : « Il faut des mesures drastiques pour contraindre les entreprises. Pour l’instant, c’est nous tous qui payons les conséquences du tabac. »
Lucie Tourette
Et ce n'est pas fini...
Le rapport, qui constitue la principale source d'informations de référence à l’échelle mondiale en matière de salaires, révèle une baisse des salaires mensuels de 0,9 % en termes réels depuis la fin de la première phase de la pandémie liée à la Covid-19. Lorsque la Chine est exclue de ces calculs, la baisse est alors de 1,4 %.
Luca VISENTINI, secrétaire général de la CSI, a déclaré: « En 2022, l'écart entre la croissance de la productivité du travail et celle des salaires réels a atteint son point le plus haut depuis plus de 20 ans. La productivité du travail a connu une croissance fortement positive pendant de nombreuses années, mais les revenus ont stagné dans la mesure où les gouvernements ont refusé de freiner la cupidité des entreprises et ont affaibli, dans nombre de pays, le droit de négociation collective et la liberté syndicale.
« Par conséquent, les ménages dans le monde entier éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts, contraints de sacrifier des biens de première nécessité en raison de la montée en flèche des prix ».
En 2022, la croissance de la productivité du travail était supérieure de 12,6 % à celle des salaires à l’échelle mondiale. Toutefois, les puissantes banques centrales dans de nombreux pays réclament la suppression des augmentations salariales malgré l’augmentation de la pauvreté.
Outre l’adoption de mesures visant à augmenter les salaires et à garantir aux travailleurs et aux travailleuses une part équitable de leur productivité, les gouvernements doivent investir dans la protection sociale, la santé et les soins, l’éducation et d’autres aspects essentiels d’une société décente.
« Le monde ne doit plus tolérer de politique économique dictée par les théories académiques discréditées des économistes et des responsables politiques qui refusent d'affronter la réalité. Le monde a besoin d’un nouveau contrat social, accordant une place centrale à l’emploi et aux salaires décents », a indiqué Luca VISENTINI.
Et ce n'est pas fini...
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Et ce n'est pas fini...
Il y a quelques semaines, une horde de délinquants masqués et armés déboulait dans le quartier St Michel de Bordeaux ; leur but : casser du bougnoule.
Hier, à l'université Bordeaux-Montaigne, les mêmes dangereux fascistes ont tenté d'interdire de paroles deux députés, c'est à dire des représentants du peuple. Leur tort : c'étaient des députés insoumis, et en plus, circonstance agravante comme dirait le député que les Médocons sont fiers d'avoir élu, l'un était noir !
Ces dangereux abrutis ont remis ça un peu plus tard en essayant d'interrompre une représentation théâtrale.
Ces deux fois la police a dû intervenir.
Et ce matin, à la radio, on interrogeait un professeur nouvellement nommé au Collège de France sur la chaire de l'histoire des Lumières. Visiblement, certains sont toujours dans les ténèbres.
Cela me rappelle les années pré-68 où c'était le genre de dialogue qu'entretenait le groupuscule Occident, avant que ses membres ne fassent carrière au RPR et à tous les avatars qui ont suivi.
Entre les partisans du wokisme qui n'ont pas bien assimilé l'histoire mondiale de la France et les violentes attaques fascistes qui prônent les autodafés, il est absolument nécessaire de se mobiliser si nous voulons sauver notre République.
Et ce n'est pas fini...
Retraites : faut-il craindre une grève générale en janvier ? La Tribune
La crainte des grèves « gilets jaunes »
Retraites : le rendez-vous des syndicats dans la rue en janvier. Les Echos
Le chaos et la hausse du Navigo
La France compte près de 5 millions de pauvres. L'Humanité
En France, un tiers des pauvres sont des enfants. Libération
Des ouvriers sans papiers sur les chantiers olympiques Le Monde
A part ça, tout va bien !
Et ce n'est pas fini...
Jean-Emmanuel RAY in Les Echos du 6 décembre 2022
Intéressant article qui fait bien le tour de la question. Pour nous, à la CGT qui demandons les 32 heures, l'exemple espagnol (ministre du travail communiste) devrait nous convenir.
Ardente obligation d'une transition énergétique rapide, chauffage de vastes bureaux presque vides, souhait de collaborateurs - pas tous en télétravail - d'un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle, la « semaine de quatre jours » est très officiellement expérimentée en Grande-Bretagne, en Espagne (4 × 8 heures), au Portugal (4 × 9) et en Belgique (4 × 9 h 30). Elle recueille nombre de satisfecit : marges de manoeuvre et donc réduction d'un absentéisme croissant, puissant moyen d'attractivité et, surtout, de fidélisation des salariés. Mais elle constitue aussi un véritable défi organisationnel pour les entreprises, en particulier pour les PME et dans les secteurs travaillant nécessairement du lundi au samedi. De quoi s'agit-il exactement ?
Avec ou sans réduction de la durée du travail antérieure ? Dans la plupart des cas, il ne s'agit pas de réduction du temps de travail, mais d'une nouvelle répartition. Avec une concentration des tâches, certes propice à une meilleure organisation des réunions et à moins de présentéisme contemplatif postprandial, mais aussi à des déjeuners de dix minutes devant son ordinateur et à la raréfaction des pauses pourtant nécessaires à la vie d'une collectivité de travail, où se règle en trois minutes ce qui aurait nécessité vingt-trois courriels.
Avec, ou sans réduction de la rémunération ? Au-delà de la protection sociale ou de la retraite, cette question est déterminante, surtout en nos temps d'inflation. Mais la semaine de quatre jours peut aussi constituer une alternative à une forte augmentation des salaires côté entreprise avec la possibilité de rétablir un minimum d'équité entre les populations télétravaillant depuis deux ans et celles devant toujours venir sur place.
Semaine de quatre jours… de travail ou de bureau ? C'est la nouveauté de fin 2022 : certaines sociétés y voient l'occasion de fermer le vendredi des immeubles désertés, avec de substantielles économies de chauffage avec ce week-end de trois jours. Mais les prestataires ne devront pas être oubliés : les salariés devant alors télétravailler de chez eux réclameront une indemnisation adéquate.
Du côté du droit, un accord de branche ou d'entreprise peut permettre ce passage ; côté employeur tenu à une obligation de sécurité, ces horaires quotidiens à rallonge peuvent devenir problématiques : il faut donc suivre de près le taux d'accidents de travail et l'évolution des risques psychosociaux.
Pour les cadres en forfait jours, il est possible de prévoir, avec leur accord, 175 jours annuels au lieu de 218, avec abattement salarial proportionnel.
Mais les encadrants pourront-ils vraiment rester trois jours sans consulter leurs mails professionnels ? Sans parler de leur doute à l'égard de leurs troupes restées au travail quand eux sont en journée « off ».
En cas de nécessaire continuité du lundi au samedi (par exemple, dans les grands magasins), il faut prévoir des équipes distinctes avec des binômes polyvalents, ou des salariés d'astreinte pour parer à d'éventuels problèmes, ce qui se révèle compliqué sur le plan de l'organisation.
Les entreprises signeront donc un accord expérimental à durée déterminée d'un an. Sans ignorer l'effet cliquet prévisible s'agissant des (meilleurs) salariés habitués à ce nouveau rythme, et qui ne souhaiteront pas revenir à l'ancien.
Au-delà des vertigineux problèmes de financement qui nous attendent, cette nouvelle « semaine des quatre jeudis » au bilan énergétique à préciser, s'additionnant parfois à un ou deux jours de télétravail, est-elle raisonnable en termes de vie collective, et pour chaque équipe de travail ?
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L'article suivant reflète la situation d'un centre hospitalier d'Ile-de-France. Malheureusement, il faut bien reconnaître que cette triste réalité reflète bien l'état général de l'hôpital en France.
Plus d’un mois avant les élections professionnelles, qui se déroulent en ce moment, les syndicats CGT, Sud et FO ont déposé fin octobre une alerte de danger grave et imminent (DGI) concernant l’hôpital dans sa globalité.
Ils évoquent des personnels « de plus en plus en souffrance, épuisés physiquement et moralement », des « effectifs de tous les services revus à la baisse », et des conditions de travail « de plus en plus précaires ». Les syndicats demandent à la direction « d’agir dans les plus brefs délais pour la sécurité des agents ». Un mois après, ils attendent toujours qu’un plan d’action leur soit proposé par la direction.
« Tous les mois, on constate entre 16 et 20 départs, hors retraites ! s’alarme-t-on à la CGT. Quatorze en septembre, 18 en octobre, 18 en novembre. Certes il y a des arrivées mais on n’est jamais au complet. » Quid de ces départs ? « Certains nous quittent car ils sont mutés ailleurs, d’autres prennent une disponibilité ou démissionnent. Face au salaire insuffisant, à l’épuisement, au manque de reconnaissance et à la culpabilité en cas de problèmes, certaines infirmières préfèrent l’intérim », explique Nicolas Charpentier, délégué CGT.
Selon la CGT, le manque de personnel se répercute forcément sur les malades. Sur leur sécurité d’abord. « Aux urgences, en zone d’attente couchée, on a dix patients maximum. Mais on ne peut pas les surveiller, en raison du manque de soignants. Il peut arriver une chute, un arrêt cardiaque… » Le confort des patients en pâtit aussi. « On ne respecte pas le rythme de ceux qui dorment. Les prélèvements sanguins commencent dès 5 heures du matin car les infirmières courent tellement… »
« Je vois des infirmières et aides-soignantes pleurer car elles ont mal fait leur boulot. »
Il y a depuis fin 2021 un « vrai problème de recrutement d’infirmiers » : en novembre 2022, les postes vacants représentent 4,6 % du total. »
Et ce n'est pas fini...