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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Instantané du dimanche matin.

5 Février 2023, 11:41am

Publié par Bernardoc

Comme chaque semaine je suis allé acheter le journal et le pain. Comme souvent il y avait une énorme queue devant la boulangerie, et mon camarade Jean-Claude, militant communiste bien connu, distribuait des tracts appelant à une conférence-débat sur les retraites demain (la veille de la prochaine manif – midi, place de la Bourse) à St Médard en Jalles.

J'ai été étonné de voir le nombre de Haillanais qui refusaient de prendre le tract unitaire et prétendaient ne pas être concernés. Peut-être était-ce simplement l'anti-communisme primaire, viscéral et maladif, très présent sur notre commune ?

Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir démontré l'unité de la NUPES avec des distributeurs socialistes, écolos, insoumis, voire, pourquoi pas, Génération.s ?

Vu les réactions de mes concitoyens locaux face à la violente attaque de ce gouvernement de droite extrême, le lit pour une accession de la droite à la mairie semble bien préparé...hélas !

Et ce n'est pas fini...

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Cenon

23 Janvier 2023, 19:00pm

Publié par Bernardoc

Un exemple d'expression démocratique dans une commune de gauche de la métropole.

 

 

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Va-t-en guerre.

21 Janvier 2023, 10:16am

Publié par Bernardoc

Emmanuel MACRON : "Nous devons avoir une guerre d'avance"

Quel bel espoir pour nos enfants et petits enfants ! On supprime les diplomates et on augmente d'un tiers le budget militaire auquel on attribue 400 milliards d'euros. Mais d'où sort cet argent magique, quand on sait que le gouvernement s'avoue incapable de trouver 12 milliards (environ 3% de 400) pour compenser le « déficit » passager des retraites ? Est-ce qu'on ne continuerait pas à nous prendre pour des imbéciles ? Est-ce qu'on a jamais résolu des problèmes planétaires par la guerre depuis les Romains jusqu'aux nazis en passant par Napoléon ?

Il me paraît nécessaire de rappeler cette phrase de Louis LECOIN, ce militant pacifiste qui avait réussi à arracher à de Gaulle le statut d'objecteur de conscience : S'il m'était prouvé qu'en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n'élabore pas une SOCIETE HUMAINE sur des monceaux de cadavres.

Brassens disait à peu près la même chose : « Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami. »

Sans oublier le projet de loi déposé il y a une trentaine d'années par de courageux sénateurs socialistes, dont le Girondin Marc BOEUF, pour le désarmement unilatéral de la France.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Poubelles.

20 Janvier 2023, 16:13pm

Publié par Bernardoc

Mais qu'est-ce que c'est que cette nouvelle loi ? Les éboueurs ne vont plus passer à la maison, mais ce sont les habitants qui doivent se déplacer à plusieurs centaines de mètres pour se rendre dans des conteneurs avec leurs sacs. Si c'est pour faire des économies, cela ne sera que pour les collectivités territoriales qui, en réduisant la longueur des tournées, dépenseront moins d'essence et de frais d'entretien des véhicules. Mais cela ne rapportera rien aux ménages qui, en plus de la Taxe sur les Ordures Ménagères, devront payer une redevance supplémentaire s'ils ont plus de 44 x 60 litres d'ordures par an.

On remarque une nouvelle fois l'absence de souci écologique du gouvernement : multiplier le nombre de voitures qu'il faudra utiliser pour se rendre jusqu'aux conteneurs n'est certainement pas un bon point pour le bilan carbone. Sans compter que certains ménages seront amenés à construire un local réfrigéré pour ne pas être empesté en été.

Que risque-t-il de se passer alors ? Au lieu de faire du tri, les gens, lorsqu'ils auront dépassé le quota imposé, mettront leurs ordures dans les bacs en libre accès, ou alors, comme on l'a montré hier soir à la télé, ils laisseront leurs sacs devant le conteneur fermé. Est-ce cela que veut le gouvernement ?

Après la poste, maintenant les poubelles, quel sera le prochain service détruit par ce gouvernement ?

Et ce n'est pas fini...

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Réforme des retraites : le système espagnol, un exemple défaillant

15 Janvier 2023, 11:57am

Publié par Bernardoc

In Libé Matin du 15 janvier 2023

Pour défendre son projet de loi, le gouvernement français fait la comparaison avec l’autre côté des Pyrénées, où l’âge de départ sera bientôt à 67 ans. Périlleux, tant les systèmes sont différents et tant celui de l’Espagne paraît en grande difficulté.

En Espagne, pays dirigé par les socialistes de Pedro Sánchez, allié à Podemos, la retraite est aujourd’hui à 65 ans (66 ans pour ceux qui ont cotisé moins de 37,5 ans) et sera en 2027 à 67 ans. Un héritage de l’ère Zapatero qui, en 2011, a fait voter ce report progressif de deux ans. C’est l’exemple brandi par les partisans de la réforme Macron-Borne pour justifier le report de l’âge légal de départ à la retraite, de 62 à 64 ans. C’est oublier que là-bas, la durée de cotisation est très inférieure à celle fixée en France : en 2022, pour partir à 65 ans, il fallait 37,5 annuités contre 42 (et bientôt 43) en France pour une pension complète.

Oublier aussi que, de l’autre côté des Pyrénées, le taux de remplacement net – soit le montant de la première pension de retraite rapporté à la dernière rémunération perçue en activité – est, selon l’OCDE, de 80 % contre 74 % en France. Oublier, enfin, qu’un récent accord entre syndicats et patronat prévoit d’augmenter dès cette année les pensions de 8,5 %, soit l’équivalent du taux d’inflation moyen l’an dernier : les plus de 65 ans toucheront un minimum de 10 963 euros par an, 13 525 euros pour ceux qui ont la charge d’un ou d’une conjointe.

Mais le système espagnol se porte-t-il mieux que le français ? Pas vraiment… Pour l’heure, on compte environ deux actifs pour un retraité. Et ce, en vertu d’un fonctionnement où seuls 40 % des salariés espagnols touchent plus qu’un retraité moyen. Cette année, le paiement des retraites va demander 224 milliards d’euros, alors que les caisses de la sécurité sociale ne rapportent que 152 milliards d’euros : ce déficit sera comblé par le budget annuel, contribuant ainsi au gonflement de la dette publique au-delà de 125 % du PIB.

Les prédictions d’ici trois décennies sont encore plus inquiétantes. A en croire Eurostat, si rien ne change d’ici 2050, le pays comptera presque autant de salariés que de retraités. L’Autorité indépendante de responsabilité fiscale prédit alors une dette publique à 191 % du PIB. Le pays a l’une des plus longues espérances de vie, près de 84 ans en moyenne, et l’essentiel des baby-boomers (4 millions d’entre eux auront atteint l’âge de la retraite dans dix ans) disposent d’une épargne chiche. Intenable…

Il faudra néanmoins être patient pour connaître les futures règles espagnoles. Attendu fin 2022, l’accord entre partenaires sociaux pour assurer la continuité de l’actuel système se fait attendre. L’équation est ardue pour le ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, José Luis Escrivà.

Les experts estiment qu’il n’existe que trois solutions. Baisser le montant des retraites ? Aucun parti de ne s’y risque. D’autant qu’un accord national, le pacte de Tolède de 1995, a gravé dans le marbre l’obligation de ne pas les désolidariser de l’inflation – accord qu’une commission a le devoir de vérifier tous les cinq ans. Repousser l’âge légal de la retraite ? Personne ne veut y toucher. Modifier le mécanisme de cotisations ? Le gouvernement socialiste – qui a déjà plafonné les retraites les plus élevées (au-dessus de 3 058 euros par mois) – propose une élévation graduelle du montant des cotisations, à hauteur de 30 % entre 2025 et 2050. Mais la Ceoe, syndicat du patronat, s’y refuse, arguant que cela porte préjudice aux entrepreneurs. La négociation est donc pour l’instant bloquée, même si Bruxelles fait pression pour la déverrouiller.

Du côté de l’opposition, les conservateurs du Parti populaire pour qui le «pays a un problème énorme de soutenabilité à moyen et long terme» n’apportent pas d’autres propositions concrètes. A l’orée de cette année électorale – municipales et régionales en mai, générales en décembre –, leur leader, Alberto Núnez Feijóo, s’est fendu d’une promesse d’aides publiques : un chèque de 200 à 300 euros pour 6 des 9 millions de retraités s’il parvient au pouvoir.

L’économiste Javier Díaz-Giménez voit une solution à moyen terme pour régler ce casse-tête d’un système par répartition où tout consensus semble impossible à arracher : «Il faudrait dire aux entreprises que dorénavant toutes les conventions doivent inclure un plan d’épargne retraite et qu’elles ont jusqu’à 2025 pour s’y adapter.» A plus long terme, il recommande de s’inspirer du modèle suédois, mixant des apports au système de répartition global et à des fonds de pension personnalisés.

Et ce n'est pas fini...

 

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Quelques évidences.

12 Janvier 2023, 11:10am

Publié par Bernardoc

Extraits d'un entretien avec Dominique MEDA in Libération du 12/1/23


Assiste-t-on à un démantèlement de l’Etat social ?

Je ne parlerais pas de «démantèlement». Car notre modèle social reste encore très redistributif avec un taux de pauvreté passant de plus de 22 % à un peu plus de 14 % après redistribution, c’est-à-dire le versement des prestations sociales et le prélèvement des impôts directs. Le système social français demeure très protecteur dans son ensemble. Je dirais plutôt qu’on assiste au «détricotage» de l’Etat social.

Le plus inquiétant, c’est qu’il s’accompagne de la dégradation de notre système de santé, particulièrement l’hôpital, sur lequel nous faisons peser depuis des années une pression énorme, et dont la non-augmentation de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est le symbole (1). Le président de la République n’a d’ailleurs pas évoqué ce point dans son dernier discours consacré à la santé. L’Ondam sera-t-il enfin augmenté ?

Une tendance médiatique laisse à penser que les Français auraient perdu le goût de l’effort. Sont-ils devenus des «flemmards» ?

En aucune manière ! Il y a eu, dans certains discours médiatiques, une grande confusion entre ce qu’on appelle «l’économie de la flemme», qui recouvre les nouveaux comportements de ceux qui font désormais leurs achats depuis des applis dans leur canapé, et la façon dont les Français reconsidèrent leur travail. La crise sanitaire a provoqué un énorme choc : certaines personnes dont l’activité a été stoppée nette ont soudainement pris conscience de l’importance du travail mais aussi de l’emprise de leur métier sur leur vie, et de conditions de travail parfois insupportables.

Les études de la Dares ont montré qu’une grande partie des fameuses démissions post-Covid concernent des emplois aux conditions peu attractives marquées par des salaires très bas, des horaires imprévisibles, un manque d’autonomie, une surveillance démesurée, une organisation taylorienne générant du stress. Il y a donc une grande fatigue due à une succession de crises et à des conditions de travail qui se sont dégradées.

Mais il n’y a ni paresse - le taux d’emploi y compris celui des jeunes n’a jamais été aussi élevé - ni fin soudaine de la centralité du travail. L’aspiration à mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle est une tendance de fond qui progresse depuis plus de trente ans, de même que les attentes d’autonomie, d’épanouissement et de sens à l’égard du travail. Comme nous l’avons montré avec mes collègues dans nos travaux, il existe depuis longtemps une forme de polycentrisme des valeurs. On assiste en fait à une accentuation des tendances antérieures sous la pression des crises.

Et ce n'est pas fini...

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Justice : les conséquences de la disparition programmée des jurys populaires

4 Janvier 2023, 17:52pm

Publié par Bernardoc

In L'Humanité du 4 janvier 2023

Une justice pour les citoyens sans les citoyens ? Depuis le 1er janvier, dans la quasi-indifférence générale, un héritage de la Révolution française va petit à petit s’effacer, avec la disparition programmée des jurys populaires dans plus de la moitié des affaires qui relevaient hier des assises.

La faute à la généralisation des « cours criminelles », un dispositif testé depuis 2019 dans quinze départements, officiellement pour réduire les délais de traitement de la justice et répondre au phénomène de « correctionnalisation » des viols, c’est-à-dire la sous-estimation volontaire de ces crimes, afin de les juger plus vite.

Sont visés par cette réforme tous les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion (en première instance), soit en grande majorité des affaires de viol (88 %). Pour ces dossiers, désormais, fini le recours à des citoyens tirés au sort. Seuls des magistrats professionnels officieront, cinq en l’occurrence, au lieu de trois juges et six jurés aux assises.

Prévue par la loi « pour la confiance dans l’institution judiciaire », adoptée il y a un an, cette mesure n’avait pas, à l’époque, suscité d’opposition très visible.

Mais depuis quelques semaines, personnels de justice et élus de gauche semblent avoir retrouvé de la voix pour dire tout le mal qu’ils pensent de cette généralisation des cours criminelles départementales (CCD), que le garde des Sceaux lui-même avait fustigée, quand il était encore avocat. « C’est la mort de la cour d’assises ! tonnait Éric Dupond-Moretti en mai 2020 sur France Info.  La justice est rendue au nom du peuple français et le peuple en est exclu. (…) C’est un projet de la chancellerie, fait par et pour les magistrats. On ne veut plus de jurys populaires dans ce pays. »

Depuis, le ténor du barreau est entré par la grande porte à la chancellerie. Et sa vision s’est adoucie. La réforme ne signifie « absolument pas » la fin des juridictions populaires, a tenté de rassurer le ministre sur RTL, le 22 décembre. Rappelant qu’  « en cas d’appel, l’affaire est jugée par la cour d’assises traditionnelle », il met surtout en avant la réussite supposée des expérimentations menées depuis 2019. « Quand on me dit “ça fonctionne bien, c’est audiencé plus vite, c’est susceptible de régler la correctionnalisation des viols”, le garde des Sceaux (que je suis) ne peut que dire : “On prolonge cette expérience et on la fait nôtre.” »

Sauf que ce tableau paraît bien optimiste. Celui dressé en réalité par le comité d’évaluation et de suivi des cours criminelles départementales est plus nuancé.

Dans son rapport daté d’octobre 2022 et largement passé sous silence depuis par la chancellerie, ce comité, composé de plusieurs professionnels du droit et de quelques élus, est loin de plaider pour la généralisation immédiate du dispositif. Rédigé avec prudence, il réclame des « études supplémentaires » ou de « nouvelles évaluations », avant d’envisager d’appliquer la réforme à tout le territoire.

« En fait, rien ne montre que les objectifs de départ ont été atteints », résume le sénateur écologiste Guy Benarroche, membre du comité. « Sur la correctionnalisation des viols, on n’a pas d’outils de mesure, donc on ne sait pas. Sur les délais de traitement des affaires, il y a certes du mieux, mais avec des disparités territoriales énormes, et ce alors que tout a été fait pour montrer que cela marchait. »

D’après le rapport du comité d’évaluation, le délai d’audiencement d’une affaire serait passé de dix-huit mois en moyenne pour les cours d’assises à douze mois pour les cours criminelles départementales. Une vraie amélioration, mais loin des six mois fixés comme objectif par la loi.

« Sur le papier, c’est une avancée, reconnaît Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature. Sauf qu’elle a été obtenue en mobilisant beaucoup de magistrats du civil dans ces cours criminelles, par exemple des juges des enfants ou des affaires familiales qui, du coup, n’assuraient plus leurs tâches habituelles. On l’a vu à Nantes et à Toulouse. En réalité, l’institution n’a pas du tout les moyens d’appliquer une telle réforme. »

Un avis partagé par Ludovic Friat, son homologue de l’Union syndicale des magistrats. « Avec ces cours criminelles, on ponctionne une ressource rare », ce qui peut conduire à « l’embolie » d’une institution déjà très fragilisée, alerte le représentant syndical.

Sur la durée des audiences aussi, les gains s’avèrent décevants. Le comité d’évaluation a analysé 387 affaires jugées par ces cours criminelles : celles-ci ont nécessité 863 jours d’audience, quand il en aurait fallu 982 en cour d’assises, soit une baisse minime de 12 %, quand le législateur espérait pouvoir se passer d’une journée d’audience sur les trois habituellement prévues aux assises.

« Ces économies sont largement perdues, car les cours criminelles suscitent un taux d’appel (21 %) supérieur aux assises classiques (15 %) », constate Stéphane Maugendre, avocat au barreau de Seine-Saint-Denis et membre du Syndicat des avocats de France. « Or, en appel, ce sont trois magistrats et neuf jurés qui sont mobilisés. On perd d’un côté ce qu’on gagne de l’autre. »

 

Par ailleurs, si ces décisions rendues par les cours criminelles semblent moins bien acceptées par les justiciables, cela ne doit rien au hasard, pointent les opposants aux cours criminelles.

« Avec ces cours, on rogne sur la qualité de la justice, explique Kim Reuflet.  En l’absence de jurés citoyens, le contradictoire et l’oralité des débats sont écornés, et les décisions moins bien expliquées. »

Une tendance qui devrait s’accentuer à l’avenir, craint Laurent Caruso, bâtonnier de l’Essonne. « Demain, tout pourrait se jouer lors de l’audience préparatoire, entre professionnels, ce qui donnera des décisions encore moins bien acceptées », dit l’avocat.

Et ce n'est pas fini...

 

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La menace existe toujours.

3 Janvier 2023, 11:47am

Publié par Bernardoc

La guerre engagée le 24 février dernier par la Russie à l’encontre de l’Ukraine fait peser une lourde menace nucléaire sur la population de l’Ukraine et des pays environnants.

Vladimir Poutine agite la menace de la bombe atomique et si de nombreux experts minimisent le risque de déclenchement d’une guerre nucléaire, un dérapage ne peut être exclu. Dès le début du conflit, certains responsables occidentaux ont bombé le torse pour rappeler qu’eux aussi ont la bombe et "que l’Alliance atlantique est une alliance nucléaire".

10 mois après le début du conflit, le constat est flagrant : loin de garantir la paix, la présence des armes nucléaires est un instrument de chantage qui permet à la Russie de continuer ses destructions

Ce chantage à l’extermination de l’humanité doit cesser !

Il est urgent de réactiver le régime de désarmement nucléaire au sein de l’ONU et le renforcement de la mobilisation en vue de l’élimination de toutes les armes nucléaires, comme le prévoit le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN).

Le Réseau “Sortir du nucléaire” est une association totalement indépendante, et nous y tenons. Nous savons que les temps sont difficiles pour toutes et tous mais vos dons nous sont précieux, notamment les dons réguliers par prélèvement. Ils garantissent la pérennité de nos actions et celle des collectifs qui se mobilisent à nos côtés !

Et ce n'est pas fini...

 

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Il faut empêcher que l’hôpital public ne redevienne l’hospice du XIX e  siècle

22 Décembre 2022, 11:47am

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 22 décembre 2012 (extraits)

Un collectif de plus de 5 000 médecins, soignants et agents hospitaliers s’adresse au président de la République, Emmanuel Macron,et présente « quatre propositions concrètes pour sauver l’hôpital public »

Les pouvoirs publics, à commencer par le chef de l’État lui-même, doivent avoir conscience que l’hôpital public est en train de se fissurer et bientôt de s’écrouler. Aujourd’hui, il s’agit ni plus ni moins d’empêcher que l’hôpital public ne redevienne l’hospice du XIXe siècle. Les alertes ont été nombreuses et notamment la démission de leurs fonctions administratives de plus de 1 000 chefs de service en janvier 2020. Depuis, il y a eu le Covid-19 et l’hôpital s’est organisé et a fait face.

Le Ségur de la santé, en juillet 2021, a suscité de grands espoirs, mais n’a rien réglé. Les 19 milliards d’euros attribués à cette occasion sont prévus sur dix ans, alors que depuis quinze ans l’hôpital public doit subir plusieurs milliards ­d’économies chaque année. La fuite ­massive des soignants de l’hôpital se poursuit, malgré la revalorisation financière qui a permis de faire passer le salaire des infirmières de la 27e place, sur vingt-neuf des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, à tout juste la moyenne de ces pays. Près de 20 % des lits sont fermés par manque d’effectifs. L’hôpital public n’est plus capable d’amortir la moindre crise sanitaire, même si elle est prévisible, comme la chaleur en été et la bronchiolite en hiver. La priorité est d’agir sur les conditions de travail. Nous renouvelons avec force quatre propositions concrètes pour sauver l’hôpital public, qu’il est possible de mettre en œuvre très rapidement.

Premièrement, la sécurisation des soignants dans un service défini avec un horaire défini et un ratio maximal de patients par infirmière.

Pour appliquer ces ratios, il est ­nécessaire d’embaucher environ 100 000 infirmières.

Ensuite, la poursuite de la revalorisation financière amorcée par le Ségur.

Puis : un vrai changement de gouvernance. Chaque service doit être libre de proposer son organisation, ses horaires de travail et doit pouvoir gérer le recrutement de son personnel avec les ratios indiqués plus haut.

Enfin, un changement du mode de financement s’impose. Tant que le financement de l’hôpital sera essentiellement basé sur la tarification à l’activité, la prime à la rentabilité de chaque séjour perdurera avec son côté inflationniste et dévastateur sur les conditions de travail.

Les mesures déjà prises à l’initiative du président de la République sont loin d’être négligeables, mais elles ont été insuffisantes pour corriger quinze ans de restrictions. Dix-huit mois après le Ségur de la santé, la situation s’est encore aggravée et la confiance des soignants s’est profondément dégradée. L’hôpital public est le socle commun indispensable auquel tous les citoyens sont attachés. Le système hospitalier français était à la fin du XXe siècle un des fleurons de notre pays permettant un égal accès à des soins de qualité à chacun, quels que soient ses revenus et sa condition. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La triple épidémie actuelle de Covid-19, de grippe et de bronchiolite épuise son personnel et amène à annuler ou à repousser beaucoup d’autres soins, ce qui entraîne des pertes de chances importantes pour beaucoup de malades.

Face à cette dégradation sans précédent de notre système hospitalier, l’engagement et l’action du chef de l’État, qui a si bien qualifié l’hôpital public de « trésor de la République », sont devenus indispensables. Il y a urgence.

par  Un Collectif De Plus De 5000 Médecins, Soignants et Agents Hospitaliers

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Pouvoir d’achat : combien les Français ont-ils perdu ?

21 Décembre 2022, 16:09pm

Publié par Bernardoc

In L'actu Radins.com du 20 décembre 2022

 

Une nouvelle étude de l’Insee révèle que les ménages français ont perdu du pouvoir d’achat. Cette perte est liée à la hausse des prix et ce, malgré les aides de l’État qui ne suffisent pas à compenser la hausse des prix.

Remise à la pompe, chèque énergie exceptionnel, bouclier tarifaire… Selon le ministère de l’Économie, en 2022, l’État a dépensé 41 milliards d’euros pour permettre aux Français de résister à l’inflation et à la hausse des prix. Malgré l’ensemble de ces aides, le constat est sans appel : le pouvoir d’achat est en berne.

Selon l'étude de l’Insee publiée lundi 19 décembre 2022, « entre janvier 2021 et juin 2022, le pouvoir d’achat des ménages a été affecté par la hausse des prix de l’énergie (électricité, gaz, fioul et carburants) ». Sur cette période, « le revenu disponible moyen, intégrant ces aides et corrigé des dépenses énergétiques, est 720 euros plus bas que ce qu’il aurait été si les prix étaient restés ceux de 2020, soit – 1,3 % ».

Globalement, en un an et demi, tous les prix ont augmenté par rapport à leur moyenne de 2020. Dans le détail, l’essence a pris +20%, le diesel +24%, le gaz +37%, l’électricité +5% et le fioul domestique +41%.

Qui est le plus affecté par cette baisse de pouvoir d’achat ? Tout le monde. Cependant, les ménages les plus affectés sont ceux qui habitent en dehors des villes car ils consomment plus de carburant. Leur perte de revenu après versement des aides, s’élèverait à 910 € en moyenne (– 1,7%), contre 780 € dans les villes de moins de 20.000 habitants (– 1,6%), 650 € dans celles de 200.000 à moins de 2 millions d’habitants (– 1,2%), ou encore 580 € pour les ménages vivant dans l’agglomération de Paris.

Et ce n'est pas fini...


 

 

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