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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

La bête immonde.

8 Décembre 2022, 15:48pm

Publié par Bernardoc

Il y a quelques semaines, une horde de délinquants masqués et armés déboulait dans le quartier St Michel de Bordeaux ; leur but : casser du bougnoule.

Hier, à l'université Bordeaux-Montaigne, les mêmes dangereux fascistes ont tenté d'interdire de paroles deux députés, c'est à dire des représentants du peuple. Leur tort : c'étaient des députés insoumis, et en plus, circonstance agravante comme dirait le député que les Médocons sont fiers d'avoir élu, l'un était noir !

Ces dangereux abrutis ont remis ça un peu plus tard en essayant d'interrompre une représentation théâtrale.

Ces deux fois la police a dû intervenir.

Et ce matin, à la radio, on interrogeait un professeur nouvellement nommé au Collège de France sur la chaire de l'histoire des Lumières. Visiblement, certains sont toujours dans les ténèbres.

Cela me rappelle les années pré-68 où c'était le genre de dialogue qu'entretenait le groupuscule Occident, avant que ses membres ne fassent carrière au RPR et à tous les avatars qui ont suivi.

Entre les partisans du wokisme qui n'ont pas bien assimilé l'histoire mondiale de la France et les violentes attaques fascistes qui prônent les autodafés, il est absolument nécessaire de se mobiliser si nous voulons sauver notre République.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Quelques titres dans la presse d'aujourd'hui.

7 Décembre 2022, 15:58pm

Publié par Bernardoc

Retraites : faut-il craindre une grève générale en janvier ? La Tribune


 

La crainte des grèves « gilets jaunes »

Retraites : le rendez-vous des syndicats dans la rue en janvier. Les Echos


 

Le chaos et la hausse du Navigo

La France compte près de 5 millions de pauvres. L'Humanité


 

En France, un tiers des pauvres sont des enfants. Libération


 

Des ouvriers sans papiers sur les chantiers olympiques Le Monde

A part ça, tout va bien !

Et ce n'est pas fini...


 

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Faut-il passer à la « semaine de quatre jours » ?

6 Décembre 2022, 17:34pm

Publié par Bernardoc

Jean-Emmanuel RAY in Les Echos du 6 décembre 2022

Intéressant article qui fait bien le tour de la question. Pour nous, à la CGT qui demandons les 32 heures, l'exemple espagnol (ministre du travail communiste) devrait nous convenir.

Ardente obligation d'une transition énergétique rapide, chauffage de vastes bureaux presque vides, souhait de collaborateurs - pas tous en télétravail - d'un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle, la « semaine de quatre jours » est très officiellement expérimentée en Grande-Bretagne, en Espagne (4 × 8 heures), au Portugal (4 × 9) et en Belgique (4 × 9 h 30). Elle recueille nombre de satisfecit : marges de manoeuvre et donc réduction d'un absentéisme croissant, puissant moyen d'attractivité et, surtout, de fidélisation des salariés. Mais elle constitue aussi un véritable défi organisationnel pour les entreprises, en particulier pour les PME et dans les secteurs travaillant nécessairement du lundi au samedi. De quoi s'agit-il exactement ?

Avec ou sans réduction de la durée du travail antérieure ? Dans la plupart des cas, il ne s'agit pas de réduction du temps de travail, mais d'une nouvelle répartition. Avec une concentration des tâches, certes propice à une meilleure organisation des réunions et à moins de présentéisme contemplatif postprandial, mais aussi à des déjeuners de dix minutes devant son ordinateur et à la raréfaction des pauses pourtant nécessaires à la vie d'une collectivité de travail, où se règle en trois minutes ce qui aurait nécessité vingt-trois courriels.

Avec, ou sans réduction de la rémunération ? Au-delà de la protection sociale ou de la retraite, cette question est déterminante, surtout en nos temps d'inflation. Mais la semaine de quatre jours peut aussi constituer une alternative à une forte augmentation des salaires côté entreprise avec la possibilité de rétablir un minimum d'équité entre les populations télétravaillant depuis deux ans et celles devant toujours venir sur place.

Semaine de quatre jours… de travail ou de bureau ? C'est la nouveauté de fin 2022 : certaines sociétés y voient l'occasion de fermer le vendredi des immeubles désertés, avec de substantielles économies de chauffage avec ce week-end de trois jours. Mais les prestataires ne devront pas être oubliés : les salariés devant alors télétravailler de chez eux réclameront une indemnisation adéquate.

Du côté du droit, un accord de branche ou d'entreprise peut permettre ce passage ; côté employeur tenu à une obligation de sécurité, ces horaires quotidiens à rallonge peuvent devenir problématiques : il faut donc suivre de près le taux d'accidents de travail et l'évolution des risques psychosociaux.

Pour les cadres en forfait jours, il est possible de prévoir, avec leur accord, 175 jours annuels au lieu de 218, avec abattement salarial proportionnel.

Mais les encadrants pourront-ils vraiment rester trois jours sans consulter leurs mails professionnels ? Sans parler de leur doute à l'égard de leurs troupes restées au travail quand eux sont en journée « off ».

En cas de nécessaire continuité du lundi au samedi (par exemple, dans les grands magasins), il faut prévoir des équipes distinctes avec des binômes polyvalents, ou des salariés d'astreinte pour parer à d'éventuels problèmes, ce qui se révèle compliqué sur le plan de l'organisation.

Les entreprises signeront donc un accord expérimental à durée déterminée d'un an. Sans ignorer l'effet cliquet prévisible s'agissant des (meilleurs) salariés habitués à ce nouveau rythme, et qui ne souhaiteront pas revenir à l'ancien.

Au-delà des vertigineux problèmes de financement qui nous attendent, cette nouvelle « semaine des quatre jeudis » au bilan énergétique à préciser, s'additionnant parfois à un ou deux jours de télétravail, est-elle raisonnable en termes de vie collective, et pour chaque équipe de travail ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Avec « 20 départs tous les mois », l’hôpital souffre du manque d’effectifs

5 Décembre 2022, 20:01pm

Publié par Bernardoc

D'après Le Parisien du 5 décembre 2022

L'article suivant reflète la situation d'un centre hospitalier d'Ile-de-France. Malheureusement, il faut bien reconnaître que cette triste réalité reflète bien l'état général de l'hôpital en France.

Plus d’un mois avant les élections professionnelles, qui se déroulent en ce moment, les syndicats CGT, Sud et FO ont déposé fin octobre une alerte de danger grave et imminent (DGI) concernant l’hôpital dans sa globalité.

Ils évoquent des personnels « de plus en plus en souffrance, épuisés physiquement et moralement », des « effectifs de tous les services revus à la baisse », et des conditions de travail « de plus en plus précaires ». Les syndicats demandent à la direction « d’agir dans les plus brefs délais pour la sécurité des agents ». Un mois après, ils attendent toujours qu’un plan d’action leur soit proposé par la direction.

« Tous les mois, on constate entre 16 et 20 départs, hors retraites ! s’alarme-t-on à la CGT. Quatorze en septembre, 18 en octobre, 18 en novembre. Certes il y a des arrivées mais on n’est jamais au complet. » Quid de ces départs ? « Certains nous quittent car ils sont mutés ailleurs, d’autres prennent une disponibilité ou démissionnent. Face au salaire insuffisant, à l’épuisement, au manque de reconnaissance et à la culpabilité en cas de problèmes, certaines infirmières préfèrent l’intérim », explique Nicolas Charpentier, délégué CGT.

Selon la CGT, le manque de personnel se répercute forcément sur les malades. Sur leur sécurité d’abord. « Aux urgences, en zone d’attente couchée, on a dix patients maximum. Mais on ne peut pas les surveiller, en raison du manque de soignants. Il peut arriver une chute, un arrêt cardiaque… » Le confort des patients en pâtit aussi. « On ne respecte pas le rythme de ceux qui dorment. Les prélèvements sanguins commencent dès 5 heures du matin car les infirmières courent tellement… »

« Je vois des infirmières et aides-soignantes pleurer car elles ont mal fait leur boulot. »

Il y a depuis fin 2021 un « vrai problème de recrutement d’infirmiers » : en novembre 2022, les postes vacants représentent 4,6 % du total. »

Et ce n'est pas fini...


 

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Journée internationale des droits de l'enfant.

20 Novembre 2022, 17:58pm

Publié par Bernardoc

La protection de l’enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation.

Le droit à la sécurité des enfants victimes de violences
  • Selon la CIIVISE, une personne sur dix a été victime de violences sexuelles dans son enfance soit 5,5 millions de femmes et d'hommes.

  • Chaque année 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles.

Les droits des enfants dans le champ du numérique
  • Les enfants de 3 à 17 ans passent en moyenne 3 heures/jour devant les écrans (1h40 par jour pour les enfants de 3-6 ans).

  • 44% des parents ne se sentent pas ou pas suffisamment accompagnés dans l’encadrement des pratiques numériques de leurs enfants.

Le droit des enfants en situation de handicap
  • A la rentrée 2022 plus de 430 000 enfants en situation de handicap ont été accueillis dans les établissements scolaires.

  • 50% des enfants confiés à l’ASE connaissent des troubles psychiques (5 fois plus qu’en population générale) 

La protection des enfants victimes de prostitution
  • En France, chaque année, entre 7 000 et 10 000 enfants seraient victimes de prostitution, une évaluation approximative et probablement en dessous de la réalité. 

  • Les victimes de prostitution de mineurs sont majoritairement des filles issues de tous les milieux sociaux âgées entre 13 et 17 ans.

L’accès à la culture pour tous les enfants 
  • En 2019-2020, 1 071 017 écoliers et 462 430 collégiens ont participé aux dispositifs « école et cinéma » et « collège au cinéma » permettant aux enfants de se rendre avec leur classe au cinéma 

L’accès aux sports pour tous les enfants
Et ce n'est pas fini...  

 

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Entre droite et macronistes, l’opposition n’est que de forme sur la réforme des retraites

14 Novembre 2022, 10:57am

Publié par Bernardoc

C'est un titre de La Croix du 14 novembre 2022, qui sonne comme une découverte. Mais enfin, qui a jamais douté que la macronie soit ailleurs qu'à droite (extrême) ?

A-t-on oublié que Macron avait été ministre sous Hollande et les (mauvaises) actions dont il s'était rendu coupable ?

A-t-on oublié l'augmentation de plus de 20% de la CSG ?

A-t-on oublié l'ouverture des magasins le dimanche ? Pourtant ce président qui aime bien fréquenter le Vatican ne sait-il pas que c'est le jour de la messe ?

A-t-on oublié tous les cadeaux faits au grand patronat ?

A-t-on oublié la suppression de l'ISF ?

A-t-on oublié la féroce répression des gilets jaunes ?

A-t-on oublié la volonté de mettre notre Sécu (issue des généreuses idées du Conseil National de la Résistance) en danger en multipliant les dispenses de cotisations sociales pour les patrons ?

A-t-on oublié la volonté de faire passer la formation professionnelle sous la coupe des régions et du patronat ?

Je pourrais continuer la litanie encore longtemps, mais je pense que ces exemples sont suffisants pour mettre un terme à cette feinte surprise. Même le Modem, qui n'est pourtant pas un mouvement de gauche, commence à s'en rendre compte : entre droite et droite extrême, il est de plus en plus difficile de faire une différence.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Triste bilan pour le gouvernement !

13 Novembre 2022, 19:05pm

Publié par Bernardoc

Les chiffres du chômage du 3ème trimestre 2022 viennent d'être publiés par la Dares. Cette fois-ci, il semble plus compliqué pour le gouvernement de s'appuyer sur les chiffres de la seule catégorie A (personne n’ayant pas travaillé du tout) pour dire que tout s’améliore.

En effet, à l'aune du passage en force de la réforme d'assurance chômage par le gouvernement, le nombre de travailleurs privés d'emploi en catégorie A cesse de baisser et stagne en France hexagonale. En revanche, pour les travailleurs en activité très réduite (catégorie B), le nombre d'inscriptions a augmenté de 5,5% sur un trimestre.

Non seulement, le nombre de privés d'emploi augmente au total toutes catégories mais les salariés en contrat précaire sont de plus en plus nombreux.
Cela n’empêche pas le gouvernement de persister : il faudrait réduire, à nouveau, les droits à l'indemnisation des privés d'emploi.
Les mesures de casse du Code de travail, ajoutées à celles de baisse des droits des chômeurs, ont des effets catastrophiques :

  • les inscriptions à Pôle emploi à la suite de contrats de moins de 20h ont augmenté de 12% sur un trimestre ;

  • les inscriptions à la suite de contrats d'intérim se sont accrues de plus de 22% sur un an !

  • les radiations administratives ont, dans le même temps, progressé de 9,6% ;

  • la part de demandeurs d'emploi indemnisés a diminué de 18,7% sur un an, France entière.

Alors que le projet de loi, actuellement débattu au Sénat, visant le « plein emploi » donne les clefs au gouvernement pour légiférer sur les règles d'assurance chômage, il serait bon de s'interroger sur les effets de sa précédente réforme qui précarise, non seulement, les privés d'emploi mais aussi les travailleurs et pour laquelle aucune étude d’impact n’a été réalisée.
La Dares estime que, pour le deuxième trimestre 2022, seules 45,5 % des personnes inscrites à Pôle emploi sont indemnisées. Cette donnée, ajoutée au récent rapport sur le non-recours au droit (selon lequel jusqu’à 800 000 potentiels allocataires ne sont pas recherchés) ainsi qu'aux projets du gouvernement pour le régime d'assurance chômage, ne laisse aucun doute quant à la volonté du gouvernement de précariser les travailleurs privés d'emploi et les salariés dans leur ensemble.

Face à de tels chiffres du chômage, la CGT réaffirme son opposition au projet de loi visant le plein emploi ainsi qu'aux projets de décrets du gouvernement sur l'assurance chômage. Ces mesures vont contraindre les demandeurs d’emploi à accepter les postes vacants à des conditions souvent déplorables, empêchant ainsi les travailleurs de s’imposer dans un quelconque rapport de force quant à leurs conditions salariales.

En cette période d’inflation où les mobilisations sur les salaires s’intensifient, toutes ces mesures font craindre une paupérisation générale des travailleuses et travailleurs, privés d’emploi ou non.

Et ce n'est pas fini...


 

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En métropole, la précarité des étudiants ultramarins

8 Novembre 2022, 12:23pm

Publié par Bernardoc

par  Denis Peiron in La Croix du 8 novembre 2022

 

Encore une lutte à mener pour la dignité.

C’est avec émotion mais sans surprise qu’Anne-Claire a découvert sur Internet la vidéo, devenue virale, dans laquelle Maëlle, élève de Sciences Po, alerte, en pleurs, sur ses difficultés financières. Comme elle, cette étudiante en psycho à l’université de Montpellier a 20 ans et vient de La Réunion. Comme elle, Anne-Claire sait ce que« vivre avec 100 € par mois » signifie. « C’était le montant de ma bourse, l’an dernier. Depuis que ma petite sœur étudie aussi, il est passé à 180 €. Mais cela ne suffit toujours pas à payer ma chambre de cité U, même après déduction de l’aide personnalisée au logement. »

Avec un seul salaire, les parents d’Anne-Claire apportent tant bien que mal le complément. Mais il suffit d’un imprévu pour que la situation devienne critique. Comme lorsque la jeune fille s’est fait voler sa carte bancaire. « Pendant des semaines, j’ai dû recourir à des paniers alimentaires », confie l’étudiante.

Ces paniers, c’est Solidarité DOM-TOM qui les distribue. « Après le Covid, la fréquentation de notre épicerie solidaire a triplé », observe le directeur Jean-Marie Bargot. Les étudiants ultramarins ne sont pas les seuls à y acheter pour 5 € de quoi se nourrir une ou deux semaines. Mais c’est à eux que s’adressent les autres activités de cette association presque trentenaire, comme les ateliers cuisine ou couture, « avec confection de coffrets destinés à ceux, nombreux, qui ne fêteront pas Noël en famille » (1).

Précarité et isolement vont souvent de pair, comme le montre l’exemple d’Ansufiddine, originaire de Mayotte, venue à ­Bordeaux étudier les langues. Sa bourse s’élève à 500 € par mois. « Mais en cité U, j’ai trouvé seulement un lit, une table, une chaise. J’ai donc dû investir dans de la vaisselle et un four micro-ondes. » Venant d’une île où les températures ne tombent jamais sous les 20 °C, Ansufiddine doit aussi refaire sa garde-robe… Des dépenses qui l’amènent à refuser des sorties au resto ou au ciné. Et qui conduisent d’autres étudiants « à sauter un repas par jour », déplore Alaouiya Mabhane, présidente de l’association Mayotte Gironde.

« Les étudiants ultramarins connaissent des difficultés identiques à celles des autres étudiants français, auxquelles s’ajoutent des problématiques semblables à celles des étudiants internationaux », analyse Loïc Iscayes, président du réseau Jeunesse outre-mer. Un exemple ? « De peur de se retrouver impuissants en cas de loyers impayés, certains bailleurs hésitent à louer si le garant réside à 10 000 kilomètres. »Plus ou moins grand, le décalage culturel est souvent renforcé par des remarques déplacées sinon malveillantes, prolonge, « sans verser dans la victimisation », Kévin Padelo, président de Martinique Ambition jeunes. « À mon inscription en DUT, j’ai eu beau répéter que j’étais français, la secrétaire m’a réclamé avec insistance un titre de séjour ! »

Son association propose aux étudiants ultramarins une prise de contact avant même qu’ils ne partent pour la métropole. L’accompagnement qu’elle leur propose ensuite inclut aussi, le cas échéant, un suivi par des psychologues bénévoles. « En plus du dépaysement, ces jeunes ressentent souvent une forte pression. Car ils savent que leur famille, dans un contexte social tendu, consent des sacrifices pour financer leurs études. » Visionnée sept millions de fois, la vidéo de Maëlle aura aidé à prendre conscience des conditions d’études des Ultramarins en métropole. Un sujet qui s’invite dans les concertations en cours sur la vie étudiante, avec en ligne de mire une refonte des bourses. « Des dispositifs spécifiques existent déjà, fait néanmoins valoir le ministère de l’enseignement supérieur. Des seuils inférieurs s’appliquent pour le calcul des bourses des Ultramarins. Et parce qu’ils ne peuvent pas toujours rentrer dans leur famille l’été, ces étudiants bénéficient de douze mois de bourse au lieu de dix. »

De mon temps, on pouvait s'appuyer sur l'Unef, mais qu'est-elle devenue ?

Et ce n'est pas fini...

 

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De l'utilité des conflits sociaux

7 Novembre 2022, 18:24pm

Publié par Bernardoc

In La Tribune du 5 novembre 2022 (extraits)

Par André YCHE, Président du conseil de surveillance chez CDC Habitat.

 

Le mouvement de grève qui a perturbé, ces dernières semaines, le fonctionnement des raffineries pétrolières a mis en évidence les deux problèmes fondamentaux de l'économie française, à savoir l'accès aux ressources et la productivité, c'est-à-dire ce qu'il est convenu de nommer « pouvoir d'achat », qui n'en est, in fine, que le reflet...

Là où la CGT a bien raison de mettre en évidence la malignité d'un « Dieu jaloux », c'est que tous les « détours de production » imaginés par l'homme pour s'exonérer de la rareté des biens essentiels (l'eau, l'énergie, la nourriture) engendrent de nouvelles raretés, sur des biens longtemps inaccessibles : l'essence par exemple.

Donc, l'humanité ne saurait s'extraire de la rareté, car elle est le ressort indispensable du progrès qui s'efforce de la repousser pour, toujours, à peine vaincue, la retrouver l'instant d'après.

C'est que la rareté est multiforme : rareté absolue : l'or, les diamants ; mais d'où tiennent-ils leur valeur, sinon de la rareté ? Le pétrole, est-ce bien sûr ? Sicco Mansholt et le Club de Rome, dans les années 1970, nous prédisaient l'apocalypse des énergies fossiles avant la fin du XXe siècle... « Ma sœur, ne vois-tu rien venir ? ». Mais autant que la rareté, le mythe de la rareté est source de progrès.

Ainsi en est-il de la rareté de la monnaie, qui fait sa valeur, exprimée par le taux d'intérêt associé à l'emprunt ou au placement. Pour favoriser la croissance, une politique monétaire expansionniste fait baisser les taux d'intérêt, jusqu'au moment où l'abondance de monnaie, au lieu de servir à la croissance de l'économie réelle, engendre une poussée des prix. L'inflation est donc la sanction de la prodigalité et conduit à la « frugalité ».

Il en va de même pour les dépenses publiques : l'abondance de la monnaie, en réduisant le taux d'intérêt, suscite l'illusion passagère, le mirage pourrait-on dire, de la gratuité de l'endettement qui vient combler le déficit budgétaire de façon indolore.

Mais le contribuable n'est pas dupe et à partir d'un certain niveau de dette (90% du PIB selon Olivier BLANCHARD, ex « Chief economist » du FMI), il réduit ses dépenses et accumule des liquidités pour s'acquitter des impôts futurs. Donc, le laxisme d'un jour met fin à l'abondance du lendemain.

En bref, la rareté peut être organisée. Elle peut même résulter de la recherche de sobriété.

À certains égards, le pouvoir d'achat, en ce qu'il représente la contrepartie d'un travail, facteur de production essentiel, relève d'une problématique analogue. À paramètres constants (rémunération du capital et des dirigeants, prélèvements fiscaux et parafiscaux), la rémunération des salariés dépend essentiellement du coût des autres intrants (énergie, matières premières, composants, services à la production) et de l'efficience des processus de combinaison de ces intrants, en regard de la valeur du produit fini, s'agissant de son utilité (la demande solvable) et de sa rareté. En synthèse, le pouvoir d'achat est une fonction directe de la productivité, c'est-à-dire de la sobriété dans l'usage des facteurs de production.

Nous y voilà ! Tous les écologistes n'en sont pas persuadés, mais en réalité, ils militent en faveur d'un effort de productivité ! Et tous les militants de la CGT ne le savent peut-être pas, mais leurs manifestations n'ont pour effet réel que d'attirer l'attention des « masses » sur les deux problèmes fondamentaux du pays : l'accès aux ressources essentielles (l'énergie, les minerais, les données, les technologies, l'espace, les normes et le droit, en bref, tout ce qui constitue la souveraineté) et la productivité, c'est-à-dire la manière de les utiliser.

Ainsi en est-il, par exemple, de la décarbonation, idéal admirable dans un univers dont l'existence organique est fondée sur le carbone. Prenons l'exemple de la mobilité décarbonée et donc, à base d'électricité, quelle qu'en soit l'origine : un véhicule électrique nécessite beaucoup plus de métaux, et donc de minerais, qu'un véhicule thermique. L'accès à ces minerais implique l'exploitation de gisements (nouveaux, mais adverses par rapport à la doxa écologiste, ou anciens, à travers la réexploitation des extractions minières des siècles précédents, et tout aussi problématiques). Ainsi, en dehors de ses fondamentaux rationalistes, l'écologie, comme la Révolution, « dévore ses propres enfants » (Pierre Victorien VERGNIAUD, 1793).

Et donc, la CGT fait incontestablement œuvre utile en nous mettant en face de nos contradictions et des enjeux essentiels pour le pays : l'accès aux ressources et la productivité. Que les récents conflits sociaux ne sont-ils pas justifiés en ces termes, qui recueilleraient une large adhésion citoyenne !

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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Publié depuis Overblog

4 Novembre 2022, 10:15am

Publié par Bernardoc

Pouvoir d'achat : les salariés ont-ils perdu la partie ?


vendredi 4 novembre 2022

NOUVEL OBS.COM
(extraits)


Qui va payer la facture de l'envolée des prix ?

Entreprises, à vous de jouer ! C'est le message principal qu'a envoyé Emmanuel Macron sur France 2, mercredi 26 octobre, quand il a été interrogé sur les salaires. Le chef de l'Etat a écarté toute mesure d'indexation sur l'inflation - c'est-à-dire d'augmentation automatique des salaires, pour répondre à la hausse des prix. « Je ne veux pas être démago, a-t-il lancé. Nous ne sommes pas dans une économie administrée. Les hausses de salaire, ce n'est pas l'Etat qui les décide. [...] Sinon, on détruit des emplois. », sans pourtant susciter d'écho chez les patrons. Après trente années de quasi-stabilité, les prix ont bondi de 6,2 % en douze mois, avec des pointes
encore plus aiguës sur l'essentiel : l'alimentation et l'énergie.

Le choc hivernal est d'autant plus brutal que ni les patrons ni les syndicalistes n'avaient intégré ces données lorsqu'ils avaient négocié les dernières augmentations annuelles. Résultat : les premiers conflits sociaux ont éclaté.

Dans les raffineries, bien sûr, où les grèves ont contraint TotalEnergies à concéder 7 % d'augmentation de salaire, plus 3 000 à 6 000 euros de primes.
Dans les usines du producteur de lubrifiant Lubrizol, qui a fini par accepter 8,3 % d'augmentation. Ou encore chez le transporteur Breger, installé à Laval, où une seule journée de débrayage a suffi pour obtenir des hausses de salaire de 7 %. La situation est la même chez nos voisins européens : en Allemagne, le principal syndicat de l'industrie, IG Metall, a organisé une grève générale pour obtenir 8 % de hausse des salaires.
Sommes-nous ainsi entrés dans une nouvelle ère d'affrontements sociaux, comme dans les années 1960 et 1970, alors que la grève avait quasiment disparu dans le secteur privé ? « Nous avons besoin d'une revalorisation générale des salaires », a tonné Philippe Martinez, dans le cortège de la manifestation du 18 octobre. La colère couve : 39 % des directeurs des ressources humaines (DRH) anticipent « une dégradation des relations sociales » dans leur entreprise. Selon la Dares (la direction de la statistique du ministère du Travail), les salaires ont augmenté moitié moins vite que l'inflation : + 3,1 % au deuxième trimestre. Les richesses créées par les entreprises - et donc par les salariés - se répartissent en plusieurs parts : le paiement des salaires, la rémunération du capital, c'est-à-dire les dividendes des actionnaires et le financement de l'endettement, les investissements et les taxes. Or, la taille respective des différentes parts n'a rien d'intangible. Qui gagne et qui perd sur le temps long ?

Pour la CGT, la part des salariés a été grignotée depuis les années 1970, au profit de la rémunération des capitaux. « Cela représente 60 milliards d'euros par an, ponctionnés sur le travail pour partir vers les profits », jauge le syndicat, soit « 275 euros mensuels par salarié du secteur privé ».

L'Insee montre que la part des salaires était bien montée au cours des
années 1960 et 1970, jusqu'à atteindre 73,4 % en 1981. C'était la grande
époque des conflits sociaux : ils avaient donc bien contribué à faire pencher la balance vers les salariés. Deux ans plus tard, le gouvernement du socialiste Pierre Mauroy met fin à l'indexation des salaires sur les prix, ce qui inverse soudainement la tendance. Les dividendes s'envolent.

D'autres indicateurs éclairent l'évolution du partage de la valeur. A commencer par la courbe des dividendes versés par les grandes entreprises : 44 milliards en France, rien que pour le deuxième trimestre 2022, selon l'étude « Janus Henderson Global Dividend » [PDF]. Un montant record !

Les dividendes s'envolent parce que les profits sont au zénith grâce au retour en force de la croissance, mais aussi grâce aux milliards d'aides publiques versées pour surmonter le choc du Covid : 240 milliards d'euros en 2020 et 2021 (dont deux tiers de prêts garantis). Le gouvernement a pourtant retoqué la hausse de la taxation des bénéfices exceptionnels, une mesure adoptée par les députés à la faveur d'un amendement du MoDem.
De plus, les aides aux entreprises étaient déjà en forte progression avant la pandémie. Elles sont passées de 65 milliards par an avant 2007 à 140 milliards en 2018, notamment sous l'effet des allègements de cotisations sociales et du CICE (le crédit d'impôt compétitivité emploi) mis en place par François Hollande.

De son côté, Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux fiscaux : réforme de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, « flat tax » sur les dividendes...
Les sociétés du CAC 40 ont accumulé 174 milliards de profits en 2021, encore un record.

« Emmanuel Macron pense que l'économie française, ce sont les entreprises ». Alors, pour aider les salariés sans peser sur la fameuse compétitivité, le président privilégie des outils qui ne vont pas alourdir leur masse salariale : les primes, l'intéressement et la participation. Sur France 2, il a une nouvelle fois plaidé pour sa « prime Macron ». Ce dispositif permet aux entreprises qui le veulent de verser jusqu'à 3 000 euros par salarié, exonérés d'impôts et de cotisations sociales. Mais cette « prime de partage de la valeur » a reçu un surnom, cet été, lors des débats à l'Assemblée : les députés de La France insoumise l'ont rebaptisée... « prime d'enfumage ». Car il ya un hic. Ou plutôt deux.

D'abord, une prime n'entre pas dans le calcul des droits à la retraite. Ensuite, rien ne garantit qu'elle sera reconduite l'année suivante. La gauche et les syndicats militent donc pour des hausses de salaire qui, elles, seront pérennes.

Dans les usines de Stellantis (groupe Peugeot-Citroën et FiatChrysler), les débrayages ont repris en octobre, malgré l'annonce du versement d'une prime de 1 000 euros.

« On ne résoudra pas le problème de l'inflation et du pouvoir d'achat à
coups de primes. »

La question des primes fait écho à un autre phénomène affectant surtout les salariés les plus modestes. Une part croissante de leurs revenus n'est pas versée par l'employeur, mais par l'Etat : la prime d'activité représente ainsi un complément de 236 euros par mois pour une personne seule payée au smic (1 329 euros net). Non sans conséquences. « On nous présente un système qui aide les travailleurs au smic. De plus, elle n'entre pas dans le calcul du montant de l'allocation-chômage en cas de perte d'emploi. » La prime exonère aussi l'employeur d'une partie de sa responsabilité.
Car même si les salaires, pris dans leur ensemble, ne baissent pas, ils se concentrent de plus en plus sur les revenus élevés. Dans le secteur privé, les 10 % les mieux payés perçoivent à eux seuls 31 % de la masse des salaires, selon l'Insee. L'écart est encore plus spectaculaire si l'on s'intéresse aux plus riches : le 1 % le mieux payé concentre 8 % du gâteau, contre 7 % en 1998.

Si le sort des travailleurs modestes est préoccupant, c'est aussi parce qu'ils devront encaisser les effets de la transition énergétique. « L'énergie représente déjà 20 % de leurs dépenses. Si les prix doublent ou triplent, ils ne pourront pas faire face, d'autant plus que l'alimentation se renchérit et que le logement a pris 8 % ». « On a répondu par des subventions publiques, mais ce ne sont pas des solutions pérennes. Le sujet du pouvoir d'achat des plus modestes n'est pas traité.

Et ce n'est pas fini...

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