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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

De l'utilité des conflits sociaux

7 Novembre 2022, 18:24pm

Publié par Bernardoc

In La Tribune du 5 novembre 2022 (extraits)

Par André YCHE, Président du conseil de surveillance chez CDC Habitat.

 

Le mouvement de grève qui a perturbé, ces dernières semaines, le fonctionnement des raffineries pétrolières a mis en évidence les deux problèmes fondamentaux de l'économie française, à savoir l'accès aux ressources et la productivité, c'est-à-dire ce qu'il est convenu de nommer « pouvoir d'achat », qui n'en est, in fine, que le reflet...

Là où la CGT a bien raison de mettre en évidence la malignité d'un « Dieu jaloux », c'est que tous les « détours de production » imaginés par l'homme pour s'exonérer de la rareté des biens essentiels (l'eau, l'énergie, la nourriture) engendrent de nouvelles raretés, sur des biens longtemps inaccessibles : l'essence par exemple.

Donc, l'humanité ne saurait s'extraire de la rareté, car elle est le ressort indispensable du progrès qui s'efforce de la repousser pour, toujours, à peine vaincue, la retrouver l'instant d'après.

C'est que la rareté est multiforme : rareté absolue : l'or, les diamants ; mais d'où tiennent-ils leur valeur, sinon de la rareté ? Le pétrole, est-ce bien sûr ? Sicco Mansholt et le Club de Rome, dans les années 1970, nous prédisaient l'apocalypse des énergies fossiles avant la fin du XXe siècle... « Ma sœur, ne vois-tu rien venir ? ». Mais autant que la rareté, le mythe de la rareté est source de progrès.

Ainsi en est-il de la rareté de la monnaie, qui fait sa valeur, exprimée par le taux d'intérêt associé à l'emprunt ou au placement. Pour favoriser la croissance, une politique monétaire expansionniste fait baisser les taux d'intérêt, jusqu'au moment où l'abondance de monnaie, au lieu de servir à la croissance de l'économie réelle, engendre une poussée des prix. L'inflation est donc la sanction de la prodigalité et conduit à la « frugalité ».

Il en va de même pour les dépenses publiques : l'abondance de la monnaie, en réduisant le taux d'intérêt, suscite l'illusion passagère, le mirage pourrait-on dire, de la gratuité de l'endettement qui vient combler le déficit budgétaire de façon indolore.

Mais le contribuable n'est pas dupe et à partir d'un certain niveau de dette (90% du PIB selon Olivier BLANCHARD, ex « Chief economist » du FMI), il réduit ses dépenses et accumule des liquidités pour s'acquitter des impôts futurs. Donc, le laxisme d'un jour met fin à l'abondance du lendemain.

En bref, la rareté peut être organisée. Elle peut même résulter de la recherche de sobriété.

À certains égards, le pouvoir d'achat, en ce qu'il représente la contrepartie d'un travail, facteur de production essentiel, relève d'une problématique analogue. À paramètres constants (rémunération du capital et des dirigeants, prélèvements fiscaux et parafiscaux), la rémunération des salariés dépend essentiellement du coût des autres intrants (énergie, matières premières, composants, services à la production) et de l'efficience des processus de combinaison de ces intrants, en regard de la valeur du produit fini, s'agissant de son utilité (la demande solvable) et de sa rareté. En synthèse, le pouvoir d'achat est une fonction directe de la productivité, c'est-à-dire de la sobriété dans l'usage des facteurs de production.

Nous y voilà ! Tous les écologistes n'en sont pas persuadés, mais en réalité, ils militent en faveur d'un effort de productivité ! Et tous les militants de la CGT ne le savent peut-être pas, mais leurs manifestations n'ont pour effet réel que d'attirer l'attention des « masses » sur les deux problèmes fondamentaux du pays : l'accès aux ressources essentielles (l'énergie, les minerais, les données, les technologies, l'espace, les normes et le droit, en bref, tout ce qui constitue la souveraineté) et la productivité, c'est-à-dire la manière de les utiliser.

Ainsi en est-il, par exemple, de la décarbonation, idéal admirable dans un univers dont l'existence organique est fondée sur le carbone. Prenons l'exemple de la mobilité décarbonée et donc, à base d'électricité, quelle qu'en soit l'origine : un véhicule électrique nécessite beaucoup plus de métaux, et donc de minerais, qu'un véhicule thermique. L'accès à ces minerais implique l'exploitation de gisements (nouveaux, mais adverses par rapport à la doxa écologiste, ou anciens, à travers la réexploitation des extractions minières des siècles précédents, et tout aussi problématiques). Ainsi, en dehors de ses fondamentaux rationalistes, l'écologie, comme la Révolution, « dévore ses propres enfants » (Pierre Victorien VERGNIAUD, 1793).

Et donc, la CGT fait incontestablement œuvre utile en nous mettant en face de nos contradictions et des enjeux essentiels pour le pays : l'accès aux ressources et la productivité. Que les récents conflits sociaux ne sont-ils pas justifiés en ces termes, qui recueilleraient une large adhésion citoyenne !

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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4 Novembre 2022, 10:15am

Publié par Bernardoc

Pouvoir d'achat : les salariés ont-ils perdu la partie ?


vendredi 4 novembre 2022

NOUVEL OBS.COM
(extraits)


Qui va payer la facture de l'envolée des prix ?

Entreprises, à vous de jouer ! C'est le message principal qu'a envoyé Emmanuel Macron sur France 2, mercredi 26 octobre, quand il a été interrogé sur les salaires. Le chef de l'Etat a écarté toute mesure d'indexation sur l'inflation - c'est-à-dire d'augmentation automatique des salaires, pour répondre à la hausse des prix. « Je ne veux pas être démago, a-t-il lancé. Nous ne sommes pas dans une économie administrée. Les hausses de salaire, ce n'est pas l'Etat qui les décide. [...] Sinon, on détruit des emplois. », sans pourtant susciter d'écho chez les patrons. Après trente années de quasi-stabilité, les prix ont bondi de 6,2 % en douze mois, avec des pointes
encore plus aiguës sur l'essentiel : l'alimentation et l'énergie.

Le choc hivernal est d'autant plus brutal que ni les patrons ni les syndicalistes n'avaient intégré ces données lorsqu'ils avaient négocié les dernières augmentations annuelles. Résultat : les premiers conflits sociaux ont éclaté.

Dans les raffineries, bien sûr, où les grèves ont contraint TotalEnergies à concéder 7 % d'augmentation de salaire, plus 3 000 à 6 000 euros de primes.
Dans les usines du producteur de lubrifiant Lubrizol, qui a fini par accepter 8,3 % d'augmentation. Ou encore chez le transporteur Breger, installé à Laval, où une seule journée de débrayage a suffi pour obtenir des hausses de salaire de 7 %. La situation est la même chez nos voisins européens : en Allemagne, le principal syndicat de l'industrie, IG Metall, a organisé une grève générale pour obtenir 8 % de hausse des salaires.
Sommes-nous ainsi entrés dans une nouvelle ère d'affrontements sociaux, comme dans les années 1960 et 1970, alors que la grève avait quasiment disparu dans le secteur privé ? « Nous avons besoin d'une revalorisation générale des salaires », a tonné Philippe Martinez, dans le cortège de la manifestation du 18 octobre. La colère couve : 39 % des directeurs des ressources humaines (DRH) anticipent « une dégradation des relations sociales » dans leur entreprise. Selon la Dares (la direction de la statistique du ministère du Travail), les salaires ont augmenté moitié moins vite que l'inflation : + 3,1 % au deuxième trimestre. Les richesses créées par les entreprises - et donc par les salariés - se répartissent en plusieurs parts : le paiement des salaires, la rémunération du capital, c'est-à-dire les dividendes des actionnaires et le financement de l'endettement, les investissements et les taxes. Or, la taille respective des différentes parts n'a rien d'intangible. Qui gagne et qui perd sur le temps long ?

Pour la CGT, la part des salariés a été grignotée depuis les années 1970, au profit de la rémunération des capitaux. « Cela représente 60 milliards d'euros par an, ponctionnés sur le travail pour partir vers les profits », jauge le syndicat, soit « 275 euros mensuels par salarié du secteur privé ».

L'Insee montre que la part des salaires était bien montée au cours des
années 1960 et 1970, jusqu'à atteindre 73,4 % en 1981. C'était la grande
époque des conflits sociaux : ils avaient donc bien contribué à faire pencher la balance vers les salariés. Deux ans plus tard, le gouvernement du socialiste Pierre Mauroy met fin à l'indexation des salaires sur les prix, ce qui inverse soudainement la tendance. Les dividendes s'envolent.

D'autres indicateurs éclairent l'évolution du partage de la valeur. A commencer par la courbe des dividendes versés par les grandes entreprises : 44 milliards en France, rien que pour le deuxième trimestre 2022, selon l'étude « Janus Henderson Global Dividend » [PDF]. Un montant record !

Les dividendes s'envolent parce que les profits sont au zénith grâce au retour en force de la croissance, mais aussi grâce aux milliards d'aides publiques versées pour surmonter le choc du Covid : 240 milliards d'euros en 2020 et 2021 (dont deux tiers de prêts garantis). Le gouvernement a pourtant retoqué la hausse de la taxation des bénéfices exceptionnels, une mesure adoptée par les députés à la faveur d'un amendement du MoDem.
De plus, les aides aux entreprises étaient déjà en forte progression avant la pandémie. Elles sont passées de 65 milliards par an avant 2007 à 140 milliards en 2018, notamment sous l'effet des allègements de cotisations sociales et du CICE (le crédit d'impôt compétitivité emploi) mis en place par François Hollande.

De son côté, Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux fiscaux : réforme de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, « flat tax » sur les dividendes...
Les sociétés du CAC 40 ont accumulé 174 milliards de profits en 2021, encore un record.

« Emmanuel Macron pense que l'économie française, ce sont les entreprises ». Alors, pour aider les salariés sans peser sur la fameuse compétitivité, le président privilégie des outils qui ne vont pas alourdir leur masse salariale : les primes, l'intéressement et la participation. Sur France 2, il a une nouvelle fois plaidé pour sa « prime Macron ». Ce dispositif permet aux entreprises qui le veulent de verser jusqu'à 3 000 euros par salarié, exonérés d'impôts et de cotisations sociales. Mais cette « prime de partage de la valeur » a reçu un surnom, cet été, lors des débats à l'Assemblée : les députés de La France insoumise l'ont rebaptisée... « prime d'enfumage ». Car il ya un hic. Ou plutôt deux.

D'abord, une prime n'entre pas dans le calcul des droits à la retraite. Ensuite, rien ne garantit qu'elle sera reconduite l'année suivante. La gauche et les syndicats militent donc pour des hausses de salaire qui, elles, seront pérennes.

Dans les usines de Stellantis (groupe Peugeot-Citroën et FiatChrysler), les débrayages ont repris en octobre, malgré l'annonce du versement d'une prime de 1 000 euros.

« On ne résoudra pas le problème de l'inflation et du pouvoir d'achat à
coups de primes. »

La question des primes fait écho à un autre phénomène affectant surtout les salariés les plus modestes. Une part croissante de leurs revenus n'est pas versée par l'employeur, mais par l'Etat : la prime d'activité représente ainsi un complément de 236 euros par mois pour une personne seule payée au smic (1 329 euros net). Non sans conséquences. « On nous présente un système qui aide les travailleurs au smic. De plus, elle n'entre pas dans le calcul du montant de l'allocation-chômage en cas de perte d'emploi. » La prime exonère aussi l'employeur d'une partie de sa responsabilité.
Car même si les salaires, pris dans leur ensemble, ne baissent pas, ils se concentrent de plus en plus sur les revenus élevés. Dans le secteur privé, les 10 % les mieux payés perçoivent à eux seuls 31 % de la masse des salaires, selon l'Insee. L'écart est encore plus spectaculaire si l'on s'intéresse aux plus riches : le 1 % le mieux payé concentre 8 % du gâteau, contre 7 % en 1998.

Si le sort des travailleurs modestes est préoccupant, c'est aussi parce qu'ils devront encaisser les effets de la transition énergétique. « L'énergie représente déjà 20 % de leurs dépenses. Si les prix doublent ou triplent, ils ne pourront pas faire face, d'autant plus que l'alimentation se renchérit et que le logement a pris 8 % ». « On a répondu par des subventions publiques, mais ce ne sont pas des solutions pérennes. Le sujet du pouvoir d'achat des plus modestes n'est pas traité.

Et ce n'est pas fini...

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Bientôt chez nous ?

8 Octobre 2022, 13:57pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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La semaine de quatre jours fait son chemin dans les entreprises

4 Octobre 2022, 11:33am

Publié par Bernardoc

Clara Galtier in Le Figaro du 4 octobre 2022

Depuis le Covid et la généralisation du télétravail, certains employeurs n'hésitent pas à revoir l'organisation au travail. Face aux difficultés de recrutement, ils sont parfois contraints de céder à la demande de flexibilité pour fidéliser les salariés en poste. Dans ce contexte, la semaine de quatre jours est un atout indéniable pour recruter. Selon un sondage d'ADP, éditeur de logiciels RH, publié en mai 2022, 5 % des entreprises françaises seraient passées à la semaine de quatre jours. Laurent de la Clergerie, dirigeant fondateur de LDLC (vente de produits high-tech et de matériel informatique), y songeait bien avant la pandémie, guidé par sa politique sociale de bien-être au travail qu'il entend assurer auprès de ses collaborateurs. « Toutes les semaines, c'est une journée de moins de pression liée au travail. Ce qui est important, pour moi, c'est de rééquilibrer vie professionnelle et vie personnelle, souligne-t-il. Car c'est cela qui enlève le stress au travail et contribue à améliorer l'efficacité de chacun. » Selon ce dirigeant, grâce à ce repos supplémentaire d'un jour, les équipes sont plus sereines et plus performantes, les jours d'arrêt maladie moins nombreux.

Après un premier semestre de semaines de quatre jours, le chef d'entreprise décrit « un conte de fées » : 6 % de croissance, 20 % de gain de résultat et un solde entre embauches et départs négatif. Depuis le 25 janvier 2021, conformément à l'accord d'entreprise signé avec les syndicats, tous les employés travaillent à temps plein 32 heures par semaine. Les salaires ont été réévalués de 10 % pour les plus bas qui atteignent au moins 2 050 euros brut et de plus de 3,5 % pour les autres. Les jours de RTT, supprimés, sont intégrés aux 47 jours hebdomadaires non travaillés supplémentaires. « Si la semaine de quatre jours avait existé, il n'y aurait jamais eu les ''gilets jaunes'' », lance le chef d'entreprise. Une telle révolution du temps de travail implique une réorganisation juridique et administrative qui peut sembler vertigineuse. « Il y a un chantier : les plannings, concède Laurent de la Clergerie. Il faut gérer les jours off de chacun. Pour le reste, cela n'a pas été si compliqué, on a le droit de déclarer un temps plein à 32 heures. » L'astuce ? Augmenter le taux horaire pour ne pas impacter les cotisations de retraite ou de chômage – le salaire final tenant compte de l'augmentation.

Paradoxalement, si cela paraît plus compliqué pour de petites entreprises, « la très grande majorité de celles qui ont franchi le pas - je dirais 95% - ont moins de 50 collaborateurs, précise Laurent de la Clergerie. La taille n'est pas un frein. Il y a des personnes qui travaillent seules sur quatre jours… La seule inconnue est la nature de l'activité : tous les métiers peuvent-ils s'adapter à la semaine de quatre jours ? »

On pourrait ajouter que cela entraînera nécessairement des embauches, d'où des cotisations sociales plus nombreuses, d'où un bénéfice pour la sécu et les retraites.

Et ce n'est pas fini...

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La dissolution, une menace ?

1 Octobre 2022, 11:16am

Publié par Bernardoc

Si le parlement ne vote pas comme je lui demande, je le dissous.

Ainsi va la démocratie en France !

Et si nous le prenions au mot ? Si pour une fois LA motion de censure pouvait rassembler toutes les oppositions, sans faire deux motions de censure votées à chaque fois par une minorité sans espoir (ou sans volonté) de faire tomber un gouvernement réactionnaire, comme on a eu l'occasion de le voir dans le passé.

70% des Français sont opposés à la réforme des retraites, surtout au report à 65 ans de l'âge de départ. Certains continuent de dire du mal de Mitterrand, mais c'est quand même lui qui, dès le début de son premier septennat a décrété la retraite à 60 ans et les 39 heures. Quelles régressions si la loi macronienne aboutissait !

Et dès maintenant, il faut que la Nupés se mette en ordre de marche offensive, faute de voir l'extrême droite augmenter encore son score et le nombre de ses députés à l'Assemblée. C'est le boulot de tous les militants de convaincre les gens du pouvoir de leur bulletin de vote et du formidable espoir que pourrait représenter une éventuelle dissolution.

Et ce n'est pas fini...

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CONTRAT D’ENGAGEMENT RÉPUBLICAIN : LE MOUVEMENT ASSOCIATIF ALERTE

26 Septembre 2022, 18:44pm

Publié par Bernardoc

MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2022

À la lecture des derniers évènements, Le Mouvement associatif réaffirme son opposition au contrat d’engagement républicain et s’alerte des premières dérives constatées.

La semaine dernière, le Préfet de la Vienne a demandé à la Ville de Poitiers et à la communauté urbaine du Grand Poitiers de retirer leur soutien financier à la tenue du Village des Alternatives du 17 et 18 septembre organisé par l’association Alternatiba Poitiers. En cause, la programmation d’un atelier sur la désobéissance civile, preuve selon le Préfet de la Vienne, d’un « non-respect du contrat d’engagement républicain ».

Cette demande, à laquelle la Maire de Poitiers a pour l’instant répondu par la négative, vient illustrer très concrètement les conséquences néfastes de ce texte pour les associations que nous avons soulevé collectivement :
annoncé comme un outil de lutte contre le séparatisme, il est ici utilisé pour limiter la liberté d’expression d’associations et leur capacité à faire vivre le débat, sans même qu’aucun trouble de quelque ordre ne puisse être constaté ;
Soumis à interprétations, ce texte crée une insécurité juridique et financière forte pour les associations et pour les financeurs de la vie associative que sont les collectivités.

Cet épisode n’est malheureusement qu’un exemple parmi d’autres de ce que produit le contrat d’engagement républicain et des tensions qu’il génère, dans un contexte où toutes les forces sont au contraire nécessaires pour faire vivre le débat démocratique.

La même semaine, Marlène Schiappa, Secrétaire d’État en charge de l’économie sociale et solidaire et de la vie associative, a présenté sa feuille de route ministérielle, dans laquelle elle appelle à un pacte de confiance avec
les associations.

« Ce pacte de confiance État-associations, auquel nous souscrivons, ne pourra pleinement se construire sans que soient prises en compte les inquiétudes aujourd’hui avérées des acteurs et partenaires de la vie associative face au contrat d’engagement républicain et que des réponses ne soient apportées. »


Claire THOURY,
Présidente du Mouvement associatif

 Et ce n'est pas fini...
 

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1 100 €de retraite minimale, de quoi s'agit-il ?

8 Septembre 2022, 15:05pm

Publié par Bernardoc

Fiche CGT

Durant la campagne présidentielle, et également après son élection, Emmanuel Macron reprend sa proposition d’une retraite minimale de 1 000 € pour une carrière complète en la mettant à jour.

Le montant serait porté à 85 % du Smic, comme c’était déjà prévu dans la tentative de réforme systémique, et comme la loi le prévoit depuis 2003 sans que cela n’ait jamais été mis en œuvre.

Minimum contributif ou minimum vieillesse ?

Il ne faut pas confondre le dispositif évoqué, qui est celui du minimum contributif (Mico), avec celui de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées, ex-minimum vieillesse) qui peut être obtenue à partir de 65 ans, sous conditions de résidence et de ressources.

L’Aspa est une prestation de solidarité nationale, correspondant au minimum social.

Son montant est de 916,78 € par mois pour une personne seule (1 423,31 € pour un couple), versé sous une forme différentielle : seule la différence entre ce montant et les revenus perçus et est effectivement versé (Aspa = 916,78 € - le montant des revenus perçus).

Il faut la demander pour pouvoir en bénéficier.

Elle est soumise à des conditions de résidence :

si l’on est de nationalité française, avoir son foyer permanent en France et y résider au moins six mois durant l’année civile ;

si l’on est d’une autre nationalité, être en situation régulière (situation pouvant varier selon les dispositions précisées dans la circulaire Cnav n° 2019-13 du 14 mars 2019 et la lettre ministérielle n° D-18-016446 du 7 août 2018), avoir son foyer permanent en France et y résider au moins six mois durant l’année civile (contrairement à ce que souhaitent faire croire certaines « fake news » provenant de l’extrême droite).

Elle est récupérable sur succession. L’actif net successoral (le patrimoine moins les dettes éventuelles) doit être inférieur à 39 000 € pour être exempté de cette récupération (100 000 € dans les départements et régions d’outre-mer).

Le Mico, ou minimum contributif, correspond à un dispositif de droit garanti sur cotisations.

Il est automatique dès lors que l’on a effectué une carrière complète, que l’on a liquidé toutes ses pensions de retraite, et que le total de celles-ci est inférieur à 1 273,76 € par mois.

Son montant est de 652,50 € par mois, et peut être porté à 713,11 € si l’on a effectivement cotisé au moins 120 trimestres dans sa carrière (il est ainsi opéré une distinction entre trimestres cotisés et trimestres assimilés).
Ce dispositif est appliqué sur la retraite de base, qui est automatiquement portée jusqu’à ce montant dans la limite du plafond.
Exemples pour une retraite monopensionnée, avec 120 trimestres cotisés, au régime général :

si la retraite complémentaire (Agirc-Arrco) est de 500 €, la pension de base au régime général est portée automatiquement à 713,13 € (500 € + 713,13 € = 1 213,13 €, soit inférieur au plafond de 1 273,76 €) ;

si la retraite complémentaire (Agirc-Arrco) est de 600 €, la pension de base au régime général est portée à 673,76 € (600 € + 673,76 € = 1 273,76 €, soit le plafond).

Alors, c’est quoi ces 1 100 € ?

Il s’agit en fait d’un montant théorique et symbolique correspondant à 85 % du Smic net : 1 302,64 € x 85 % = 1 107,24 €.

Aujourd’hui, ce montant est de 980 € !

Une personne née en 1959 et qui prendrait sa retraite cette année en ayant effectué toute sa carrière au Smic (41 années et 9 mois de cotisations) percevrait 980 € au titre du Mico. Ce montant correspond au total de la pension de base portée au Mico (713,11 €), plus la retraite complémentaire (266 €).

L’annonce à 1 100 €, que l’on suppose sur le Mico majoré, signifierait une amélioration de 120 € de retraite pour une carrière complète au Smic !
Mais dans les annonces présidentielles, cette augmentation a toujours été conditionnée à la concrétisation d’une réforme : le système unique à points il y a deux ans, ou le report de l’âge légal de départ à la retraite depuis la dernière campagne présidentielle. Cela implique que cette hausse ne pourrait être financée que par des économies réalisées ailleurs.
À titre d’illustration, pour l’exemple pris, la retraite complémentaire sur 43 annuités serait de 270 €, auxquels il faudrait potentiellement rajouter les droits directs supplémentaires obtenus par une amélioration de la retraite de base, en sachant que ce total resterait plafonné.

Plus parlant, la situation d’une personne née en 1973, qui sera touchée par la réforme Touraine portant la durée de cotisation à 43 annuités : la perspective d’une carrière complète au Smic implique une retraite complémentaire de 308 €.

Pour cette personne, un tiers de la hausse du Mico serait ainsi potentiellement financé par l’acquisition de droits supplémentaires liés à ses cotisations. L’interrogation peut d’ailleurs être ouverte sur le rôle que pourrait faire jouer l’État au régime complémentaire.

Éléments statistiques

La pension moyenne au régime général, tous compléments de pension confondus, est de 755 € (858 € pour les hommes et 674 € pour les femmes).
14 884 558 retraites sont en paiement au 31 décembre 2021, 92,6 % des personnes les percevant résident en France.

Au 31 décembre 2021, 4 839 081 retraités perçoivent le minimum contributif, soit 34,1 % de l’ensemble des retraités ayant un droit direct contributif au régime général.

La pension moyenne pour une carrière complète au régime général est de 1 133 €.

Le seuil de pauvreté est de 1 102 € par mois.

Et ce n'est pas fini...
 

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La semaine de quatre jours pour travailler plus.

7 Septembre 2022, 16:42pm

Publié par Bernardoc

C'est le titre d'un article du Monde aujourd'hui. Dans combien de temps cette question paraîtra-t-elle ridicule, comme la question du vote des femmes ou la majorité à 18 ans ?

La productivité a fait d'immenses progrès depuis le siècle dernier et la tendance a toujours été de diminuer le temps de travail : des 48 heures et deux semaines de congés payés aux 35 heures et cinq semaines de congés payés. Pourtant la production ne fait que croître, ce qui a pour effet d'engraisser de façon indue les actionnaires.

Au moment où le méprisant de la République nous parle de sobriété (pour qui ?), sans parler de décroissance, il est peut-être temps de penser à ralentir la croissance. N'oublions pas que nous avons épuisé les ressources de la terre au bout de six mois, et c'est une durée qui se raccourcit dangereusement chaque année.

Une meilleure répartition des richesses voudrait que le travail soit mieux rémunéré : que les entreprises passent à quatre jours et embauchent. Ce serait un progrès fabuleux pour la survie des retraites et de notre sécurité sociale issue des idées du Conseil National de la Résistance.

Certaines entreprises ont déjà opté pour ces horaires et n'ont eu aucun problème d'embauche.

Alors qu'attendent les patrons et les fonctions publiques pour commencer à appliquer ces belles résolutions ?

Et ce n'est pas fini...

 

 

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A propos d'un manifeste

4 Septembre 2022, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Depuis ce matin la radio nous bassine avec un « manifeste » dont l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur, ancien député socialiste, ancien militant chez les jeunes radicaux de gauche...Bernard CAZENEUVE serait à l'initiative.

Je n'ai pas lu le texte, qui ne m'intéresse pas, mais je me suis intéressé aux signataires (il paraît qu'ils sont 400).

D'où viennent-ils ? Majoritairement de Bretagne, de Normandie, de la région Occitanie (Delga) et de Dordogne (en force, hélas!). Ils sont complétés par un petit contingent de l'est.

Qui sont-ils ? Des « anciens » (c'est le terme qui apparaît le plus souvent après leur signature) quelque chose, maires, conseillers généraux, voire ministres. Parmi ceux-ci un ancien ministre de Centrafrique (!!!) et trois ministres dont je suis tout à fait incapable de dire le poste qu'elles ont occupé : Hélène GEOFFROY, Ségolène NEUVILLE, Clotilde VALTER ; ça vous dit quelque chose à vous ? Il y a aussi une syndicaliste CFDT retraitée, ce qui n'est pas surprenant.

Certains apparaissent comme militants ou dirigeants d'organisations, organisations sûrement très confidentielles car mon moteur de recherche ne les référencie pas : IAG (dont je doute fort qu'il s'agisse de l'inégalité arithmético-géométrique) et POLLEN que je ne trouve pas en politique.

Nous avons donc là un rassemblement de vieux Macron-compatibles (tel Gilles SAVARY) qui ne sont vraiment pas aptes à nous conduire vers l'avenir que nous souhaitons.

Et ce n'est pas fini...

 

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Ils lisent la presse au gouvernement ?

31 Août 2022, 15:43pm

Publié par Bernardoc

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