On a (est) perdu(s)
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Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
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Et ce n'est pas fini...
u printemps dernier, nous avons eu 14 journées de mobilisation pacifique contre la réforme des retraites, et nous avons été battus à plates coutures. Oui, je sais, il paraît que nous avons gagné la bataille de l'opinion, ce qui fait une belle jambe à ceux qui vont partir à la retraite à 64 ans (et non plus à 60 comme l'avait fait voter le gouvernement Mauroy au siècle dernier).
Les exploitants agricoles manifestent depuis 10 jours et le gouvernement se couche. Et encore, l'industrie agricole représentée par la FNSEA se plaint. Mais comment sont-ils arrivés à ce résultat ? Ils ont foutu le feu à la MSA, ils ont déversé du fumier devant les préfectures et autres symboles de la République sous l'oeil bienveillant des forces dites de l'ordre.
C'est une leçon à retenir : des actions violentes et antirépublicaines continues (et non à saute-mouton) apportent des résultats.
Mais comme le disait un auditeur sur France inter l'autre matin, si nous, syndicalistes, en faisions la moitié, nous serions déjà en taule et traités de criminels, voire de terroristes.
Le second quinquennat sera écologique ou ne sera pas avait dit le président. Je ne crois pas vraiment à l'écologie des voitures électriques qu'on veut nous imposer, mais a-t-on entendu parler des tracteurs électriques ? Que nenni ! Au contraire on encourage l'utilisation de gazole, ce carburant qui interdit aux voitures qui l'utilisent de pénétrer dans les grandes villes.
Deux poids, deux mesures ? Mais non, vous allez dire que je suis partial !
Et ce n'est pas fini...
In L'Humanité du 19 janvier 2024
Les chiffres, cette année encore, sont accablants. Depuis 2016, la CGT chômeurs épluche les offres mises en ligne par Pôle emploi, pour s’assurer de leur conformité. La dernière enquête, publiée ce jeudi, montre que 61,1 % de ces dernières seraient illégales. « C’est un problème politique,assure Pierre GARNODIER, secrétaire général du syndicat. Le gouvernement s’appuie sur le nombre soi-disant élevé d’offres proposées pour justifier la pression mise sur les privés d’emploi qui ne trouvent pas de travail. Mais, ce que nous montrons, c’est que la majorité de ces offres sont illégales. »
Les équipes du syndicat ont passé près de 1 200 annonces au tamis d’une grille d’analyse comprenant plus d’une dizaine de critères : existence d’un lien Internet valable renvoyant à l’offre d’emploi, mentions discriminatoires, annonces conformes à la réalité, mentions susceptibles d’induire le demandeur en erreur, etc. Un travail de bénédictin, effectué en deux journées marathon par une quinzaine de membres du syndicat. L’Humanité a pu assister à l’une des sessions. Ce mardi matin, une quinzaine de personnes s’affairent autour de la table, dans une ambiance studieuse qui n’exclut pas les rigolades. Devant eux, des piles d’offres extraites du site de Pôle emploi attendent d’être expertisées. Régulièrement, les enquêteurs appellent les entreprises recruteuses, histoire de s’assurer que l’intitulé de l’offre correspond bien à la réalité. Les appels sont systématiquement filmés, par souci de transparence.
« Un peu de silence, s’il vous plaît ! » lance quelqu’un à la cantonade, en mimant un clap de cinéma. Le faux entretien démarre, sous les regards attentifs de l’assistance.« Bonjour, madame, j’ai vu une annonce de chef de chantier qui m’intéressait, mais je voulais m’assurer que c’est bien un contrat de dix-huit mois, comme indiqué sur l’annonce. »À l’autre bout du fil, l’employée de l’agence d’intérim ne tarde pas à vendre la mèche : au départ, les candidats recrutés ne signent que pour une semaine.« Pour quelle raison ? »demande l’enquêteur. Réponse de l’agence :« C’est une demande du client. »
« En réalité, il s’agit d’un mensonge quasi systématique !assène Vladimir Bizet-Guilleron, agent administratif à Pôle emploi depuis 2005 et encarté à la CGT, qui pilote la session.La plupart des agences affichent des durées de travail fallacieuses. Elles cherchent avant tout à récupérer des CV pour se constituer un vivier de candidats. »Avec le temps, Vladimir est devenu un expert en offres bidon, qu’il débusque d’un coup d’œil. À chaque secteur d’activité, ses spécificités :« Pour les aides à domicile, l’arnaque porte surtout sur le nombre d’heures proposées. Il y a énormément de plateformes qui indiquent des volumes horaires sans rapport avec la réalité, dans le seul but d’appâter les candidats. »
Au chômage depuis quatre ans, Alexis participe lui aussi à la journée d’enquête. Il a déjà appelé une vingtaine de sociétés, ce matin, dont trois seulement« étaient dans les clous ». Il nous livre les« pépites »du jour. Il y a, par exemple, cette entreprise d’intérim qui avoue placidement que la durée du contrat de travail est déterminée à la tête du candidat : cela peut être une semaine comme un an et demi. Ou une autre qui avoue qu’à diplôme équivalent, ils préféreront embaucher une personne handicapée, pour percevoir des aides. Alexis décerne une mention spéciale à cette annonce intitulée « métallier-serrurier » qui, en fait d’offre d’emploi, propose au candidat d’acheter… une serrurerie de 229 000 euros, sise dans le 18e arrondissement de Paris.« À visiter rapidement », tient bon de préciser le site.
Et puis, en parcourant les annonces d’emploi qui s’empilent sur le bureau, on en trouve d’autres, parfaitement légales, qui en disent long néanmoins sur la précarisation du travail. La prestigieuse École alsacienne, établissement scolaire fréquenté par tout le gotha (dont le nouveau premier ministre), recherche un surveillant en CDI. Modestie salariale exigée : la durée de travail est de huit heures par semaine, soit 404 euros brut par mois. Mieux encore, une plateforme propose une garde d’enfant à domicile, mais pour la seule journée du 12 janvier,« de 12 heures à 18 heures ».
« En parcourant les offres proposées dans les services à la personne, on se rend bien compte de leur caractère hyper-précarisant,dénonce Victoire, qui épluche elle aussi les annonces.Il ne s’agit pas ici de sortir les gens du chômage, mais seulement de les faire sortir pendant quelques mois de la catégorie A de Pôle emploi (demandeurs n’exerçant aucune activité, même réduite)… »
Et ce n'est pas fini...
In Le Figaro du 17 janvier 2024
Travaux réglés en argent liquide à des artisans, femme de ménage payée de la main à la main, autoentrepreneur « oubliant » de déclarer une partie de son chiffre d'affaires, salariés non déclarés sur des chantiers ou dans des restaurants…Le travail au noir ampute les finances publiques de cotisations sociales, prive les intéressés de droits au chômage ou à la retraite, et sape les fondements même du modèle social.
Les sommes en jeu sont considérables même si, par nature, le travail au noir est difficile à chiffrer. Alors que les contrôles aléatoires de l'Urssaf ont repris après deux ans d'interruption durant le Covid, le manque à gagner pour les finances publiques est estimé à plus de 10 milliards d'euros en 2022, selon l'observatoire du travail dissimulé présenté mardi matin par le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFIPS). Autant de cotisations qui ne viendront pas financer les retraites, les soins de santé, le chômage, etc. « Le travail dissimulé représente 6,4 à 8 milliards d'euros de manque à gagner stricto sensu, et entre 8 et 10,1 milliards si l'on tient compte aussi les retraites complémentaires », explique Dominique LIBAULT, président du HCFIPS et ancien directeur de la Sécurité sociale...
« Et encore, ces chiffres sont obtenus sur la base de contrôles des entreprises connues, ils ne tiennent pas compte par exemple de l'économie souterraine liée au trafic de drogue », souligne Dominique LIBAULT. Ces chiffres ne montrent pas d'évolutions majeures, et « la stabilité des résultats dans le temps accrédite la fiabilité des estimations », poursuit-il.
En termes géographiques, l'Île-de-France et le Sud (l'ancienne région Languedoc-Roussillon, Paca, la Corse) affichent des taux de fraude significativement plus élevés que la moyenne nationale. Les taux de travail dissimulé les plus élevés sont constatés dans les secteurs de la construction et de l'hôtellerie-restauration. « Plus de 50 % des redressements sont réalisés dans le secteur du BTP », observe Emmanuel DELLACHERIE, directeur adjoint à l'Acoss (la caisse nationale des Urssaf), incitant « les donneurs d'ordre privés ou publics à la plus grande vigilance dans le choix de leurs prestataires pour qu'ils soient à jour de leurs obligations vis-à-vis de l'Urssaf ». Le secteur du commerce se situe dans la moyenne, ceux de l'industrie et des autres services sont plus faibles. Une première évaluation sur le secteur agricole montre des abus relativement importants, avec un taux de fraude estimé à 345,7 millions d'euros des cotisations et contributions et 200 millions sur le contrôle comptable d'assiette.
Mais ce sont les microentrepreneurs intervenants sur des plateformes collaboratives qui se révèlent les champions toutes catégories de la fraude. Leur taux de cotisations éludées s'élève à 42 % (soit 174 millions d'euros), ce chiffre atteignant 62 % pour les VTC et 70 % pour les plateformes de livraisons, selon l'observatoire du HCFIPS. « Les montants sont moindres que dans des entreprises classiques, mais au regard de ces taux élevés, cela finit par faire des sommes significatives. Le phénomène de sous-déclaration absolument massif est problématique », pointe Dominique LIBAULT. Pour enrayer ce phénomène, le HCFIPS a recommandé de passer par un « précompte », obligeant les plateformes à déclarer les chiffres d'affaires réalisés par leur intermédiaire et précompter les cotisations sociales. Une recommandation entendue par l'exécutif, et qui sera rendue obligatoire en 2027. En attendant, l'Urssaf va produire une nouvelle vague d'évaluation en 2024, pour suivre l'évolution de la sous-déclaration des microentrepreneurs, et mieux prendre en compte l'activité dissimulée partielle, liée par exemple à la minoration d'heures.
Et ce n'est pas fini...
NON À LA LOI ASILE
IMMIGRATION
Le 21 janvier, 201 personnalités de tous horizons, culturel, associatif, syndical et politique, appellent à se mobiliser pour exiger que le président de la République ne promulgue pas la loi dite « immigration ». La CGT appelle le monde du travail à se mobiliser massivement et à faire de cette journée une puissante journée de manifestation.
Pour faire diversion et éviter de traiter les questions sociales sur les salaires et l’emploi, Emmanuel Macron a fait le choix de mettre à l’ordre du jour une nouvelle loi sur l’immigration alors que depuis quarante ans il y a déjà eu 29 réformes.
Le contenu de la loi reprend les principales propositions du Rassemblement national et remet en cause nos principes républicains.
Une loi xénophobe :
• assimilant l’immigration à l’insécurité ;
• stigmatisant l’étranger par sa nationalité, sa religion ;
• soutenue par l’extrême droite.
Une loi en opposition aux valeurs républicaines :
• application du principe de préférence nationale pour l’accès aux allocations ;
• remise en cause du droit du sol pour les enfants de parents étrangers ;
• contraire à la Constitution sur de nombreux points.
Une loi contre les femmes et les familles :
• précarisant davantage les femmes qui pour la plupart travaillent dans les métiers souvent dévalorisés ;
• remettant en cause le droit aux APL, aux hébergements d’urgence ;
• remettant en cause l’accès à l’aide médicale d’État ;
• favorisant l’expulsion des enfants.
Une loi par et pour le capital :
• La précarisation des travailleur·ses étrangers va permettre de tirer l’ensemble des droits des travailleurs vers le bas et contribuer au dumping social.
Il faut rappeler que l’immigration ne coûte pas – c’est au contraire une richesse pour notre pays.
Chaque année, les travailleuses et travailleurs étrangers font rentrer 60 milliards d’euros de cotisations sociales et d’impôts.
Elles et ils occupent des secteurs essentiels pour l’économie, dans le bâtiment, le nettoyage, le traitement des déchets ou encore dans les
métiers de la santé où nombre de soignants sont des travailleurs et travailleuses étrangers.
L’immigration, très souvent jeune, atténue le vieillissement de la population.
La CGT porte d’autres propositions, notamment la régularisation des travailleuses et travailleurs pour éviter le dumping social et l’égalité de
traitement entre tous les salariés. C’est dans ce cadre que la CGT exige la régularisation des travailleurs en grève en Région parisienne et dans le Nord.
Pour gagner des droits pour toutes et tous, pour s’opposer à la loi « immigration », gagner la non-promulgation de la loi, peser sur les décisions du Conseil constitutionnel et obtenir une régularisation de droit de tous les travailleurs sans papiers.
Le 21 janvier 2024, avec la CGT et de nombreuses organisations syndicales et associations, manifestons partout en France.
RDV à Bordeaux
Dimanche
14h00
Place de la Bourse
Et ce n'est pas fini...
In Libération du 15 janvier 2024
La France n’a plus de Première ministre, mais elle a «gagné» une «pionnière» d’un tout autre genre. En effet, la première femme à avoir vu sa fortune dépasser les 100 milliards de dollars (91 milliards d’euros) est française, il s’agit de Françoise Bettencourt Meyers, l’héritière du fondateur de L’Oréal, selon l’indice Bloomberg des milliardaires de fin décembre (elle est repassée depuis sous cette barre symbolique). Pour autant, dans cette coterie-là non plus, les inégalités entre et femmes ne sont pas près de disparaître. Bernard Arnault, le fondateur de LVMH, qui figure dans le trio des plus riches du monde, détient une fortune bien plus importante que sa compatriote, estimée aujourd’hui à 162 milliards de dollars par le même indice.
Pendant qu’une grande partie de la population se débattait avec l’inflation, ces deux-là comme les 40 autres milliardaires français, se sont considérablement enrichis. Ils ont gagné, en cumulé, 230 milliards de dollars ces trois dernières années, calcule l’ONG Oxfam, en s’appuyant sur les données du magazine Forbes. Au total leur fortune atteint près de 600 milliards de dollars.
Ce lundi, jour de l’ouverture du 54e Forum économique mondial dans la station de ski suisse de Davos, où Emmanuel Macron mettra les pieds mercredi pour la première fois depuis six ans, Oxfam publie son rapport annuel sur les inégalités mondiales. Ces dernières s’accroissent. Tandis que les plus riches le sont toujours plus - depuis 2020, la fortune des milliardaires s’est appréciée de 34 %, soit de 3 300 milliards de dollars, trois fois plus que l’inflation -, près de cinq milliards de personnes se sont appauvries, estime Oxfam en compilant plusieurs sources. Constatant que «l’augmentation spectaculaire de l’extrême richesse observée depuis 2020 est désormais gravée dans le marbre», l’ONG s’alarme du «danger bien réel de voir cette aggravation devenir la norme».
Le rapport décrit une extrême concentration de la richesse, sur différents plans. Entre les zones géographiques. «Seulement 21 % de l’humanité vit dans les pays du Nord, mais ces pays abritent 69 % de la richesse privée et 74 % de la richesse mondiale des milliardaires.» Dans la détention des actifs financiers : les 1 % les plus riches possèdent 43 % de tous les actifs financiers mondiaux. Entre les entreprises :«Au niveau mondial, les 0,001 % d’entreprises les plus importantes empochent environ un tiers de tous les bénéfices des entreprises.»
Ces multinationales, et leurs propriétaires par la même occasion, viennent de vivre des années de crises ultraprofitables. En analysant les profits de 148 des plus grandes entreprises mondiales, Oxfam constate qu’en 2021 et 2022, ils sont en hausse de 89 % par rapport à la moyenne des années 2017 à 2020. D’après les premiers chiffres disponibles, «l’année 2023 devrait battre tous les records de bénéfices pour les grandes entreprises», note aussi le rapport. Les compagnies pétrolières et gazières, les marques de luxe, les entreprises du secteur financier ainsi que les laboratoires pharmaceutiques apparaissent comme les plus gagnantes, comme d’autres études l’avaient déjà démontré. Pendant que les revendications de hausses salariales ont été ravivées dans de nombreux pays par le choc inflationniste, le partage de la valeur dans les grandes entreprises reste loin d’être équitable. En considérant cette fois 96 d’entre elles et les douze mois précédant juin 2023, Oxfam calcule que pour chaque tranche de 100 dollars de bénéfices, 82 dollars sont allés vers les actionnaires, en rachats d’actions ou en distribution de dividendes.
Oxfam s’attaque aux monopoles et à leur pouvoir, qualifié de «machine implacable à fabriquer des inégalités» - un sujet de préoccupations et débats particulièrement vifs aux Etats-Unis. Rappelant les évolutions des trois dernières décennies, comme les fusions successives qui ont abouti à l’avènement des dix géants mondiaux de l’industrie pharmaceutique, ou l’émergence des «Big tech» avec Meta (maison mère de Facebook), Alphabet (maison mère de Google) et Amazon, Oxfam dénonce «un pouvoir des monopoles qui s’accroît et alimente les inégalités», notamment avec une coordination implicite pour augmenter les prix et les marges. La hausse de ces dernières est même soupçonnée d’avoir nourri l’inflation dans la zone euro, formant une boucle prix profits, selon les travaux de plusieurs économistes du Fonds monétaire international publiés en juin.
Afin de réduire les inégalités, l’ONG continue de plaider pour une réforme de la fiscalité. Son antenne française, dirigée par Cécile Duflot, propose plusieurs mesures fiscales, qui mettraient davantage à contribution seulement 30 % des Français. Parmi elles, un ISF climatique. Celui-ci prendrait en compte le niveau de patrimoine des plus aisés ainsi que son empreinte carbone et pourrait rapporter autour de 15 milliards d’euros par an. Au printemps dernier, Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz esquissaient dans leur rapport sur les aspects économiques de la transition climatique une version plus restreinte de ce mécanisme, avec un impôt temporaire dédié au financement de la transition, qui serait prélevé sur le patrimoine financier des 10 % les plus riches et générerait environ 5 milliards d’euros par an. Emmanuel Macron avait alors tenté de clore les discussions, en enjoignant Elisabeth Borne, alors Première ministre, selon des propos tenus en Conseil des ministres et rapportés par le Figaro, «d’éviter le piège à la con du débat sur la fiscalité des riches». Rien n’indique qu’il a changé d’avis.
Et ce n'est pas fini...
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
L'Assemblée générale
Proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les ndividus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Et ce n'est pas fini...
Le Collectif Laïque National, à l’occasion de la Journée de la Laïcité du 9 décembre, anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 instaurant la séparation des églises et de l’État, tient à rappeler l’intangibilité de ce principe au fondement de la République.
En instaurant un régime de séparation stricte entre, d’une part, l’État et les collectivités et services publics, et, d’autre part, les religions, la laïcité garantit la liberté de conscience et son corollaire la liberté d’expression, dont la liberté de culte est une des manifestations.
L’État Laïque n’arbitre pas, entre les différentes convictions religieuses et philosophiques, qui relèvent de l’espace civil ou de la vie privée. Sa position areligieuse, qui n’est pas un athéisme, permet à la citoyenneté de s’épanouir pleinement.
La République française s’inscrit dans le temps long de l’émancipation politique. Après les affres des guerres de religions qui ont ensanglanté la France et l’Europe, la Révolution française s’inspirant des idéaux humanistes et universalistes de la philosophie des Lumières, a instauré une République démocratique de citoyens libres et égaux, dégagée de toute religion d’État.
La laïcité, pilier de la République, sera célébrée le 9 décembre, au moment où la France traverse une situation difficile, du fait du développement de communautarismes identitaires, idéologiques ou religieux, parfois meurtriers, qui professent le repli sur soi contre la citoyenneté, en menaçant ainsi la paix civile et la vie des personnes.
Le Collectif Laïque National rappelle, plus que jamais, que la laïcité et les principes de la République qui lui sont attachés, sont les garants d’un futur harmonieux et émancipateur où chacun peut trouver sa place dans le respect de l’intérêt général.
L’État a le devoir de mettre en œuvre cette politique. Ainsi, le Collectif déplore que le principe de Laïcité ne soit pas appliqué sur l’ensemble du territoire national, que ce soit, en Alsace et Moselle ou dans certains départements, territoires et collectivités d’Outre-Mer, et que les entorses à l’obligation de neutralité religieuse des Pouvoirs publics soient monnaie courante, au niveau tant national que local.
Il regrette vivement que l’État, par les milliards de subventions accordés à l’école privée, à 96% confessionnelle, crée lui-même la concurrence avec l’école de la République qu’il a pourtant le devoir constitutionnel d’organiser et qu’il menace ainsi la mixité sociale et l’égalité des chances.
Il réaffirme sa revendication de constitutionnaliser les principes des deux premiers articles de la loi de 1905, dont il convient toujours de rappeler les termes pertinents :
- La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public,
- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Vive la Laïcité, Vive la République !
Et ce n'est pas fini...
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Et ce n'est pas fini...
Communiqué de la CES du 31 octobre 2023
(Confédération Européenne des Syndicats)
Les syndicats appellent les politiques à résister à l’intense lobbying des entreprises de plateforme et à garantir de vrais droits aux livreurs, aux chauffeurs de taxi, aux soignants et autres travailleurs.
Comme le montre la bibliothèque publicitaire Meta, Uber a bombardé les médias sociaux en Belgique avec plus de 100 publicités depuis le 25 septembre dans le but d’affaiblir la directive européenne sur le travail de plateforme.
L’entreprise a déjà dépensé plus de 5 millions d’euros depuis 2013 pour faire pression sur l’UE et la dernière tentative en date intervient à l’approche des négociations sur le texte final de la directive prévues le 9 novembre.
La Confédération européenne des syndicats (CES) riposte aujourd’hui avec son propre spot vidéo dénonçant les tactiques de lobbying agressives d’Uber et plaidant pour une directive forte sur le travail de plateforme.
Le Secrétaire confédéral de la CES Ludovic Voet a déclaré à ce sujet :
« Les lobbyistes des plateformes dépensent énormément d’argent en publicité parce qu’ils savent que leur modèle économique est bancal car basé sur la négation des droits les plus élémentaires de leurs travailleurs. »
« Le législateur se doit de résister à ce lobbying agressif et présenter une directive forte sur le travail de plateforme afin de garantir qu’Uber et les entreprises de ce secteur se conforment finalement aux mêmes règles que les autres employeurs. »
« Au lieu de gaspiller leur argent en publicité, les plateformes devraient correctement payer leurs travailleurs. »
Et ce n'est pas fini...