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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Pourquoi les militants de Renaissance sont aussi discrets dans leur soutien à Emmanuel Macron

10 Mai 2023, 16:21pm

Publié par Bernardoc

In le JDD du 9 mai 2023

Empêtré dans une page de la réforme des retraites qu’il ne parvient pas à tourner, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour le défendre lors de ses déplacements.

Des rangées de barrières métalliques installées tout au long des Champs-Élysées, une remontée de l’avenue vide de public mais des forces de l’ordre bien présentes… La commémoration du 8-Mai par Emmanuel Macron, lundi, a donné lieu à des images inhabituelles de la « plus belle avenue du monde ».

L’Élysée avait en effet décidé d’instaurer un périmètre de sécurité important autour de la célèbre avenue parisienne, afin d’éviter tout risque de manifestation hostile et de concert de casseroles à proximité de l'Arc de Triomphe. « On ne confine pas la démocratie », a déploré le député écologiste Julien Bayou ce mardi matin sur BFMTV. L’entourage d’Emmanuel Macron avait pourtant promis en avril que le chef de l’État allait se mettre « à portée de baffes » lors de ses déplacements.

Empêtré dans la réforme des retraites, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour faire la claque. Même quand il était au plus bas dans les sondages et chahuté lors de son quinquennat, Nicolas Sarkozy était régulièrement accompagné par des militants UMP venus l’applaudir lors de ces déplacements. Emmanuel Macron est quant à lui seul. Trop seul, au point de s’en inquiéter ?

« Rien ne serait pire que de déserter le terrain et ainsi de rester sourds aux attentes, aux propositions et aux critiques parfois bien légitimes de nos compatriotes », a mis en garde le chef de l’État dans un e-mail envoyé aux adhérents et sympathisants Renaissance, le 24 avril dernier. Il avait alors appelé ses soutiens à « à nouveau sillonner le pays dans les semaines qui viennent ».

« On ne voit aucun militant, on ne voit pas le logo de Renaissance… Seuls des officiels l’accompagnent à chacun de ses déplacements, constate la politiste Virginie Martin interrogée par le JDD. Emmanuel Macron aurait pourtant besoin de leur soutien dans cette période difficile. » Selon la professeure à Kedge Business School, Emmanuel Macron est « un président sans parti ».

Du côté de Renaissance, on dit ne pas vouloir réitérer des pratiques qualifiées de « mises en scène ». « On a les moyens de faire venir des militants à chaque déplacement, on reçoit même des demandes de nos militants en ce sens, mais il serait contre-productif d’organiser un soutien artificiel », avance au JDD Loïc Signor. Le porte-parole du parti Renaissance précise que des militants de la formation Emmanuel Macron sont parfois présents en marge des déplacements du chef de l’État. De même, des « temps d’échange encore organisés avec des ministres ou des équipes du président de la République ».

Loïc Signor « préfère » que le président de la République « voit des Français inquiets, qu’il peut convaincre du bien-fondé de notre politique, plutôt que de se retrouver avec un comité d’accueil qui fasse la claque ». Il ajoute : « Le président de la République est là pour rencontrer des gens qui ont des choses à lui dire et pour y répondre à son niveau. »

Joint par le JDD, François Patriat avance d’autres raisons : impossible de faire venir des macronistes sans prendre le risque d’attirer des contestataires, qui multiplient les « casserolades » depuis plusieurs semaines. « Si l’on dit qu’Emmanuel Macron vient quelque part, ça fuite dans la foulée et il y a des opposants qui viennent », regrette le président du groupe Renaissance au Sénat. Par ailleurs, « même si on faisait venir 50 militants pour l’accueillir, on ne les verrait jamais à l’écran, contrairement aux opposants », déplore le sénateur de la Côte-d’Or. Plus généralement, « on sait que l’on mobilise plus facilement contre que pour », dit-il. « Je regrette que la France silencieuse ne soit pas mobilisée, celle qui me dit tous les jours ‘Tenez bon, on vous soutient’, mais qui ne dit rien. »

Particulièrement discret ces derniers mois, le parti Renaissance pointe le bout de son nez plus d’un an après la réélection d’Emmanuel Macron. La formation a lancé ce week-end une opération militante en soutien au chef de l’État. Cette campagne, intitulée « Pour nous », en écho au slogan de la campagne présidentielle de 2022 « Avec vous », a pour objectif de défendre le bilan des six premières années de ses mandats. « Elle répond à l’injonction du président de la République et démontre qu’il est possible d’aller faire de la politique de terrain, de convaincre aussi bien sur notre bilan que de montrer que les quatre prochaines années seront utiles », explique Loïc Signor. Quelque 500 000 tracts ont été imprimés, de même que 300 000 affiches.

« On retourne sur le terrain car à un moment donné on nous l’a confisqué pour promouvoir les idées contre la réforme des retraites », estime le porte-parole de Renaissance, qui se félicite de ce retour. « La réalité c’est que ça marche, comme on l’a vu ce week-end. Il est possible d’avoir un dialogue, dans la sérénité, malgré des désaccords », veut-il croire.

« Les militants sont courageux. Il y a plus de soutien de la part des militants Renaissance que de la part des élus qui ont un peu la trouille », estime François Patriat, soutien de la première heure du chef de l’État. « Quand un élu de LFI appelle à décapiter Emmanuel Macron (NDLR : Christophe Prudhomme, conseiller régional Île-de-France, a chanté dimanche lors d’une manifestation le slogan « Louis XVI, on t’a décapité. Macron, on peut recommencer »), ça ne donne pas forcément envie aux militants d’aller sur le terrain », souligne de son côté Loïc Signor.

Pour Virginie Martin, la frilosité affichée par Renaissance prouve que la formation d’Emmanuel Macron « n’a pas su devenir véritablement un parti politique ». Selon la politiste, Renaissance n’a pas su se « transformer en parti de cadre, encore moins en parti de masse » malgré les moyens conséquents attribués depuis 2017 en raison de ses scores électoraux.

Et ce n'est pas fini...


 

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La dégradation d'une société chargée d'une mission de service public.

9 Mai 2023, 12:26pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de La Poste, et en particulier des services offerts sur ma commune Le Haillan.

Lorsque je suis arrivé dans cette commune en 2006, il y avait trois guichets et un service de boîtes postales. Le collège n'en possédant pas, je souhaitais en faire ouvrir une, tentative abandonnée car les boîtes postales devaient disparaître au printemps 2007. Très bien, le facteur continuerait donc de distribuer le courrier dans notre boîte aux lettres.

Bientôt, le nombre de guichets fut réduit à deux, d'où une attente plus longue, et sans possibilité de s'asseoir pour les personnes fatiguées.

Je suis retourné au bureau ce matin, après plusieurs mois au cours desquels s'étaient déroulés des travaux. Surprise : il n'y a plus qu'un seul guichet : sûrement que la SA La Poste doit être fière de l'accueil qu'elle offre.

J'ai posé la question au préposé (je ne sais pas si c'est toujours le bon terme) : « C'est parce qu'il y a moins d'usagers qu'on a supprimé la moitié des guichets restants ? » Contrairement à certains de ses collègues, il n'a pas tiqué sur le mot « usager » et a simplement répondu « Oui ».

Devrais-je rappeler une fois de plus que la distribution du courrier le samedi n'est qu'un lointain souvenir ?

Le méprisant osera-t-il terminer le démantèlement de la poste d'ici quatre ans ? On peut s'attendre à tout.

Et ce n'est pas fini...

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La mémoire courte.

8 Mai 2023, 11:39am

Publié par Bernardoc

La droite ultra-conservatrice est sortie gagnante du scrutin pour élire les rédacteurs d’une nouvelle constitution chilienne qui remplacerait celle héritée de la dictature de Pinochet.

Tout ça pour ça ? C’est la droite ultra-conservatrice qui sera donc chargée de rédiger un nouveau projet de Constitution, après le rejet d’une première proposition de changement lors d’un référendum en 2022.

Plus de 15,1 millions de Chiliens se sont rendus aux urnes dimanche pour élire, parmi 350 candidats, les 50 membres qui formeront le Conseil constitutionnel qui aura pour objectif de proposer une nouvelle Constitution pour le pays. Après dépouillement des bulletins, le Parti républicain, classé à l’extrême droite, opposé dès le début à une réforme de la Constitution, a remporté 35 % des suffrages (22 sièges), contre 29 % comptabilisés pour la coalition de gauche soutenant le gouvernement de Gabriel Boric (17), selon les données officielles. La droite traditionnelle a, elle, obtenu 21 % des suffrages (11).

Le Parti républicain, qui s’oppose à l’avortement et tient un discours anti-immigrés, «n’aura pas besoin de négocier avec qui que ce soit, il pourra écrire la constitution qu’il veut» et «aura le droit de veto à tout amendement», prédit Claudia Heiss, directrice de la faculté de sciences politiques de l’université du Chili.

Début septembre 2022, les Chiliens avaient rejeté à 61,9 % une première proposition de nouvelle Constitution rédigée par une assemblée majoritairement à gauche. Elle devait instaurer de nouveaux droits sociaux, notamment en matière d’éducation, de santé ou de logement, reconnaître des droits aux peuples autochtones ou encore le droit à l’avortement. Après le rejet par les électeurs, les principaux partis politiques du pays avaient tout de même décidé d’entamer des négociations pour relancer le processus constitutionnel.

Le Conseil, dont les membres ont été élus dimanche, recevra un avant-projet rédigé par un comité d’experts auquel ils devront apporter des ajustements et amendements. Le texte comprend 12 principes essentiels qui ne pourront néanmoins pas être modifiés. Parmi eux, le fait que le Chili est une économie de marché. Le projet sera ensuite soumis à un référendum, le 17 décembre.

La Constitution actuelle, héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), est considérée, malgré plusieurs révisions successives, comme un frein à toute réforme sociale de fond au Chili, théâtre en 2019 d’un grand soulèvement populaire.

Et ce n'est pas fini...

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En écho à ma chronique de jeudi dernier

7 Mai 2023, 11:20am

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche du 7 mai 2023

Et ce n'est pas fini...

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Augmentation du SMIC au 1er mai : stop au bricolage, exigeons une revalorisation significative de la valeur du point d’indice.

5 Mai 2023, 16:57pm

Publié par Bernardoc

 Avec une inflation qui ne cesse d’augmenter pour atteindre un taux annuel de 5,7% (calculée au mois de mars), le gouvernement a dû procéder à une nouvelle augmentation du SMIC de 2,19% au 1er mai 2023, soit 1 749,20 €.

Pour les personnels de la Fonction publique, la situation s’aggrave avec une paupérisation d’une grande partie des agents. Après plusieurs années de quasi gel des traitements, la valeur du point d’indice a perdu plus de 16% en mars par rapport à l’indice des prix à la consommation.

 Comme seule réponse et pour la 5ème fois en un an et demi, le gouvernement a été contraint, par décret du 26 avril 2023 à une revalorisation du traitement minimum de la Fonction publique, le portant ainsi à l’indice majoré 361 (indice brut 397), soit 1 750,86€.

 Ce dispositif, à défaut d’une conséquente revalorisation de la valeur du point mais aussi d’une refonte complète des carrières, devient intenable et inacceptable !

 Ainsi, les agent.e.s des 8 premiers échelons du 1er grade de la catégorie C, des 5 premiers échelons du 2è grade, des 2 premiers échelons du 3è grade mais aussi des 3 premiers échelons du 1er grade de la catégorie B seront rémunérés au minimum FP soit au SMIC ! Cela signifie par exemple qu’un agent recruté en C1 sera rémunéré pendant 12 ans au SMIC !

Cette situation, contraire aux principes statutaires qui précisent que tout avancement d’échelon doit se traduire par une augmentation de traitement, aggrave encore une fois le phénomène de tassement des grilles indiciaires.

 Avec un recrutement des agents de catégorie C au niveau du SMIC, cela touche à nouveau les B et à quand la catégorie A recrutée au SMIC ! Ce n’est pas en n’offrant plus de déroulement et de perspectives de carrières aux agents que le gouvernement va rendre la Fonction publique à nouveau attractive, dans l’intérêt des personnels mais aussi des usagers.

 Pour la CGT, le gouvernement doit cesser tous ces bricolages, ces réformes « pansement » d’un décret à l’autre, ces mesures bas salaires qui ne sont que des palliatifs, qui ne font que détériorer les grilles indiciaires et remettre en cause le principe de la Fonction publique de carrière.

 Dans ce contexte, pour la CGT il faut avec les personnels obtenir :

  •  Une mesure d’urgence sur la revalorisation de la valeur du point d’indice avec une première mesure à hauteur de 10 %, avec un dispositif d’alignement sur la rémunération des contractuels ;

  •  La mise en place sans délai d’un mécanisme d’indexation sur l’inflation ;

  •  L’ouverture d’une négociation portant sur les mesures de rattrapages des pertes de pouvoir d’achat et sur une revalorisation des grilles indiciaires des catégories C, B et A redonnant une véritable amplitude de carrière ;

  •  Des mesures fortes et spécifiques pour parvenir à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

     

    Montreuil, le 3 mai 2023

    Et ce n'est pas fini...

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Ce n'est pas moi qui le dis

3 Mai 2023, 16:02pm

Publié par Bernardoc

Opération Wuambushu à Mayotte : une île laboratoire de politiques migratoires toujours plus indignes

La Cimade œuvre depuis 2008 à Mayotte aux côtés de toutes les personnes opprimées et dénonce aujourd’hui l’opération Wuambushu. Non seulement elle ne réglera pas les difficultés auxquelles tous les habitants sont confrontés, mais elle va aggraver la précarité de la population et exacerber les tensions sociales qu’elle prétend combattre.

Mayotte se sent abandonnée et la population hurle son désarroi. Si la violence dénoncée par les habitants est bien réelle, l’Etat se focalise sur une réponse répressive vaine et préjudiciable ; sans formuler de réponses globales suffisantes face à l’ensemble des  besoins pourtant criants dans le 101e département français, aux défaillances structurelles du service public pour favoriser l’accès aux soins et à l’éducation, pour assurer une distribution d’eau potable satisfaisante, pour garantir l’inclusion de toutes et tous. Face aux besoins de résorption de l’habitat insalubre et d’accès à un logement digne, il déploie des tractopelles et jette des familles à la rue.

A Mayotte plus encore qu’ailleurs, l’immigration est présentée comme responsable de tous les maux et sert de justification à un régime particulièrement attentatoire aux droits et à la dignité humaine. Elle détourne le regard des véritables enjeux structurels du territoire, nourrit l’amalgame entre insécurité, délinquance et immigration et a conduit au déploiement d’une opération policière et militaire qui porte à son paroxysme l’enlisement de l’Etat dans une spirale sécuritaire et répressive. Elle attise la violence qu’elle prétend combattre et n’a pas sa place dans un Etat de droit.

Ainsi, alors que cette opération prévoit d’augmenter de façon exponentielle le rythme des reconduites à la frontière, La Cimade exprime sa plus vive inquiétude. L’année passée, ce sont déjà 27 643 personnes qui ont été enfermées à Mayotte dont 2905 enfants. L’empressement avec lequel sont réalisés ces éloignements rend impossible l’exercice des droits des personnes pourtant protégées contre une expulsion en l’absence de recours effectifs aux tribunaux. L’opération Wuambushu risque de renforcer les pratiques illégales visant à éloigner sans ménagement des mineurs isolés, malgré la condamnation de l’Etat par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour ses pratiques de rattachements arbitraires d’enfants à des adultes tiers en vue de leur expulsion. Si la machine s’est enrayée la semaine dernière avec le refus de réadmission des personnes expulsées vers l’Union des Comores, et si ces dernières, replacées en rétention administrative par la préfecture, ont toutes été libérées par le juge des libertés et de la détention en raison de l’illégalité de cette procédure, il est à craindre dans les jours à venir que l’emballement qui accompagnera la reprise de la politique du chiffre des éloignements, la rende incontrôlable et porteuse de nombreuses violations des droits. Inquiétudes confirmées notamment à travers la récente ordonnance rendue par le juge des référés du Tribunal administratif de Mayotte en date du 29 avril 2023, sur la création de locaux de rétention administratives temporaires dont le but est d’éloigner toujours plus avec le moins d’accès aux droits possible. Le Tribunal y confirme que « les conditions de rétention dans les locaux de rétention administratives régulièrement créés par le préfet de Mayotte (…) ne permettent pas aux personnes retenues de contester utilement leur éloignement et leur rétention administrative et portent ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’exercer un recours effectif devant une juridiction », enjoignant ainsi le préfet, sous astreinte, de cesser la violation des droits fondamentaux des personnes retenues.

Alors que plane sur la fin d’année le spectre d’un nouveau projet de loi asile et immigration et d’une réforme prévoyant à Mayotte une nouvelle offensive contre l’accès à la nationalité française, l’arsenal répressif poursuit son avancée inexorable, écrasant sur son passage les espoirs d’une vie meilleure pour les habitants de Mayotte.

La Cimade appelle :

  • A l’arrêt immédiat d’une opération qui met en péril l’intégrité physique et psychique de l’ensemble de la population

  • A l’apaisement et à la construction de réponses de long terme aux besoins fondamentaux de l’ensemble de la population en matière sociale, sanitaire, éducative et économique par la coopération

  • A la suppression du régime dérogatoire pour parvenir à l’égalité républicaine et l’alignement des droits et services avec le reste du territoire national

  • A la protection inconditionnelle des enfants, la fin de leur enfermement et de leurs expulsions illégales

  • A la fin de la territorialisation des titres de séjour qui fait de Mayotte une prison à ciel ouvert.

    Et ce n'est pas fini...


 

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Jusqu'au retrait !

25 Avril 2023, 11:52am

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 25 avril 2023 (extraits)
D’Emmanuel Macron en Belgique à Pap Ndiaye à Lyon : l’exécutif suivi par les manifestants et les casseroles

Une cinquantaine d’opposants ont traversé la frontière lundi pour perturber le déplacement du chef de l’Etat à Ostende, en Belgique. La visite du ministre de l’éducation nationale à Lyon a été perturbée, de même que son retour à Paris.

D’autres ministres accueillis au son des casseroles

En déplacement au même moment au CHU de Poitiers, le ministre de la santé, François Braun, y est arrivé au son des casseroles et sous les huées de quelques dizaines de manifestants, qui avaient répondu à un appel de la CGT et ont été tenus à bonne distance par les CRS.

Dans la Sarthe, c’est le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, qui a été accueilli par un bruyant concert lors d’un déplacement dans une prison à Coulaines. Environ 150 manifestants, selon un photographe de l’AFP, ont commencé à taper sur une multitude d’ustensiles de cuisine une heure et demie avant l’arrivée du ministre, venu inaugurer une structure d’accompagnement des détenus en fin de peine. L’ancien avocat est allé saluer les manifestants à l’issue de sa visite, selon un responsable syndical.

De son côté, la secrétaire d’Etat à l’enfance, Charlotte Caubel, a annulé une visite prévue lundi dans un établissement hospitalier à Saint-Maurice (Val-de-Marne). Brocardée par la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée et députée du département, Mathilde Panot, qui a posé avec une casserole en évoquant un « gouvernement confiné », Mme Caubel a ensuite fait expliquer par son entourage qu’il s’agissait d’un simple report de vingt-quatre heures en raison d’un « conflit d’agenda ».

Des manifestants se sont aussi fait entendre devant le Théâtre de Paris, dans le 9e arrondissement de la capitale, avant que la ministre de la culture, Rima Abdul Malak, y vienne pour assister dans la soirée à la cérémonie des Molières.

Respect pour cette ministre qui a osé répondre sans la présence des CRS.

Et ce n'est pas fini...

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Comme un air de déjà vu...

16 Avril 2023, 14:00pm

Publié par Bernardoc

in Le monde du 16 avril 2023

En Israël, la mobilisation contre la réforme judiciaire entame sa quinzième semaine

Depuis le début de l’année, des dizaines de milliers d’Israéliens se réunissent toutes les semaines pour dénoncer le texte et conspuer le gouvernement formé en décembre par Benyamin Nétanyahou.

Ils ont été des milliers, une nouvelle fois, à descendre dans les rues de Tel-Aviv, samedi 15 avril dans la soirée, pour protester contre la réforme de la justice voulue par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, que les manifestants considèrent comme attentatoire à la démocratie.

« Sauvons la démocratie », pouvait-on lire sur des pancartes au milieu d’une marée de drapeaux israéliens tandis que certains manifestants ont allumé des feux de bengale et des fumigènes, ont constaté les journalistes de l’Agence France-Presse.

D’autres manifestations plus modestes ont eu lieu dans d’autres villes israéliennes, à Haïfa (nord) et Jérusalem notamment, ainsi qu’à Modiin dans le centre d’Israël, devant la maison du ministre de la justice Yariv Levin.

Depuis l’annonce du projet de réforme début janvier, des dizaines de milliers d’Israéliens se réunissent toutes les semaines pour dénoncer le texte et conspuer le gouvernement formé en décembre par Benyamin Nétanyahou, l’un des plus à droite qu’ait connu Israël. Celui-ci a annoncé le 27 mars une « pause » pour donner une « chance […] au dialogue », après une intensification de la contestation, un début de grève générale et l’apparition de tensions au sein de la majorité, mais la mobilisation contre la réforme reste forte.

Pour le gouvernement, le texte vise entre autres à rééquilibrer les pouvoirs en diminuant les prérogatives de la Cour suprême, que l’exécutif juge politisée, au profit du Parlement. Les détracteurs de la réforme estiment au contraire qu’elle risque d’ouvrir la voie à une dérive autoritaire.

Cette nouvelle manifestation survient alors que l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a annoncé vendredi abaisser la perspective de crédit d’Israël de « positive » à « stable ». Ce changement de perspective reflète selon l’agence « une détérioration de la gouvernance d’Israël, comme l’illustrent les événements récents autour de la proposition du gouvernement pour reformer le système judiciaire du pays ».« Alors que les manifestations de masse ont conduit le gouvernement à suspendre la législation et à rechercher le dialogue avec l’opposition, la manière dont le gouvernement a tenté de mettre en œuvre une réforme de grande envergure sans rechercher un large consensus indique un affaiblissement de la force institutionnelle », ajoute-t-elle.

Et ce n'est pas fini...

 

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Les manifestants refusent de « tourner la page » de la réforme des retraites

14 Avril 2023, 15:20pm

Publié par Bernardoc

in Mediapart du 13/4/23 (extraits)

Difficile Difficile de penser que le symbole avait été prémédité. Mais il ne peut pas avoir échappé aux personnes rassemblées ce 13 avril pour la douzième journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites, tant il est puissant. Dans la capitale, le défilé organisé par les huit syndicats de salarié·es est passé à cinquante mètres à peine du siège du Conseil constitutionnel, rue de Montpensier, dans le I arrondissement de Paris.

S'ils tiennent à entretenir le suspense, les dirigeants syndicaux ne croient pas vraiment que le texte pourrait être entièrement barré par le Conseil constitutionnel. Et bien que des rassemblements seront organisés vendredi un peu partout en France, dont Paris, leurs regards se tournent désormais surtout vers le 1 Mai, la journée internationale des travailleurs, qui pourrait leur permettre d'organiser une nouvelle démonstration de force contre la réforme. Même si elle a été validée et promulguée entre-temps.

« L'intersyndicale est un bien précieux. On a tous à faire un pas de côté sur ce qui peut nous diviser pour, après trois mois de mobilisations, faire en sorte que le 1 Mai soit une grande fête populaire contre la réforme des retraites, pour la dignité du monde du travail » , a indiqué Laurent Berger, lui qui n'a jamais défilé à cette date depuis qu'il a pris la tête de la CFDT fin 2012, et qu'aucune manifestation unitaire n'a été organisée à cette occasion depuis 2010 et, déjà, une mobilisation contre une réforme des retraites.

Pour autant, l'intersyndicale ne rend pas les armes. L'annonce qu'Emmanuel Macron se proposait de rencontrer ses membres une fois connue la décision du Conseil constitutionnel est reçue avec circonspection, ou hostilité. Interrogée sur cette invitation, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a répondu dans un bref rire, ponctué d'un « lol »

« C'est bien qu'il ait tout à coup envie de rencontrer les syndicats, vu que ça fait un mois qu'on lui a demandé un rendez-vous et qu'il l'a refusé , a-t-elle commenté . Le problème, c'est l'ordre du jour. Pour nous, l'ordre du jour de ce rendez-vous avec Emmanuel Macron, c'est le retrait de cette réforme des retraites. Là, il nous propose un hors-sujet. »

Un dirigeant de Sud, Simon Duteil, refait le film : « On nous disait d'abord qu'il n'y aurait pas d'intersyndicale, puis que la mobilisation serait faible, puis que tout finirait avec les débats à l'Assemblée, et maintenant que le mouvement va finir avec le Conseil constitutionnel. Non, on ne va pas tourner la page. L'énergie, on l'a, les formes de mobilisation, il faudra les inventer. »

Une attitude que partageaient la plupart des manifestant·es dans les rues de Paris. Beaucoup n'en étaient pas à leur première manifestation, loin de là, et sont souvent des militants syndicaux aguerris. Leur discours est dur, y compris à la CFDT.

« D'habitude, je ne défile pas le 1 Mai, mais cette fois, je viendrai , confie ainsi Alix, qui travaille dans le tourisme. Dans nos rangs, on commence à en avoir marre de ce gouvernement. Même des gens qui ne bougent jamais, qui ne se sentent pas concernés par les réformes, ils sont touchés aujourd'hui, et en colère. »

Les mots des militants de base sont les mêmes que ceux des dirigeants syndicaux. Et comme chez ces derniers, l'inquiétude est palpable face à la manière dont l'extrême droite pourrait profiter de l'inflexibilité du pouvoir. « Le gouvernement, il va peut-être tourner la page dans sa tête. Mais pas nous , clame Alix . Ils sont en train de pourrir tout le système, et on le sait, les gens vont se venger dans les urnes. Et tout le monde sait ce qui va se passer. On va se retrouver dans la merde. »

« Emmanuel Macron risque de mettre le RN au pouvoir, il contribue à le dédiaboliser. Il a franchi une barrière qu'il n'aurait pas dû passer, et ça, on n'oubliera pas. Et on ne s'arrêtera pas » , renchérissent trois syndiquées Solidaires, à l'autre bout du spectre syndical.

« Il y a un vrai ras-le-bol, cette réforme ne passe toujours pas , confirme Pascaline Kerhoas secrétaire générale adjointe Force ouvrière au ministère de l'économie. Au ministère, la moyenne d'âge est assez élevée, et beaucoup d'agents vont être directement concernés : ils avaient tout calculé, et ils vont devoir travailler plus longtemps, c'est très dur pour eux. »

Plus tôt dans la journée, quelques actions symboliques avaient eu lieu à Paris. « On ne va pas vous lâcher, on va être le chewing-gum sous votre godasse, on va être votre pire cauchemar ! » , a promis au gouvernement la CGT des cheminots, selon Le Parisien

Après une assemblée générale à la gare de Lyon dans la matinée, quatre cents grévistes sont allés brièvement envahir le siège de LVMH à Paris, près des Champs-Élysées. « Vous cherchez de l'argent pour financer les retraites, prenez-le dans les poches des milliardaires, à commencer par Bernard Arnault ! » , a exhorté Fabien Villedieu, de Sud Rail.

Un peu partout autour de Paris, des rassemblements ont aussi été organisés en soutien aux éboueurs, qui ont repris la grève reconductible et ont même rallié à la lutte la moitié leurs collègues des arrondissements parisiens où les éboueurs relèvent du secteur privé.

La CGT promet de « transformer les rues en décharge publique jusqu'au retrait de la réforme » . À Aubervilliers, en marge du blocage du site de collecte des déchets, des interpellations ont eu lieu. Dans un communiqué, la CGT locale exige « la libération immédiate » des sept interpellé·es, « dont au moins quatre militants syndicaux »

« La jeunesse qui manifeste n'écoute pas les syndicats, car ce n'est pas vraiment la question du monde du travail qui la mobilise , explique Anaïs, étudiante en école d'ingénieur en région parisienne, accompagnée de Manon et Nicolas, venus de l'École normale supérieure de Paris-Saclay. Des jeunes qui ne se sentaient pas vraiment concernées par la question des retraites sont entrés dans le mouvement depuis l'utilisation du 49-3 le 16 mars, qui a beaucoup choqué. Aujourd'hui, ils manifestent avant tout contre ce qu'ils voient comme une crise démocratique. »

Ces trois habitué·es des manifs n'entendent pas non plus lâcher de sitôt : « La jeunesse a un rôle super important à jouer dans le maintien du mouvement, dans le soutien aux travailleurs qui font d'énormes sacrifices. Et nous pouvons apporter une radicalité qui est absente ailleurs. C'est important de montrer qu'on ne va pas retourner tranquillement à notre vie classique. Il faut prendre la place, et la tenir. »

Et ce n'est pas fini...


 

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(9)La retraite c’est sérieux...

10 Mars 2023, 09:58am

Publié par Bernardoc

...alors la CGT a décidé d’en parler sérieusement

 

« Je veux votre bien » Emmanuel Macron


Suppression de la médecine du travail : C’est pour votre bien !!!


Suppression du droit du Code du travail : C’est pour votre bien !!!


Suppression des CHSCT : C’est pour votre bien !!!


Blocage des salaires et des pensions : C’est pour votre bien !!!


Suppression de l’ISF : C’est pour votre bien !!!


Casse de la santé publique : C’est pour votre bien !!!


Report de l'âge de départ en retraite : C’est pour votre bien !!!
 



LES PROPOSITIONS DE LA CGT


Quand Macron « nous veut du bien » cela donne que plus de travail, plus de précarité, plus de pauvreté, plus d’injustices pour NOUS et des riches qui deviennent de plus en plus riches


Le financement de la retraite à 60 ans est parfaitement possible économiquement.
Elle est nécessaire et vitale pour celles et ceux qui ont travaillé plus de 40 ans.

 Elle est nécessaire et vitale pour la jeunesse qui a besoin d’avoir un avenir.

 Et ce n'est pas fini...
 

 

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