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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Un livre à lire.

6 Mars 2020, 11:41am

Publié par Bernardoc

En cette période électorale, vient de sortir Quand la gauche essayait encore, un livre de François MORIN sur les nationalisations de 1981.

L'auteur y décrit de l'intérieur la volonté du premier ministre Pierre MAUROY qui se heurtait à la résistance du ministre de l'économie, Jacques DELORS. Ce dernier a gagné sur deux points : le refus de nationaliser les compagnies d'assurances et les compagnies des eaux. Vision prémonitoire quand on voit les rapaces attendre la capitalisation des retraites de ceux qui le pourront (les riches).

Et c'est vrai qu'avec le catastrophique quinquennat précédent, prétendument de gauche, c'est bien cette vision libérale qui a triomphé et fait le lit de Macron, comme celui-ci est en train de préparer celui de La Pen.

J'ai toujours eu une profonde sympathie pour Mauroy, un des fondateurs du syndicat dans lequel j'ai milité pendant 19 ans, et l'empathie qu'il manifestait envers le peuple. Ce n'est pas un hasard s'il a fondé la fédération Léo LAGRANGE, dans la continuité de ce grand ministre du front populaire.

Ce n'est pas sans un certain humour qu'il déclarait en substance : j'ai toujours gardé la même ligne et au départ j'étais à l'extrême droite du PS et maintenant je suis à l'extrême gauche du parti. Quelle vision réaliste, hélas ! Et combien d'espoirs déçus cela révèle-t-il !

N'oubliez pas d'aller voter après-demain, vous allez vous engager pour six ans.

Et ce n'est pas fini...

 

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La bataille continue !

5 Mars 2020, 15:25pm

Publié par Bernardoc

Extraits de Politis et du Figaro

« Il était nécessaire d'afficher notre position. Cela s'inscrit dans un processus. On ne baissera pas les bras, parce que nous pensons définitivement que ce projet de système universel par points est une grave erreur » YVES Veyrier, le 3 mars 2020

« Rien n'est terminé, il y a encore les débats au Sénat, la loi organique… Le prochain grand rendezvous est le 31 mars, avec une mobilisation qu'on espère être une référence comme celle du 5 décembre » Philippe MARTINEZ, le 3 mars 2020

Après le débat, le débat continue... Les partenaires sociaux ont prévu de se voir le 19 mars au siège de FO, sans la tutelle de l'État, pour échanger librement au sujet de la gouvernance du futur système universel.

L'aspect financier, sur lequel aucun des acteurs n'a la même position, pourrait également être au menu des

discussions. Par ailleurs, les organisations syndicales opposées sur le fond à la réforme portée par le premier ministre (FO, CGT, FSU et Solidaires) se retrouveront cinq jours plus tard, au Cese, pour une « vraie conférence » de financement afin de mettre sur la table leurs propres pistes quant au retour à l'équilibre du système en 2027 et au-delà.

UN PARCOURS LÉGISLATIF ENCORE LONG

Juillet 2019 : publication du rapport Delevoye.

5 décembre : mobilisation interprofessionnelle et grève reconductible dans les transports.

11 décembre : Édouard Philippe livre les grandes lignes du projet.

11 janvier 2020 : le Premier ministre lance une « conférence de financement » pour établir des mesures d’économies immédiates qui pourraient remplacer l’« âge pivot ».

13 janvier : fin progressive de la grève dans les transports.

24 janvier : dépôt du texte en Conseil des ministres et publication d’un avis très sévère par le Conseil d’État sur la qualité de l’étude d’impact.

28 janvier : début de l’examen de la réforme en commission spéciale à l’Assemblée nationale.

11 février : interruption des travaux de la commission spéciale. Le texte non amendé sera examiné en séance plénière.

29 février : Édouard Philippe dégaine le 49.3 pour clore les discussions à l’Assemblée, alors que seuls 7 articles sur les 65 que compte alors le projet de loi ont été soumis au vote.

4 mars : début de l’examen du projet de loi organique, sans utilisation possible de l’article 49.3.

Fin avril : examen du texte au Sénat. Fin de la « conférence de financement », dont les conclusions doivent être ajoutées au texte de loi.

Ensuite : la commission mixte paritaire doit tenter de trouver un consensus et faire voter un texte identique au Sénat et à l’Assemblée nationale. Faute d’accord, une deuxième lecture débute à l’Assemblée et au Sénat, malgré la « procédure accélérée ». En cas de divergence à l’issue de cette deuxième lecture, une troisième lecture définitive débute alors au Sénat. À l’Assemblée, le texte pourra faire l’objet d’un 49.3 à chaque lecture, étant donné qu’il s’agit du même texte. Aucune procédure similaire n’existe en revanche au Sénat.

Automne 2020 : recours devant le Conseil constitutionnel, qui a un mois pour rendre son avis, votes de ratification des ordonnances.

Et ce n'est pas fini...

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Municipales en vue.

2 Mars 2020, 23:42pm

Publié par Bernardoc

Finalement il y aura trois listes au Haillan :

    • une liste divers gauches (ou gauche diverse) menée par la maire sortante ;

    • une liste de la droite républicaine ;

    • une liste « apolitique ».

Mais que se cache-t-il derrière ces trois listes.

La liste « apolitique » est en fait conduite par l'ancienne animatrice macroniste locale et représente donc la droite extrême (à ne pas confondre avec l'extrême droite dont aucun des (trop) nombreux votants ne sort du bois). Dépitée de n'avoir pas reçu l'investiture marcheuse elle a quand même réussi à monter une liste dont, à l'heure où j'écris, je ne connais pas la composition. Ce n'est pas le cas de celui qui avait reçu l'onction présidentielle, un ancien adjoint socialiste, qui a été contraint de jeter l'éponge.

La liste de droite, soutenue par la majorité métropolitaine, a une composition bizarre, les élus sortants se trouvant disséminés un peu partout, et pas forcément en position éligible.

La troisième liste se veut unitaire, mais interroge cependant. Il y avait 4 élus Front de Gauche sortants ; il y a 5 candidats cette fois-ci, mais avec l'augmentation du nombre de candidats cette sensibilité aurait pu en espérer au moins 6, d'autant que, vu les places qu'ils occupent, il risque, si la liste est élue lors d'une triangulaire au deuxième tour, de n'y avoir que trois élus, avec une marginalisation du PCF qui perd son poste d'adjoint. Bien sûr on pourra toujours remarquer que LFI s'en voit attribuer deux.

Est-ce la fin du FdG sur Le Haillan ? Ca ne m'étonnerait pas.

Comme je le disais hier, heureusement que le syndicalisme demeure pour soutenir nos espoirs, parce que la politique...

Et ce n'est pas fini...

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Politique : je n'y comprends plus rien.

1 Mars 2020, 18:28pm

Publié par Bernardoc

N'ayant jamais été encarté politiquement auparavant, j'ai participé à la fondation en Gironde du Parti de Gauche, qui représentait un formidable espoir par son intention d'être un parti creuset dans lequel pouvaient se retrouver tous ceux qui militaient pour une République sociale et écologique. Cela m'a d'ailleurs valu pendant cinq ans un confortable placard à 300 € par mois. C'était juste avant que le PS ne prenne en main tous les leviers des institutions républicaines puis les abandonne à la droite officielle.

Vint ensuite l'épisode du Front de Gauche, devenu obsolète même si dans ma commune il existe toujours une association des « Amis du FdG ». Il me semblait qu'à l'époque on savait où on allait.

Il y a eu une tentative d'ubérisation de la politique avec le M6R ; dernière actualité sur le site : 23 septembre 2016.

Puis est apparue LFI qui semble fonctionner sur les mêmes critères, avec davantage de succès et une activité importante du groupe parlementaire.

Voici maintenant le temps des municipales, et là, c'est vraiment du « chacun pour soi » (pour ne pas dire du « n'importe quoi ») à la recherche de postes.

3 exemples dans la métropole bordelaise, 3 positions différentes quant à la stratégie (mais je fais confiance aux dits stratèges pour m'expliquer le bien fondé de chacune des prises de positions) :

    • Bordeaux : liste d'union NPA/LFI ;

    • Mérignac : liste LFI (menée par celle qui aurait pu être la deuxième députée girondine s'il y avait eu union) qui trouve une liste NPA en face (assez peu étonnant : il y a 6 ans, l'accord PG/NPA négocié le soir, fut annulé par ces derniers dans la nuit) ;

    • Le Haillan : une seule liste de gauche avec cependant des sensibilités fort différentes.

Voilà pour le local ; mais on peut aussi parler d'Ivry et de l'alliance LFI/PS avec pour seul objectif : virer le PCF de la mairie qu'il gère depuis des décennies. Pas de quoi être fier !

J'ai démissionné du PG il y a plus d'un an, à partir du moment où il n'y avait plus de trésorier dans chaque comité.

Mais comme j'ai toujours malgré tout la tripe militante, je me recentre sur le travail syndical et je me réjouis des nouvelles adhésions à la CGT, y compris chez les retraités.

Et ce n'est pas fini...

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Mensonge, cynisme ou incapacité ?

12 Février 2020, 09:40am

Publié par Bernardoc

Plus de 3 550 sans-abri recensés à Paris pendant la « Nuit de la solidarité »

Vous vous souvenez des promesses du méprisant de la République ? Plus personne dans la rue à Noël 2017, qu'il disait. Eh bien visiblement on en est loin. C'est bien plus difficile que de supprimer l'ISF. Mais au fait l'IFI ne pourrait-il pas servir à financer la construction de logements pour les plus démunis ? Et les réquisitions, y a pas moyen ?

Il faut quand même saluer la politique de la mairie de Paris qui tente de mettre un frein aux locations sauvages qui empêchent de mettre sur le marché des logements d'habitation. Ce n'est hélas pas suffisant.

Le chiffre ne mentionne que Paris et j'ignore si un comptage a été fait à Bordeaux où pourtant les sans-abri sont légion.

Ne parlons pas non plus des bébés qui naissent, ou qui retournent à la rue avec leur mère dès leur naissance. Et à l'autre bout, combien de morts de la rue, où les décès se produisent à ce qui est considéré comme la fleur de l'âge pour la population dite « normale » ?

Au fait, combien de dividendes pour les actionnaires du CAC 40 ?

Et ce n'est pas fini...

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Nous avons essayé la dictature.

10 Février 2020, 11:18am

Publié par Bernardoc

C'est ce que nous conseille le méprisant de la République qui nie toute violence policière dans « le pays des Droits de l'Homme ».

Je viens de visionner une vidéo qui a été tournée samedi dernier à Bordeaux lors d'une manifestation. Je suis horrifié : on a vu des bandes de brutes, cagoulés pour certains, casqués, sans matricule apparent en train de balancer des grenades (?) sur des manifestants. Le geste était similaire à celui des prolétaires qui balancent des pavés pour se défendre, ce qui s'effectue sans drapeau rouge, contrairement à ce qui se faisait depuis le moyen-âge. Et ces lanceurs étaient bien protégés par leurs collègues qui jouaient du LBD.

Le vidéaste parvenait à s'approcher suffisamment près des miliciens (j'emprunte le terme à une copine présente qui cherchait des militants de Vigi-police), et on voyait nettement à travers la visière du casque le regard sadique et le sourire cynique des bataillons gouvernementaux qui n'attendaient que le coup de sifflet pour partir casser du manifestant.

Certaines séquences montrent l'acharnement sur certains manifestants, quel que soit leur genre, venus aider et protéger un de leur collègue à terre.

Ces milices avaient vraiment l'air de jouir d'obéir aux ordres, alors qu'ils devraient avoir toutes les raisons de se rebeller contre ce gouvernement qui les prive de l'avancée remarquable sur les retraites, qu'il tente d'imposer au reste de la population.

Il y en a encore qui font une différence capitale entre la droite extrême qui nous gouverne et l'extrême droite qui y aspire. Quand on voit le comportement de NOTRE police, qui n'a plus rien de républicaine, la criminilisation de l'action syndicale, j'ai l'impression que la seule bonne chose c'est que, pour l'instant, nous avons échappé aux stades.

Et ce n'est pas fini...

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Ils sont cons ou c'est l'Europe ?

9 Février 2020, 09:06am

Publié par Bernardoc

Je viens de recevoir ma facture de gaz de la part de Gaz de Bordeaux, qui était la régie municipale qui sous-traitait pour GdF (maintenant Engie depuis la privatisation. Elle m'indique qu'ils m'ont prélevé plus de 140 € de trop, soit environ un mois et demi de mon futur échéancier. Je leur ai servi de banquier donc, mais pas question pour eux de me rembourser avec un quelconque intérêt, ne serait-ce que celui du livret A !

Mais ce que je trouve grave (très ! ), c'est le « Message important : les tarifs réglementés du gaz prendront fin le 30 juin 2023. Quitter les tarifs réglementés pour souscrire à une offre de marché peut se faire à tout moment, sans frais et simplement (sans coupure ni changement de compteur). Comparez gratuitement les offres disponibles sur www.energie-info.fr ».

GdB n'a pas l'impression de se tirer une balle dans le pied ? Si au moins ils faisaient un peu de prospective pour nous dire vers quoi il se dirige, on pourrait à la rigueur comprendre. Même pas ! On a l'impression qu'ils ont vraiment envie de se débarrasser des usagers métropolitains. A moins que ce soit une grossière erreur de communication, mais alors il faudrait la corriger de toute urgence avant que tout le monde ne se barre.

Ce ne sont pas les premiers : la SNCF fait la même chose quand elle nous propose des cars (macron) alors qu'on demande des horaires de train. Si on voulait mettre du temps pour voyager inconfortablement, on ferait une demande différente.

Et je ne parle pas du bradage des lignes telles Nantes-Vintimille mise en vente sur la portion Nantes-Bordeaux, tout cela bien entendu pour se conformer à la « concurrence libre et non faussée », vaste arnaque que les Français avaient repoussé et qui s'est invitée par l'entremise de nos hommes politiques, d'où qu'ils viennent.

Et ce n'est pas fini...

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Brexit

1 Février 2020, 00:14am

Publié par Bernardoc

Bon débarras

Fàilte Scotland

Et ce n'est pas fini...

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Deuil.

31 Janvier 2020, 10:44am

Publié par Bernardoc

Une fois de plus ce gouvernement et les parlementaires à sa botte ont démontré qu'ils ignoraient le sens du mot « empathie » (capacité de se mettre à la place d'autrui, de ressentir ce qu'il ressent).

Une proposition de loi voulait instaurer un congé de deuil de douze jours pour perte d'un enfant, au lieu de cinq actuellement. La ministre de la casse du travail est montée au créneau en affirmant que cela mettrait en danger l'équilibre de l'entreprise.

Mais t'as pas honte d'oser dire ça ? A la place elle propose que les autres employés se cotisent pour permettre aux parents dans la douleur de bénéficier de cette semaine supplémentaire. Mais où va-t-on ? Quand est-ce qu'on se rendra compte que les dividendes des actionnaires ne sont rien par rapport à la douleur des familles.

J'ai même entendu un député de droite (pas de la droite extrême macroniste) dire qu'il avait honte de voir cette proposition rejetée à deux voix près.

Quand est-ce qu'on va chercher le seul responsable pour le traduire devant la cour européenne des droits de l'Homme ,

Vous avez remarqué que j'étais en colère ?

Et ce n'est pas fini...

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On est tombé sur la tête.

19 Janvier 2020, 10:13am

Publié par Bernardoc

Je ne suis pas un ayatollah vegan ni un suppôt aveugle de Greta. Mais depuis quelques jours je suis atterré par une publicité automobile qui comme argument de vente promet de prendre en charge le malus qui frappe une certaine catégorie de leur production, à savoir les SUV, vous savez ces voitures urbaines à 4 roues motrices nécessaires pour grimper les pentes abruptes de certains quartiers de nos cités.

Ce genre de voiture, fort populaire au demeurant, compte parmi les plus polluantes et les plus gourmandes sur le marché. Et tous les économistes s'accordent à dire qu'elles seront invendables d'occasion.

Alors ne s'agit-il pas de masquer l'absence de vision stratégique de ce constructeur, ancien défenseur à tout crin du diesel et qui n'est pas encore prêt à se lancer dans la construction de voitures plus propres ?

C'est un peu comme le numérus clausus des médecins : on se rend compte de la connerie seulement au moment où on est obligé d'en importer.

Et ce n'est pas fini...

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