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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

« Quoi qu'il en coûte » qu'y disait !

7 Novembre 2020, 16:43pm

Publié par Bernardoc

Extrait de Ouest France du 6 novembre 2020


 

Les oubliés du Ségur ne lâchent rien. Ils veulent, comme tous leurs collègues de la Santé, la prime mensuelle de 183 €. Ils l’ont redit, avant-hier. Et sont prêts à entamer un bras de fer avec la direction.

Nous sommes réquisitionnés dans le cadre du Plan blanc, mais nous sommes dans une colère rouge. Derrière ce petit jeu de mots, on sent de l’irritation donc, mais aussi de la lassitude et du  découragement et de la démotivation, chez cet agent, qui travaille à la cuisine centrale. Je suis multitâches pour 1 450 € nets par mois. 

Il y a quand même de sacrées distorsions. Je travaille à côté de quelqu’un, qui est à un mètre de moi. Lui a la prime, moi pas. Il y a de l’incompréhension et un gros sentiment d’injustice. 

Le sujet : la fameuse prime mensuelle nette de 183 €, que réclament certains agents, qui se qualifient eux-mêmes d’oubliés du Ségur. À savoir : les salariés infirmiers et aides-soignantes du SIAD (Soins infirmiers à domicile), les agents du service addictologie, ceux de l’EFS (Établissement français du sang), ceux des instituts de formation en soins infirmiers. Sans oublier les employés de la cuisine centrale ou de la buanderie.

Nous avions pourtant un courrier avec notre fiche de paye de septembre, qui nous annonçait que nous allions toucher cette prime. Mais depuis, plus rien. 

Si nous n’avons pas de réponse, nous envisageons une procédure au tribunal administratif. 

En attendant, les représentants cégétistes assurent : des agents demandent leur mutation. C’est le cas de tous les infirmiers du service d’addictologie. 

Plus généralement, ils estiment que ces 183 €, c’est un petit rattrapage. Ce n’est pas à la hauteur. On ne peut pas se contenter de cela. En France, le personnel hospitalier est largement sous-payé. Il en va de l’attractivité de nos métiers, où les salaires et les primes sont gelés depuis dix ans.

Et ce n'est pas fini... 

 

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Budget participatif (bis).

2 Novembre 2020, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Je viens de voter, sur le site du département, pour cinq projets portés par des individus ou des associations. A la lecture des 214 contributions, on peut voir le foisonnement d'intelligence créatrice chez nos concitoyens, ce, qu'en tant qu'éducateur, je n'ai jamais douté.

Qu'est-ce qu'un budget participatif ? C'est une partie du budget de la collectivité qui est dédié à la réalisation de projets initiés par les habitants au plus près du terrain. Un appel d'idées est lancé et ensuite les citoyens votent pour celui qu'ils souhaitent voir réalisé. C'est un pas vers la démocratie participative, avec la prise en compte des souhaits des habitants, et non l'approbation muette de ce qui tombe d'en haut.

Le budget participatif, comme les transports en commun gratuits, n'a rien à voir avec la couleur politique des élus, on en trouve autant à droite qu'à gauche, comme autant de résistance des deux côtés, certains élus craignant de perdre une once du pouvoir qu'ils ont acquis par les urnes (quel que soit le taux de participation).

Du temps où il y avait une gauche unie autour du Front dans ma commune, j'avais proposé qu'elle demande que cette démarche soit inscrite dans le futur programme. Je ne me suis pas heurté à un mur, mais à une profonde indifférence. Dommage...

Peut-être qu'un jour il y aura des comités de quartier, qui iront au-delà des associations de propriétaires et de locataires, et pourront proposer des projets locaux.

Il n'est pas interdit de rêver.

Et ce n'est pas fini...

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« La cour de récré diplomatique ».

1 Novembre 2020, 15:35pm

Publié par Bernardoc

Titre d'une double page de Sud ouest dimanche aujourd'hui.

 

Il y a quelques semaines, j'avais affiché deux couvertures des Dossiers du Canard qui traitait des dingues qui nous gouvernent. Eh bien le journal régional nous offre une actualisation, hélas...Par ordre alphabétique :

Jair BOLSONARO (Brésil) : « Qu'ils gardent leur argent et qu'ils aident Angela MERKEL à reboiser l'Allemagne » dit-il à propos de la Norvège qui versait des fonds pour l'Amazonie.

Rodrigo DUTERTE (Philippines) : « Fils de pute, je vais te porter malheur » à l'adresse d'Obama en 2016.

Recep Tayyip ERDOGAN (Turquie) : Macron « doit passer un examen de santé mentale ».

Boris JOHNSON (Royaume uni) : « Les Français se comportent comme des fumiers sur le Brexit ».

Jaroslaw KACZYNSKI (Pologne) : « Si quelqu'un affirme qu'aujourd'hui en Pologne il n'y a pas de démocratie, cela veur dire qu'il est dans un état qu'il faut faire examiner par des méthodes médicales » au sujet de Clinton.

Kim Jung un (Corée du nord) : « Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé » ; visé : Trump, bien entendu.

Nicolas MADURO (Vénézuela) : « Raciste, ordure corrompue, colonialiste » invective-t-il Rajoy, premier ministre espagnol en 2016.

Viktor ORBAN (Hongrie) : compare les actions de la Commission européenne à celles des « troupes soviétiques » dans son pays.

Donald TRUMP (USA) : « pourquoi est-ce qu'on veut des gens qui viennent de tous ces pays de merde ? On devrait avoir plus de gens d'endroits comme la Norvège ». Bienvenue aux Haïtiens, Salvadoriens et Africains !...

Milos ZEMAN ( Tchéquie) : « Moi je ne vais pas soutenir des putes » à propos du groupe de rock féministe russe Pussy riot.

Eh bien, on est mal barrés !

Et ce n'est pas fini...

 

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Le saviez-vous ?

27 Octobre 2020, 09:49am

Publié par Bernardoc

Le gouvernement a décidé cet été de transférer à la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (Cades) 136 milliards d’euros comprenant pêle-mêle des dépenses liées à la Covid, mais aussi les conséquences des politiques d’exonérations de cotisations sociales non compensées, des dettes indues (comme la prise en charge des arrêts de travail pour gardes d’enfants ou encore une partie de la dette des hôpitaux sur laquelle le gouvernement s’était engagé).

Ces 136 milliards d’euros seront à la charge des assurés sociaux à travers la CRDS et la CSG puisque le gouvernement a décidé de faire financer jusqu’en 2033 des dépenses qui relèvent pour une bonne partie du budget de l’État, ou sont la conséquence de ces choix.

Quasiment dans le même temps, le gouvernement donne 100 milliards aux entreprises pour relancer l’économie. Et cela, sans contrepartie ou contrôle et au moment même où des plans de licenciements boursiers sont à l’oeuvre, comme chez Bridgetown dans le Nord ou Veralia en Charente Maritime.(d'après une communication du président de Mutami)

Et « en même temps », les cotisations mutualistes subissent une hausse de 17% (comme le disait un ancien président de la Mgen, la santé est plus taxée que les hamburgers -malbouffe). Combien d'adhérents vont-ils être contraints d'abandonner leur mutuelle faute de moyens, et ainsi se mettre en grand danger sanitaire ?

Et ce n'est pas fini...

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Bordeaux : la chute de la maison Juppé.

3 Octobre 2020, 13:35pm

Publié par Bernardoc

Avant d'entamer le récit de notre deuxième jour en Sicile, un intermède pour vous parler du livre ci-dessus.

Il s'agit d'un livre de circonstance sorti dès le mois de juillet 2020 et rédigé par deux journalistes de Sud Ouest (le quotidien qui défend la liberté d'expression mais vient de virer après 13 ans un dessinateur qui avait eu l'audace de demander un contrat de travail).

Livre de circonstance, disais-je, donc « rédigé » à toute vitesse afin de surfer sur le changement d'orientation de la municipalité bordelaise après des décennies de mainmise de la droite. Et cette précipitation se ressent à la lecture de l'ouvrage. On a l'impression que les deux rédacteurs ne se sont pas mutuellement relus, ce qui donne des redites, des flash-backs qui peuvent rendre difficile la compréhension pour ceux qui ne sont pas girondins. Quant à ceux qui s'intéressent à la politique métropolitaine, ils n'apprendront pas grand chose à la lecture de ce livre.

Alors, vous pouvez économiser 16 €, et empruntez-le éventuellement dans une boîte à livres ou dans une bibliothèque (s'ils ont des fonds pour ce genre de bouquins).

Et ce n'est pas fini...

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De la police et autres FDO.

10 Septembre 2020, 00:10am

Publié par Bernardoc

Comme annoncé un peu plus haut...

Quelques témoignages de mes relations officielles avec les commissariats de Mérignac, d'Eysines ou la gendarmerie de St Médard.

Première expérience : je vois un paquet dans la boîte aux lettres ; je le laisse car je désirais le laisser découvrir par Maeva. Surprise, lorsqu'elle ouvre la boîte, il y avait seulement des prospectus et pas d'effraction. Je ramasse les prospectus et file au commissariat. Naïvement je pensais qu'avec ces éléments on pouvait facilement trouver l'entreprise de distribution et la personne responsable du secteur. La réponse qui me fut faite m'a laissé pantois : « Mettez un leurre, surveillez votre boîte aux lettres, prenez quelqu'un sur le fait et alors nous interviendrons ». Surveiller une boîte aux lettres, la tâche première d'un Principal !

Toujours dans le même commissariat : je viens déposer plainte pour intrusion (ce n'était pas la première fois). Au bout de ¾ d'heure d'audition, la fliquette me dit : « Je vais prendre votre main courante ». « Madame, dis-je, je représente l'Etat et je souhaite déposer plainte. » « Non ». Je rentre donc au collège et contacte le service juridique du rectorat qui me conseille de contacter le commissaire, et sinon de déposer plainte directement auprès du procureur de la République. Le commissaire me dit qu'il m'enverra une équipe le lendemain. Ils débarquent à deux dans mon bureau, je redis ce que j'avais dit la veille. Au bout de ¾ d'heure une fliquette me dit qu'il y a bien de quoi déposer une main courante. Je lui dis qu'elle n'a rien compris. Finalement le commissaire me rappelle pour me dire que le surlendemain ma plainte sera enregistrée. Plus de deux heures donc et deux déplacements : un collège ZUS peut se permettre de libérer un Principal autant que cela.

Autre établissement, secteur gendarmerie à l'époque : je vois un intrus s'enfuir en scooter. Je relève le numéro et dit aux gendarmes que je suis prêt à porter plainte nommément et non « contre x » s'ils retrouvent le propriétaire du scooter (à moins qu'il ait été volé). J'ai relancé deux fois la gendarmerie sans obtenir de réponse.

Ensuite nous sommes passés sous contrôle de la police nationale. Délégué d'un candidat aux législatives, je reçois par la poste une enveloppe avec mon adresse tapée à la machine, sans adresse d'expéditeur, avec à l'intérieur un montage non signé avec l'expression « casse-toi, pov' con ». Je souhaitais déposer une main courante pour dénoncer cette lettre anonyme. Ce n'était pas une lettre anonyme me dit la fliquette. Finalement elle me tend une feuille avec son nom et sa signature, mais sans motif car « il n'y en a pas ». J'écris au procureur pour faire corriger ce papier. Réponse : « On ne sait pas qui a rédigé ce document ». Pendant que j'étais au commissariat j'en ai profité pour demander pourquoi la Déclaration des Droits de l'Homme n'était pas affichée (ce qui avait été une décision du grand ministre Pierre Joxe) en laissant mon nom et mon numéro de téléphone. Eh bien oui, vous avez raison, on ne m'a pas recontacté.

Dernier mois d'activité : en deux heures j'ai vu débarquer trois équipes de gendarmes parce qu'un élève ivre le matin avait été pris en charge par l'infirmière. J'ai quasiment éclaté de rire à la troisième.

Faites confiance à la police, toujours républicaine et au service de la population et surtout jamais violente !

Et ce n'est pas fini...

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Grandes manoeuvres des socialistes et assimilés sur la métropole.

7 Septembre 2020, 11:39am

Publié par Bernardoc

Cela a commencé dès a avant les municipales.

A Eysines, les élus communistes sortants ont préféré jeter l'éponge plutôt que de faire de la figuration sur une liste qui les reléguait à une place qui leur aurait lié les mains. Sage décision de ces camarades.

Au Haillan, ce fut l'enterrement très symbolique de l'élue communiste qui passe de la petite enfance au cimetière, sans poste d'adjointe (il fallait des postes pour les "insoumis" qui avaient fait allégeance à Hamon). Et maintenant le groupe "Front de Gauche " se voit privé d'une expression autonome dans le bulletin de propagande municipale.

Troisième exemple : dans la ville du président de la métropole, ce dernier interdit aux communistes de tracter et de vendre "L'Huma-dimanche " sur le marché. Ils ont vivement protesté.

Je me souviens il y a sept ans ( Syriza venait, au nom de la gauche, de gagner en Grèce et on commençait de voir les dérives hollandaises ), je militais pour une liste autonome du FdG aux municipales, mais les camarades ont préféré les strapontins proposés par le PS. De même, lorsque j'étais candidat aux départementales, nous avions en commun élaboré un texte appelant les électeurs à voter en leur âme et conscience pour le deuxième tour, et la photo de mes colistiers aux côtés des candidats du PS m'a surpris, car cela n'avait pas été négocié collectivement.

Alors je suis triste de voir ce qu'il se passe mais je me dis que peut-être les camarades communistes n'avaient sans doute pas mis tous les atouts de leur côté.

Et ce n'est pas fini...

 

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De l'effet papillon à l'effet pangolin.

6 Septembre 2020, 19:00pm

Publié par Bernardoc

Je viens de lire ce court essai publié en mai dernier aux Éditions de l'Humanité et sous - titré "Petit essai philosophique sur le coronavirus".

J'y ai pris un immense plaisir. Son auteur, Jean-Paul Jouary, docteur en philosophie, fut un des responsables de la culture au sein du PCF,qu'il a quitté à la fin du siècle dernier, après avoir été membre du cabinet du ministre Fiterman.

L'auteur sait se mettre à la hauteur de chaque citoyen ; on reconnaît bien la pédagogie de cet agrégé qui a tenté d'introduire la philosophie en lycée professionnel. Sa démonstration est limpide de simplicité. Sept philosophes vont être mis à contribution pour étayer la démonstration, avec un clin d'oeil à chaque fois dans le titre du chapitre :

- Platon et les maladies sans frontière ;

- Aristote et le vaccin de la finance ;

- Kant et l'impératif humanitaire ;

- Rousseau et le vaccin démocratique ;

- Spinoza contre la pandémie ;

- Pascal et le confinement ;

- Sartre et le coronavirus.

Précipitez-vous pour acheter cet essai de 76 pages, avant qu'il soit épuisé ; vous ne le trouverez pas en librairie, il faut le commander au journal.

Et ce n'est pas fini. ..

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On peut voir une certaine unanimité.

5 Septembre 2020, 08:47am

Publié par Bernardoc

L'Humanité du 4 septembre 2020.

Les syndicats déplorent l’absence de contreparties

L’ensemble des organisations représentant salariés et fonctionnaires dénonce une absence de suivi des 100 milliards d’euros d’aides publiques.

Les plus précaires encore laissés pour compte

Pour les associations, le plan de relance du gouvernement ne met pas la lutte contre la pauvreté au cœur de ses priorités.

 

La Tribune du 4 septembre 2020.

Plan de relance : il faut conditionner les aides ! , plaident syndicats et opposition

Absence de contreparties liées à l'emploi selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, « écologie laissée en plan » pour l'ONG Green Peace

 

Les Echos du 4 septembre 2020.

Les syndicats critiquent l'insuffisance des contreparties aux aides aux entreprises

Les organisations de salariés ne manqueront pas d'évoquer le sujet lors de la deuxième conférence sociale qui se tiendra en octobre. Le patronat insiste sur la nécessité que le plan de relance soit au plus vite opérationnel.

Et ce n'est pas fini...


 


 


 

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Est-ce vraiment cela que nous voulons ?

4 Septembre 2020, 15:16pm

Publié par Bernardoc

25 août 2020

Alain Cocq réclame à l'Élysée le droit de mourir dans la dignité.

Le Dijonnais Alain Cocq, adhérent de l'ADMD, a plaidé sa cause lors d'un rendez-vous téléphonique avec l'Élysée. Alain Cocq demande au Président à "s'éteindre sans souffrir". Jean-Luc Romero-Michel, président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, a pu suivre lui aussi cette conférence téléphonique et soutient pleinement la démarche d'Alain Cocq.

4 septembre 2020

Alain Cocq entame ce soir la chronique de sa mort annoncée

Faute de pouvoir recevoir un traitement létal, le quinquagénaire, handicapé depuis trente quatre ans par une maladie orpheline, a décidé de se laisser mourir. Vendredi soir, il arrêtera publiquement (sur Facebook) de s'alimenter et de s'hydrater.

NON !

Et ce n'est pas fini...

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