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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Vers la justice ?

17 Septembre 2019, 09:23am

Publié par Bernardoc

Vous y croyez, vous ? C'est pourtant ce qu'on nous rabâche depuis des mois au sujet des retraites.

Hier soir il y avait un programme inter-actif à la radio intitulé « La fronde sociale ». Bien entendu, les retraites en faisaient partie suite à la journée de mobilisations de plusieurs professions (à quand le « tous ensemble »?) refusant de voir leur système se détériorer.

Pas de politiques à l'émission, mais une journaliste et un technicien qui sont censés être au courant et nous éclairer. Eh bien, ce fut totalement raté pour ce qui me concerne. On a beaucoup parlé de pédagogie pour expliquer cette contre-réforme envisagée, mais encore faut-il savoir où l'on souhaite aller. Et on se dirige droit vers un mur caché par un écran de fumée.

Au XVII° siècle, Boileau disait :

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Après cette émission j'en arrive à la conclusion que vraiment ce que l'on nous prépare est mal conçu et c'est la raison pour laquelle c'est si difficile à expliquer...A moins que ce soit trop clair dans l'esprit du gouvernement et qu'ils n'ont pas encore trouvé comment nous faire avaler cette attaque supplémentaire sans nous dire la vérité de peur d'une riposte, pourtant bien improbable, des futures victimes.

Et ce n'est pas fini...

 

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La France est une République sociale.

13 Septembre 2019, 15:12pm

Publié par Bernardoc

Non, non, rigolez pas, c'est dans la constitution. « Social » : selon le petit Littré : conditions qui se rapportent au développement intellectuel, moral et matériel des masses populaires. Vains dieux, mais c'est quasiment du populisme ça, non ?

C'est sans doute pour cela que le méprisant de la République a choisi Jean-Paul DELEVOYE pour piloter la soi-disant nécessaire réforme des retraites. En effet, cet ancien ministre a servi sous Chirac, et il doit donc être considéré plus à gauche que le co-prince d'Andorre.

Or, que dit-il ce matin sur la radio nationale ? En substance : les conditions de travail des chauffeurs de bus et de trams de Bordeaux sont similaires à celles des employés de la RATP, qui ont de meilleures conditions de retraite. N'importe qui qui souhaite aller dans le sens du progrès SOCIAL aurait proposé d'aligner les traminots de Bordeaux sur ceux de Paris. Eh bien non : c'est le contraire qui devrait se passer. Et fi du chômage et de la diminution des réflexes qui arrive avec l'âge. On retrouve la même dialectique que lors du mariage pour tous. On veut étendre des droits à une catégorie de la population, et c'est une autre partie qui veut refuser cet alignement. Ce qui serait intéressant, ce serait que les chauffeurs bordelais, nommément cités, se joignent au mouvement parisien pour réclamer les mêmes « avantages ».

Je suis con ou utopiste ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Nouveau monde ?

12 Septembre 2019, 11:01am

Publié par Bernardoc

C'est curieux comme le nouveau monde prôné par nos dirigeants actuels ressemble de plus en plus fortement au monde de l'ancien régime. On voit très bien la volonté de faire apparaître la nuit du 4 août comme une erreur de l'histoire, erreur que le président fait tout pour corriger.

Avant il y avait la noblesse qui avait tous les droits ; maintenant il y a les « premiers de cordée » et c'est à peu près pareil. Et comme ils n'avaient pas assez de sous, on leur en laisse davantage. Pendant ce temps-là, le tiers-état en est réduit à se balader tous les samedis, risquant ses yeux ou ses membres. Une autre catégorie, les enseignants, continuent d'être parmi les moins payés parmi les pays de niveau comparable.

En deux ans, nous en sommes au deuxième président de l'assemblée. Le premier, qui devait manquer d'expérience, semblait parfois confondre l'argent de l'état avec son porte-monnaie. L'actuel vient d'être mis en examen (avant on disait « inculpé »). Qu'à cela ne tienne, il reste en poste, soutenu par le méprisant de la République, qui doit sûrement avoir une dette envers lui. Je ne serai pas étonné que la justice, en toute indépendance, déclare un non-lieu.

Même si la V° République est un coup d'état permanent, comme le disait François MITTERRAND, je n'ai pas souvenir d'avoir vu une telle configuration.

Bon sang, mais c'est bien sûr : c'était l'ancien monde !

Et ce n'est pas fini...

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Pourquoi un SMIC à 1 800 euros ?

9 Septembre 2019, 11:12am

Publié par Bernardoc

Cinq principes pour redonner tout son sens au SMIC :

le SMIC est un salaire.

Les compléments de rémunération tels que primes, 13e mois, intéressement... ne doivent pas être pris en compte pour apprécier le respect de l’obligation de payer le SMIC ;

le SMIC est un salaire minimum.

Le lien entre son niveau et le niveau des besoins pour vivre doit être égulièrement apprécié et donner lieu aux revalorisations nécessaires en plus des mécanismes légaux d’indexation.

S’agissant d’un minimum, il ne doit subir aucune diminution que ce soit pour certaines catégories, ou en fonction de l’âge, ni en cas de réduction de la durée légale de travail, ni de baisse du SMIC net en cas d’augmentation des prélèvements sociaux ;

le SMIC est un salaire interprofessionnel.

Il doit s’appliquer de façon identique pour tout salarié quels que soient son emploi, ses conditions de travail et de rémunération, son secteur professionnel.

Les salariés détachés par des entreprises étrangères exerçant leur activité sur le territoire français ne peuvent donc pas percevoir un salaire inférieur au SMIC français ;

le SMIC est un salaire de croissance.

Il doit assurer aux salariés une participation au développement économique du pays. À ce titre, il doit croître plus vite que l’inflation. Il doit intégrer les gains de productivité du travail réalisé à l’échelle du pays. Il doit contribuer à une redistribution de la valeur ajoutée plus favorable aux salariés.

En retour, la hausse régulière du SMIC, répercutée dans les grilles de salaires, alimentant une dynamique salariale contribue, au travers de la consommation des salariés, à la croissance économique, favorisant le développement de l’activité et de l’emploi ;

le SMIC est un salaire horaire et mensuel.

Le caractère horaire du SMIC fixe le tarif salarial minimal au-dessous duquel aucun salarié ne peut être payé. Cette limite ne doit connaître aucune exception.

Et avec un tel SMIC, c'est l'augmentation des cotisations sociales (fini le trou de la sécu et le pseudo déséquilibre des retraites), c'est le développement de la consommation, d'où la création d'emplois dans le BTP, dans le commerce, dans l'industrie : il s'agit d'un véritable cercle vertueux qui peut-être ne « lèserait «  même pas les actionnaires !

Et ce n'est pas fini...

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Ces publicités qui font honte.

7 Septembre 2019, 08:49am

Publié par Bernardoc

Les résidences seniors : un placement immobilier rentable à 4,25%

Avec l'instabilité actuelle des marchés et la baisse des placements classiques (Livret A et PEL), les investisseurs sont à la recherche de nouveaux placements rentables et sécurisés pour booster leurs retours sur investissement. Ce qu'il en ressort, c'est que ceux qui réussissent investissent dans les résidences séniors.

Selon l’Insee, un Français sur trois sera âgé de 60 ans et plus d’ici 2050. Cela induit de nouveaux besoins en matière de logement , notamment les résidences seniors. En effet, avec l’ allongement de la durée de vie , le marché potentiel d’occupants de résidence services senior ne cesse de croître.

La plupart des Français n'imaginent pas à quel point investir dans une résidence sénior pourrait leur rapporter chaque année.

En investissant dans une résidence sénior, vous vous assurez des revenus garantis sans souci de gestion.

Le promoteur se charge de tout et vous verse vos revenus locatifs chaque mois que votre bien soit occupé ou non.

Vous bénéficiez ainsi d’un placement qui allie performance et sécurité.

Faire du fric sur les vieux (qui le peuvent !...), alors que nous sommes censés être dans une République sociale, où l'ensemble de la population devrait être soutenue par l'Etat, comme le prévoyait nos anciens du Conseil National de la Résistance.

Et après on s'étonne que des gens défilent en jaune les samedis. Mais ouvrez les yeux et débouchez vos oreilles, nom de dieu !

Et ce n'est pas fini...

 


 

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Vous trouvez qu'il a changé ?

6 Septembre 2019, 14:51pm

Publié par Bernardoc

Libé 5/9/19

Yves VEYRIER (FO) : «On nous concerte sur quelque chose qui est déjà décidé»

La Tribune 6/9/19

Emploi : le nombre de licenciements économiques dégringole

En 2017, 143.900 personnes sont entrées à Pôle emploi à la suite d'un licenciement économique contre 162.625 l'année précédente selon de récents chiffres du ministère du Travail. Mais cette baisse est en partie compensée par le boom des ruptures conventionnelles.

Deux titres de journaux pourtant peu susceptibles d'être confondus et qui sont loin de soutenir les voix syndicales.

L'enfumage et les manipulations continuent. Le grand débat qui a coûté un pognon de dingue n'a débouché sur rien. Comme le montrait un dessin de Gros dans le dernier numéro de Marianne : pour mettre tout le monde d'accord sur les retraites, on n'a qu'à tout aligner sur 64 annuités. Et c'est ce qui nous pend au nez si on continue à rester passifs. La CGT est déjà en ordre de marche, reste plus qu'à durcir, prolonger et unifier le mouvement.

On nous bassine depuis quelques mois sur la baisse du chômage. Mais outre les radiations, les ruptures conventionnelles initiées sous Sarkozy sont un moyen de faire passer « incognito » ce qui est en réalité un licenciement. Là encore, les privés d'emploi doivent continuer à lutter ensemble plutôt que de sombrer dans l'isolement et la dépression qui s'ensuit. Sont-ils nombreux à le faire ? J'ai quelques doutes, et ce gouvernement de la droite extrême en profite. Debout !

Et ce n'est pas fini...

 

 

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La paille et la poutre.

1 Septembre 2019, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Évangile selon Matthieu chapitre 7, versets 3 à 5 :

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?
Etonnant d'où proviennent les proverbes ! Mais cela parlera sûrement à notre président, ancien élève des jésuites. Mais que ne se l'applique-t-il pas à lui-même ! En donneur de leçons, il se pose là, mais écouter les souffrances du peuple de France n'est qu'accessoire tant qu'il y a des premiers de cordée qui font la course en tête dans l'augmentation des dividendes.
Image piquée sur FB
Il en est de même pour tous les membres du gouvernement qui osent affirmer qu'il n'y a eu aucun dommage irréparable lors des manifestations hebdomadaires du samedi. Mais peut-être pensent-ils que les mains, comme les yeux, repoussent, imitant ainsi la queue des lézards. Quant à la vieille dame morte après avoir reçu à sa fenêtre une grenade en pleine tête, la réincarnation doit être au programme des marcheurs ; il faudra que je vérifie.
Et si l'on parle des médias, je trouve ahurissant la façon dont ils rapportent ce qu'il se passe à Hong Kong et la grande compréhension (dirigée ?) pour les manifestants, quand on pense à la façon dont ils ont couvert les manifs des gilets jaunes (dont je ne suis pas).
Dormez braves gens, on pense pour vous ; profitez bien de vos années de travail, vous aurez peu de temps à la retraite.
Et ce n'est pas fini...

 

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Je suis consterné.

3 Août 2019, 14:24pm

Publié par Bernardoc

Il paraît que nous vivons dans un état de droit. Pourtant quand on voit ce qu'il se passe depuis deux ans, il est permis de s'interroger et le vieux slogan "Police partout, justice nulle part " se révèle de plus en plus approprié à la situation actuelle.

La criminilisation des actions syndicales était déjà largement enclenchée lorsque Macron était membre d'un gouvernement qui se prétendait "socialiste". Mais depuis que les puissances médiatico-financières ont tout fait pour qu'il accède au pouvoir, tout va en empirant pour ceux qui ont du mal à s'intégrer, et on ne fait rien pour les aider, à la startupnécheun'.

Les vieux, dont je suis, et ancien fonctionnaire de surcroît, sont pressurés au maximum. On refuse les moyens aux Ehpad ; je n'ose imaginer que c'est dans l'espoir d'accélérer la disparition de nos anciens, mais sait - on jamais ?

Le gouvernement, décidément peu anticipateur, vient de se rendre compte qu'il manque trois milliards pour boucler le budget. Trois milliards ? C'est ce que rapportait l'ISF, mais comme cela ne servait à rien pour le pays, on va encore tailler dans les services publics : les premiers de cordée pourront se tourner vers le privé ; quant aux autres, ils donnent une mauvaise image de notre pays.

Quand on voit l'abondance de décorations décernées aux auteurs de mutilations multiples et irréversibles sur des gens du peuple qui voulaient simplement se faire entendre, est - ce cela un état de droit ? Comment s'étonner de voir les flics parader dans les médias ou s'épancher dans les réseaux sociaux ?

La lamentable affaire de la disparition de Steve aggrave encore cette sensation d'état policier. La tentative de minimiser l'action policière et de mettre en avant les "fautes " de la mairie de Nantes montre bien la solidarité des lâches pour éviter de se remettre en question. Encore quelques jours et vous allez voir qu'ils vont faire porter le chapeau à Jack LANG, puisqu'il s'agit de la Fête de la musique !

En plus, j'ai entendu au poste qu'une douzaine de députés marcheurs étaient allés "honorer " Jaurès le 31 juillet, soit 75 ans après son assassinat. Mais qu'est - ce que ce grand homme a à voir avec eux ? Au moins les militants du PCF avaient chanté L'Internationale quelques heures auparavant ; mais ces rigolos nuisibles ont - ils déjà entendu parler de ce magnifique chant d'espoir ? C'est peu probable et en plus on n'avait pas dû leur donner les éléments de langage pour en parler.

Quand je pense qu'il y en a qui disaient qu'on aurait de la peine si on ne votait pas Macron...mais curieusement ceux - la ont à peu près complètement disparu. Que vont -ils faire dans trois ans, maintenant que nous avons déjà le pire ? Il vaut mieux voter pour le pire qu'on connaît plutôt que le pire inconnu ? Je prends les paris.

Et ce n'est pas fini. ..

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Affaire Rugy : l’utilisation des indemnités de mandat n’était pas qu’une « avance de trésorerie » sans conséquence

25 Juillet 2019, 10:53am

Publié par Bernardoc

Après l'arrogance de de Rugy l'autre soir sur F2, il me paraît utile, pour ne pas dire indispensable, de faire connaître cette analyse (un peu écourtée) des Décodeurs du monde.fr d'aujourd'hui.

L’ex-ministre minimise la portée de son usage de ses indemnités de mandat, sous prétexte d’avoir remboursé les sommes par la suite.

POURQUOI C’EST DISCUTABLE

1. François de Rugy a utilisé son IRFM pour financer EELV

L’IRFM, rebaptisée avance de frais de mandat en 2018, est une somme nette d’impôts de 5 373 euros versée chaque mois que les députés peuvent utiliser pour financer les frais relatifs à leur fonction. Il faut la distinguer des indemnités des députés (7 240 euros brut par mois) et de l’enveloppe allouée pour payer leurs collaborateurs (10 581 euros).

Une enquête de Mediapart publiée le 16 juillet a révélé que François de Rugy a directement puisé dans cette enveloppe à deux reprises pour régler ses cotisations à EELV par le biais :

  • d’un virement de 7 800 euros en décembre 2013 ;

  • d’un chèque de 1 400 euros en décembre 2014.

Selon Le Canard enchaîné, François de Rugy a remboursé ces sommes par la suite, par un virement de 6 500 euros le 20 août 2014 et un autre de 3 200 euros le 23 juillet 2015. On notera deux bizarreries au passage : le premier montant est inférieur de 1 300 à la première dépense, mais le total des deux versements dépasse de 500 euros les versements à EELV.

2. Cette pratique est considérée illégale de longue date

Les règles applicables à l’IRFM et les contrôles afférents n’étaient pas les mêmes à cette période qu’aujourd’hui. Depuis la réforme de 2017, les députés sont tenus de conserver l’ensemble de leurs justificatifs et le déontologue de l’Assemblée peut contrôler leurs dépenses.

Pourtant, la pratique consistant à puiser dans son IRFM était notoirement proscrite bien avant 2017, et même avant la période qui concerne François de Rugy. La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) l’a rappelé à plusieurs reprises.

« Ni la constitution de l’apport personnel du député candidat à une élection en vue de financer sa campagne électorale, ni le paiement d’une cotisation à un parti politique, ni le versement d’un don pour financer la campagne électorale d’un candidat, ne peuvent se rapporter à l’exercice du mandat parlementaire et, en l’absence d’un tel lien, s’imputer sur l’[IRFM]. »

Cette clarification se fondait sur la loi de mars 1988 sur le financement des partis politiques. En cas de manquement, l’article 11-5 de ce texte prévoit des peines pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (un an de prison et 3 750 euros d’amende à l’époque des faits reprochés à François de Rugy). Ces dépenses d’IRFM sans lien avec le mandat parlementaire peuvent également être qualifiées de détournement de fonds publics, un délit passible de dix ans de prison et d’une amende d’un million d’euros.

Aucune enquête judiciaire visant François de Rugy n’a été annoncée à ce jour. Le délai de prescription est de six ans pour les délits, ce qui fait que les deux virements en question pourraient toujours théoriquement faire l’objet de poursuites. Et le fait d’avoir remboursé ces sommes par la suite n’annule pas en soi l’irrégularité initiale.

François de Rugy a néanmoins fait valoir auprès du Monde que selon lui, l’instruction générale du bureau de l’Assemblée nationale, « qui seule fait foi quant à l’utilisation de l’IRFM qui relève de l’autonomie des Assemblées » selon lui et proscrit l’usage de l’IRFM pour payer une cotisation d’élu, date de 2015. Or, « mes deux versements ont été payés en 2013 et 2014, soit antérieurement à cette instruction générale du bureau et remboursés par moi, sans que personne ne me le demande, en 2014 et 2015. »

3. Un procédé qui n’a pas eu « aucune conséquence »

Pour sa défense, François de Rugy argue également auprès du Canard Enchaîné que ce procédé n’a eu « aucune conséquence ni d’un point de vue légal, ni d’un point de vue moral, ni d’un point de vue fiscal ». Une simple « avance de trésorerie », donc. Selon son cabinet qui a répondu à Mediapart, François de Rugy a « versé 1 200 euros par mois de dons au parti EELV, soit un montant annuel global de 14 400 euros de dons ».

Les dons et cotisations en question sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % de leur montant. Toutefois, si la réduction d’impôts « dépasse la limite de 20 % du revenu imposable, l’excédent est reporté sur les 5 années suivantes et ouvre droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions », rappelle l’administration.

Les versements de M. de Rugy aujourd’hui questionnés ont été faits en décembre 2013, puis en décembre 2014, soit dans les derniers jours de l’année. François de Rugy s’est donc préservé – à dessein ou non – la possibilité de financer au mieux son parti et de bénéficier d’un maximum de déductions fiscales sur ces sommes à l’avenir. L’intéressé le conteste, assurant avoir été depuis des années dans une situation où ses dons à EELV excédaient largement le seuil de 20 % de son revenu imposable.

Par ailleurs, l’élu semble dans sa défense considérer avoir utilisé son IRFM pour s’octroyer une forme de prêt sans intérêts. Mais cette pratique sort du cadre prévu pour l’IRFM et est proscrite par la loi dans toutes sortes de situations similaires, qu’il s’agisse de la gestion d’une collectivité territoriale, d’une entreprise ou même d’une association.

Et ce n'est pas fini...

 

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Des fermetures insupportables

24 Juillet 2019, 10:27am

Publié par Bernardoc

Il y a quelques années j'avais été candidat aux élections départementales en défendant un projet au beau nom de L'humain d'abord. Visiblement ce n'est pas la voie choisie par ce gouvernement de la droite extrême comme le montre ce communiqué de presse.

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités. Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d'Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?

Le dossier de presse de l'ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s'appuyant sur une tribune d'"experts", personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d'y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.

Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L'hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L'absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d'hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l'hôpital public. C'est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d'une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?

Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu'il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !

Cela est insupportable ! Notre pays n'en peut plus, et les gilets jaunes l'ont largement exprimé, de ces politiques où l'on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques-uns. L'hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l'action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élus, à tous les citoyens, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !

Et ce n'est pas fini...

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