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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

L'enfumage continue !

27 Avril 2019, 16:21pm

Publié par Bernardoc

Et le service public de l'audiovisuel est largement mis à contribution. Hier soir j'ai bondi devant mon poste lorsque les experts journalistiques expliquaient comment le gouvernement allait être obligé de trouver quelques milliards pour payer l'indexation des retraites. Mais de qui se moque-t-on ? Ne dit-on pas que gouverner, c'est prévoir ? Alors pourquoi cela n'a-t-il pas été prévu ? Serait-ce parce que les vieux sont une variable d'ajustement ? Ils ont pourtant montré en descendant à plusieurs dizaines de milliers dans les rues (et je ne parle pas des gilets jaunes qui viennent rarement dans les manifs unitaires de vieux, surtout qu'ils risquent d'y voir des drapeaux syndicaux – quelle horreur ! ) de nombreuses fois qu'ils n'allaient pas se laisser mettre au placard sans résister.

Et pourtant, c'est bien modeste ce qu'ils demandent : cela s'appelle la justice. Ils ont bossé pendant à peu près quatre décennies et n'admettent pas de voir que leur pension reste au même niveau tout le temps. N'oublions pas qu'il y a des dépenses contraintes qui ne cessent d'augmenter, poussant chaque jour davantage de nos vieux vers la misère. N'oublions pas ces paroles d'une fameuse chanson, Le triomphe de l'anarchie :

C'est reculer que d'être stationnaire

On le devient de trop philosopher

Debout, debout, vieux révolutionnaire

Et l'anarchie enfin va triompher.

Rappelons-nous, il n'y a pas si longtemps, les pensions étaient indexées sur les salaires ; puis ce fut sur le coût de la vie, jusqu'à ce que Sarkozy, Hollande et Macron décident de reculer la revalorisation chaque année, jusqu'à simplement tout geler.

Bon, heureusement que les vieux vont devenir plus nombreux que les petits jeunes macronistes béats devant ce président et qu'ils savent encore utiliser un bulletin de vote.

Et ce n'est pas fini...

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Suis-je minoritaire à ce point ?

26 Avril 2019, 12:49pm

Publié par Bernardoc

Je n'ai pas écouté le méprisant de la République hier soir car j'avais une réunion plus importante à mes yeux. Mais j'ai écouté sa communicante ce matin (vous savez celle qui avait dit à propos de Simone VEIL : « Oui elle est dead la meuf. ») à la radio. Lorsqu'une auditrice l'a traitée de menteuse, on a entendu un silence gêné chez le journaliste de la matinale. Effectivement, il est des vérités qui ne sont pas bonnes à dire à une heure de grande audience.

Madame N'diaye a notamment déclaré que Monsieur Woerth, ministre de Sarkozy avait augmenté les impôts. C'est vrai, mais ceci a été amplifié sous Hollande (et à l'époque la marcheuse était « socialiste ») et l'augmentation est maintenant exponentielle, notamment pour la catégorie où je me situe : fonctionnaire retraité, classe moyenne inférieure. Mes économies fondent à vue d'oeil pour éviter d'être dans le rouge, ce qui ne m'était jamais arrivé depuis mon premier salaire en 1968.

Elle a parlé des 10 milliards de noël, mais sans dire qu'il ne fallait surtout pas augmenter le Smic, ce qui aurait pu nuire aux actionnaires.

Je n'ai pas manifesté avec les gilets jaunes (le samedi j'ai d'autres occupations), mais j'ai répondu de plusieurs façons au grand débat : sur ce blog, sur le site, sur le cahier de doléances de ma mairie, et à une réunion concernant le handicap dans laquelle je suis intervenu à propos de la loi ELAN.

Comment espérer satisfaire l'écrasante majorité de la population lorsqu'on refuse de considérer le retour de l'ISF ? J'avais dit que j'étais pour une augmentation de l'impôt sur le revenu, l'outil de redistribution républicain, mais en compensation la suppression de la TVA, impôt indirect le plus injuste et qui touche de la même façon ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté et les escrocs à 2 000 € par jour !

J'ai entendu hier soir un écolo dont je ne me souviens pas du nom expliquer l'enfumage du tirage au sort de citoyens pas forcément compétents pour traiter des problèmes de la transition énergétique ou du climat alors qu'existent nombre d'organisations ou d'institutions telles l'ADEME dont les propositions sont trop souvent ignorées.

Le refus de prendre en compte le vote blanc va me conduire à continuer de voter nul, voire de ne pas me déplacer au bureau de vote.

Réduire la représentation nationale n'est pas non plus un progrès pour notre démocratie ; quant à la « dose » de proportionnelle, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pense.

Non décidément, le chef de l'Etat n'a toujours pas compris les revendications populaires.

Et ce n'est pas fini...

 

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Le jeu dont vous êtes le héros dans la vie réelle

18 Avril 2019, 10:45am

Publié par Bernardoc

Un avertissement du vaillant petit économiste.

L’État chinois a développé une application qui centralise tous les faits et gestes du citoyen :

  • Les articles qu’il a partagés sur les réseaux sociaux,

  • Les actions qu’il a commises sur les lieux publics,

  • Les notations qu’il a reçues des autres citoyens (et de son employeur !),

  • Les achats qu’il a faits dans les magasins ou en ligne,...

En fonction de son comportement le citoyen obtient une note générale ainsi que des « crédits sociaux » qui lui ouvrent ou lui ferment des portes.

Actuellement, les pénalités n’existent quasiment pas et le programme permet surtout d’offrir des rabais ou des procédures raccourcies pour l’obtention de visas pour voyager.

Mais les punitions sont en projet lors du lancement de l’obligation d’utilisation en 2020.

170 millions de caméras braquées sur vous

Pour tout savoir sur ses citoyens l’État Chinois mise sur les nouvelles technologies avec notamment la reconnaissance faciale.

La Chine compte 170 millions de caméras braquées 24h/24 et 7j/7 sur ses concitoyens.

Elle devrait en compter 400 millions sur tout son territoire d’ici 3 ans.

De cette manière elle peut savoir en permanence où vous êtes et ce que vous faites.

C’est ni plus ni moins le réseau de télésurveillance le plus grand et le sophistiqué au monde.

Et la France s'apprête à emboîter le pas par différents biais, comme par exemple le compteur  incendiaire Linky.

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

 

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Enfin !

6 Avril 2019, 16:37pm

Publié par Bernardoc

Extrait de Libération du 6 avril 2019.

Grève des IVG : face à la provoc de gynécos, le conseil de l’ordre passe à l’acte et a décidé vendredi de porter plainte contre trois membres du syndicat Syngof qui avaient menacé de ne plus pratiquer d’avortements.

Le conseil national de l’ordre des médecins n’a pas apprécié la dernière provocation du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof) et vient clairement de le faire savoir. Vendredi, l’institution a décidé de porter plainte contre trois responsables de ce syndicat pour avoir incité, le 12 mars, leurs quelque 2 000 médecins adhérents (environ 40 % de la profession) à se tenir prêts à entamer une grève des interruptions volontaires de grossesse. Le motif de cette menace ? Se faire entendre par la ministre de la Santé, Agnès BUZYN, et obtenir que le fonds de garantie de la profession couvre mieux les praticiens condamnés pour des erreurs médicales.

Au lendemain de la publication de ce mail, Agnès BUZYN dénonce «la prise en otage des femmes» et le «caractère inadmissible de ces menaces» tandis que Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, condamne «un chantage inacceptable». Les féministes montent au créneau. Des associations (#NousToutes, le Planning, les Effronté·es…) adressent une saisine collective à l’ordre des médecins et le bombardent de 13 000 courriels. L’instance finit par se réveiller et annonce qu’elle se réunira début avril pour étudier «les manquements à la déontologie médicale». C’est chose faite : après un vote largement adopté, le conseil a donc saisi la juridiction ordinale à l’encontre du président et de la secrétaire générale du Syngof, Bertrand de ROCHAMBEAU et Elisabeth PAGANELLI, ainsi que de Jean MARTY, l’ex-président du syndicat et actuel membre du conseil d’administration. Ces trois médecins seront poursuivis devant les chambres disciplinaires régionales dont ils dépendent, présidées par un magistrat administratif. Il faut dire que le Syngof n’en est pas à son coup d’essai dans le registre du dérapage. En septembre, interrogé par l’émission Quotidien, Bertrand de ROCHAMBEAU déclare : «Les choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous ne sommes pas là pour retirer des vies.» Et le gynéco de comparer dans la foulée un avortement à un «homicide».

Le tollé est tel que le Syngof lui-même prend ses distances avec les déclarations de son président : «[Il] s’est exprimé en son nom et pas au nom du Syngof, qui ne remet nullement en cause l’IVG. Nombre de gynécologues au sein du Syngof les pratiquent.» Pas de quoi calmer l’ire des associations féministes, et de nombre de femmes (une Française sur trois avorte au cours de sa vie). Resurgit alors une (vieille) revendication qui n’a toujours pas été satisfaite : la suppression de la fameuse clause de conscience spécifique à l’avortement, qui permet de refuser de pratiquer cet acte. Cette clause avait été accordée comme une concession dans la loi Veil en 1975, mais elle persiste encore. Et elle fait de l’IVG un acte médical à part, donc un droit à part, donc fragile.

Le Syngof a également créé une polémique en 2016, en relayant sur sa page Facebook une publication de sa secrétaire générale, Elisabeth PAGANELLI. La gynécologue y suggérait que les femmes pourraient s’arranger pour prendre un jour de congé ou avorter un jour férié. Selon la gynécologue, un arrêt de travail ne doit être prescrit qu’en cas de «complications». Le tout au nom de l’égalité…«Si on considère que la femme est l’égale de l’homme au sein du travail et qu’elle puisse enfin être payée comme l’homme et avec égalité, il faut que les professionnels de santé évitent les arrêts de travail injustifiés à leurs patientes», écrivait-elle. Feignant sans doute d’oublier que l’homme tombe rarement enceint…

Et ce n'est pas fini...


 

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Jamais il va fermer sa gueule ?

2 Avril 2019, 18:46pm

Publié par Bernardoc

Dimanche soir sur France 2, dans Le Parisien, sur France info, ce matin sur France inter, et ce n'est sans doute pas fini !

Vous voyez de qui je veux parler, bien entendu : celui qui nous a imposé Valls, celui qui a enfanté Macron, celui qui a bloqué nos pensions, qui a entamé la baisse des dotations aux communes, celui qui prétendait que son ennemi était la finance ; mais oui, c'est lui, pour lequel j'avais voté au deuxième tour des présidentielles en 2012, celui qui continue de dire qu'il est très content de son quinquennat et qu'après la droite extrême qu'il a largement contribué à mettre en place, nous prédit l'arrivée de l'extrême droite.

Mais enfin, Monsieur l'ex-président, un peu de décence : TAISEZ-VOUS !

Ce matin vous vous glorifiiez d'avoir dirigé le PS pendant plus d'une dizaine d'années. Après cinq ans de pouvoir où ce parti vous avait porté, il est beau le résultat : combien de départements perdus ? Combien de régions perdues ? Combien de députés perdus ? Votre politique était tellement claire que plusieurs de vos anciens ministres ne voient pas la différence avec celle de Macron qu'ils ont rejoint.

Et vous osez squatter les plateaux ou les colonnes des différents média ? Mais à votre place, j'aurais honte, je me tairais et me cacherais en tentant de me faire oublier. Mais non, vous faites le fier, vous jouez au sage en donnant des conseils. Mais ON S'EN FOUT ! Au point où vous nous avez menés, la seule solution pour que ça aille mieux, c'est de changer de République. Vive la Sociale ! Vive la VI° !

Et ce n'est pas fini...

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Des CDD de plus en plus courts.

30 Mars 2019, 09:36am

Publié par Bernardoc

Nouvelle vague de démissions et peut-être nouveau record pour Emmanuel MACRON. En moins de deux ans d’exercice, le président de la République a dû faire ses adieux à 10 de ses ministres. Dans la série de départs : Richard FERRAND (Cohésion des territoires), mais bien recyclé au perchoir de l'assemblée, Sylvie GOULARD (Défense) remplacée par une autre femme aux armées, Marielle de SARNEZ (Affaires européennes), François BAYROU (Justice), Nicolas HULOT (Transition écologique et Solidaire), Laura FLESSEL (Sports), Gérard COLLOMB (Intérieur) ont tous quitté l’Elysée. Mais ce n’est pas tout puisque Nathalie LOISEAU (Affaires européennes), Benjamin GRIVEAUX (porte-parole du gouvernement) et Mounir MAHJOUBI (secrétaire d'Etat chargé du Numérique) viennent de s’ajouter à la longue liste.

Des chiffres inquiétants lorsqu’on sait qu’à la même période de leur mandat (soit 675 jours post-élection présidentielle), François HOLLANDE et Jacques CHIRAC n’avaient, chacun, qu’un départ à leur actif. Et même si Nicolas SARKOZY en comptait trois, il était encore loin du chiffre atteint par Emmanuel MACRON. Jusqu’ici, le nombre maximal de départ en un quinquennat est de 12. Depuis 1995, il a été atteint trois fois sur quatre.

Et des noms pourraient bien s’ajouter à la liste, notamment celui de Marlène SCHIAPPA, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Des rumeurs courent autour de la potentielle candidature de la ministre aux élections municipales de Marseille, en mai 2020. Ce que la ministre n’a pas démenti.

De multiples situations ont entraîné les départs des ministres. Dans les sorties les plus marquantes, celle de Nicolas HULOT. L’ancien ministre de la Transition écologique est parti pour un motif qu'il décrivait comme "sociétal" aux micros de France Inter. Il n'avait plus envie de "s’accommoder aux petits pas" alors que "la situation universelle mérite qu'on change de paradigme", a-t-il détaillé ensuite. « Un moment de grâce » selon Léa SALAME.

Quant à Gérard COLLOMB, Benjamin GRIVEAUX, Mounir MAHJOUBI, ils se sont tous trois lancés dans la course aux municipales. Lyon pour l’ancien ministre de l’Intérieur, Paris pour ses deux anciens collègues qui seront d'ailleurs adversaires. A l'origine des départs, Sylvie GOULARD, François BAYROU et Marielle de SARNEZ étaient impliqués dans l’affaire d’emplois fictifs au MoDem. Richard FERRAND est soupçonné d'avoir joué de son statut dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Enfin, l’ancienne ministre des Sports Laura FLESSEL est soupçonnée d'avoir quitté le gouvernement à cause de sa situation fiscale.

C'est vraiment un monde nouveau !

Et ce n'est pas fini...

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De qui se moque-t-on ?

26 Février 2019, 16:06pm

Publié par Bernardoc

Crise au Venezuela: L'Union européenne demande d'«éviter» toute intervention militaire La presse

Alors que depuis des semaines l'UE, à la remorque des Etats-unis d'Amérique du nord, affirme reconnaître l'auteur du coup d'état s'autoproclamant président, voici que maintenant elle dit s'opposer à toute intervention militaire. Mais quel est le poids de notre vieux continent face à la trumpette Amérique ? Espère-t-on avoir plus de poids que nous n'en avions eu face à l'intervention pilotée par la CIA contre le Président Allende, qui lui aussi avait été régulièrement élu ? Est-il temps de se réveiller après avoir jeté de l'huile sur le feu en encourageant les autoproclamations présidentielles ? Est-ce cela la démocratie prônée par l'Europe, et notamment par notre méprisant de la République ?

Je voulais reprendre une info que j'avais partagée sur FB concernant les antécédents du leader de l'extrême droite vénézuélienne, mais je viens de me rendre compte qu'elle avait disparu.

Donc, un bref rappel : avant le 22 janvier de cette année, environ 20% des Vénézuéliens avaient entendu parler de cet usurpateur, qui s'est autoproclamé lorsqu'il a reçu l'ordre du vice-président étatsunien. Il faut dire qu'il était déjà connu au bataillon puisqu'il avait déjà participé à des missions pour la CIA en Europe du temps de ses années estudiantines.

Quand l'Europe, dont nous allons élire le parlement bientôt se remettra-t-elle à avoir une pensée et une action autonomes ?

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Juifs et préjugés

21 Février 2019, 14:22pm

Publié par Bernardoc

D'après un article de marianne.net du 20 février 2019

Même si une majorité de Français sont inquiets du sort réservé à leurs concitoyens juifs, les stéréotypes antisémites sont encore très présents dans l’opinion.

On pourrait y lire les prémices d’un sursaut. Un sondage exclusif de l’Ifop pour Marianne entrebâille au minimum une lucarne d’espoir. Réalisée à chaud, quarante-huit heures après l’agression antisémite subie par Alain FINKIELKRAUT, cette étude montre que deux Français interrogés sur trois (66 %) jugent que « les juifs sont injustement attaqués quand les choses vont mal ». Il faut comparer cette majorité très large, mais pas écrasante, avec les réponses obtenues à la même question en 2014 (46 %) et en 2016 (57 %) lors de précédentes enquêtes.

Avec l’augmentation de 74 % des actes antisémites en 2018 par rapport à l’année précédente, l’inquiétude est donc réelle.Marianne a repris un questionnaire déjà utilisé à deux reprises, en septembre 2014, six mois avant les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, et en février 2016, dix ans après l’assassinat d’Ilan HALIMI, et pensé de façon à fournir une sorte de « baromètre des idées antisémites ». Le constat est sans appel : les opinions préconçues et les stéréotypes, tels qu’ils se déversent sur les réseaux sociaux et dans l’espace public au travers de tags, de slogans, d’invectives ou de caricatures malsaines, restent bien présents dans l’opinion.

oba-icon-vecto-small Un peu plus d’un sondé sur quatre (27 %) pensent ainsi que les juifs « sont plus riches que la moyenne des Français » ; une personne interrogée sur cinq, qu’ils « utilisent aujourd’hui dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi pendant la Seconde Guerre mondiale », qu’ils « ont trop de pouvoir dans le domaine des médias » et qu’ils « ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance ». Vingt-sept pour cent des Français sont d’accord avec deux affirmations antisémites. Un ratio tout de même moins important que lors des précédentes enquêtes. Cette évolution, encore une fois, interroge. « Ces opinions s’effacent-elles réellement ou sont-elles moins dicibles dans le contexte actuel ? Je ne peux pas répondre à cette question », reconnaît notre sondeur. Très représentés dans cette catégorie, les sympathisants RN sont 10 % à adhérer à cinq affirmations antisémites, le double de la moyenne nationale. « Ce qui montre un décalage entre les prises de position de Marine Le Pen et celles de son électorat », observe Dabi.

Mardi 19 février, les jeunes étaient les grands absents place de la République, à Paris comme à Bordeaux. Or, quelle que soit la question posée, ils sont au-dessus de la moyenne des répondants.

Pour les contrer, certains dans la majorité ont cru bon de proposer la pénalisation de l’antisionisme. Pourtant, il serait illusoire de chercher à départager les 39 % de Français qui pensent que le sionisme « est une idéologie qui revendique le droit des juifs d’avoir leur propre Etat sur les terres de leurs ancêtres » et les 31 % qui pensent au contraire que c’est « une idéologie qui sert à Israël à justifier sa politique d’occupation et de colonisation des territoires palestiniens ».

Les sondés ne sont que 40 % à estimer que le gouvernement agit efficacement contre l’antisémitisme. « Les agressions et les dégradations des derniers jours sont vues comme un signe intense de chienlit ou de désordre », remarque Frédéric DABI.

Et ce n'est pas fini...

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Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays?Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

19 Février 2019, 10:16am

Publié par Bernardoc

Je me contente pour cette question de reprendre le communiqué du 17 janvier 2019 du Collectif Laïque National :

 

Le Collectif récuse la formulation utilisée dans cette lettre sur plusieurs points, lourds de conséquences pour notre République:

- La laïcité est un principe constitutionnel avant d’être une valeur.
- Elle est plébiscitée et vécue très largement par la population et ne fait pas l’objet de débats en dehors de cercles restreints d’activistes.
- Ce qu’elle permet est avant tout la paix civile et l’égalité des citoyens sans avoir à prendre en compte leurs croyances ou convictions.
- Elle n’est pas une simple coexistence des convictions ou des cultes, mais la liberté de conscience de chacun et le facteur de son émancipation.
- La condition nécessaire à cette égalité est le principe juridique de séparation (intitulé de la loi du 9 décembre 1905) qui n’implique aucun autre lien avec l’État que la garantie par la République du libre exercice des cultes. Toute altération de ce principe serait un retour à la logique bonapartiste du concordat de 1801.

Pour renforcer la laïcité, le Collectif Laïque National rappelle que le meilleur moyen consiste à respecter et appliquer les principes de la loi de séparation, ainsi qu’à prévoir son extension à tout le territoire de la République.

Et ce n'est pas fini...

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Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

18 Février 2019, 07:48am

Publié par Bernardoc

Déjà, je ne suis pas d'accord avec l'affirmation qui précède la question : « Notre pays a toujours su accueillir ». Notre pays a importé des travailleurs lorsqu'il en avait besoin : mineurs polonais ou italiens, travailleurs du bâtiment portugais ou maghrébins,...Lorsque l'Algérie est devenue indépendante, les harkis ont été parqués dans des camps honteux ; les traducteurs afghans sont abandonnés à la répression mortifère dans leur pays que nous avions envahi avec d'autres.

Dans ma jeunesse au moment de la guerre d'Algérie, dans le quartier cosmopolite de la Goutte d'or, le racisme n'existait pas.

Il y a une trentaine d'années, il existait des classes d'accueil pour accueillir les élèves non-francophones, qui pouvaient intégrer les classes normales au bout d'un an ; il me semble que maintenant, inclusion oblige, les élèves allophones vont directement dans les classes de leur niveau, ce qui ne facilite pas leur intégration.

Oser parler de « nos obligations d'asile » prêterait à pleurer quand on voit les procès intentés à ceux qui manifestent leur solidarité pour l'accueil des réfugiés.

En revanche, ce qui pose problème et angoisse les citoyens, c'est ce regroupement persistant de réfugiés qui ne veulent pas rester chez nous et qu'on empêche de franchir la Manche pour aller vers le pays d'immigration de leur choix. Maintenant que les perfides d'Albion ont quitté l'Europe, qu'ils reprennent leurs frontières et qu'ils n'obligent pas notre pays à leur servir de tampon.

Les Corses ont proposé plusieurs fois d'accueillir les bateaux ayant sauvé des réfugiés du cimetière méditerranéen, pourquoi ne pas leur faciliter la réalisation de cet accueil fraternel ?

Les objectifs annuels sont déjà en bonne voie avec la scandaleuse augmentation des droits d'inscription pour les étudiants étrangers ; heureusement, certaines universités, soucieuses de leur devoir d'accueil, d'instruction et de recherche ont refusé cette sélection par l'argent.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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