Refus de la misère ?
C'était hier la journée mondiale du refus de la misère. Je rêve de voir ma commune se mobiliser autant que pour le téléthon.

Je dis bien : "Je rêve !"
Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
C'était hier la journée mondiale du refus de la misère. Je rêve de voir ma commune se mobiliser autant que pour le téléthon.

Je dis bien : "Je rêve !"
Et ce n'est pas fini...
Pour ceux qui n'auraient pas eu le bonheur de nous voir hier, voici le lien (on commence à environ 30 minutes).
Très bon travail de la journaliste Margaux BOURDIN qui ne nous a pas trahis. Et l'émission m'a paru honnête.
Et ce n'est pas fini...

Que voilà un beau programme ! Comment ne pas y souscrire ?
Et ce n'est pas fini...

Comme on dit : un bon dessin vaut mieux qu'un long discours ; bravo et merci Iturria.
Que le dessin voisine avec la chronique de Guillebaud, dont je n'ai laissé que le titre, renforce encore la traduction de l'opinion de la majorité des Français, et pas seulement des vieux et des pauvres. On avait coutume de parler du Méprisant de la République, mais dans son article JCG montre que tous les clones biberonnés au PS ou à l'UMP qui entourent et lèchent le monarque ont bien retenu la leçon : vive la lutte de classe contre le peuple.
Peuple, réveille-toi !
Et ce n'est pas fini...
Lorsque j'ai entendu que l'invité de la matinale de France inter était Hulot, j'ai failli éteindre le poste ayant du mal à supporter celui que je considère comme un pantin de caution. J'ai bien fait de ne pas le faire car ce fut un grand moment de radio avec des journalistes incapables de poser une question lors de son annonce non prévue de sa démission. Pour une fois les animateurs n'ont pas cherché à se mettre en valeur et le 20 minutes habituelles d'entretien se sont transformées en quasi-monologue de 40 minutes. La voix émue, brisée, cet ancien ministre (qui aura une confortable retraite qui viendra s'ajouter à son patrimoine de multimillionnaire) n'a cependant pas cessé de tresser des louanges au gouvernement qu'il abandonne, histoire quand même de préserver ses arrières.
Sur une autre chaîne au même moment, le porte-parole du gouvernement a déploré le manque de courtoisie ; il a peut-être été un peu trop rapide, n'ayant pas encore entendu la voix de son maître puisque un peu après l’Élysée a dit que Hulot pouvait être fier de son bilan.
En tous cas, ceux qui peuvent être contents, ce sont les chasseurs qui voient avec plaisir disparaître un emmerdeur.
Rappelons-nous cependant qu'avant de céder aux sirènes du pouvoir, Hulot avait déclaré que le plus écolo des candidats à la présidentielle, celui qui s'y connaissait le mieux, était Jean-Luc MELENCHON. Ecoutons-donc avec attention maintenant la voix de la France Insoumise et ses propositions pour une planification écologique.
Et ce n'est pas fini...
Hier j'ai regardé une fois de plus les questions au gouvernement. La solennité se sentait car ce sont tous les présidents de groupe qui sont intervenus. La plupart ont questionné le gouvernement sur « l'affaire », sauf les clowns de LREM, qui étaient les seuls, après avoir bien ciré les pompes, à poser des questions destinées à enfumer les débats à un ministre donné. Ils provoquaient pas mal de ricanements dans l'hémicycle, tout comme les réponses ministérielles.
En revanche, toutes les autres réponses (ou absences de réponses) furent apportées par le premier ministre qui a gardé son calme et s'est bien débrouillé pour noyer le poisson. Je dois lui reconnaître une indéniable habileté pour assumer tout ce qui nous fait hurler et arriver à défendre ces faits répréhensibles sans sourciller. Un grand, physiquement au moins, politicien formé à l'école rocardo-juppéiste ! Et moins agressif que l'ancien Valls, avec parfois une touche d'humour. J'en arrive parfois à me demander s'il n'est pas plus à gauche que Macron : décidément tous mes repères se barrent.
Et ce n'est pas fini...
C'est le titre d'un livre – féroce – paru en 2016 lorsque Jean-Louis DEBRE a quitté la présidence du conseil constitutionnel. Chacun en prend pour son grade de la part de ce donneur de leçons, néanmoins grand serviteur de l’État étonné de ce qu'il découvre à son arrivée.
« ...un ancien membre continuait depuis longtemps à recevoir une petite rémunération. Il ne faisait plus rien...
...un de mes prédécesseurs, en quittant les lieux, s'est fait verser une confortable indemnité...un autre est parti avec une voiture officielle...achetée pour un euro symbolique...le Conseil, depuis de nombreuses années, reçoit les procès-verbaux pour infraction au stationnement...
Un salarié du Conseil est employé depuis plusieurs années sans jamais avoir signé le moindre contrat de travail...Un employé ne vient à son poste qu'en fin d'après-midi et demeure sur place une partie de la soirée, sans que j'arrive vraiment à savoir ce qu'il y fait...Les chauffeurs rentrent chez eux le soir avec les voitures de l'administration. Ils ne travaillent que quatre jours par semaine...
Les heures supplémentaires sont généreusement payées pour un personnel dont la durée d'activités hebdomadaires a été fixée à 32 heures au lieu des 35 légales...
...des commerces contigus au Conseil sont branchés sur notre réseau d'électricité. Par conséquent ils nous font régler leur consommation. »
Saisissant, non pour ceux qui sont censés faire respecter la loi fondamentale ; quant aux employés, leurs statuts et privilèges n'ont pas grand chose à envier à ceux des cheminots !!!
« La remise des « Mariannes d'or » aux élus municipaux se fait ici...cette réception au Conseil [est] financée là encore non par le contribuable mais par les organisateurs. » Comme si les organisateurs n'étaient pas payés par nos impôts ; il ne se fout pas un peu de nous le Jean-Louis ?
La pensée réactionnaire de ce monsieur apparaît tout au long des 486 pages du bouquin. Exemple : « ...il faut frapper, étrangler, assécher pour toujours prendre plus, alors que l’État n'arrive pas à dépenser moins. Sus aux entreprises et aux entrepreneurs qui font des profits ! » Il aura été au moins entendu sur ce point : maintenant on prend aux pauvres et aux vieux pour faire les multiples cadeaux aux entreprises.
Et pourtant ce n'est pas son poulain (Bruno LE MAIRE) qui tient les rênes, mais bien l'autre, ainsi décrit juste avant la marche pour Charlie : « Macron, de plus en plus gravure de mode, est rayonnant. »
Il a évolué en bien quant à son opinion concernant la grande Christiane TAUBIRA, mais tout au long du livre ce n'est que mépris pour Giscard et Sarkozy. Il nous dépeint aussi ses nombreuse rencontres avec Chirac, auquel il voue un amour indéfectible et dont il se désole de voir la déchéance.
Et ce n'est pas fini...
Dans Sud ouest de jeudi dernier, un petit entrefilet en bas d'une colonne en page 6, titré LREM : « La sénatrice de Gironde Françoise CARTRON a quitté hier le groupe socialiste où elle siégeait depuis sa première élection à la Haute Assemblée en 2008 pour rejoindre celui de La république En Marche ». Je me réjouis de n'avoir participé en rien à son élection ; j'étais pourtant conseiller municipal, mais le maire de l'époque avait trop peur que je vote mal pour m'avoir désigné comme grand électeur (maintenant, vu la taille de notre commune, tous les conseillers sont grands électeurs).
J'avais eu l'occasion de me rendre compte de l'ambition de cette dame lors d'une réunion organisée dans l'hémicycle du conseil régional par Éducation & Devenir je crois. A l'époque, vice-présidente du dit conseil, elle nous avait clairement dit que la région ne voulait pas être les simples bâtisseurs de lycée, mais qu'elle voulait savoir ce qui s'y passait.
Devenue sénatrice, elle était venue nous présenter et défendre la réforme Peillon, ce qui avait provoqué certains remous dans l'assemblée d'anciens enseignants devant laquelle elle s'exprimait.
Comme la plupart des élus nationaux de Gironde, elle avait pris fait et cause pour le sinistre Valls lors de leur primaire précédant le naufrage, contrairement aux élus départementaux qui soutenaient l'autre candidat du PS.
Si elle avait attendu un jour de plus, peut-être aurait-elle hésité à rejoindre le parti qui encense des nervis qui n'ont rien à envier aux fascistes. Mais bon, n'en doutons pas, elle vient de rejoindre la droite musclée et malhonnête et y fera sans aucun doute une brillante carrière. Si elle n'aide pas le ministre de l’Éducation nationale à détruire ce qu'elle avait contribué à construire, peut-être se retrouvera-t-elle dans un autre cabinet, en attendant sa nomination comme Inspectrice Générale de l’Éducation Nationale à la fin de son mandat. La droite aussi saura reconnaître les siens !
Et ce n'est pas fini...
Contestataires ou réformistes, les syndicats voient contester par le gouvernement leur rôle d'acteurs de la démocratie sociale.
C'était dans Le Monde d'avant-hier.
Décidément, arrivé au pouvoir porté par les médias qui continuent à distiller sa propagande nocive à longueur de pages, de radios ou d'écrans, le président de la République est décidément hors sol par rapport au peuple français. Tout doit venir d'en haut : « Moi, je... » ou « L’État c'est moi ». Mais attention ! Un jour les grands bourgeois millionnaires qui nous gouvernent auront des comptes à rendre, et j'espère qu'ils paieront très très cher leur appropriation des leviers de commande.
Rassurez-vous cependant, votre démocrature ne sera pas remplacée par la dictature du prolétariat. Non, ce seront les « sans dents », « ceux qui ne sont rien », qui n'ont plus rien à perdre, qui agiront en dehors des corps intermédiaires pourtant nécessaires à une vie sociale à la hauteur des valeurs de notre République que vous n'arrêtez pas de bafouer. Et à ce moment là le roi sera nu.
Et ce n'est pas fini...
L'an dernier j'avais manifesté contre la suppression des guichets de ma gare de proximité (7,5 km), celle de Mérignac-Caudéran. Mais l'obsession macroniste de destruction des services publics est passée outre. Seulement voilà : non seulement ils ont fermé les trois guichets, mais ils ont également supprimé l'automate. Je me demande pendant combien de temps les trains vont continuer de s'arrêter. C'est vrai qu'une gare qui desservait le quadrant nord-ouest de la métropole, soit plus de 100 000 habitants ne servait bien évidemment à rien.
Il a donc fallu que j'aille retirer ma carte de vieux à la gare St Jean, celle ou aboutissent tous les trains de grandes lignes. Le trajet est simplement deux fois plus long et le stationnement est payant. Voilà, tout s'explique !
Alors oui, honneur à tous ces gens du rail qui ont accepté de perdre plusieurs milliers d'euros pour tenter de défendre ce grand service public, qui avait pris tant d'extension lors de la création des congés payés.
Mais quand on prend un avion de la République pour faire 110 kilomètres, comment peut-on comprendre cela ? N'oublions pas que ce sont « ceux qui ne sont rien » qui, eux, prennent le train.
Et ce n'est pas fini...