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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

J'ai écrit à mon député.

5 Novembre 2019, 09:40am

Publié par Bernardoc

Monsieur le Député,

Je souhaite vous alerter sur le caractère très contestable et dangereux de la proposition de « résolution Maillard ». En effet, l’article unique du projet de résolution « approuve sans réserve la définition opérationnelle de l’antisémitisme » utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).

L’idée même de vouloir définir chaque type de racisme est contestable, et contestée par la CNCDH. Elle risquerait de fragiliser l’approche universelle et indivisible du combat antiraciste, qui devrait prévaloir à l’opposé des revendications identitaires qu’elle risque de favoriser. Elle ouvre de surcroît la voie à une concurrence victimaire entre les différentes formes de racisme et met à mal le vivre ensemble dans notre pays.

Des organisations de la société civile en France, formulent ces quatre recommandations :

  • En accord avec l’avis de la CNCDH , rejeter la « définition de l’antisémitisme de l’IHRA » qui représente une menace pour toute critique légitime contre l’Etat d’Israël, régulièrement accusé de la violation de nombreux traités et instruments du droit international dont la France est garante.

  • Protéger l’espace de liberté d’expression et de réunion des associations françaises et militants qui doivent pouvoir continuer de défendre les droits des Palestiniens et critiquer la politique israélienne sans être accusées injustement d’antisémitisme.

  • Suivre les avis de la CNCDH, qui a un rôle de conseil auprès de l’Assemblée nationale, en remettant le combat contre l’antisémitisme au cœur de la formidable mobilisation de la société civile de notre pays contre le racisme sous toutes ses formes.

  • Écarter définitivement la résolution Maillard, tant qu’elle maintient la référence à l’antisionisme et tant qu’elle n’exclut pas explicitement les exemples associés à la « définition IHRA »

En février 2019, la publication de statistiques sur une augmentation importante des actes antisémites, à laquelle se sont ajoutées des images choquantes d’attaques verbales à caractère antisémite et la profanation d’un cimetière juif, ont provoqué notre indignation.

Ces organisations sont inquiètes de la montée de l’antisémitisme en France et estiment que le combat contre toutes les formes de racisme doit être mené fermement. J'affirme aussi le droit de critiquer la politique de tout Etat, dont l’Etat israélien quand il commet des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Je suis inquiet de l’assimilation entre antisionisme et antisémitisme que la résolution induit et qui revient à remettre en question le droit à la liberté d’expression inscrit dans notre droit français, y compris constitutionnel.

Cette « définition de l’IHRA » qu’elle entend faire adopter est particulièrement dangereuse car elle introduit des « exemples » formulés de manière à faire peser le soupçon d’antisémitisme sur toute critique de l’État d’Israël et de sa politique. Ainsi, cette proposition de résolution empêchera nos organisations de critiquer et dénoncer les nombreuses violations du droit et exactions commises par l’État d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, ce qui représente une menace sans précédent à la liberté d’expression.

Malgré les formules introduites dans le texte qui cherchent à garantir la libre critique envers l’Etat d’Israël, l’expérience d’autres pays européens ayant adopté la « définition IHRA » montre que cette dernière devient un instrument de propagande et d’intimidation, avec des effets dévastateurs sur nos libertés d’expression.

Car aucune personne, aucune collectivité, ne veut prendre le moindre risque de subir des accusations mensongères et infamantes d’antisémitisme.

J'espère, Monsieur le Député, que ma demande retiendra toute votre attention et je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Le Haillan, le 4 novembre 2019,

B.Sarlandie


 

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Triste nouvelle du matin.

30 Octobre 2019, 15:25pm

Publié par Bernardoc

Entendue au poste : « les réfugiés sans papiers devront attendre trois mois avant de pouvoir prétendre être soignés. »

Nous n'avons pas encore changé de gouvernement, ce n'est pas une annonce faite par l'extrême droite, même si cela y ressemble. Il s'agit bien d'une proposition de notre gouvernement de droite extrême : la nuance est d'importance !

Moi, en béotien que je suis, je me dis que refuser de soigner ceux qui au péril de leur vie ont fui les massacres perpétrés dans leurs pays est indigne du pays de la Déclaration des Droits de l'Homme, et j'ai honte de cela et suis bien entendu incapable de trouver un argument en faveur de cette décision. Je parle maintenant de décision, car on voit mal les moutons de la majorité protester contre ce que le gouvernement envisage de faire.

Pourtant il paraît que la tuberculose, la rougeole et la coqueluche connaissent une recrudescence. Ce sont des maladies propagées entre autres par la pauvreté, ce qui est bien le cas de ces êtres qui ont échappé au cimetière méditerranéen. Le gouvernement a-t-il réfléchi aux épidémies qui risquent d'être déclenchées si on refuse de soigner cette population réfugiée ? Sûrement, cela coûtera bien plus cher que les 0,5% du budget de la santé qui sont actuellement dédiés à la prise en charge des réfugiés.

Et vous, la santé, ça va ?

Et ce n'est pas fini...

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Mise au point.

23 Octobre 2019, 11:16am

Publié par Bernardoc

Afin de rectifier les mensonges gouvernementaux concernant la prétendue augmentation du pouvoir d'achat, voici ce que vient de m'envoyer la Direction générale des Finances Publiques :

Taxe d'habitation : + 2,13% (soit 26 € de plus) ;

Taxe foncière : + 2,33% (soit 36 € de plus).

Eh oui, je n'étais pas assujetti à l'ISF, je ne suis qu'un modeste fonctionnaire retraité, donc ils continuent de taper sur la classe moyenne.

Il serait vraiment temps que nos organisations syndicales se mobilisent pour entamer une résistance durable, seule capable d'arriver à faire changer ces orientations néfastes.

Et ce n'est pas fini...

 

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Un coup sur la tête.

20 Octobre 2019, 14:57pm

Publié par Bernardoc

C'est ce que je viens de me prendre en lisant une enquête de Sud ouest dimanche. Les résultats d'un sondage (la date n'est pas mentionnée) indiquent que si les deux tiers des Français ont une bonne opinion de l'Education nationale, ils sont plus des trois quarts (78%) à penser du bien de la police/gendarmerie ; autant que pour la santé publique !

Je pense que ce sondage pour la PQR (Presse Quotidienne Régionale) a été réalisé avant de voir la brutalité des chouchous du ministre de l'intérieur (et ne me faites pas dire que ce sont des barbares !) à l'encontre des mêmes agents de ce ministère, chargés des secours à la population, je veux bien entendu parler des pompiers. Je veux espérer que si les pompiers étaient apparus dans le sondage, ces valeureux hommes dont la devise est « Sauver ou périr » auraient trusté tous les suffrages de satisfaction.

Mais il est permis de s'interroger sur le tiers des Français qui ont une mauvaise opinion de l'école. Ont-ils été en échec scolaire ? Leurs enfants ont-ils dû se passer d'enseignant faute de remplaçant ? Contestent-ils l'insuffisance d'encadrement (un des taux les plus bas d'Europe) ? Souffrent-ils du manque de mixité sociale dans les classes ? On aimerait davantage de précisions sur ce qui a permis d'arriver à ce résultat. Toujours est-il que c'est très inquiétant, alors que l'école républicaine devrait être le creuset de la citoyenneté, terme utilisé à tord et à travers, alors que nous avons besoin de citoyens pour faire vivre harmonieusement notre République laïque.

62% des gens ont eu recours à la Sécurité sociale au cours des douze derniers mois. Et pourtant la protestation est bien faible devant son assèchement financier (suppression de cotisations pour faire croire à une augmentation du pouvoir d'achat ou pour faire des cadeaux au patronat), qui devrait immanquablement conduire à sa privatisation, comme le demandent avec insistance les grands du CAC40 qui ont financé Macron.

Le sondage n'aborde pas les transports publics, et notamment la SNCF, dont les agents se battent à nouveau pour que les usagers puissent voyager en toute sécurité et méritent tout notre soutien.

Et à part ça ? A part ça, tout va bien !

Et ce n'est pas fini...

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Rebelles en quête de politique.

18 Octobre 2019, 11:52am

Publié par Bernardoc

Tribune publiée hier sur Libération.

Les rebelles sont entrés dans les villes et ont prévu d’y rester pour longtemps. Mais si leur défense de l’urgence climatique est largement approuvée et soutenue par la population, leurs revendications restent encore nimbées d’un flou un peu artistique. Une partie de ce flou est apparemment dissipée par le recours à une appellation choc : «désobéissance civile». Or la majorité des actions qui sont menées sous cette étiquette n’en relèvent pas. Ce qui caractérise la désobéissance civile, c’est le refus délibéré et exprimé publiquement de remplir une obligation légale jugée indigne ou injuste, afin d’encourir une sanction qui fera rejaillir l’opprobre sur les autorités qui l’ont prise. Si ce n’est de la désobéissance, alors qu’est-ce que c’est ? De l’action directe non violente qui vise, de façon futée, théâtrale et ludique, à démasquer l’emprise des banques et des multinationales sur la décision politique ou l’inaction des gouvernements en matière de climat. Leur but est de causer un trouble à l’ordre public (intrusion dans des banques, blocages d’espaces publics, die-in, happenings de rue, etc.) ou de perturber la bonne marche des institutions (interdire l’accès aux bureaux de multinationales ou se faire arrêter en masse pour congestionner le système judiciaire) afin de dénoncer les agissements répréhensibles des puissants. Si ces actions illégales ne sont pas de la désobéissance civile, c’est parce qu’on ne peut enfreindre des lois qui n’existent pas pour marquer son désaccord ; et parce qu’un principe essentiel de la désobéissance civile n’y est pas respecté : l’absence de l’anonymat.

Alors pourquoi le succès que rencontre ces jours-ci l’usage du terme «désobéissance» ? Il tient en grande partie à la séduction d’une posture et à une croyance qui s’entretient d’elle-même : la désobéissance permettrait de dépasser l’impuissance avérée de formes classiques de protestation, tels les pétitions, marches, grèves ou boycotts. Dans la langue des rebelles, le verbe «désobéir» promet trois choses : l’immédiateté (l’action directe non violente aurait la vertu de faire instantanément céder les pouvoirs), la médiatisation (l’esthétisation de la contestation assure d’être «vu à la télé» et sur les réseaux) et le refus de l’idéologie (le rejet de toute proposition qui pourrait paraître «politique»). C’est bien à partir d’une position morale que Thoreau, King ou Gandhi invitaient à désobéir à des lois iniques, une moralité qui était au-dessus de la loi et en exprimait l’injustice. Mais de quelles lois ici montrer et combattre l’injustice ? Les mobilisations actuelles sont portées par des raisons dont la justesse est indiscutable et forte (l’urgence climatique ou l’évasion fiscale) ; mais elles ne portent pas sur les causes qui expliqueraient ces raisons (le productivisme, le système financier, l’inégalité des rapports Nord-Sud). Elles font comme si les données de la science et les injonctions morales suffisaient pour convaincre les pouvoirs coupables de se rendre à leurs arguments et de changer leurs comportements en fonction des exigences de la justice climatique ou fiscale. Ce qui revient à oublier qu’un pouvoir est élu pour représenter une somme d’intérêts spécifiques, et que le faire céder n’est pas une affaire d’objectivité et de morale. Le militantisme politique de l’ancien monde consistait à comprendre la logique de ces intérêts et à analyser la rationalité à l’œuvre dans la prise de décision qui la matérialisait. Ce modèle d’action est en berne : ils ne sont plus très nombreux celles et ceux qui acceptent de se faire dicter ce qu’il convient de penser par une autorité supérieure dépositaire d’une théorie source de vérité et de mots d’ordre. Et nous vivons dans une époque où tout ce qui ressemble de près ou de loin à une expression de nature politique est devenu un objet de dérision et de dégoût. Dans ces conditions, appeler à la désobéissance permet de se dispenser de dire qu’on fait de la politique alors qu’on est (heureusement) en train d’en faire. Si les mobilisations actuelles sont convoquées sous le signe de la désobéissance civile, c’est qu’elles proposent de transgresser les formes normées du travail militant et de la protestation. La désobéissance nomme alors cet engagement physique et collectif qui exerce une pression incessante sur les gouvernements pour qu’ils prennent les «bonnes» décisions, mais sans présenter cela comme de la politique. Mais pourquoi faut-il dissimuler le politique sous la désobéissance ? Pour que les espoirs des rebelles ne soient pas déçus et que leur mobilisation ne s’épuise, on pourrait leur suggérer de mettre leurs pensées en accord avec leurs actes en constituant ce qu’on appelait au XXe siècle la théorie de leur pratique. L’exercice n’est ni simple ni enthousiasmant. Mais l’enjeu en est déterminant : expliciter le rapport au pouvoir d’un activisme qui veut en finir avec la désorganisation du monde qu’impose le capitalisme financier mais ne veut ni endosser cette responsabilité ni définir une ligne pour y arriver. En l’absence d’une telle explicitation, on peut craindre que les rebelles ne soient voués à s’en prendre aux apparences et non aux structures de la misère, physique et morale, du monde actuel. Plutôt que d’occuper des espaces et des bâtiments en attendant que les pouvoirs en place décrètent l’urgence climatique, puis prennent des demi-mesures que des assemblées citoyennes retoqueront - les trois points d’Extinction Rebellion -, pourquoi ne pas sauter ces étapes et gouverner directement pour le bien public ? Il suffirait d’ajouter un outil à ceux qui sont déjà utilisés : le vote. Il n’est pas nouveau, et on dira qu’il s’agit là de politique : et alors ? Si les rebelles avaient besoin d’une cause pour leur mouvement et pour commencer à changer concrètement l’ordre injuste des choses, pourquoi pas celle qui consiste à fixer un programme, à se présenter aux élections et, à l’improviste, à les gagner ?

Sandra LAUGIER philosophe , Albert OGIEN sociologue

J'ai entendu hier soir au poste une nana expliquer « Extinction rébellion », cette tribune reflète parfaitement la réponse que j'aurais aimé faire.

Et ce n'est pas fini...

 

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Enfin une bonne nouvelle.

11 Octobre 2019, 10:45am

Publié par Bernardoc

Hier après-midi je participais à une réunion syndicale un peu houleuse quand soudain mon téléphone m'avertit : « Sylvie GOULARD retoquée ». je m'étais mis à douter de cette issue après tout ce que nous voyons depuis des mois. Et d'un seul coup, je me dis que l'Europe peut nous aider dans la justice et la transparence. Bien sûr, je ne vais pas tresser des lauriers à ces institutions qui nous imposent le CETA et d'autres règles absurdes ou qui vont à l'encontre des populations, mais quand même...N'oublions pas que la peine de mort est abolie au sein de l'UE, ce qui permet quand même de contenir certains pays fascitoïdes qui sont démangés par la volonté de retomber dans la barbarie.

Il est quand même désolant de voir que ce sont des institutions indépendantes extérieures qui aident à faire le ménage : c'est aux USA que DSK a été mis en prison et maintenant c'est l'Europe qui montre au méprisant de la République que son choix n'était pas le bon.

Dommage que l'Europe ne puisse pas faire davantage pression sur le protecteur de Ferrand, Castaner et autres députés. Mais c'est vrai qu'en France la justice est indépendante !

Et ce n'est pas fini...

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Oui, c'est possible !

7 Octobre 2019, 09:28am

Publié par Bernardoc

En quelques mois, deux élections législatives viennent d'avoir lieu dans des des pays du sud de l'Europe. D'abord en Grèce où la droite est sortie triomphante. Mais est-ce un hasard quand on se rappelle les trahisons multiples d'un gouvernement élu par le peuple de gauche qu'il s'est empressé de trahir. On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec ce qui s'est passé en France où un gouvernement qui se disait « socialiste » a fait le lit d'un gouvernement de la droite extrême (avant l'arrivée de l'extrême droite aux prochaines échéances?).

Ce week-end c'était le Portugal, dont l'authentique gouvernement de gauche (PS, Bloco et PCP) avait refusé de se coucher devant la troïka qui prétendait lui infliger les mêmes « remèdes » qu'à la Grèce. Résultat : un succès pour le PS, et un total pour la coalition sortante autour de 52%. Il s'agit donc d'une reconnaissance du travail effectué au long de la législature sans céder aux sirènes de droite qui chantent un peu partout en Europe.

Bravo et soutien à la maturité de ce peuple qui a vécu dans l'obscurantisme pendant des décennies. Serons-nous capables de les imiter, nous les donneurs de leçons ? Espérons, puisque l'espoir fait vivre !

Et ce n'est pas fini...

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Vivent les riches !

2 Octobre 2019, 10:12am

Publié par Bernardoc

Premier rapport sur la suppression de l'ISF : cela a profité aux riches : + 6 500 € de bénéfice. Et dire que je me plains d'avoir vu ma CSG augmenter de 600 €, j'ai honte : je n'avais qu'à être premier de cordée.

L'ISF devait encourager l'investissement pour relancer la croissance et l'emploi : résultat à peu près nul, mais grande victoire : on a peut-être évité des fuites (physiques) vers l'étranger. Quant aux fraudes fiscales, difficile de savoir ; avec les nombreuses suppressions d'emploi dans les finances publiques, on manque de bras pour effectuer les vérifications nécessaires.

Mais, en bon gouvernement, le nôtre ne change rien : il faut « donner du temps au temps » et accessoirement permettre aux riches de s'enrichir encore davantage, et aux pauvres de continuer à s'approcher du seuil de pauvreté. Ceux qui n'ont pas compris ne méritent que le mépris.

Mais dans notre République qui se veut sociale, la répartition des richesses devrait se faire de façon plus équitable, sinon, il y a des chances que la majorité se réveille et, comme le dit ce superbe hymne d'espoir qu'est L'Internationale :

« En décrétant qu'on le lui rende,

Le peuple ne veut que son dû. »

Et ce n'est pas fini...

 

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L'enfumage continue.

29 Septembre 2019, 19:29pm

Publié par Bernardoc

Extrait tiré de 20 minutes.

 Le déficit de la Sécurité sociale atteindra 5,4 milliards d’euros cette année et 5,1 milliards l’an prochain, selon les chiffres quasi définitifs du projet de budget 2020, que le gouvernement doit dévoiler lundi.

Les ministères de la Santé et des Comptes publics, qui tablaient il y a tout juste un an sur un léger excédent budgétaire pour 2019, renvoient désormais le retour à l’équilibre à 2023.

Dans le rouge depuis 2002, les comptes du régime général et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) se sont lourdement dégradés cette année sous le coup de trois facteurs, selon le gouvernement.

En premier lieu, la conjoncture économique s’est avérée moins bonne que prévu : croissance, inflation et masse salariale n’ont pas augmenté autant qu’espéré, réduisant en proportion les recettes attendues.

Pourtant la suppression de l'ISF ne devait-il pas produire des miracles ? Où sont les investissements promis par les financeurs de Macron ?

Si la masse salariale n'a pas augmenté, n'est-ce pas parce qu'on refuse toujours l'augmentation du Smic à 1 800 € ? Ah non ? Alors peut-être c'est dû au refus d'embaucher pour que les services publics soient à la hauteur (urgences, EHPAD, AESH,...).

La suppression des cotisations sociales pour les patrons, la défiscalisation des heures sup' constituent autant de pertes pour ce fantastique outil créé à l'initiative du ministre communiste Ambroise CROIZAT à la Libération, dans une France exsangue.

Le matraquage des retraités (sous Hollande/Valls/Macron, c'était déjà une attaque frontale) ne sert donc à rien non plus ; va-t-on encore trouver un moyen de les ponctionner davantage ?

Heureusement la redevance télé va baisser de un euro : l'espoir renaît !

Et ce n'est pas fini...

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Un peu de vocabulaire.

25 Septembre 2019, 15:38pm

Publié par Bernardoc

Politique : ci-dessous quatre définitions :

- Relatif à une conception particulière des affaires publiques

- La politique est principalement ce qui a trait au collectif

- Ensemble des discours, actions et réflexions ayant pour objet l'organisation du pouvoir au sein d'une société.
- Ligne directrice, façon particulière de gouverner et d'administrer
 
Pourquoi ces définitions ?
Je viens de trouver dans ma boîte aux lettres un tract concernant les futures élections municipales, qui se revendique d'un « collectif citoyen apolitique ».
Rappelons que le préfixe « a » est privatif.
Donc, en fait, « Une ambition pour Le Haillan » nous promet un avenir à l'aveuglette, sans conception particulière de gestion, d'organisation, ni ligne directrice.
Il faudrait être bien naïf pour croire à cet apolitisme, d'autant que le terme est antinomique avec « collectif ».
Mais quand on voit que la seule personne (manque plus que 32!) figurant sur le tract était il y a quelques semaines sur un autre tract – macronien à l'époque, c'est à dire défendant la droite extrême au pouvoir -, on a la confirmation que lorsqu'on se dit A-politique, c'est qu'on est de droite. Seules des ambitions personnelles déçues, si j'en crois le quotidien régional, ont pu motiver cette tentative de candidature.
Je ne suis plus adhérent d'un parti, mais toujours militant syndicaliste, et je me considère comme citoyen politique, comme je l'ai toujours été.
Les Haillanais se laisseront-ils berner une fois de plus comme lors des trois derniers scrutins ? J'ose espérer que non, comme me le dicte mon farouche optimisme, mais je ne peux malgré tout m'empêcher de douter.
Et ce n'est pas fini...

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