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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR EMMANUEL MACRON, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

20 Janvier 2018, 09:24am

Publié par Bernardoc

Calais, le 15 janvier 2018

Parce qu'une lettre ouverte doit être diffusée.

 Monsieur le Président de la République,

Nous avons appris votre venue à Calais le 16 janvier prochain. La situation alarmante dans laquelle survivent les hommes, femmes et enfants exilés bloqués à la frontière franco-britannique mérite toute votre attention, et votre venue est une marque d’intérêt évidente. Mais celle-ci ne saurait avoir de sens que si elle avait pour objectif d’impulser une politique d’accueil radicalement différente.

Aujourd’hui, à la frontière franco-britannique, plus de 900 personnes survivent dans des conditions diverses, mais toutes plus indignes les unes que les autres.

Il est déplorable que dans un pays aussi riche que le nôtre, où « plus personne ne devait dormir à la rue à la fin de l’année dernière », nous ayons besoin de la solidarité et de la mobilisation de dizaines d’associations et de centaines de bénévoles pour que des personnes accèdent à un repas et à de l’eau potable, ou à un duvet, une bâche et une couverture de survie pour ne pas mourir de froid. Il est encore plus intolérable que dans un pays comme le nôtre ces mêmes personnes soient pourchassées, leurs abris et effets personnels détruits. Il est insupportable qu’elles aient, en plus de cela, à subir de la violence physique, parfois de la part des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, mais trop souvent de la part des forces de l’ordre.

Monsieur le Président, porter une autre politique, c’est, d’abord et avant tout, regarder la réalité en face. La politique d’inhospitalité que vous menez actuellement n’est pas différente de celles de  vos prédécesseurs. Elle s’en distingue simplement par sa  dureté et prolonge 25 années d’échec.

Pourquoi cet échec ? Parce que les gouvernements successifs, et y compris le vôtre,  persistent à ne pas voir que Calais et plus largement le littoral de la Manche et de la Mer du Nord, verront toujours arriver des personnes souhaitant pour de bonnes ou de mauvaises raisons se rendre en Grande Bretagne. Vous persistez à penser que rendre les conditions de vie plus dures dissuadera ces personnes de venir à Calais, comme si elles ne venaient que pour quelques douches ou un abri de fortune. Vous persistez à ne pas voir que de nombreuses personnes ont des raisons valables de se rendre en Grande Bretagne, qui les empêcheront de changer leur projet migratoire ; et que d’autres, perdues, cherchent une échappatoire aux règles iniques du règlement Dublin.

Votre venue, Monsieur le Président, est une occasion pour faire cesser les situations indignes qui règnent à cette frontière, pour redonner force et vigueur à nos valeurs, pour impulser une politique d’hospitalité.

Un gel des démantèlements

Cette nouvelle politique ne sera crédible que si un gel des démantèlements de camps, campements et squats est prononcé tant que des solutions pérennes et adaptées ne sont pas mises en place.

L’objectif principal de cette politique doit être de promouvoir des solutions d’accueil dignes dans tous les lieux où (sur)vivent des exilés de passage, en prenant en considération les spécificités locales et en s’engageant à soutenir les élus locaux hospitaliers. Ces lieux d’accueil peuvent éventuellement et très ponctuellement prendre l’aspect de camps de réfugiés pour répondre à l’urgence humanitaire et mettre à l’abri l’ensemble des personnes présentes. Cependant, des solutions d’accueil à long terme doivent être enfin soutenues et mises en œuvre. Les associations intervenant sur les camps d’exilés de passage proposent depuis longtemps un projet d’accueil digne appelé « Maison du migrant ». Votre venue est l’occasion de vous proposer de relancer un dialogue entre les associations et les pouvoirs publics interrompu au printemps 2014 en raison de la destruction violente de  campements.

Une politique respectueuse des droits des personnes

Plus largement, c’est le respect du droit qui est nécessaire.

Il n’est pas  admissible que quotidiennement les associations en contact direct avec les exilés reçoivent des témoignages, quand elles n’en sont pas témoins directs, de violences des forces de l’ordre. La lutte contre ces violences doit être une priorité. Cela passe par des sanctions contre leurs auteurs.

Il n’est plus admissible de laisser des mineurs vivre seuls sans une protection adaptée.

Il n’est pas admissible que les effets personnels (couverture, duvet, etc.) des exilés soient systématiquement détruits ou confisqués.

Monsieur le Président, vous devez mettre fin aux violences à la frontière franco-britannique.

Une autre politique migratoire

Mais la présence d’exilés bloqués à la frontière ne cessera que si la Grande-Bretagne, la France et l’Union européenne remettent enfin en cause les politiques migratoires actuelles.

Votre venue à Calais, alors que votre Ministre de l’intérieur va, dans quelques jours, rencontrer son homologue britannique, doit être une occasion de dénoncer les accords du Touquet et l’ensemble des accords franco-britanniques de la gestion de la frontière. Il faut revenir sur l’externalisation des contrôles migratoires britanniques sur le territoire français. Ces accords enferment des milliers de personnes dans une nasse et les condamne à la violence des conditions de vie, des passeurs et des forces de l’ordre. Ces accords empêchent les personnes qui souhaitent demander une protection aux autorités britanniques de le faire sans risquer leur vie.

Votre venue doit aussi être l’opportunité de proposer un moratoire sur le règlement Dublin III qui condamne trop de personnes à l’errance et rend illusoire leur intégration en les empêchant de demander l’asile dans le pays de leur choix.

Enfin, votre venue à Calais pourrait être l’occasion d’un geste fort en faveur de la liberté pour tous de circuler et de ne pas dépérir aux frontières de l’Europe.

Cela fait plus de 20 ans que des associations locales et nationales et des citoyens alertent les pouvoirs publics sur les résultats désastreux des politiques mises en place, et qu’ils proposent d’autres politiques migratoires et d’accueil. Il y a aujourd’hui urgence à changer de politiques.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Signée entre autres par les organisations nordistes : ATD-Quart Monde, Emmaüs, Cimade, LDH, MM, MRAP, MFPF, SPF,...

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Que reste -t-il de mai 68 ?

18 Janvier 2018, 10:43am

Publié par Bernardoc

Cinquante ans après le plus grand conflit social que la France ait connu, dans lequel se sont impliquées plusieurs générations, des étudiants mais aussi des salariés, provoquant une onde de choc qui a parcouru les générations suivantes, les « événements » continuent d’interpeller, de questionner, de déranger… La « commémoration » de 2018 ne sera pas seulement le fait de nostalgiques qui revivent avec émotion des moments exaltants ou d’« anciens combattants » qui veulent enterrer dans l’oubli « l’aventure » où ils estiment s’être fourvoyés, parce qu’ils ont changé et renié les idéaux de leur jeunesse. Le mouvement représente encore aujourd’hui une expérience riche, il fut porteur de valeurs humaines toujours d’actualité.

Il ne peut être enfermé, comme anesthésié, dans les vitrines des musées, vidé de son souffle, de son insolence, de l’espérance qu’il a nourrie. Dans le cadre de cette journée d’étude organisée par les Rencontres « la classe ouvrière c’est pas du cinéma » et l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine, les interventions et débats tenteront d’évaluer les répercussions qu’a pu avoir le puissant mouvement de rupture que fut Mai 68, les changements qu’il a introduits dans différents domaines de la vie sociale, et comment ces transformations ont pu perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Lundi 29 janvier 2018

Musée d'Aquitaine, BORDEAUX

20 cours Pasteur, Bordeaux (tram B / arrêt Musée d’Aquitaine)

14 h / 19 h 30

journée d’étude

préparée par

Pierre ROBIN avec l’IHS-CGT Aquitaine

 

> 14 h. Présentation par Pierre ROBIN, historien.

Suivie de quatre contributions-débats ciblées sur des aspects particuliers de l’apport de Mai 68.

> 14 h 30 à 15 h. La place et le rôle des femmes,

par Maryse DUMAS, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009.

> 15 h 10 à 15 h 40. L’évolution de la jeunesse et sa place dans la société, par Vincent TIBERJ, sociologue, professeur des universités associé à Sciences Po Bordeaux.

> 15 h 50 à 16 h 20. Les droits et acquis de 68 et leur évolution, par Lucien GAY, de l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine.

> 16 h 30 à 17 h. Pratiques syndicales et formes de luttes ouvrières pendant et après 68, par Jean LAVIE, président de l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine.

> 18 h . Synthèse par Michel PIGENET, professeur émérite, Université Paris 1, responsable du Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Suivie d’un débat.

Et ce n'est pas fini...

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Lui, la France ?

17 Janvier 2018, 05:26am

Publié par Bernardoc

Hier matin, not' président avait décidé de délaisser « son » peuple, pour se rendre dans les Hauts de France à la rencontre des migrants ; personnellement je préfère dire les réfugiés. Ces personnes viennent en majorité du Moyen-orient arabophone d'où ils fuient la guerre ou de l'Afrique subsaharienne, anciennes colonies françaises, et donc francophones ; ceux-là fuient la misère.

La plupart des premiers se sont arrêtés en Turquie ou au Liban ; ils représentent ¼ de la population de ce petit pays. La majorité des Africains, quant à eux, trouvent refuge dans un pays voisin du continent.

La France, sans honte, s'était programmée 36 000 accueils en cinq ans ; nous en sommes loin.

Mais ce qui m'a choqué c'est d'entendre le président s'exprimer sur notre territoire dans une langue qui n'est pas la seule reconnue par la République (jusqu'à maintenant), le français. Quand je pense aux cris d'orfraie suscités par la demande corse concernant leur langue patrimoniale...Se permettre de parler la langue de Trump sur notre sol, devant des gens qui ne la connaissent guère mieux que le français, c'est afficher un mépris pour le moins inconvenant. Il aurait été mieux que le représentant de la République s'adjoigne des traducteurs pour faire passer son message en français.

Merci aux associations qui ont fait montre de dignité en refusant de discuter avec lui, l'inspirateur de la loi Collomb.

Et ce n'est pas fini...

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Sûrement des laïques "radicaux" selon Macron.

16 Janvier 2018, 09:12am

Publié par Bernardoc

A Monsieur le Maire de Bordeaux

Objet : Journées de la laïcité et du vivre ensemble.

Monsieur le Maire,

La presse nous a informés de votre initiative, les 10 et 11 décembre 2017, de « Journées de la laïcité et du vivre ensemble à Bordeaux », pour la deuxième année consécutive.

A cette occasion, nous dit-on, « la cathédrale Saint-André, le temple protestant du Hâ, l’église orthodoxe Saint-Joseph, l’institut bouddhiste tibétain KadamTcheuLing, la mosquée El Houda et la grande synagogue ouvrent leurs portes au public de 16 h à 18 h 30. (…) La visite sera précédée, à la mairie de Bordeaux, d’un débat conférence sur le thème « religion république laïcité ». (…) La journée de dimanche se poursuivra dès 18h à l’hôtel de ville avec les rencontres de l’amitié judéo-musulmane et notamment un débat entre Hervé Rehby (Centre Yavné) et Tareq Oubrou (Recteur de la Mosquée de Bordeaux). »

Vous nous permettrez, Monsieur le Maire, de porter à votre connaissance quelques remarques de nos associations, les plus anciennes de ce pays à se réclamer de la laïcité, et qui ont compté parmi leurs membres d’éminents rédacteurs de la loi de Séparation de 1905.

Le « vivre ensemble » est une belle formule, parfois maltraitée voire mal traitée. Car le « vivre ensemble », comme vous le savez Monsieur le Maire, s’applique d’abord aux individus, quels que soient leurs engagements, leurs choix politiques, philosophiques, religieux ou non.

Que les religions dialoguent entre elles cela peut être intéressant, mais c’est leur affaire; la République via toutes ses composantes, se doit de respecter la loi. Comme d'ailleurs, les religions n’ont pas à s’immiscer dans les affaires de la République. C’est cela la Séparation ; nous nous permettons à cet effet de rappeler les écrits de Victor Hugo « L'État chez lui, les religions chez elles » .

Nous regrettons, Monsieur le Maire, cette confusion entre la laïcité républicaine et le dialogue inter- religieux : la liberté de conscience ne se réduit pas à la liberté religieuse, la liberté de penser à celle des seuls chefs religieux. Il est à considérer les voix différentes et multiples, riches et singulières, de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas.

Ce sont, Monsieur le Maire, nos remarques sur ces « Journées de la laïcité et du vivre ensemble », dont nous vous demandons, si elles devaient être renouvelées, qu’elles puissent se dérouler en conformité avec les principes laïques et républicains.

Nous serions prêts, dès lors, à nous y associer.

Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, nos salutations respectueuses, laïques et républicaines.

Pour la Ligue de l’Enseignement : Stéphane BRUNEL

Pour la Ligue des Droits de l’Homme : Jean-Claude GUICHENEY

Pour la Libre Pensée : Christian BAQUÉ

Et ce n'est pas fini...

 

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Pouvoir d'achat.

15 Janvier 2018, 13:21pm

Publié par Bernardoc

Selon l'INSEE, les prix à la consommation sont à la hausse (+ 1 %) entre 2016 et 2017.

Cette nette augmentation s’explique en partie par une croissance des prix des aliments plus rapide qu’en 2016.

L’année écoulée a également vu les prix des services de transport augmenter de façon significative. De même, les prix des services de santé sont en hausse de 1,3 %.

La fin de l'année est significative de cette augmentation annuelle. En effet, en décembre 2017, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3 % par rapport au mois de novembre.

Voilà : les calculs de l'INSEE, qui est un organisme national, vont sûrement servir d'argument à notre gouvernement « a droite toute » pour attaquer encore davantage notre pouvoir d'achat : qu'est-ce que c'est qu'1% ? Rappelons-nous cette députée marcheuse, fort bien en cour, qui raillait les pauvres pour qui 5 € par mois en moins ne représentaient rien ; le député Corbière (FI) avait fait la démonstration du contraire.

Donc, après la hausse de 22,66% de la CSG pour les retraités (probablement non déductible), nous allons arriver à une baisse du pouvoir d'achat qui devrait allègrement dépasser les 5% pour les vieux, car dans cette augmentation ne sont pas prises en compte les nombreuses augmentations du 1er janvier 2018, pour le plus grand bonheur des actionnaires millionnaires qui vont voir ainsi, une fois de plus après les cadeaux hollandais, leurs dividendes s'envoler.

Allons-nous laisser faire cet appauvrissement pendant encore quatre ans, ou allons-nous réagir tant qu'il en est encore temps avant de tomber dans une pauvreté similaire à celle qui frappe nos voisins européens de Grèce ?

Et ce n'est pas fini...

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Dialogue

14 Janvier 2018, 10:11am

Publié par Bernardoc

N'hésitez pas à écrire au président ; il aime que "son" peuple lui parle.

Et ce n'est pas fini...

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Logement social : les cancres de la loi SRU épinglés par la Fondation Abbé Pierre

11 Janvier 2018, 08:01am

Publié par Bernardoc

Article du monde.fr d'hier.

Tous les trois ans depuis 2002, la Fondation Abbé Pierre (FAP) dévoile son palmarès des mauvais élèves du logement social, c’est-à-dire les villes qui ne remplissent pas leur obligation de créer des HLM, comme les y oblige la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000. Cette loi ne s’applique qu’à 1 152 communes de grandes agglomérations (+ de 50 000 habitants) qui doivent toutes, d’ici 2025, faire en sorte qu’un quart de leur parc de résidences principales soit des HLM, en respectant des objectifs chiffrés, de trois ans en trois ans.

Le quatrième bilan triennal 2014-2016 vient d’être dressé par le gouvernement. Par la voix de Jacques MEZARD, ministre de la cohésion des territoires, l’exécutif a passé aux préfets des consignes de fermeté et demandé de sanctionner 269 villes. La FAP ajoute, mercredi 10 janvier, ses observations d’acteur de la lutte contre le mal logement.

Le résultat est en demi-teinte, puisque 649 municipalités ne sont pas parvenues à remplir leur quota, dont 281 n’en ont pas même atteint la moitié, dans l’ensemble de petites communes, surtout sur la Côte d’Azur, et tout de même neuf grandes villes : Cannes (Alpes-Maritimes), par exemple, ne réalise que 9 % de son programme, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) 15 %, Saint-Raphaël (Var) 16 %, Le Cannet (Alpes-Maritimes) 17 %, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) 24 %, Marignane (Bouches-du-Rhône) 26 %, Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) 34 %, Nice (Alpes-Maritimes) et Vincennes (Val-de-Marne) 36 %.

« La loi SRU, constamment attaquée, est tout de même utile et efficace, juge Manuel Domergue, directeur des études à la FAP. Elle a permis de construire 187 000 logements sociaux entre 2014 et 2016, un chiffre qui monte en puissance depuis 2002 : parti de 87 000 logements entre 2002 et 2004, puis 95 000 de 2005 à 2007, 130 000 de 2008 à 2010 et 140 000 de 2011 à 2013. »

Une poignée de municipalités persistent à refuser la mixité sociale : la Fondation Abbé Pierre en a identifié une quinzaine « multirécidivistes », qui n’ont jamais satisfait aucun bilan et ont toujours été décrétées en carence par le préfet. On retrouve des villes aisées, comme, en Ile-de-France, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Le Vésinet (Yvelines), Saint-Maur-des-Fossés et sa voisine, Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne), dans les Alpes-Maritimes, Tourrettes-sur-Loup… La palme de la mauvaise volonté revient à Chazay-d’Azergues, dans la banlieue de Lyon (Rhône), qui n’a, à l’issue de chaque période triennale depuis 17 ans et avec une désolante constance, jamais dépassé les 5 % de réalisation d’objectif.

La Fondation Abbé Pierre ne cache pas non plus son irritation envers les communes qui ne décident de construire que du HLM de haut de gamme, en réalité du logement intermédiaire inaccessible aux familles modestes qui en ont pourtant cruellement besoin : Soucieu-en-Jarrest (Rhône) ou encore, dans les Yvelines, Jouy-en-Josas et Saint-Rémy-lès-Chevreuse. La loi Duflot de mobilisation foncière (du 18 janvier 2013) a d’ailleurs corrigé cette lacune de la loi SRU en imposant, au sein de la production, 30 % de logements très sociaux et pas plus de 30 % d’intermédiaire.

Enfin, seize communes réalisent le tour de force de faire régresser leur parc social, que ce soit par des démolitions ou en construisant beaucoup de logements privés qui font mécaniquement baisser la proportion du parc social : « C’est la preuve que certains maires, prétextant l’absence de foncier pour faire du logement social, en trouvent pour la promotion privée », argumente Manuel DOMERGUE. Ainsi, Bures-sur-Yvette (Yvelines) a, entre 2007 et 2015, construit 36 logements sociaux et 316 logements privés ; Le Castellet (Var) n’a, dans la même période, construit aucun HLM et 185 logements privés ; Mimet (Bouches-du-Rhône), réputée pour son hostilité au logement social, n’en a construit que 5 contre 159 logements privés, adressant à chaque membre de la commission de contrôle un épais dossier expliquant à quel point elle ne peut rien construire sur son territoire… Pélissanne (Bouches-du-Rhône) a bien bâti 118 logements sociaux, mais 551 privés.

Et ce n'est pas fini...


 

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Merci Trump ?

10 Janvier 2018, 16:40pm

Publié par Bernardoc

Corée du Sud: Le président évoque l'idée d'un sommet avec la Corée du Nord

Ainsi, les menaces américaines semblent amener une détente entre les deux pays en guerre depuis 1950, qui ont signé un armistice en 1953, mais toujours pas la paix.

Et, comme au temps de Nixon et Mao, où le ping-pong avait permis de rapprocher les deux états et d'éloigner le spectre d'un conflit meurtrier, cette fois-ci ce sont les Jeux Olympiques d'hiver à Séoul qui voient se profiler un rapprochement entre ces deux pays, tous deux représentés à l'ONU.

Face à la folie du « génie » des Appalaches et à son habitude de clamer partout « Mine is bigger than yours », va-t-on voir la sagesse orientale refaire surface et préférer un avenir fleuri à un avenir de pleurs ?

Je sais, je suis bien naïf et un peu rêveur. Mais je suis également grand-père et il me siérait de laisser un monde vivable (malgré Hulot et notre chef des armées) à nos enfants.

Jean-Roger CAUSSIMON était un visionnaire lorsqu'il déclarait : « Si vis pacem, pars à vélo » (et non para bellum), c'est à dire que si tu veux vivre en paix, ce n'est pas la guerre qu'il faut préparer.

Et ce n'est pas fini...

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Vaches à lait.

9 Janvier 2018, 16:20pm

Publié par Bernardoc

Je ne suis pas un habitué de ce genre de vocabulaire, mais il faut bien remarquer que les 40 millions d'automobilistes sont de plus en plus mis à contribution. Si au moins cela pouvait servir à alimenter les caisses de l’État, ce serait moins pénible, mais augmenter les dividendes des actionnaires des sociétés d'autoroutes est un pur scandale, que même un François BAYROU, qui ne se caractérise pas par une violence révolutionnaire avait contesté en son temps.

Après l'augmentation des taxes pétrolières, qui touchent tout le monde, voici maintenant le contrôle technique automobile : plus rapproché, plus coûteux et avec une amende à la clé si les réparations ne sont pas faites en suivant.

De plus en plus de critères devront être étudiés et contrôlés par les garagistes. On passe de 453 à 606 défaillances à détecter. Dans le détail : 139 défaillances mineures, 340 défaillances majeures et 127 défaillances critiques. Ces dernières devront être suivies d'une contre-visite obligatoire, effectuée également chez un professionnel. Si vous roulez sans ces ultimes contrôles, vous risquez une amende de 135 €.

Avec toute l'électronique qui envahit les véhicules, il va être facile aux constructeurs de se mettre à l'obsolescence programmée afin d'obliger les automobilistes à changer telle ou telle partie de leur véhicule.

Alors, la solution est-elle celle que nous avons choisie depuis cinq ans : la location avec entretien inclus ? Pour le moment, le gouvernement ne pénalise pas encore les locataires, mais je ne sais pas combien de temps ça va durer.

Et ce n'est pas fini...

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Politique, vous avez dit politique ?

7 Janvier 2018, 13:51pm

Publié par Bernardoc

« Un vent de révolte se lève contre Trump », nous dit la presse.

L'an dernier elle nous annonçait que les britanniques regrettaient le Brexit.

En France, TOUT VA BIEN ! Les 16 millions de jeunes (16 – 34 ans) pensent que « Le futur c'est Macron et des frites » comme le dessine si bien Urbs dans Sud Ouest Dimanche. Et trois autres citations de sa page : « Je veux bien faire de la politique mais pas militer » ; « La politique je m'en fous » ; « La politique c'est pour les plus vieux ».

En fait, ceux-là sont parfaitement représentés par le député de ma circonscription qui depuis son élection n'a proposé aucun amendement, n'a formulé aucune question orale, n'a déposé aucun rapport et n'a déposé aucune proposition de loi (même s'il en a soutenu 4). rendons-lui ce crédit : il a quand même déposé pas moins (pas plus?) de deux questions écrites. Ce débordement d'activité parlementaire explique sans doute son absence d'accusé de réception aux 4 ou 5 courriels que je lui ai déjà adressés. Ah ! J'oubliais : il est intervenu une fois dans l'hémicycle et a manifesté sa présence par trois mots une autre fois pour interrompre un orateur de la FI.

Quand je pense que si nous avions maintenu la même union que pour les présidentielles nous aurions peut-être maintenant une député insoumise.

Et ce n'est pas fini...

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