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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le sport scolaire, grand déshérité des JO

2 Octobre 2024, 11:10am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 2 octobre 2024

Deux bassins de natation, un skatepark, un mur d’escalade et…du sable récupéré du stade de beach-volley installé sous la tour Eiffel : voilà à peu près à quoi se résume, sur le plan des équipements, l’« héritage » des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris pour quelques communes de Seine-Saint-Denis ou du Val-d’Oise. Loin de l’engouement suscité par la réussite de cet événement planétaire, les sportifs du quotidien n’en retireront pas grand-chose. Et encore moins le sport scolaire, porte d’accès aux pratiques sportives pour tous – en particulier pour les familles populaires –, qui fait plutôt figure de déshérité des Jeux.

Pourtant, afin de combattre la sédentarité, les abus d’écrans et leurs conséquences sanitaires, l’accès au sport constitue un enjeu sociétal majeur. Et l’éducation physique et sportive (EPS) à l’école demeure le premier lieu d’une pratique qui s’adresse vraiment à toutes et tous… jusqu’au plus haut niveau, comme le montrent les nombreux hommages rendus par des sportifs olympiques qui n’ont pas oublié leurs débuts dans le cadre scolaire. Or, depuis le début des années Macron, l’EPS subit une dégradation constante. Avec 1 000 suppressions de postes, elle a payé le plus lourd tribut aux quelque 8 800 postes supprimés dans le second degré depuis 2017.

Néanmoins, les gouvernements qui se sont succédé depuis sept ans n’ont pas été avares d’initiatives largement médiatisées. Exemple : le programme « 5 000 équipements-Génération 2024 », lancé début 2022 et doté de 300 millions d’euros, a effectivement permis de faire sortir de terre plus de 2 000 structures sportives (ce plan court jusqu’en 2026). Mais il s’agit pour l’essentiel de city stades ou de skateparks inutilisables dans le cadre scolaire :« Avez-vous déjà essayé de faire tenir une classe de 30 ou 35 élèves sur un terrain de basket 3×3 ? »ironise Coralie BENECH, cosecrétaire générale du Snep-FSU, qui remarque également que ces structures entraînent une pratique très genrée, les garçons étant nettement majoritaires dans leur fréquentation. Pas de quoi corriger un travers généralisé dans le sport puisque les filles, toutes fédérations confondues, pèsent moins d’un tiers (32 %) des licenciés…

En primaire, les « 30 minutes d’activité physique quotidienne » ont dégradé la pratique sportive : pressés de se consacrer aux « fondamentaux », peu formés puisque l’EPS a disparu des épreuves des concours de recrutement, les professeurs des écoles se rabattent sur ce programme dépourvu d’exigence qui a souvent pris la place de l’éducation physique en bonne et due forme. Même chose pour les « 2 heures de sport en plus » au collège, qui, selon l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, ont atteint seulement 10 % de leur cible : les jeunes « éloignés du sport ». En revanche, elles ont compliqué le sport scolaire en se plaçant en concurrence pour occuper des équipements déjà trop rares et surfréquentés.

« Toutes les réformes depuis 2017 ont amputé l’accès au sport à l’école », résume Coralie BENECH. Cela a été le cas de la réforme Blanquer du bac, qui, en désorganisant les emplois du temps jusqu’à placer des cours le mercredi après-midi, a réduit la fréquentation des associations sportives (AS) scolaires. Même motif, même punition depuis la rentrée dans les collèges avec les groupes de niveau, qui ont entraîné la quasi-disparition des créneaux réservés aux AS entre 12 heures et 14 heures et ont aussi fait disparaître, faute de moyens, des cours de soutien en natation, par exemple.

Le déficit d’équipements sportifs constitue l’autre dimension de la déshérence du sport scolaire. Alors que le « savoir-nager » est une priorité nationale, « 10 % des élèves n’iront jamais à la piscine », affirme le Snep-FSU. En cause, avant tout, le manque de piscines, les 6 000 bassins – dont la moitié seulement sont couverts – que compte la France étant largement insuffisants. Il en faudrait au moins 500 de plus, selon la Fédération française de natation. Mais du côté des communes, la tendance est plutôt à concéder ces équipements coûteux et souvent déficitaires à des sociétés privées…qui s’empressent de faire grimper les tarifs, au mépris de l’accès des scolaires. Le Snep-FSU revendique, lui, un plan pluriannuel de construction d’équipements accessibles à toutes les pratiques, financé à 50 % par l’État – et non par les seules collectivités territoriales. Avec un projet de loi de finances 2025 qui prévoyait, avant la nomination du nouveau gouvernement, une baisse de 11 % des crédits alloués au sport, gagner le développement des pratiques sportives pour le plus grand nombre s’annonce aussi difficile que d’aller décrocher une médaille olympique…

Et ce n’est pas fini...

 

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Une de plus !

1 Octobre 2024, 22:38pm

Publié par Bernardoc

 Nous étions plus de 4 000 dans les rues de Bordeaux aujourd'hui ; manifestation des retraités à l'origine, comme partout en Europe, à laquelle la CGT, Sud et la FSU ainsi que des organisations de jeunesse s'étaient jointes, ce qui donnait une répartition à peu près égale entre retraités et jeunes/actifs. On a connu mieux, mais peut-être les gens étaient-ils devant leur télé pour la rentrée parlementaire. Pourtant ce n'est pas ainsi que les demandes populaires promises par le NFP auront des chances d'aboutir avec ce gouvernement minoritaire. Va-t-il tenir les dix mois jusqu'à la prochaine dissolution ?

Et ce n'est pas fini...

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L'Argentine plonge dans la pauvreté

30 Septembre 2024, 16:13pm

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 30 septembre 2024

Depuis l'arrivée de Javier MILEI à la tête du pays, fin 2023, et la mise en place d'une sévère politique d'austérité, près de 3,4 millions d'Argentins sont passés sous le seuil de pauvreté.

Cela faisait plus de vingt ans que de tels niveaux n'avaient pas été atteints. Mais les derniers chiffres de l'Institut national de statistiques et recensement (Indec) sont formels : en moins d'un an, le niveau de pauvreté en Argentine est passé de 41,7 % au second semestre 2023 à près de 52,9 % pour le premier semestre 2024. Un niveau équivalent à celui du Venezuela confronté depuis huit ans à une crise économique et financière majeure.

L'arrivée au pouvoir du libertarien Javier MILEI en décembre 2023 a considérablement secoué l'économie. Afin de remettre le budget à l'équilibre et de ralentir une inflation annuelle à trois chiffres (la hausse des prix s'est élevée à 133 % en 2023), le président argentin a mis en place une thérapie de choc et a entamé une sévère politique d'austérité. Dévaluation de moitié de la valeur du peso, réduction du budget des universités, licenciement de milliers de fonctionnaires, baisse des subventions à l'énergie… l'extravagant Javier MILEI a passé à la tronçonneuse tous les services publics.

Depuis le mois de janvier, les manifestations d'opposition se sont multipliées et ont réuni plusieurs millions de personnes. Mais les résultats sont vite arrivés : dès le mois de mars, le pays a réussi à dégager un excédent budgétaire pour la première fois depuis 2015.En avril, l'inflation mensuelle est passée sous la barre des 10 % pour tomber à 4,2 % en août.

Si la politique ultralibérale de Javier MILEI a montré quelques bons résultats, le PIB s'est contracté de 3,2 % au premier semestre et le chômage a augmenté pour s'établir à 7,7 %. La récession s'est installée et le niveau de vie des Argentins est en chute libre. Désormais, plus de la moitié de la population dispose de moins de 237.000 pesos (près de 240 dollars) pour vivre par mois, selon l'Indec.

Dans certaines localités comme à Gran Resistencia dans le nord du pays, le niveau de pauvreté a même atteint 76,2 %. Au niveau national, l'extrême pauvreté, définie par la capacité à pouvoir acheter un panier alimentaire mensuel de 107.000 pesos (109 dollars), a, elle aussi, fortement augmenté pour atteindre près de 18,1 % de la population.

Parmi les 15,6 millions de pauvres, les retraités font partie des plus touchés. Leur petite pension conjuguée à la hausse des prix empire la situation. Le mois dernier, un projet de loi visant à augmenter les pensions de retraite a pourtant été voté au Congrès, mais Javier MILEI y a imposé son veto, argumentant que la mesure détruirait l'équilibre budgétaire tant recherché.

Après la publication de ces nouveaux chiffres sur la pauvreté, l'exécutif reste sur la défensive. Le président argentin impute la responsabilité des mauvais résultats aux gouvernements précédents. Le gouvernement continue également de se targuer des bons chiffres sur le niveau des prix. « Si l'inflation n'avait pas été maîtrisée, la pauvreté aurait atteint plus de 95 % », se défend le porte-parole du gouvernement, Manuel ADORNI, sur X. Mais l'optimisme de la population envers les politiques menées par Javier MILEI commence à se tarir. Selon les derniers sondages, la cote de confiance des Argentins envers l'exécutif a baissé de 14,8 % en septembre.

Et ce n’est pas fini...

 

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Langue française.

29 Septembre 2024, 20:14pm

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche d’aujourd’hui nous dit qu’elle est en voie de disparition au Canada. Pourtant les dirigeants, comme le pays, sont censés être bilingues. Je me souviens d’une excursion à Ottawa il y a plus de 40 ans où cherchant la gare routière pour rentrer sur Montréal, je m’adresse en français à une passante. Confuse, celle-ci me répond « Sorry I don’t speak French ». Apparemment, maintenant, il n’y a plus ce genre de réaction, mais plutôt du mépris pour ceux qui ne parlent pas la langue du puissant voisin du sud.

Jusqu’à il y a quelques années, l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques) organisait un concours intitulé « Défense et illustration de la langue française » ; il s’appelle maintenant « Plaisir d’écrire ». Nos amis québécois n’ont pas vraiment apprécié ce changement,, arguant du fait que pour eux la défense de leur langue était un combat quotidien.

Mais que penser de l’attitude du président actuel de la République qui accueille ses visiteurs anglophones dans une langue autre que celle de la République ? Les pays où nous avions imposé notre langue en les colonisant et qui l’ont conservée après leur indépendance retrouvée vont-ils suivre ce modèle ? Les Senghor, Condé, Césaire seront-ils connus en traduction seulement dans leur pays d’origine ?

J’ai quand même eu une grande satisfaction cette fin de semaine : j’ai reçu une revue laïque dont la directrice de publication est une femme et qui indique en page 2 de couverture : « La publication n’accepte pas l’écriture inclusive. » J’aurais ajouté une précision : l’écriture dite inclusive.

Et ce n’est pas fini...

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Courrier des neuf organisations syndicales - Assemblée nationale et Sénat

28 Septembre 2024, 17:35pm

Publié par Bernardoc

Cathy Tran-Phung Cau (UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)
Paul Barbier (UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)
Laurence Naudin (UNAR-CFTC, 45 rue de la Procession, 75015 Paris)
Yvon Le Goffic (UNIRetraités CFE-CGC, 42 avenue de la Porte de Clichy, 75017 Paris)
Marylène Cahouet (FSU, 22 rue de la Malmaison 93 170 Bagnolet)
Gérard Gourguechon (UNIRS-Solidaires, 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris)
Jacques Brillet (FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)
Roger Perret (Ensemble & Solidaires - UNRPA, 47 bis rue Kléber, 93400 St Ouen)
Bernard Serra (LSR, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil)


Aux groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat

.
Madame la Présidente,
Monsieur le Président,


Nos neuf organisations nationales représentant les retraités alertent depuis plusieurs années la représentation nationale sur la détérioration continue de la situation financière, sanitaire et sociale des 18 millions de retraités que compte ce pays.

Sur le plan sanitaire, la covid-19 a lourdement frappé les personnes âgées qui se sont vu interdire les urgences et confinées chez elles ou dans leurs établissements de retraite. La situation catastrophique des hôpitaux du pays complique encore leur accès aux soins et à la santé.

Nos organisations ont suivi l'élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2024 et au final ont vu l’utilisation par la Première ministre en exercice de l’utilisation de l'article 49-3 tant sur le PLF que le PLFSS qui font que ces budgets sont considérés comme adoptés bien que non votés. Cette pratique nous interroge sur la solidité de la démocratie quand, sur des actes aussi essentiels, les élus de la Nation ne sont pas consultés.
La préparation du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2025 (PLFSS) est source de toutes les inquiétudes compte tenu des manques de personnels de santé, de lits, de crédits.

La fin annoncée du numerus clausus n’a pas entraîné d’amélioration dans la situation des établissements. À Nantes, et dans bien d’autres établissements, services d’urgence, etc., ce sont des patients qui décèdent faute de moyens. On ferme des maisons de retraite et des Ehpad, par souci d’économie.
Aujourd’hui, les questions d’accès aux soins font partie des premières préoccupations de la population et notamment des retraités. Dans ce cadre, nos neuf organisations ont décidé de lancer une grande campagne de dénonciation et de mobilisation autour de cette question : difficultés pratiques, géographiques et financières pour accéder aux services de soins et de santé. Initiative qui s’inscrit dans la durée. La situation du secteur de l’autonomie, faute de loi de programmation, est catastrophique.

Nous sommes inquiets du fréquent oubli des personnes qui sont ou qui vont être à la retraite lors de la mise en place des complémentaires santé, alors que les dépenses de santé sont plus importantes pour les personnes âgées. Les tarifs des complémentaires santé, indispensables si l’on veut se soigner du fait de l’insuffisance de la prise en charge par l’assurance-maladie, ne cessent d’augmenter, surtout pour les personnes à la retraite.

Un questionnaire sur la santé, envoyé aux équipes locales en juin, recense les dysfonctionnements, les besoins et aussi les mobilisations dans les départements, celles qui ont eu lieu et celles qui se poursuivent.

La santé coûte cher : les renoncements à se soigner ne cessent d’augmenter. Les mobilisations pour l’accès aux soins sont étroitement liées à la question du pouvoir d’achat et celui des retraitées continue de baisser.

Des déclarations avancent la nécessité de mesures relatives aux retraites et d’une année blanche en matière d’indexation. Quelle va être la proposition du PLFSS 2025 en matière de revalorisation des pensions ?

Et, d'une façon générale, nous avons le sentiment d'une forme de mépris à l'égard des anciens et de leur situation alors qu'ils occupent une place importante dans la vie politique, sociale et culturelle, qu’ils viennent souvent en aide à leurs enfants et petits-enfants et qu'ils représentent l'appoint indispensable, par leur bénévolat, de toutes les structures associatives et des instances démocratiques (maires, conseillers territoriaux, …).
Nos neuf organisations ont décidé une campagne nationale d'information et de contact avec les élus et dans cette optique, souhaiteraient rencontrer la représentation de votre groupe parlementaire afin de connaître vos positions sur ces questions.

Nous sollicitons, de votre part, une rencontre dans les meilleurs délais et restons à votre disposition pour tout échange.

En l'attente, veuillez agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Président, l'assurance de nos sincères salutations.

Et ce n’est pas fini...

 

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Déclaration : Journée internationale des personnes âgées

27 Septembre 2024, 16:51pm

Publié par Bernardoc

1er octobre 2024


 À l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées du 1er octobre 2024, la Fédération Européenne des Retraités et Personnes Agées (FERPA) rappelle et souligne le rôle et la place des retraités en Europe et la nécessité de leur assurer un niveau de vie décent et de protéger la liberté de prendre sa retraite dans la dignité.

 Les retraités et les personnes âgées sont toujours exclus des processus décisionnels qui affectent leurs conditions de vie et leurs droits sociaux.
Leur consultation adéquate, recommandée par l'ONU et la CEE-ONU (Commission Economique des Nations-Unies pour l’Europe) est encore loin d'être assurée.

 Il est essentiel que les institutions s'engagent à lutter contre tous les stéréotypes qui conduisent à l'âgisme, à reconnaître et à valoriser la richesse et l 'expérience des retraités et des personnes âgées et à assurer leur implication dans la démocratie participative.

 Toutes les organisations de la FERPA saisissent l'occasion du 1er octobre pour se mobiliser, afin de faire entendre leur voix et celle des personnes âgées.

 Elles entendent également rappeler leurs revendications prioritaires :

le droit à des soins de santé de longue durée et de qualité pour tous ;
 l’indexation automatique de toutes les pensions sur les salaires et/ou les prix ;
 l’instauration d’un minimum de pension, supérieur au seuil de pauvreté et l’égalité Femmes/Hommes en matière de pension ;
 le droit à un logement de qualité prenant en compte les besoins des personnes âgées ;

le droit à l'accès à l'énergie et aux services essentiels.
 La FERPA s'associe aux initiatives prises par ses organisations affiliées à cette occasion et par la suite.

Et ce n’est pas fini...

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« Personne n’a vu les 120 millions d’euros pour les enfants à la rue »

26 Septembre 2024, 10:30am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 26 septembre 2024

Selon la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, le gouvernement n’a pas tenu sa promesse d’investissement dans les hébergements d’urgence.

Deux ans après l’engagement « zéro enfant dans la rue », ils n’y ont jamais été si nombreux. Le baromètre 2024 de l’Unicef et de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) recense une augmentation de 120 % des enfants sans toit en quatre ans. Pourtant, un investissement d’une centaine de millions d’euros avait été promis par le gouvernement, en janvier. Mais, huit mois après, ils n’ont toujours pas été injectés dans les structures associatives. Un manquement que dénonce Marie-Charlotte GARIN. La députée Les Écologistes réclame donc de connaître la répartition de la somme d’argent prévue entre les différents acteurs associatifs et institutionnels, les échéances de mise en place et le nombre de places d’hébergement effectivement créées. Au sein de sa circonscription du Rhône, neuf écoles se transforment la nuit en refuges pour les jeunes et leurs parents sans domicile, faute de mieux.

Le 8 janvier, le ministre délégué au Logement, Patrice VERGRIETE, promettait un investissement de l’État à hauteur de 120 millions d’euros, soit 10 000 places d’hébergement d’urgence. Qu’en est-il ?

Avec les autres forces de gauche, nous avons gagné plusieurs batailles à ce sujet. D’abord, nous avons empêché le recul du nombre de places dans le parc d’hébergement d’urgence. L’année suivante, nous avons obtenu une promesse d’investissement de 120 millions d’euros. Nous avons appuyé de multiples demandes pour comprendre comment le découpage de cette somme serait effectué et sa temporalité de versement. Mais, gros hic : personne n’en a jamais vu la couleur. Les associations de terrain lancent une alerte à ce sujet. À titre d’exemple, le Samu social de Lyon n’a pas reçu un centime. Les travailleurs sociaux se retrouvent en grande difficulté, sans moyen pour répondre aux besoins du public. La profession fait face à une grande détresse et est dans une grave fragilité budgétaire.

Le baromètre de l’Unicef indique des chiffres dramatiques : à la veille de la rentrée scolaire, ils sont 2 043 enfants à dormir dans la rue. Ce chiffre est sous-estimé car les jeunes concernés par cette enquête sont ceux pour qui le Samu social n’a pas trouvé de solution d’hébergement. Or, un grand nombre de familles ne composent plus le 115 car elles savent qu’elles n’auront pas de possibilité de logement.

Cet engagement a été réaffirmé par deux fois dans l’Hémicycle. Comment expliquer que rien ne se soit concrétisé ?

Les ministres sont démagogiques à souhait. Lorsque le sujet des enfants à la rue est abordé, ils savent que les réactions sont unanimes : c’est inadmissible. Cette situation choque. Ils s’achètent alors une bonne conscience en promettant des moyens. On sait très bien que les 120 millions ne sont qu’un pansement, une goutte d’eau face au tsunami. Il est aussi nécessaire de les accueillir convenablement, ce qui n’est vraiment pas la direction prise par le gouvernement Barnier. Ce qui se passe vient complètement désavouer la promesse d’Emmanuel Macron de « zéro enfant dans la rue ». La hausse de la précarisation des populations est d’ailleurs causée par ses politiques ultralibérales.

Selon la doctrine macroniste, tout se déroule comme prévu : un pouvoir d’achat en baisse, de plus en plus de personnes qui se retrouvent dans la rue et des expulsions facilitées par la loi Kasbarian. Le cocktail est explosif et les premiers à trinquer sont les enfants et les femmes qui dorment dehors.

Quelles actions envisagez-vous ?

Nous devons nous mobiliser de manière transpartisane et réfléchir à une stratégie commune pour faire bouger le gouvernement à ce sujet. Il nous faut acter un dépassement des clivages politiques et travailler à une proposition de résolution sur le sujet. Il faudrait déclarer la question du sans-abrisme comme grande cause nationale. Et obtenir enfin une politique efficace en termes de logement. Or, nous savons que l’exécutif Barnier souhaite faire des économies budgétaires considérables. Les personnes les plus vulnérables ne sont clairement pas sa priorité.

Vous aviez proposé un budget de 160 millions d’euros, en novembre 2023.

La concertation avec les associations nous a permis de définir cette somme de 160 millions d’euros. Même si le gouvernement a réduit cette somme initiale, nous sommes face à une situation tellement désespérée qu’il s’agissait d’une énorme victoire d’obtenir encore 120 millions d’euros ! Cette victoire s’est transformée en peau de chagrin... Et pourtant, sur le terrain, de plus en plus d’enfants dorment à même la rue.

Et ce n’est pas fini...

 

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Lesparre : la Tour de l'Honneur

25 Septembre 2024, 10:46am

Publié par Bernardoc

 

Cela fait plus de vingt ans que nous voyons le panneau indiquant ce monument lorsque nous traversons Lesparre, mais nous n'avions jamais fait le (petit) détour pour aller voir ce donjon du XIV° siècle, classé monument historique depuis...1913! Nous avons donc décidé de le faire en ces Journées Européennes du Patrimoine.

 Pièce maîtresse d'un ensemble défensif constitué de quatre tours au temps de sa splendeur (voir photo de la maquette), avant d'être vendue comme bien national durant la Révolution et d'être presque entièrement démantelée peu après, elle  abrite maintenant un musée consacré à l'histoire locale, à l'artisanat et aux traditions médocaines. Un escalier moderne a été rajouté au-dessus de l'ancien escalier de pierre, permettant un accès plus sécurisé depuis le sympathique jardin pédagogique qui entoure la base de la tour.

Et ce n'est pas fini...

Lesparre : la Tour de l'Honneur
Lesparre : la Tour de l'HonneurLesparre : la Tour de l'Honneur
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Patrimoine en Médoc

24 Septembre 2024, 14:27pm

Publié par Bernardoc

 

Cette année notre cure annuelle de thalassothérapie était en même temps que les Journées Européennes du Patrimoine. Donc, une fois n'est pas coutume, nous ne sommes pas allés à la découverte du patrimoine bordelais, mais du patrimoine médocain. Le samedi nous sommes allés jusqu'à Soulac où se déroulait une exposition de voitures de plus de trente ans (les voitures de notre jeunesse). Nous en avons profité pour refaire une visite de la basilique Notre Dame de la fin des Terres, sur le chemin de St Jacques de Compostelle, construite au XII° siècle et classée au patrimoine mondial depuis 1998.

 Ensuite, direction Jau-Dignac et Loirac. D'abord une halte au petit port de Goulée, puis un arrêt sur le site de l'ancienne chapelle St Siméon où nous eûmes le plaisir d'être accueilli par un bénévole qui nous a expliqué l'histoire du site, sur lequel se sont dressés successivement trois édifices religieux. Le site fut découvert en 2000, mais les fouilles ont été complètement recouvertes et un plan bétonné en couleurs représente les contours des différentes constructions. Seuls les restes d'un sarcophage témoignent de la richesse de ce qui fut découvert. Un grand merci à ce bénévole qui a passé sa journée sur place afin de donner les explications aux éventuels visiteurs.

Et ce n'est pas fini...

Patrimoine en Médoc
Patrimoine en Médoc
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Education : Genetet et Hetzel, la novice et le réac

23 Septembre 2024, 12:25pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 23 septembre 2024

La nouvelle ministre de l’Education nationale va-t-elle s’affranchir des sujets portés par son prédécesseur, Gabriel Attal ? Ce n’est pas ce que laisse présager le catapultage de la députée des Français de l’étranger, Anne Genetet, rue de Grenelle, en remplacement de Nicole Belloubet. Une nomination surprise, cette macroniste inconnue du grand public et des enseignants s’étant investie au cours de ses mandats sur les questions de diplomatie et de défense. A peine le remaniement annoncé, les syndicats enseignants sont montés au front, fustigeant «une erreur de casting», et y voyant la marque d’un «mépris» à l’égard de l’éducation nationale, réduite au rôle de «variable d’ajustement».

Les représentants des enseignants ont interprété son arrivée comme le résultat d’un «marchandage politique», signe d’une volonté de l’exécutif de garder la main sur le dossier. Secrétaire générale de la FSU-Snuipp, Guislaine David a déploré la nomination d’un «clone de Gabriel Attal», dont la nouvelle ministre est proche, «pour continuer la politique engagée», contestée par les enseignants. Les acteurs du secteur craignent le faible poids politique de cette médecin de formation, ancienne consultante à Singapour, qui n’a jamais manifesté d’intérêt particulier pour les questions d’éducation. Dans la foulée de sa nomination, la ministre a tenté, sans grand succès, de rassurer, indiquant notamment vouloir «travailler sur la dévalorisation du métier et la solitude des enseignants».

Anne Genetet est la cinquième ministre à prendre la tête de la rue de Grenelle en l’espace d’un peu plus de deux ans. Une valse qui s’accompagne de réformes à tout-va. Dernière en date, celle du «choc des savoirs» dont s’est emparé Gabriel Attal en décembre 2023. Censée relever le niveau des élèves, la réforme, que la nouvelle ministre avait publiquement soutenu, peine à se mettre en place. Les groupes de niveaux en français et en maths au collège ? Un échec. Rebaptisés «groupes de besoins» par Nicole Belloubet pour plus de souplesse, le dispositif censé s’appliquer d’abord aux sixièmes et aux cinquièmes a clairement du mal à voir le jour dans la majorité des établissements. La modification du brevet prévue cette année ? Reportée à 2026 à cause de l’attente de la nomination du gouvernement. Les classes «prépa seconde», passerelles entre la troisième et la seconde pour les élèves ayant échoué au brevet ? Ouvertes aux élèves volontaires dans une centaine de lycées, ces classes peinent à se remplir.

Au sein de son ministère, Anne Genetet devra composer avec Alexandre Portier, député LR du Rhône, nommé ministre délégué chargé de la Réussite scolaire et de l’Enseignement professionnel, un portefeuille inédit. Ce nouveau découpage suscite la perplexité des professionnels : «Que signifie isoler la réussite scolaire du reste de la politique éducative avec un ministre délégué ? Réussir à l’école ne serait plus un projet global de la ministre de l’Education nationale ?» a ainsi interrogé Jérôme Fournier, secrétaire national du syndicat SE-Unsa.

Membre du Conseil supérieur des programmes, Portier s’est montré particulièrement impliqué ces dernières années sur les questions éducatives. A l’initiative d’une proposition de loi sur la formation des enseignants et d’une mission d’information sur l’instruction des enfants en situation de handicap, ce proche de Laurent Wauquiez avait pris la défense de l’enseignement privé lors des polémiques du début d’année.

Le binôme est attendu au tournant, alors que la profession réclame une orientation claire et plus de moyens, dans un contexte de crise d’attractivité du métier et d’une défiance inédite à l’égard du pouvoir. Les personnels ont déjà prévu de se mettre en grève mardi 1er octobre, notamment contre la réforme du choc des savoirs, et pour réclamer des revalorisations salariales.

Profs de facs et étudiants s’inquiètent, eux, de la nomination du droitier député LR Patrick Hetzel au poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce proche de François Fillon, défenseur de positions conservatrices sur le mariage pour tous, la PMA et l’IVG, est l’un des artisans de la très controversée loi LRU sur l’autonomie des universités, jugée responsable du sous-financement du supérieur. Un «coup de grâce» pour l’Unef, qui anticipe déjà «de nombreuses attaques libérales» sur les facs.

Et ce n’est pas fini...

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