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Le blog de Bernard SARLANDIE

Les coulisses de l'opéra.

23 Novembre 2023, 10:18am

Publié par Bernardoc

Lors de mon premier séjour, nous avions surtout visité les différents musées de la capitale autrichienne. Donc la visite de l'opéra était une découverte.

L’Opéra fut le premier des grands projets du Ring, et fut construit de 1861 à 1869. Les architectes, August Sicard von Sicardsburg et Eduard van der Nüll, le conçurent dans un style néorenaissance qui subit de violentes critiques. Il est vrai que la proximité du Heinrichshof, un hôtel, nuisait à son caractère monumental, et que le niveau de la rue devant lui avait été relevé d'un mètre après la construction ; il fut qualifié de « Sadowa de l’architecture ». Van der Nüll se suicida, et Sicardsburg mourut d’un infarctus dix semaines plus tard, ce qui empêcha les deux architectes de voir leur ouvrage achevé.

Le nouvel opéra fut inauguré le 25 mai 1869 par une représentation du Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart (en allemand).

Gustav MAHLER recruta un nouveau décorateur, Alfred Roller, qui tourna le dos au style naturaliste et historiciste alors en vigueur pour créer des décors marqués par l’art nouveau.

En 1897, Mahler favorisa la concentration sur l’œuvre en faisant baisser les lumières de la salle pendant la représentation, une innovation qui fut violemment critiquée mais maintenue par ses successeurs.

Cet opéra produit huit cents représentations par an et il est possible d'assister à un spectacle pour des prix défiant toute concurrence (moins de 10 €) en achetant le billet à la dernière minute et en acceptant d'être debout.

Mac visite de l'opéra attire de nombreux curieux, et il n'était pas évident de se croiser dans les différents endroits.

Et ce n'est pas fini...


 

Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
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Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.

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Départ pour Vienne.

22 Novembre 2023, 16:44pm

Publié par Bernardoc

L'idée de ce voyage avait surgi en lisant une publicité insérée dans Sud Ouest dimanche : trois capitales le long du Danube au cours d'une mini croisière. Nous avions déjà apprécié Croisi Europe à Venise et sur le Douro.

Première étape, en train : Bordeaux – Roissy Charles de Gaulle. Nous avons passé la nuit dans un hôtel que nous connaissions : Holiday Inn Express, fort bien situé et fort agréable, même si un peu impersonnel comme tous ces grands hôtels de transit.

Embarquement, après avoir joué aux montagnes russes sur les tapis roulants de l'aéroport, et vol sans problème le lendemain matin. Nous ne devions embarquer qu'à 18 heures. Donc après un tour panoramique de la ville, nous avions l'après-midi pour nous.

Nous nous restaurâmes au Naschmarkt avec une immense escalope, puis nous partîmes à la recherche du musée de l'espéranto, que je n'avais pas vu lors de mon premier séjour. Nous avons pas mal tourné en rond, et arrivés dans la rue, rien n'indiquait la présence du musée. Le portier d'un hôtel, qui n'avait jamais entendu parler de ce musée, nous indiqua vaguement un immeuble : celui de la bibliothèque nationale.

En y pénétrant, je m'adresse en espéranto au guichet, langue visiblement inconnue de la caissière, puis nous allons vers le musée.

Quelle déception : c'est un simple couloir et je pense qu'Espéranto-Gironde a autant d'objets mémoriels que ce que nous y avons découvert.

Nous repartons en nous perdant moins et traversons l'immense palais.

Il était temps maintenant de rejoindre le car qui allait nous amener jusqu'au bateau, le MS Vivaldi.

Et ce n'est pas fini...

 

Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
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Départ pour Vienne.
Départ pour Vienne.
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Le voyage du mois

21 Novembre 2023, 14:56pm

Publié par Bernardoc

 Peut-être vous souvenez-vous de la catastrophe, qui aurait pu être mortelle, du Burdigala pour mes 70 ans et les 32 ans de Guilhem (on attend toujours le procès plus de quatre ans après), eh bien, même pas peur, on a fêté les 69 ans de Rose sur le Danube.

Ci-dessus le trajet de notre mini-croisière. Je vous en distillerai les détails dans les jours à venir.

Et ce n'est pas fini...

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Ils sont l'avenir du monde.

20 Novembre 2023, 09:47am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Mounaques de Noël

19 Novembre 2023, 20:47pm

Publié par Bernardoc

Toujours sympa cet accueil à Vensac !

Et ce n'est pas fini...

Mounaques de NoëlMounaques de Noël
Mounaques de NoëlMounaques de Noël
Mounaques de NoëlMounaques de Noël
Mounaques de NoëlMounaques de Noël

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Une belle mise en valeur.

18 Novembre 2023, 18:09pm

Publié par Bernardoc

 Comme tous les deux ans, les Arts du CTL montraient à la population les plus belles réussites de leurs seize ateliers. Et la foule était présente, tellement dense ce matin que je n'ai même pas pu y distinguer les représentants de la municipalité.

 Outre les différentes expositions qui pourraient inciter les gens à venir adhérer à l'une des sections du CTL (Centre du Temps Libre pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cet acronyme) il y eut trois spectacles vivants : la danse, le défilé de mode et le théâtre. cette année je ne jouais pas, mais j'ai quand même présenté la section, regretté le trou au niveau adolescents et informé que même si nous ne figurions pas sur le programme de L'Entrepôt, c'est bien nous qui clôturerons la saison les 29 et 30 juin prochains.

 Un copieux buffet clôturait la matinée, cela aussi est une belle tradition (comme la manzana lors des voeux de l'ancien maire !).

Et ce n'est pas fini...

Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.

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Un bon dessin...

15 Novembre 2023, 18:25pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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UN PLFSS pour 2024 DANGEREUX et IRRESPONSABLE

8 Novembre 2023, 18:13pm

Publié par Bernardoc

Communiqué de l'Union Confédérale des Retraités CGT


Avec un ONDAM (objectif national de dépenses de l’assurance maladie) en augmentation de 3,2 %, très inférieur à l’inflation pour la 2 e année consécutive, de nouvelles coupes dans les droits sociaux des assurés sont programmées et la situation catastrophique du système de santé va s’aggraver notamment à l’hôpital.

A contrario, un plan d’urgence de l’accès aux soins doit être décrété pour pouvoir accéder à des soins de qualité partout.

Le projet de loi pour le financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024 réaffirme la prise de contrôle de l’État sur la Sécurité sociale. Il n’est qu’une mise en musique de la trajectoire dictée par les ministres de l’ Économie et des comptes publics.

Leur priorité est de réduire la dette publique et de ramener le déficit public de 4,7 % en 2022 à 2,7 % en 2027 tout en augmentant les marges des grandes entreprises et au mépris des besoins sociaux.
Comme pour les services publics, une nouvelle crise d’austérité est programmée pour la Sécurité sociale.

Le gouvernement fait toujours plus payer aux assurés sociaux le trou qu’il continue de creuser (déficit attendu : 11,4 milliards d’euros dont 9,3 pour l’assurance-maladie). Ce sont 3,5 milliards d’économies fixés pour les dépenses de santé. Il n’a pas attendu le PLFSS 2024 pour doubler les franchises concernant l’achat de boites de médicaments ainsi que
la participation forfaitaire chez le médecin.

Les assurés sociaux paient encore plus de leur poche et, dans le même temps, de plus en plus de personnes (autour de 30 %) ne peuvent plus se soigner faute de moyens pour pallier la pénurie de médecin dans les territoires. Les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes vont être mis à contribution, les uns pour délivrer des antibiotiques (cystite aiguë, angine) sans prescription médicale préalable, les autres pour limiter les urgences de soins dentaires.

Au contraire, nous exigeons l’ouverture de centres de santé publics avec plus d’étudiants en médecine formés pour irriguer tous les territoires.

Le PLFSS acte une nouvelle fois des exonérations de cotisations (notamment pour les entreprises) à hauteur de 88 milliards d’euros. Elles ont été multipliées par 3,5 depuis 10 ans et elles ont doublé durant le seul premier quinquennat d’Emmanuel Macron.

L’EXIGENCE D’UNE GRANDE LOI CADRE SUR LE VIEILLISSEMENT ATTENDRA ENCORE !

Plutôt que de mettre en œuvre sa promesse de 2019 annonçant une loi programmatique pour le grand âge, le gouvernement continue son « saupoudrage de mesurettes » dans le PLFFS.

Alors que 200 000 embauches sont nécessaires dans les EHPAD et 100 000 pour le secteur de l’aide à domicile, le PLFSS acte seulement 6 000 soignants supplémentaires en EHPAD dans un objectif de 50 000 d’ici 2030 (objectif repoussé de 3 ans par rapport à la LFSS 2023).

L’absence de mesures nouvelles sur le domicile soulève également une très forte incompréhension.

Au regard des enjeux liés au vieillissement de la population, il ne sera pas possible de répondre aux besoins croissants des personnes sans une progression plus importante des moyens affectés, qu’ils soient humains ou financiers.
La branche autonomie, créée en 2021, (loi du 7 août 2020) en déficit chronique depuis sa mise en place, n’est pas capable de répondre aux besoins croissants.

²Seule une Sécurité sociale intégrale couvrant le droit à l’autonomie par sa branche maladie, alimentée par des recettes supplémentaires (augmentation des salaires et pensions, des emplois avec l’arrêt des exonérations de cotisations sociales à tout va), pourra faire face aux enjeux. Nous avons besoin d’une politique ambitieuse pour l’autonomie nécessitant de construire une vision globale et de penser chaque mesure dans un ensemble cohérent.

Cette vision globale (que seule une loi progressiste peut permettre) continue de manquer actuellement et nuit à la lisibilité des nombreuses mesures prises dans chacune des lois de financement de la Sécurité sociale pour améliorer les droits des personnes.

Dernière minute : la ministre des Solidarités et des familles anime une feuille de route grand âge, pour le 17 novembre, suivi d’un débat au parlement dans la semaine du 20 novembre.

Ne pas donner les moyens nécessaires à la Sécurité sociale, c’est délibérément mettre en danger une grande partie de la population.
Nous devons continuer à nous mobiliser pour que le budget de la Sécurité sociale réponde aux besoins de la population.

Et ce n'est pas fini...
 

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Le législateur doit résister aux pressions des plateformes

7 Novembre 2023, 11:06am

Publié par Bernardoc

Communiqué de la CES du 31 octobre 2023

(Confédération Européenne des Syndicats)


 

Les syndicats appellent les politiques à résister à l’intense lobbying des entreprises de plateforme et à garantir de vrais droits aux livreurs, aux chauffeurs de taxi, aux soignants et autres travailleurs.

Comme le montre la bibliothèque publicitaire Meta, Uber a bombardé les médias sociaux en Belgique avec plus de 100 publicités depuis le 25 septembre dans le but d’affaiblir la directive européenne sur le travail de plateforme.

L’entreprise a déjà dépensé plus de 5 millions d’euros depuis 2013 pour faire pression sur l’UE et la dernière tentative en date intervient à l’approche des négociations sur le texte final de la directive prévues le 9 novembre.

La Confédération européenne des syndicats (CES) riposte aujourd’hui avec son propre spot vidéo dénonçant les tactiques de lobbying agressives d’Uber et plaidant pour une directive forte sur le travail de plateforme.

Le Secrétaire confédéral de la CES Ludovic Voet a déclaré à ce sujet :

« Les lobbyistes des plateformes dépensent énormément d’argent en publicité parce qu’ils savent que leur modèle économique est bancal car basé sur la négation des droits les plus élémentaires de leurs travailleurs. »

« Le législateur se doit de résister à ce lobbying agressif et présenter une directive forte sur le travail de plateforme afin de garantir qu’Uber et les entreprises de ce secteur se conforment finalement aux mêmes règles que les autres employeurs. »

« Au lieu de gaspiller leur argent en publicité, les plateformes devraient correctement payer leurs travailleurs. »

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

 

 

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Bénévolat ?

6 Novembre 2023, 11:48am

Publié par Bernardoc

Par Cyprien Boganda in L'humanité du 6 novembre 2023


Ce lundi 6 novembre, les femmes commenceront à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. L’occasion de dresser le vrai bilan de l’outil lancé en 2018 par le gouvernement pour réduire les inégalités dans les entreprises.

C’était en novembre 2017. Dans un discours enflammé, le chef de l’État érigeait l’égalité hommes-femmes en grande cause nationale de son quinquennat, et déclarait la guerre aux discriminations pesant sur les femmes, « à l’embauche et au cours de leur carrière professionnelle ». Six ans plus tard, il pourrait prononcer le même discours.

Selon l’Insee, les inégalités salariales ont certes continué à se réduire, comme c’est tendanciellement le cas depuis 2000, mais les revenus des femmes sont toujours inférieurs de 24,4 % à ceux des hommes. Et, ce lundi 6 novembre, à 11 h 25, elles commenceront à travailler gratuitement, selon les estimations du collectif Les Glorieuses.

Les 5 indicateurs de l’index

À ses détracteurs qui l’accusent d’immobilisme, l’Élysée brandit souvent l’index de l’égalité professionnelle, censé mesurer les niveaux d’inégalité au sein des entreprises afin de les inciter à s’amender.

Tous les ans, les sociétés de plus de 50 salariés ont pour obligation de publier les résultats d’une autoévaluation, notée sur 100 points, composée de 5 indicateurs : les écarts de rémunération hommes-femmes, des augmentations individuelles, de répartition des promotions, le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé maternité et la parité parmi les 10 plus hautes rémunérations. En cas de note globale inférieure à 75 points, les entreprises doivent publier des mesures de rattrapage.

En mars, l’Institut des politiques publiques (IPP) a publié une analyse concluant que l’index promu par le gouvernement n’avait probablement servi à rien. D’abord, seulement 50 % des entreprises normalement assujetties déclareraient une note, ce qui signifie que les trois quarts des salariés du secteur privé échappent à l’index.

Ensuite, « les entreprises de moins de 50 salariés (non assujetties à l’index) et celles de plus de 50 salariés ont des trajectoires remarquablement parallèles en termes d’inégalités hommes-femmes, écrit l’IPP. On n’observe pas de changement pour les entreprises assujetties après la mise en place de l’index en 2018 ».

Une réalité que ne reflètent pas les résultats communiqués par le gouvernement. En 2023, la note moyenne déclarée par les entreprises atteint 88/100. Est-ce parce qu’elles ont fourni un effort remarquable ? En réalité, l’index cumule les biais méthodologiques, qui minimisent les inégalités. C’est le cas des augmentations de salaire.

Les entreprises ont pour obligation de rendre public le nombre de femmes bénéficiaires, mais pas les différences de montants. Autrement dit, à proportion de femmes revalorisées équivalentes, l’entreprise gagne des points, même si elle a augmenté ses salariées de 10 euros et leurs collègues masculins de 200.

 Par ailleurs, l’index ne permet pas vraiment d’évaluer la réalité du « plafond de verre » auxquelles se heurtent les femmes. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. Decathlon se vante, par exemple, sur son site Internet, d’avoir décroché une note de 89/100. Néanmoins, ce bon résultat ne dit rien de la sous-représentation des femmes à des postes à responsabilité : d’après les bilans sociaux, elles ne représentent que 34 % des cadres de l’entreprise.

À Carrefour (les supermarchés se targuent d’avoir obtenu un flamboyant 94/100), la situation est un peu plus reluisante, mais on observe aussi une surreprésentation des femmes parmi les employés (56,4 %) et une sous-représentation parmi les managers (43,7 %). Le géant de la grande distribution reconnaît par ailleurs ne compter que 25,3 % de femmes directrices.

Les deux groupes se félicitent pourtant de multiplier les formations destinées à cultiver les « aptitudes » des femmes au management – chez Carrefour, un programme dédié leur permet ainsi « de travailler leur posture de leaders ».

« Chez nous, la direction essaie aussi de développer le « leadership au féminin », ironise Sébastien Chauvin, délégué CFDT chez Décathlon. Mais il me semble plus pertinent de changer la mentalité des hommes qui recrutent à des postes à responsabilité, plutôt que de laisser entendre que c’est celle des femmes qui poserait problème » !

 L’un des points aveugles les plus criants de l’index concerne les écarts de rémunération. L’index n’oblige pas les entreprises à rendre publique la ventilation des salaires par catégories. Teleperformance revendique ainsi une note de 39/40 pour l’item « écart de rémunération des femmes et des hommes ». Les bilans sociaux montrent cependant que, si les écarts sont très faibles pour les employés, ils explosent chez les cadres, où les femmes sont payées 15 % de moins que leurs collègues masculins. C’est particulièrement vrai pour celles qui viennent d’être nommées, payées 35 % de moins que les hommes.

Ensuite, pour une raison assez inexplicable, les entreprises qui déclarent leurs écarts de salaires bénéficient d’un « seuil de tolérance » de 5 points, autrement dit, un écart affiché de 5 % peut signifier un écart réel de 10 %.

Dernier biais méthodologique, l’index ne permet pas d’évaluer l’effet des temps partiels : les écarts de salaire sont exprimés en équivalents temps plein. C’est pourtant la surreprésentation des femmes dans les temps partiels subis qui explique une part non négligeable des inégalités de revenu. Chez Décathlon, par exemple, elles occupent 60 % des temps partiels de l’entreprise, ce qui n’empêche pas le groupe d’afficher un beau 39/40 pour l’indicateur d’écart des rémunérations.

Lors de la Conférence sociale, en octobre, la première ministre a fini par admettre que son index nécessitait d’être remanié. Une concertation doit se tenir entre syndicats et patronat pour concocter un nouveau baromètre plus efficace… Et faire taire définitivement les critiques ?

Et ce n'est pas fini...

 

 

↩︎

 

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