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Le blog de Bernard SARLANDIE

Français, souviens-toi !

18 Février 2026, 19:10pm

Publié par Bernardoc

C’était il y a 82 ans, le 16 février 1944, la neige s’apprêtait à tomber sur ce coin perdu du Limousin, mais ce sont les SS et la Gestapo qui sont venus massacrer sur place 34 jeunes (ils avaient tous autour de 20 ans) maquisards qui organisaient la résistance autour du moulin de Pont Lasveyras. Et depuis 82 ans la population se mobilise pour lutter contre l’oubli.

Cette année il y avait un peu moins de drapeaux que d’habitude : j’en ai compté une bonne quarantaine alors que pour le 80ème anniversaire les marches n’étaient pas assez nombreuses pour les accueillir tous.

Comme les années précédentes, c’est le président de l’association du souvenir (maire de Beyssenac, de droite) qui a prononcé un discours hautement humaniste, dans lequel il n’y a rien à ajouter ni retrancher. En particulier, lorsqu’il a évoqué les nombreux conflits actuels, il a émis l’espoir que la France ne s’engage pas davantage en Ukraine.

Habituellement le député de la 3ème circonscription de la Dordogne (le Nontronnais) déposait une gerbe. La circonscription étant passé du Modem au RN, l’élue n’a pas osé se montrer, contrairement à ce qu’il s’est passé à Souge cette année.

La cérémonie fut émouvante, comme d’habitude, malgré la pluie intermittente et l’Auvézère qui menaçait d’envahir la place.

Et ce n’est pas fini...

Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !

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Candlelight.

15 Février 2026, 13:53pm

Publié par Bernardoc

C’était une première hier soir : un concert aux chandelles (naïvement je pensais qu’il se serait agi de vraies bougies) dans un lieu que nous ne connaissions pas : l’auditorium de la Cité du vin.

Dans un endroit pratiquement plein, belle performance du quatuor à cordes féminin Stretta, mais expérience à renouveler avec un spectacle d’un autre genre, au milieu de ces 3 500 lumignons.

Nous avions choisi de nous faire photographier au milieu des bougies, mais cela est à éviter.

Enfin, nous avons terminé la soirée juste à côté, aux Halles de Bacalan avec des crêpes originales.

Bref, une très bonne soirée après une après-midi avec l’ADMD.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

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Dernière visite pour cette session parisienne.

14 Février 2026, 09:06am

Publié par Bernardoc

Ce fut pour le musée Picasso, non pas les œuvres du peintre déjà vues à maintes reprises, mais une double exposition temporaire, qui en était à ses derniers jours puisqu’elle s’achève le 1er mars.

D’abord, Philip GUSTON dans une « Ironie de l’histoire ». Au début des années vingt, Philip est exclu de l’école d’art de Los Angeles pour avoir produit des images satiriques du corps enseignant. L’art ne cessera pour lui d’être l’outil d’un combat contre les figures d’autorité. Ses premières œuvres qui mettent en scène les exactions commises par les membres du KKK, sont vandalisées par les hommes cagoulés lors de leur exposition publique.

À la fin des années soixante il fait scandale en revenant à une figuration inspirée de la bande dessinée.

En 1969, un écrivain en rupture de ban avec le milieu littéraire New Yorkais, Philip ROTH s’installe à quelques maisons de l’atelier de Guston. L’écrivain vient d’entreprendre un ouvrage satirique qui met en scène le Président Nixon et son entourage (Our gang). Guston réalise plus de 80 dessins qui font écho au texte de Roth. Leur style, leur iconographie s’inspire des « planches » des Songes et mensonges de Franco réalisés par Picasso en 1937.

De la série des « Nixon Drawings » aux ultimes peintures de l’artiste, l’exposition du Musée Picasso met en lumière la porosité savamment entretenue par Guston entre la verve grotesque et caricaturale de ses dessins et la puissance expressive de sa peinture. Un transfert d’énergie s’y opère, nourri d’un humour noir qui confère à son œuvre une profondeur grinçante, faisant de lui une sorte de Kafka ou de Gogol de la peinture.

Ensuite, Raymond PETTIBON nous présente « Underground ». Artiste autodidacte, né en 1957 à Tucson, en Arizona, Raymond PETTIBON fait son apparition à la fin des années 1970 sur la scène punk-rock californienne en réalisant les pochettes d’albums du groupe Black Flag. Il commence aussi à exposer et publier à son compte ses premiers dessins, qui s’inscrivent dans l’esthétique do-it-yourself des bandes dessinées, flyers ou fanzines, caractéristique du mouvement punk. Les dessins de Pettibon puisent à un large éventail de sources, de la littérature à l’histoire de l’art, de la culture populaire à la religion, de la politique au sport.

Résolument antiautoritaire, l’œuvre de Pettibon brosse, à travers des images grinçantes, accompagnées d'inscriptions fracassantes, le portrait acerbe d’une société américaine nihiliste et violente, marquée par la fin du rêve hippie et le retour du conservatisme. Volontiers perturbante et indisciplinée, questionnant sans relâche le rêve américain, comme avait pu le faire en son temps Philip GUSTON - admiré par Pettibon - elle place le visiteur dans une situation inconfortable, le poussant à reconsidérer ses propres valeurs.

Après avoir obtenu son diplôme en économie à l'UCLA en 1977, Raymond PETTIBON se consacre à l'art. Ses dessins font désormais partie des collections de grands musées internationaux tels que le MoMA (New York), le Centre Pompidou (Paris), la Tate (Royaume-Uni).

Deux expositions dérangeantes, je veux dire qui interrogent et qui sûrement déplairaient fortement à Trump.

Et ce n’est pas fini...


 

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Escher à la monnaie.

13 Février 2026, 13:03pm

Publié par Bernardoc

Après avoir séduit plus de 20 millions de visiteurs à travers le monde, l'exposition arrive enfin à La Monnaie de Paris ! Jusqu’au 1er mars 2026, tu pourras y admirer plus de 150 œuvres originales de Maurits Cornelis ESCHER, le génie hollandais des illusions d’optique et des constructions impossibles. Plonge dans son univers fascinant : perspectives déroutantes, images oniriques et bien plus encore. L’exposition proposera aussi des salles immersives, des vidéos et des expériences didactiques pour t’aider à comprendre son art tout en t’amusant.

Lorsque j’y suis allé, c’était bondé, donc difficile de prendre du temps voire de s’approcher suffisamment près des œuvres. Je connaissais pratiquement tout, le plus étant l’animation de certains tableaux. Je conseille cependant : il vous reste deux semaines.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

 

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Bilal HAMDAD au Petit Palais

12 Février 2026, 16:23pm

Publié par Bernardoc

Dans le cadre de sa saison 2025, le Petit Palais accueille pour sa carte blanche d’art contemporain, le peintre Bilal HAMDAD dont les œuvres explorent la solitude urbaine à travers des scènes parisiennes. 

Diplômé des Beaux-Arts de Sidi Bel Abbes en 2010 et des Beaux-Arts de Paris en 2018, il se distingue par ses grandes peintures à l’huile, souvent inspirées de photographies prises sur le vif. Ses tableaux mettent en lumière des personnages solitaires et anonymes, créant un contraste saisissant avec l’effervescence de la ville.

L’exposition au Petit Palais rassemble une vingtaine de ses œuvres, dont deux inédites, créées pour l’occasion, et établit un dialogue avec les collections permanentes du musée. Bilal HAMDAD s’inspire de grands maîtres comme Rubens, Manet et Courbet, intégrant des références subtiles à leurs œuvres dans ses propres créations. Par exemple, sa peinture Miroir des Astres (2024) emprunte à l’esthétique baroque, tandis que Sérénité d’une ombre (2024) fait écho à la nature morte de Manet.

L’exposition invite les visiteurs à porter un nouveau regard sur les collections du Petit Palais et à explorer les paradoxes de notre époque à travers l’œuvre de Bilal HAMDAD.

Trop tard ! Elle s’est achevée le 8 février. J’ai profité des derniers jours.

Et ce n’est pas fini...

 

Bilal HAMDAD au Petit PalaisBilal HAMDAD au Petit Palais

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Le rôti.

11 Février 2026, 10:56am

Publié par Bernardoc

Jérôme et Mélanie, couple de bobos parisiens, invitent deux amis à dîner : Julie, célibataire pétillante adepte des aventures sans lendemain, et Medhi, collègue de bureau aussi charmant que discret. Tout semble parfait… jusqu’au moment où Medhi refuse le plat principal : un rôti de porc, qu’il ne peut pas manger pour des raisons religieuses.

Et là, la soirée dérape ! Entre maladresses, vérités qui fusent et rires nerveux, les langues se délient et les certitudes s’effritent.

Avec son humour mordant et sa plume vive, Amanda STHERS transforme un dîner entre amis en miroir de nos malaises, de nos croyances et de nos contradictions. Le Rôti questionne notre tolérance, notre rapport à l’autre et ces sujets qu’on évite toujours de mettre… sur la table.

Un texte plein d’esprit, de tendresse et de vérités bien saignantes.

De bons comédiens, des caricatures révélatrices (mais est-ce bien des caricatures?), tous les ingrédients pour passer une bonne soirée (et en plus pas loin de mon hôtel !

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Au jeu de paume.

10 Février 2026, 11:50am

Publié par Bernardoc

Surplombant la place de la Concorde, ce musée présente régulièrement des expos photos. En ce moment deux photographes, totalement différents, y sont présentés : Jo RACTLIFFE et Martin PARR.

Sud-africaine, Jo débute sa pratique photographique en 1980. Dans cette décennie, la lutte contre l'apartheid s'intensifie et les violences s'amplifient.

As Terras do Fim do Mundo est un de ses projets les plus connus. Elle s’intéresse à l'Angola depuis le milieu des années 1980. Ses photographies constituent un reportage documentaire, effectué en 2009 et 2010, qui capture les traces de la violence, et de combat dans un paysage, évoquant la mémoire, l'histoire et les conséquences du conflit.

Elle montre comment la violence du passé se manifeste dans le présent. Ainsi, pour la série Borderlands, elle se rend à Platfontein, entre 2011 et 2013. Cette région est marquée par la guerre d'indépendance entre l'Angola et l'Afrique du Sud. Dans le paysage quelques pierres disséminées marquent les tombes des personnes assassinées et oubliées.

Jo RACTLIFFE aborde les thèmes du déplacement, du conflit, de l'histoire, de la mémoire et de l'effacement. Ses images mettent en évidence les vestiges du conflit, visibles comme des cicatrices dans un paysage.

Ses photos en noir et blanc se trouvent au niveau inférieur du musée, ce qui est bien choisi pour montrer ces souvenirs à la limite de la déprime. Il vaut mieux commencer la visite par cette expo.

Et puis on arrive à l’étage supérieur, et là c’est une explosion de couleurs dans des scènes de la vie quotidienne dans différentes parties du monde. Martin n’aura pas pu assister au vernissage de son exposition puisqu’il est décédé au mois de décembre.

Martin PARR savait rendre l'ordinaire intéressant, le banal captivant, et souvent drôle. Il voyait ce que l'on ne voyait pas ou plus. Il regardait avec la même attention deux mouettes dévorant une barquette de frites abandonnée qu'un jeune couple faisant ses achats chez Ikea, un chapelet de saucisses qu'un chapeau à plumes, une maison en préfabriqué qu'une cathédrale.

En gros plan ou en plan large, dans ses compositions impeccables saturées de couleurs, il mettait du sens et soulignait ce qui nous avait échappé. À la fois cruel et tendre, plein d'humour, mais avec une pointe de mélancolie, il tendait un miroir à l'humanité, et encore plus à ses compatriotes britanniques, son sujet de prédilection, qu'il a examinés sous toutes les coutures.

Dommage que le catalogue soit si cher, mais j’ai acheté un jeu « 2 for 1 » qui reprend un certain nombre de ses photos.

Vous avez le temps : c’est jusqu’au mois de mai.

Et ce n’est pas fini...

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C’est beau l’amour...

9 Février 2026, 12:52pm

Publié par Bernardoc

Spectacle interdit aux moins de 18 ans.

Lui : il est sérieux, calme, posé, limite vieux (normal il est prof !)
Elle : elle est immature, ne veut pas vieillir, ne pense qu'à rigoler (normal elle est artiste !)

Ils n'ont plus rien à faire ensemble et c'est ce soir qu'ils ont décidé de signer les papiers de leur divorce. Mais ce soir, c'est aussi leur 10 ans de mariage et leurs amis ont eu la brillante idée de leur organiser une fête surprise. Tant pis, ils vont faire comme si tout allait bien. Lui se prête au jeu, mais elle, elle n'est pas disposée à faire le moindre effort.

Ça fait 10 ans qu'elle essaye de le faire changer, qu'elle aimerait vibrer autrement qu'en tournant une lessive, qu'elle aimerait qu'il lui dise : « On laisse pas Bébé dans un coin ! », 10 ans qu'elle espère un compliment, un peu de folie, et ce soir, il va lui faire vivre la soirée la plus folle et la plus drôle de ces 10 dernières années.

Théâtre réouvert après trois ans de fermeture ; il n’est pas aidé car la rue est en travaux. Accueil très sympa, proposition d’apporter un verre dans la salle. C’est après que l’on découvre que l’hôtesse et le barman sont les acteurs.

Dialogues enlevés, beaucoup de plaisir chez les acteurs qui se surprennent eux-mêmes. C’était une première pour l’homme qui jouait avec l’autrice de la pièce.

Surprise à la fin : malgré la place achetée, on nous proposait un chapeau à la sortie vu les difficultés financières du théâtre. C’est la deuxième fois que je voyais cela dans un théâtre parisien, preuve de la difficulté de survie de ces théâtres de poche. Je n’avais qu’un billet de 20 €, donc je me suis abstenu. Donc pensez-y : gardez un billet de 5 €, ils le méritent.

Et ce n’est pas fini...


 

 

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Halle St Pierre (bis)

8 Février 2026, 11:43am

Publié par Bernardoc

 Deuxième visite de cette exposition ; de nouvelles photos (j'espère !)

Et ce n'est pas fini...

Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)
Halle St Pierre (bis)

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Balade parisienne.

7 Février 2026, 16:53pm

Publié par Bernardoc

Le Père Noël m’ayant apporté ce livre,

j’ai décidé de l’étrenner en parcourant le premier itinéraire : la rue La Boétie. En partant de la place St Augustin, j’en ai profité pour faire un tour dans l’église qui s’y dresse.

Donc, un simple album des façades plus ou moins travaillées et qui prenaient le soleil parisien d’hiver.

Et ce n’est pas fini...

Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.
Balade parisienne.

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