Gloire à nos anciens !
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Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
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In France 24 le 29 avril 2026
Évoquant une "situation de crise structurelle" dans les territoires ultramarins, où les prix des produits alimentaires sont jusqu'à 40% plus élevés que dans l'Hexagone, Mme Binet a critiqué le gouvernement qui "se permet d'enterrer le projet de loi vie chère, qui ne comportait déjà pas grand-chose".
"Ce projet de loi doit être inscrit à l'agenda parlementaire le plus vite possible et son contenu doit être considérablement renforcé pour enfin agir sur les points centraux", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse au siège de la centrale syndicale.
Parmi les priorités citées par Mme Binet figurent la convergence sociale à Mayotte, "l'application de toutes les conventions collectives dans les territoires d'outre-mer", le "plafonnement des marges et un démantèlement des oligopoles", ainsi qu'une conditionnalité des aides publiques aux entreprises.
Initié par l'ex-ministre Manuel VALLS et adopté sans enthousiasme en octobre 2025 par le Sénat, qui le jugeait trop timide, le texte n'a toujours pas été déposé à l'Assemblée nationale.
En février, la ministre des Outre-mer Naïma MOUTCHOU avait indiqué que l'examen du texte était reporté car il devait "être musclé encore davantage". Elle avait évoqué un examen en "juin-juillet", voire à la rentrée parlementaire en septembre.
Présentée comme une "urgence" par le Premier ministre Sébastien LECORNU, la lutte contre la vie chère est une priorité pour les habitants des territoires ultramarins et a été au cœur des manifestations qui ont secoué la Martinique à l'automne 2024.
Selon l'Insee, l'écart de prix pour les produits alimentaires peut atteindre 42% entre les départements et régions d'outre-mer et la France hexagonale.
Cette conférence de presse marquait le lancement d'un "socle syndical commun pour une action coordonnée" entre la CGT et ses confédérations de Martinique, La Réunion et Mayotte, qui dénoncent une "continuité des rapports coloniaux de dénonciation économique, sociale et territoriale".
Et ce n’est pas fini...
Et environ 8 000 à battre le pavé bordelais sous un beau soleil qui n'était pas prévu à l'origine. Défilé réellement intersyndical (manquaient CFTC et CGC, mais je ne me souviens pas les avoir vus à nos côtés le 1er mai). J'ai défilé en tenant la banderole "Espéranto", mais avec le drapeau et la chasuble de mon syndicat, ainsi que le badge France-Cuba.
De plus en plus dans les manifs on ne voit pas de carrés fermés syndicaux mais les gens se baladent tout au long dans une belle fraternité. Alors quand on voit ça, on ne comprend pas pourquoi le "tous ensemble" a du mal à s'enclencher. Après tout, Mai est un joli mois !
Et ce n'est pas fini...
In Le Figaro du 30 avril 2026
Les syndicats représentatifs dans la fonction publique ont réclamé mardi le retrait d'un projet de décret du gouvernement sur les autorisations spéciales d'absence, et le mettent en garde contre la poursuite de «politiques de régression sociale et budgétaire». La tension est montée d'un cran à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil commun de la fonction publique, une instance du dialogue social entre syndicats et administration.
Dans un communiqué publié mardi, l'intersyndicale de la Fonction publique, qui rassemble les huit organisations représentatives, a encore demandé au gouvernement de renoncer à «passer en force» et de retirer un projet de décret sur les autorisations spéciales d'absence contre lequel elles s'étaient majoritairement exprimées le 9 avril. Les autorisations spéciales d'absence peuvent être accordées à des agents par leur employeur dans certains cas (grossesse, parentalité, décès), mais elles sont jusqu'ici accordées en l'absence de cadre harmonisé, et le Conseil d'État avait enjoint au gouvernement de clarifier les règles.
Mais le projet de décret présenté pour avis aux syndicats est loin de faire l'unanimité. Ils dénoncent notamment la mise en place d'une liste limitative d'absences spéciales autorisées qui compromet la négociation de droits plus favorables pour les agents au niveau local. Concrètement, certaines pratiques plus favorables pourraient être supprimées avec l'instauration d'un tel cadre, redoutent-ils.
Les organisations syndicales réclament l'ouverture de négociations sur le sujet afin de «sécuriser les dispositifs plus favorables existants, sortir les situations familiales lourdes (deuil, garde d'enfant, handicap, PMA, adoption, grossesse) de l'arbitraire des “nécessités de service” et tenir compte des réalités de vie des agents», selon le communiqué commun. Alors que «les négociations sur l'égalité professionnelle piétinent», et surtout après que les syndicats ont claqué la porte d'un groupe de travail sur les rémunérations il y a deux semaines, le sujet des autorisations spéciales d'absences pourrait faire office de catalyseur.
«Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP mettent aussi en garde sur l'ensemble des dossiers actuels (...)» et «alertent sur la poursuite de ces politiques de régression sociale et budgétaire qui ne pourra que renforcer la colère des agents et possiblement aboutir à la perspective de mobilisations dans la fonction publique». Les syndicats n'ont pas précisé la forme que ces éventuelles «mobilisations» pourraient prendre.
Et ce n’est pas fini...
In Libération du 29 avril 2026
Après l’installation des nouveaux maires à l’issue des élections, un autre ballet s’enclenche, celui des «DGS». Ces directeurs généraux des services, bras droits administratifs des élus, peuvent en effet, particulièrement en cas d’alternance politique, décider de changer de collectivité. Et si ce «mercato territorial» a déjà commencé, ce n’est que le début. Selon un dirigeant de cabinet de recrutement spécialisé interrogé, les nominations n’interviendront «véritablement qu’en juin, et s’étaleront jusqu’à l’année prochaine, voire dans les deux ans à venir», le temps d’assurer une transition entre les mandats.
«On commence à être sollicités depuis deux mois, mais plus par les candidats eux-mêmes que par les collectivités, relate Antoine Gimenez, directeur de Citéa Consultants, implanté à Paris. Pour eux, il est temps de bouger, car cela leur permet de monter en compétences en évoluant sur des communes plus grandes. Ils veulent gérer des enjeux budgétaires et managériaux plus importants.» «En fonction des partis politiques, il y a des sensibilités, sur le social ou sur l’écologie par exemple. Un DGS a lui aussi ses sensibilités, et va vouloir travailler plus sur une compétence que sur une autre », indique de son côté Julien GALIVEL, gérant du cabinet Parcours public RH, basé à Nantes.
Et ce n’est pas fini...
A Liévin, le 1er mai est traditionnellement l’occasion pour les syndicats d’être reçus en mairie, pour la remise des cahiers de doléances. La cérémonie, qui permet également aux unions syndicales locales de se rassembler pour célébrer la mémoire des travailleurs et des travailleuses du bassin minier, n’aura pas lieu cette année : le maire Rassemblement national (RN), Dany PAIVA, élu au mois de mars, a décidé de la supprimer.
La décision n’a rien d’original : Dany PAIVA, ancien chargé de communication de la mairie voisine d’Hénin-Beaumont, ne fait qu’appliquer les recettes du maire Steeve BRIOIS, qui avait pris la même décision au cours de son premier mandat, à partir de 2016.
Selon France Inter, la mairie comptait également annuler le dépôt de gerbe sur la stèle rendant hommage aux quarante-deux mineurs morts en 1974 dans un accident, qui a lieu à l’occasion de la cérémonie. Un moment symbolique dans cette ville, une des plus importantes du bassin minier, qui cultive sa mémoire ouvrière depuis la fermeture des puits dans les années 1970.
La page Facebook de la ville a rapidement publié un démenti, assurant que le dépôt de gerbe aurait bien lieu. Plusieurs commentaires accusant la mairie de « mépriser les revendications des travailleurs » en refusant de recevoir les syndicats ont été rapidement supprimés par les administrateurs de la page. Sous la publication, un adjoint du maire a même tenté de justifier cette décision en expliquant que les syndicats « ont soutenu les trois derniers présidents de la République ».
« C’est déplorable et lamentable, s’indigne Nadège POLY, secrétaire générale de l’Union locale CGT de Liévin. On a de grandes luttes dans la région, le textile, la métallurgie, l’automobile, la mine… Non seulement ils ne respectent pas les syndicats qui représentent les travailleurs, mais en plus ils ne font pas ce devoir de mémoire, ils renient l’histoire de la région et de ses luttes. »
Dans un communiqué, l’union départementale CGT du Pas-de-Calais a également répondu à l’édile : « Le 1er-Mai nous appartient. À nous travailleuses et travailleurs. La CGT a plus d’adhérents que votre parti et nous sommes là depuis cent trente et un ans, sans avoir changé de nom ou de logo. Nous sommes apartisans, mais jamais apolitiques. »
« On est tous d’extrême gauche pour eux, c’est exactement ce que dit Steeve BRIOIS à Hénin-Beaumont aussi », grince Djelloul KHERIS, agent municipal de la ville voisine et syndiqué chez SUD. Menacé de révocation par le maire qui lui reproche des « conflits d’intérêts » et d’avoir témoigné dans un « documentaire politisé », il revendique de ne pas abandonner le terrain à l’extrême droite.
« C’est symbolique, même si le maire ne nous ouvre pas les portes, on est toujours devant l’hôtel de ville pour la fête des travailleurs, raconte-t-il à Mediapart. Tant qu’on aura la force et le courage, car ce n’est pas facile, il faut continuer à lutter. Si on accepte de partir parce qu’ils ne veulent pas de nous, c’est perdu. Tous les camarades sont les bienvenus à Hénin-Beaumont. »
Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) du département, Thierry COULOMBEL a vu le RN conquérir la ville de Liévin, bastion du PS depuis un siècle. Contacté par Mediapart, il s’insurge de cette remise en cause d’une tradition bien ancrée. « Le fait de revoir le protocole du 1er-Mai en supprimant la partie revendicative, de dialogue avec le monde du travail, est un scandale absolu, explique-t-il. Ça dit bien où se positionne le RN. Il n’est pas du côté de ceux pour qui le travail peut être une souffrance. »
Effarée mais « malheureusement pas surprise », la sénatrice communiste du département, Cathy APOURCEAU-POLY, partage le constat : « C’est une attaque contre le monde du travail, et contre l’histoire de cette ville. Dire que le 1er-Mai est un rassemblement de syndicalistes d’extrême gauche, c’est n’importe quoi.»
Son collègue sénateur socialiste Jérôme DARRAS, candidat malheureux battu par Dany PAIVA, a réagi par communiqué, dénonçant « une disqualification délibérée de l’ensemble du mouvement syndical et donc des travailleurs qu’il représente », et une « ignorance profonde de l’histoire de Liévin ». Faute de cérémonie locale, les syndicalistes de Liévin pourront donc fêter le 1er-Mai dans la ville voisine d’Avion, dirigée par les communistes depuis les années 1930, ou rejoindre le rassemblement d’Hénin-Beaumont devant la mairie.
Et ce n’est pas fini...
ns le 1er mai !
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Et ce n'est pas fini...
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Et ce n'est pas fini...
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Et ce n'est pas fini...
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Je viens de participer aux corrections du Concours National de la Résistance et de la déportation dont le thème cette année était : "La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)". Et coïncidence, j’étais en train de terminer de lire le livre que Claire DEYA a publié en 2024 qui est en plein dans le sujet.
L’épisode se déroule à la toute fin de la guerre dans la Provence maritime autour de Hyères, insuffisamment décrite pour qu’on puisse situer les lieux avec précision. Il s’agit de déminer les plages avec une équipe de volontaires et des prisonniers allemands qui ne doivent cependant pas être mis en danger. Il y a des descriptions de mines d’une précision incroyable (c’est un peu lassant à la fin d’ailleurs) et de ce qu’il faut faire pour les désamorcer. Mais c’est également l’occasion de décrire des amitiés qui se forgent à proximité du danger qui est bien présent comme en témoigne un drame.
A cela se greffent des souvenirs dans les camps nazis et plusieurs histoires d’amour qui ne se terminent pas comme prévu et espéré. Mais le titre est fort bien choisi : le monde à refaire, c’est l’Europe, et c’est ce qui alimente l’espoir d’un futur pacifié, illustré par le premier bal populaire après la capitulation de l’Allemagne nazie.
L’année prochaine, le thème du CNRD est : « Les étrangers dans la Résistance ». En fonction du ministre de l’éducation nationale qui sera en place, ce thème risque de faire grincer des dents.
Et ce n’est pas fini...