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Le blog de Bernard SARLANDIE

La CGT Cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

23 Avril 2026, 11:58am

Publié par Bernardoc

L'info d'ici, ici Limousin du 22 avril 2026


La SNCF et la Région envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots alerte et s'oppose à toute fermeture de guichets. Ils étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

La SNCF et la région Nouvelle-Aquitaine envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots lance une alerte et s'oppose à toute réduction des horaires voire fermeture de guichets. Ce plan, suspendu le temps des municipales grâce à un moratoire obtenu par les syndicats, doit être relancé prochainement. Les cheminots de la CGT étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges et dans d'autres communes du Limousin pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

Gilets sur le dos, tracts à la main, les cheminots défendent ce qui est pour eux un service essentiel, Loïc GEYL, secrétaire général CGT Cheminots à Limoges, fustige. "On nous oppose systématiquement le changement des usages. Effectivement, le numérique maintenant a pris une grande part dans l'achat de son billet, mais un guichet c'est pas seulement l'achat d'un billet".

Car au-delà de la vente, les guichetiers ont une véritable mission d'accompagnement et de conseil. C'est ce que défend Nathalie CASAS. Elle travaille justement à la vente et est militante CGT. "C'est un lien essentiel pour les voyageurs pour se retrouver dans des gares qui peuvent être un peu des lieux hostiles. On a peur que ça déshumanise les gares."

Tout juste au sorti du train, Pierre a signé la pétition. Ces guichets, il les trouve indispensables. "Moi je trouve ça dommage d'enlever ce genre de choses, parce que pour nous c'est plus pratique pour plein de choses, pour les abonnements". Les gares ciblées par les premières projections sont surtout les plus petites. Pourtant, pour Sarah, c'est dans celles-là qu'il y en a le plus besoin. "C'est là où il y a peut-être le plus de manque d'informations et que les gens ont peut-être le moins de facilité pour prendre les tickets."

Gérard a lui aussi signé, mais il est presque résigné face à la montée du "tout numérique". "C'est toujours dommage quand on supprime des services évidemment... en fait on apprend à se débrouiller sans." Mais il nuance. "Il faut quand même pas supprimer les humains partout, parce que les machines elles ont des limites aussi."

Des évolutions qui ne datent pas d'hier, d'après la militante CGT Nathalie CASAS. "Ça fait 21 ans que je travaille en gare de Limoges et j'ai connu une époque où, même la nuit, la gare était ouverte, il y avait des trains qui passaient. On voit bien que la tendance est à l'économie sur les salariés, sur le dos des salariés et c'est un service moindre pour les usagers." Avec le soutien des voyageurs, les agents mobilisés espèrent bien réussir à préserver ce contact humain.

Selon les premiers plans amorcés avant le moratoire, les gares concernées pourraient notamment être Aixe-sur-Vienne, Le Dorat, Nexon, Saint-Junien, Saint-Sulpice-Laurière et Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne et Allassac, Égletons, Objat ou encore Pompadour en Corrèze.

Saint-Yrieix, la gare de mes vacances quand j’étais petit : on y arrivait en micheline après avoir changé de train à Limoges. Et quand on commence à fermer les guichets, la fermeture de la gare n’est pas loin ; les exemples sont nombreux en Aquitaine. Mais nous aurons la LGV Bordeaux-Toulouse, ce qui fait une belle jambe aux habitants d’Objat ou de Pompadour.

Et ce n’est pas fini...

 

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Mourir à l’usine...quand on est élève.

22 Avril 2026, 19:17pm

Publié par Bernardoc

L’hécatombe continue : 5 l’an dernier et déjà un cette année. Pourtant l’Éducation nationale s’obstine : il faut bien occuper les élèves quand les profs ne sont pas disponibles. Et on oblige les candidats à faire des « lettres de motivation » pour indiquer pourquoi ils aimeraient absolument passer quelques jours dans cette entreprise dont on leur a dit le plus grand bien et qu’ils rêvent d’intégrer par la suite. Lettre à envoyer à un maximum d’entreprises, bien entendu ! FOUTAISES que tout cela !

De mon temps de collégien ou lycéen, cela n’existait pas ; au début de ma carrière de prof, on initiait les « Séquences Éducatives en Entreprise ». Si ma mémoire est bonne, il s’agissait de deux semaines au cours de la dernière année. On en est bien loin maintenant : l’État se décharge un maximum de l’éducation, considérant que l’entreprise apporte autant de savoirs que ceux dispensés par les enseignants.

Mais il n’y a pas que les élèves qui sont concernés : au cours de l’évolution de ma carrière, j’ai dû effectuer deux semaines « en entreprise » lors de mon stage de CPE, et un mois lors de mon stage de personnel de direction.

Mon stage de CPE se déroulait en Lot-et-Garonne et j’avais envoyé une « lettre de motivation » et un projet au journal départemental Le petit Bleu. Le journal me répondit qu’il pouvait m’accueillir...deux ans et demi plus tard. Je me suis donc tourné, avec appui bien sûr, vers le comité départemental du tourisme ou j’ai bullé pendant quinze jours, mais en visitant le département.

Pour mon stage de « perdir » j’étais à Bordeaux et je fis des démarches auprès de la CGFTE à qui j’exposais mon projet. Ils me demandèrent photo, CV,...Deux semaines avant le début prévu, n’ayant rien reçu, je les recontacte pour m’entendre dire (par une certaine Nadia KHELIFA – 34 ans après je n’ai pas oublié le nom) qu’ils n’étaient pas intéressés et qu’ils espéraient que mes autres demandes auraient plus de succès. Naïvement je n’avais fait que cette demande. Fort heureusement j’avais une collègue dont le mari était numéro 2 à la SNCF Aquitaine, et il me concocta un stage en moins d’une semaine, me proposant de faire un bilan des relations entre l’E.N. et l’entreprise. Les cheminots que je rencontrais me demandaient s’ils pouvaient dire la vérité ou s’ils devaient l’édulcorer. Ma réponse fut que j’attendais la vérité. Eh bien la voici : un seul établissement (le plus près de la gare) assurait un suivi efficace et effectif de ses élèves ; 25 % les visitaient de temps en temps, 25 % effectuaient un suivi téléphonique et 50 % ne se manifestaient pas.

Alors, est-il judicieux de continuer dans cette voie avec tous les dangers qui se révèlent régulièrement ?

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Pour la CGT, le travail le 1 er-Mai ne doit pas revenir par la fenêtre

21 Avril 2026, 14:07pm

Publié par Bernardoc

D’après L’Humanité du 20 avril 2026

Au mépris de la représentation populaire, Sébastien LECORNU a tranché :« Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir (avec leurs salariés) ce 1er mai 2026 », a-t-il déclaré vendredi, à la sortie d’une réunion avec des représentants de ces professions. Seules conditions : que les salariés « soient payés double » et que ce dispositif s’inscrive dans le cadre du « volontariat ».

Le premier ministre avait promis d’apporter « une solution négociée, sécurisante et pragmatique » pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er-Mai, après avoir renoncé à réunir une commission mixte paritaire sur la proposition de loi adoptée au Sénat en juillet et déposée à l’Assemblée par Gabriel ATTAL. Le texte prévoyait l’autorisation de travail le 1er Mai pour 1,5 million de salariés. Le groupe Renaissance était parvenu à faire adopter une motion de rejet afin de le renvoyer plus rapidement en CMP, pour une entrée en vigueur dès cette année.

À entendre Matignon, ces annonces constituent un « passe-droit » : « Une instruction sera donnée aux services de l’État pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés », rappelant que cet « engagement du gouvernement n’est que sur les professions indépendantes et les artisans ».

« Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi », a par la suite précisé un communiqué. Sébastien LECORNU a par ailleurs rappelé qu’un projet de loi serait présenté cette année pour « cadrer » le travail le 1er Mai à partir de 2027. Ce projet renverra à une « discussion sociale par branche » et permettra de « faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double », a-t-il détaillé.

Pour la CGT, qui se félicite d’avoir « gagné son retrait » avec l’intersyndicale, « la proposition de loi de Gabriel ATTAL est la pire attaque contre le 1er Mai depuis qu’il existe ; pas question qu’elle revienne par la fenêtre ». Cette journée est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé. Le travail est strictement encadré ce jour-là, autorisé seulement dans les secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter, et les salariés doivent être payés double. « La loi sur le 1er Mai date de 1947, elle fonctionne depuis quatre-vingts ans, il n’y a aucune urgence à la modifier. Cette journée internationale des droits des travailleurs est chômée et payée dans de très nombreux pays. Qu’en serait-il de l’image de la France si ce conquis social était ainsi balayé ? » interroge la CGT. Le Bordelais Raymond LAVIGNE doit se retourner dans sa tombe !

Se rappelant qu’il existe des députés et des sénateurs, Sébastien LECORNU précise qu’« il appartiendra au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords. Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027 ». « D’autres discussions auront lieu pour les différentes branches », a aussi annoncé le premier ministre, qui s’est engagé« à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin ».

Et ce n’est pas fini...

 

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Mort d’un casque bleu français au Liban : la paix prise pour cible

20 Avril 2026, 15:07pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 19 avril 2026 (extrait)

La mort d’un soldat français au Liban sous les couleurs des casques bleus (la seule armée qui mérite d’exister) de la Finul, dans un Moyen-Orient en feu, est un drame à plusieurs égards. Elle pose la question des moyens actuels et futurs de la paix.

La mort, samedi 18 avril, du soldat français Florian MONTORIO, tué dans une opération de déminage menée par les casques bleus de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) mérite qu’on s’y arrête. D’abord, pour honorer sa mémoire et celle des militaires indonésiens tombés fin mars. Pour souligner l’engagement de ses trois camarades blessés dans la même embuscade et celui de tous leurs frères d’armes. Pour prendre part à la tristesse de sa femme et de leurs deux enfants. « La nation s’incline avec respect », déclarait samedi le président de la République française.

Par souci de justice ensuite. Les opérations de la communauté internationale au Liban répondent à une résolution des Nations unies, en l’occurrence la 1701 de 2006. Car il ne s’agit pas ici de la mort d’un combattant mais du meurtre d’un acteur du droit international, « par un tir direct à l’arme légère », selon la ministre des armées Catherine VAUTRIN.

Par souci de l’avenir, enfin. Chaque fois qu’un soldat de la paix est frappé, une claire indignation doit être manifestée. Nous qui connaissons fort bien la dévastation que la guerre produit, et qui sentons chaque jour un peu plus combien sa menace se fait proche sur notre continent, nous ne pouvons nous résigner à ce que la paix soit bafouée dans le silence. Les armes ont leur fracas ; les appels à la paix doivent avoir leurs cris.

Reste l’immédiat de la géopolitique à gérer. Au 31 décembre 2026, le mandat de la Finul prendra fin. La force onusienne aura ensuite quelques mois pour cesser toute activité. C’est alors sur le seul gouvernement libanais que reposera la charge de la sécurité du Sud-Liban, face d’une part à l’armée israélienne qui empiète une nouvelle fois sur son territoire et d’autre part à la milice chiite du Hezbollah qui mine son autorité de l’intérieur.

Et ce n’est pas fini...

 

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L'Espagne, le Mexique et le Brésil appellent à un dialogue respectueux avec Cuba

19 Avril 2026, 17:34pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 19 avril 2026

L'Espagne, le Mexique et le Brésil ont exprimé samedi leur préoccupation face «à la situation dramatique» à Cuba  et, sans mentionner explicitement les États-Unis qui imposent un blocus à l'île depuis plus de 60 ans, ont appelé à «un dialogue sincère et respectueux» avec La Havane.

«Nous exprimons notre énorme préoccupation face à la crise humanitaire que traverse le peuple de Cuba, et réclamons l'adoption des mesures nécessaires pour soulager cette situation», ont affirmé les trois gouvernements dans ce communiqué, publié par le ministère mexicain des Affaires étrangères.

Ils ont appelé à «éviter les actions qui aggravent les conditions de vie de la population ou sont contraires au droit international». «Nous appelons à un dialogue sincère, respectueux et conforme au droit international», ajoute ce communiqué. Les trois pays plaident également en faveur d'«une solution durable à la situation actuelle et la garantie que ce soit le peuple cubain qui décide de son avenir en toute liberté».

Cet appel intervient alors que se tient à Barcelone un sommet des dirigeants de gauche dans le monde, auquel participent entre autres la présidente du Mexique, Claudia SHEINBAUM, et son homologue brésilien Luis Inácio Lula da Silva, sous l'égide du Premier ministre espagnol Pedro SANCHEZ.

Les États-Unis, opposés au pouvoir communiste à Cuba depuis qu'il a été établi en 1959, ont accentué en janvier leur pression économique sur le pays des Caraïbes de 9,6 millions d'habitants en bloquant tout approvisionnement en hydrocarbures, juste après avoir renversé son principal allié, le président vénézuélien Nicolas MADURO. Ce blocus a exacerbé la crise économique et énergétique que vit Cuba depuis de nombreuses années.

Et ce n’est pas fini...

 

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Matignon en guerre contre les salariés malades

17 Avril 2026, 13:42pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 16 avril 2026

La chasse aux travailleurs malades reprend de plus belle. Le ministre du Travail, Jean-Pierre FARANDOU, a annoncé de nouvelles mesures pour limiter le nombre d’arrêts maladie et leur coût pour la Sécurité sociale, en hausse de 7 milliards d’euros en dix ans pour atteindre 17,9 milliards d’euros. Seront désormais mis à disposition de l’employeur un kit pour« faire un autodiagnostic de la qualité de son plan de prévention en matière de santé au travail » et, surtout, un« bouton d’alerte »pour prévenir l’assurance-­maladie en cas de suspicion d’arrêts« de complaisance ». S’y ajoute la promesse de mener 740 000 contrôles en 2026, une hausse de 6 %. Le tout couronné d’une campagne de communication au slogan accusateur : « L’abus d’arrêts de travail nuit gravement à la Sécurité sociale ».

Ces annonces n’ont rien de surprenant. La« régulation des arrêts de travail » est depuis deux ans une obsession des gouvernements successifs. Interdiction de renouvellement par téléconsultation, possibilité pour l’employeur de mandater un médecin pour contrôler son salarié, baisse du plafond des indemnités journalières, contrôles désormais possibles par visioconférences, et même limite de la durée maximale ont ainsi été adoptés depuis 2024. Au service de ces restrictions de droits, un discours accusateur contre l’absentéisme, les abus, les médecins qui prescrivent trop et les Français qui ne veulent pas travailler. À l’image de Louis SARKOZY, héritier sans travail, récemment parti en guerre sur RMC contre« les jeunes qui ne vont pas bosser et regardent des séries Netflix ».

L’augmentation du coût des indemnités d’arrêts de travail, de 27,9 % hors Covid entre 2019 et 2023, est pourtant en grande partie due à des évolutions structurelles. « L’effet direct des facteurs économiques et démographiques explique de l’ordre de 60 % la hausse des dépenses d’indemnités journalières (IJ) maladie entre 2010 et 2023 », rappelait en décembre 2024, une étude conjointe de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et de la Caisse nationale d’assurance-­maladie. Baisse du chômage et augmentation des salaires se sont répercutées sur la quantité et le montant des IJ, tout comme l’intégration dans le régime général de certains libéraux et des indépendants. Autre facteur, lié aux reculs successifs de l’âge de départ à la retraite, le vieillissement de la population en emploi, avec un taux d’activité des 55-64 ans passé de 43,6 % en 2010 à 61,7 % en 2023. « Les plus de 55 ans représentaient 18,3 % de la population active en 2022 mais 27 % des journées indemnisées », soulignait la Cour des comptes en 2024 dans un rapport sur l’assurance-maladie.

Pour autant, l’accélération est patente dans toutes les catégories. Les arrêts de moins de trois mois ont connu 5,8 % de croissance annuelle moyenne entre 2019 et 2024, contre + 3,7 % entre 2014 et 2019. La hausse a été de + 4,1 % à + 6,7 % pour les plus de trois mois. « Même si les arrêts courts d’une durée indemnisée inférieure à huit jours sont de loin les plus fréquents et forment près de la moitié des arrêts indemnisés, ils ne représentent que 4 % de la dépense d’IJ maladie. À l’inverse, les arrêts longs de plus de six mois représentent seulement 7 % des arrêts, mais 45 % de la dépense », précise la Drees. Les uns et les autres sont tirés par l’augmentation des troubles psychologiques, qui s’expliquent par une certaine libération de la parole, notamment chez les plus jeunes, mais surtout par une dégradation des conditions de travail.

Cette question du travail est l’angle mort du discours sur les arrêts maladie. Pourtant,« essayer d’en réduire le nombre en contrôlant davantage, c’est vraiment comme casser le thermomètre plutôt que de soigner la maladie », résume la sociologue Maëlezig BIGI, maîtresse de conférences au Conservatoire national des arts et métiers. « Ces arrêts sont le symptôme d’organisations du travail qui font souffrir. » Au passage, la France est d’ailleurs épinglée comme un mauvais élève sur les conditions de travail : en 2024, près de 1 300 travailleurs y ont perdu la vie, le chiffre le plus élevé depuis vingt ans.

« Tout cela est dû à des problèmes de surengagement permanent, de stress chronique et de grande faiblesse au niveau du management », soutient l’économiste Jean-Claude DELGENES, président fondateur de Technologia, cabinet spécialisé en prévention des risques au travail, qui a publié, en 2025, Faire face aux risques psychosociaux. La spécificité de l’organisation du travail en France, c’est d’abord ce management vertical,« louis-quatorzien », résume l’économiste, celui d’une« petite élite qui considère qu’elle détient la vérité et qui dit “j’ai tout compris, je vous explique, vous appliquez, et je contrôle” ».

En lien avec cette conception du pouvoir, l’absence de démocratie interne et de participation, vecteur de mal-être pour des salariés utilisés comme des pions. Une tendance aggravée par la suppression, en 2017, dans les entreprises de moins de 300 salariés, du CHSCT, seul organe de négociation interne dédié à la santé et aux conditions de travail. « Il n’y a plus de dialogue social proche du terrain et on voit bien que c’est parmi ces entreprises de moins de 300 salariés que la sinistralité est la plus forte », constate Jean-Claude DELGENES.

« L’autre facteur, c’est l’intensification du travail en France depuis les années 1980, ajoute Maëlezig BIGI. Cela veut dire une accumulation de contraintes de différentes natures sur une même activité et à un rythme accéléré. Il faut à la fois répondre à son chef, respecter les process, faire du reporting et tenir des délais serrés. » Résultats, une perte de sens et une pression continue, avec, au bout, « des problèmes de récupération physiologique ». « On demande aux gens de travailler beaucoup. Mais fournir de l’énergie sans arrêt, être en stress chronique, sans pouvoir récupérer, ça rend malade. C’est comme ça qu’on entre dans ce qu’on appelle la phase 4 du burn-out, c’est-à-dire qu’il y a un effondrement. Et là, il faut du temps pour se remettre. Un burn-out, c’est en moyenne neuf mois d’arrêt », précise Jean-Claude DELGENES.

Pour limiter la casse, les patrons pourraient opter pour une approche préventive. Mais ils préfèrent faire reposer la responsabilité sur d’autres, à travers deux approches rhétoriques : « La naturalisation des risques, pour dire que c’est l’activité en elle-même qui est responsable, ou une forme d’hygiénisme, qui fait peser le soupçon sur une fragilité individuelle du salarié »,pointe Maëlezig BIGI. Il est vrai que l’incitation à limiter les risques est limitée. « Il n’y a pas de bouton d’urgence pour dénoncer les entreprises, ironise Gérald Le Corre, responsable santé-travail de la CGT de Seine-Maritime. 50 % des employeurs sont en infraction avec l‘obligation de publier un document unique destiné à évaluer les risques professionnels dans leur entreprise. Et même lorsqu’il y en a, ils sont le plus souvent incomplets. »

Pourquoi faire autrement, quand le coût de la maladie professionnelle est supporté non pas par les entreprises mais par l’assurance-maladie. « La sous-déclaration et la sous-reconnaissance des accidents du travail et maladies professionnelles coûteraient tous les ans entre 2 et 3,8 milliards d’euros d’après une étude de la Cour des comptes parue en 2024,souligne Maëlezig BIGI. Cela explique que la branche accidents du travail et maladies professionnelle (AT-MP) de la Sécurité sociale soit toujours bénéficiaire et reverse de l’argent à la branche maladie. » Inutile d’investir dans la prévention lorsque le coût de la souffrance au travail est socialisé. D’autant que si les cotisations au régime AT-MP sont en principe proportionnelles aux risques qui existent dans l’entreprise, dans les faits, les contestations sont nombreuses et la proportionnalité très peu appliquée.

Ce n’est pourtant pas une fatalité. « En repensant l’organisation collective, on réduit l’absentéisme sur le long terme »,estime Jean-Claude DELGENES. La Direction générale des affaires sociales donne quelques recettes simples : « Les critères d’un management de qualité, loin d’être dispersés et hétérogènes selon les pays, les secteurs d’activité ou la taille des organisations, sont en réalité très convergents. Le “bon” management y est partout, et d’abord décrit comme celui qui se caractérise par un fort degré de participation des travailleurs, d’une part, et qui assure la reconnaissance du travail accompli, d’autre part. » Pas certain que les dirigeants français préfèrent cette option à l’habitude de blâmer et sanctionner les plus fragiles.

Et ce n’est pas fini...

 

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Come back ? Really ?

16 Avril 2026, 17:16pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 16 avril 2026

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé mercredi avoir signé le texte qui acte la réintégration en 2027 de Londres dans le programme européen d’échanges universitaires Erasmus, six ans après le Brexit. Les Britanniques avaient quitté ce programme en décembre 2020, au moment de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Le gouvernement britannique indique que «plus de 100 000 personnes» devraient bénéficier de ce programme phare de l’UE dès la première année. Parmi eux, des étudiants mais aussi «des apprentis effectuant des stages dans de grandes entreprises européennes, des groupes scolaires participant à des échanges culturels et des organisations collaborant à de nouvelles initiatives transfrontalières», précise-t-il dans un communiqué. Il souligne avoir obtenu une «réduction de 30 %» de la participation qu’il doit payer pour faire partie du projet en tant que pays non membre de l’UE.

Cet accord, qui avait été annoncé en décembre, s’inscrit dans le cadre de la relance des relations avec l’UE entreprise par le Premier ministre travailliste, Keir STARMER, depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024. Ce réchauffement intervient après des années de tensions entre les Vingt-Sept et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit.

Le Premier ministre a récemment souligné l’importance de resserrer les liens avec l’UE, sur fond de répercussions économiques négatives de la guerre au Moyen-Orient et de tensions avec Washington. «C’est à cela que ressemble concrètement une relation positive entre le Royaume-Uni et l’Union européenne», a loué Nick THOMAS-SYMONDS, le secrétaire d’État chargé des relations avec l’UE, qui voit dans ce projet une manière d’offrir «le meilleur» aux jeunes Britanniques.

Même tonalité pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a loué «le renforcement» des liens éducatifs entre l’Europe et Londres. «Je me réjouis de voir l’immense potentiel de cette évolution se concrétiser le plus rapidement possible», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Erasmus permet aux étudiants d’étudier à l’étranger dans des universités et établissements d’enseignement supérieur partenaires, en offrant des bourses destinées à couvrir leurs frais. Les étudiants participants paient généralement leurs frais d’inscription à leur établissement d’origine, les coûts supplémentaires étant pris en charge par l’Union européenne, via des fonds publics.

Dans ma jeunesse, le Royaume-uni ne faisait pas partie de l’UE, ce qui ne m’avait pas empêché d’aller bosser deux fois un an dans des écoles différentes. Il n’y avait pas besoin de visa. Qu’en sera-t-il pour les candidats Erasmus ? N’oublions pas qu’Albion est perfide !

Et ce n’est pas fini...


 


 

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La proposition de loi Yadan ou la promotion de la censure

15 Avril 2026, 16:37pm

Publié par Bernardoc

Tribune in L’Humanité du 14 avril 2026

La proposition de loi Yadan affirme dans son titre vouloir lutter contre l’antisémitisme et c’est évidemment un objectif qui doit être partagé par toutes et tous, avec d’autant plus de vigueur que les actes et propos anti­sémites ont considérablement augmenté depuis le 7 octobre 2023.

Cependant, le titre est trompeur : il ne s’agit nullement de renforcer les moyens de lutte contre l’antisémitisme, mais de légiférer contre de prétendues « formes renouvelées ». Le but est en réalité de faire condamner par les tribunaux certains éléments du débat public, notamment la remise en cause de la politique du gouvernement d’extrême droite israélien.

Il est exact que certaines critiques du sionisme ou de la politique menée à l’égard des Palestiniens par Israël servent parfois de masque à l’anti­sémitisme. Mais le débusquer est aisé et l’arsenal juridique – y compris concernant ce que la loi sur la liberté de la presse nomme les « crimes et délits commis par la voie de la presse ou par tout autre moyen de publication » – est suffisamment solide pour que les propos tenus puissent être condamnés. Or, la proposition de loi veut assimiler antisémitisme et antisionisme, sans nuance. À l’opposé des conclusions du rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de 2024, qui relève que les opinions antisémites « restent fondées sur de “vieux” préjugés », elle élabore une définition de l’antisémitisme liée à la dénonciation de la politique israélienne et de ses conséquences sur la population palestinienne.

Cette loi repose donc sur un postulat lourdement tronqué pour proposer une aggravation des textes portant sur les infractions d’apologie et de provocation au terrorisme. Elle étend l’apologie positive à une minoration outrancière d’actes terroristes, sans même imposer que la qualification de terrorisme soit d’abord retenue par un tribunal français ou une cour internationale. Pourra-­ t-on encore critiquer la nouvelle loi votée par la Knesset imposant la peine de mort automatique pour les Palestiniens déclarés coupables de meurtre terroriste par un tribunal militaire israélien, comme l’a fait le haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Volker TÜRK, qui dénonce un possible crime de guerre ? Les médias et les journalistes pourront-ils rendre compte de ces critiques sans crainte de poursuites ?

Cette proposition de loi ajoute que la provocation pourrait être implicite… Comment prouver ce qu’une personne veut implicitement dire ? On court le risque d’un procès d’intention. L’absence de définition claire et précise de ces incriminations, en violation du principe de légalité criminelle, ouvre la porte à l’arbitraire, y compris à l’encontre des journalistes et médias.

Poursuivant dans la même logique, elle assimile au négationnisme toute comparaison entre la politique du gouvernement israélien et la politique nazie, ce qui est un sophisme incohérent qui sidère la raison. Pourra-t-on encore parler de génocide tel que défini par les textes internationaux en vigueur sans risquer d’être condamné ?

Entre accusation de négationnisme et apologie par minoration ou provocation « implicite » du terrorisme, si cette loi est votée, qu’en sera-t-il demain de la liberté d’expression ? De la liberté de la presse ? De la liberté académique des chercheurs ? Pourront-ils par exemple travailler sur le contexte historique du conflit israélo-palestinien actuel ?

Qu’en sera-t-il du travail des journalistes, qui pourraient être sommés d’employer les termes de la doxa du gouvernement israélien pour couvrir le conflit ? Si des associations dénoncent ce qu’elles considèrent être l’apartheid en Israël, ou le génocide à Gaza, ou l’occupation illicite de territoires par Israël, même en se référant aux avis de la Cour internationale de justice, seront-elles poursuivies pour provocation « implicite » au terrorisme, en suivant le raisonnement pernicieux selon lequel leurs rapports documentés risqueraient de susciter l’empathie et auraient ainsi pour conséquence de justifier des actions violentes ? Les journalistes et les médias qui se feraient l’écho de ces dénonciations pourraient-ils, eux aussi, être poursuivis ?

Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU, dont Irène KHAN sur la protection de la liberté d’expression, se sont ainsi inquiétés, dans une lettre ouverte du 1er avril 2026, de cette proposition de loi qui « menace l’exercice de droits protégés, en particulier le droit à la liberté d’expression et d’opinion, y compris la liberté des médias ». Le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l’homme a également alerté sur les risques de cette proposition de loi.

Nos organisations appellent en conséquence les parlementaires à voter contre cette proposition n° 575 telle que modifiée par la commission des Lois (texte n° 2358).

La lutte contre le racisme et l’anti­sémitisme mérite le plus grand sérieux et un portage politique qui soit à la hauteur de l’enjeu. Une telle loi serait sans effet pour lutter réellement contre l’anti­sémitisme, mais serait profondément attentatoire au principe de légalité des délits et des peines, à la liberté académique et à la liberté d’expression, dont la liberté de la presse et des médias. La lutte contre l’antisémitisme mérite mieux qu’une loi susceptible de servir d’outil de censure. Modifier ainsi les textes qui garantissent et encadrent la liberté d’expression (dont la loi de 1881 sur la liberté de la presse) mettrait en péril un des piliers du débat démocratique en France. 

Signataires : Élise DESCAMPS secrétaire générale de la CFDT journalistes, Alexis DESWAEF président de la FIDH, Nathalie TEHIO présidente de la LDH, François SAUTEREY coprésident du MRAP, Thibaut BRUTTIN directeur général de Reporters sans frontières, Agnès BRIANCON et Antoine CHUZEVILLE cosecrétaires généraux du SNJ, Pablo AIQUEL secrétaire général du SNJ-CGT.

Et ce n’est pas fini...

 

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Démocratie locale

14 Avril 2026, 11:55am

Publié par Bernardoc

Quelques maires entrant en fonction prennent des engagements concrets aux côtés de Transparency International France à l’issue de la campagne #MaVilleIntègre. Dans un contexte où les enjeux d’intégrité de la vie publique ont été peu présents dans les débats et les programmes électoraux, cette mobilisation marque un premier tournant vers une gouvernance locale plus exemplaire.


Dans un contexte politique où la confiance envers les représentants nationaux ne cesse de s’éroder, le maire demeure la personnalité politique à laquelle les Français·es accordent le plus de crédit. Selon le baromètre du CEVIPOF, 60 % d’entre eux continuent de lui faire confiance, un capital précieux qui repose sur la proximité, mais qui exige en retour exemplarité et transparence. Ce socle reste toutefois fragile : l’abstention record, 43,8 % au premier tour et 42,1 % au second, illustre une réserve et une lassitude qui touchent désormais le niveau local.


Cette vigilance des citoyens se justifie pleinement : les collectivités ne sont pas exemptes d’atteintes à la probité. Bien au contraire, selon l’Agence française anticorruption (AFA), près d’un tiers des affaires impliquent des élus locaux. Ce constat rappelle que l’intégrité est un levier crucial pour prévenir la corruption et restaurer la crédibilité des institutions auprès des citoyens.

En février 2026, l’association lance sa campagne #MaVilleIntègre et publie son rapport proposant 10 engagements pour renforcer l’intégrité locale dans les collectivités de plus de 50 000 habitants. Dans 90% des collectivités engagées, l’ensemble des engagements ont été pris. Comme pour la précédente mandature, l’ONG s’assurera d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris et publiera les actions implémentées par les élus.

En 2020, 27 maires s’étaient engagés et ont mis en place diverses mesures : plan de prévention des risques de corruption à Lyon, transparence totale des règles d’attribution des subventions aux associations à Cannes ou encore publication des rencontres d’élus avec des représentants d’intérêt à Nantes. Ces bonnes pratiques illustrent comment les engagements se traduisent concrètement au service de la vie des citoyens. En 2026, ce sont de nouveau 27 maires qui s’engagent avec Transparency International France, dont 11 déjà engagés en 2020 et 16 nouvelles têtes de listes, preuve que la démarche s’inscrit dans la durée, produit des effets tangibles et qu’une culture de l’éthique publique se met en place progressivement.

Cette stabilité doit faire la démonstration que l’intégrité n’est pas une initiative ponctuelle mais un levier capable de transformer les pratiques municipales et d’influencer l’ensemble des élus vers une gouvernance plus rigoureuse et responsable dès le début de leur mandat.  Mais cette dynamique doit servir de modèle pour encourager d’autres collectivités à se saisir des enjeux de probité pour bâtir une gouvernance crédible.

L’ONG et son équipe de bénévoles ont interpellé plus de 500 listes dans près de 130 villes de plus de 50 000 habitants. À l’aube du premier tour, plus de 120 listes s’étaient engagées, soit plus de 20 % des listes sollicitées. Après fusions, désistements et qualifications pour le second tour, 80 listes restaient engagées. Au terme des deux scrutins, 27 maires élus ont désormais la responsabilité de mettre en œuvre ces engagements dans leurs collectivités et de contribuer au renforcement de la démocratie locale.

L’ONG regrette que cette mobilisation ne concerne pas l’ensemble du spectre politique. En effet, on observe une large prédominance de la gauche : 63 % des maires engagés appartiennent à cette famille politique contre 18 % pour les maires de droite. Les listes d’extrême droite, du centre, et d’extrême gauche sont quasiment absentes des collectivités engagées. Avant le premier tour, moins de 10 % des listes engagées provenaient de la droite, soulignant un signal d’alerte sur le portage politique des enjeux de probité.

Près de 70 % des 27 collectivités engagées comptent plus de 100 000 habitants, témoignant d’un fort dynamisme des grandes métropoles. Certaines régions se distinguent particulièrement : la Provence-Alpes-Côte d’Azur comptait plus de 20 listes engagées avant le premier tour, alors même qu’elle figure parmi les territoires les plus exposés aux atteintes à la probité. À l’inverse, la Corse et les collectivités d’Outre-mer restent largement absentes malgré quelques listes engagées avant le premier tour, et alors même que ces territoires présentent les niveaux les plus élevés d’atteintes à la probité.

Parmi les engagements proposés par l’association, certains font l’unanimité, notamment celui de garantir la transparence totale dans les règles d’attribution des subventions aux associations (engagement 7 dans notre rapport). En revanche, d’autres engagements suscitent davantage de réticences. C’est le cas de l’engagement 6, qui prévoit la publication sous forme d’agenda ouvert des rencontres entre les élus et les représentants d’intérêts. Cet engagement est pris dans 77 % des cas, contre une moyenne de 90 % pour les autres. Sur le mandat municipal de 2020, sa mise en œuvre n’a été respectée que dans 50 % des cas. Cette réticence peut s’expliquer, notamment, par la crainte de réactions publiques négatives, ou de nuisances quant à la confidentialité des échanges.

Pourtant, ces engagements poursuivent le même but :  les collectivités mettent en place des mécanismes complémentaires de transparence et de contrôle, à la fois sur l’allocation des fonds publics et sur les interactions entre élus et acteurs externes permettant ainsi de prévenir les conflits d’intérêts, de limiter l’influence indue et de renforcer la confiance des citoyens dans les décisions locales.

Une étude récente de l’Institut Terram souligne que les élections municipales de 2026 ne doivent pas être réduites à un simple « test » de la présidentielle à venir, mais qu’elles constituent un diagnostic des transformations profondes de la vie politique locale : entre érosion de la mobilisation électorale ainsi qu’un recul de l’identification et de la notoriété des maires (60 % des personnes interrogées peuvent citer leur nom, contre 74 % en 2017) et de l’identification de leur couleur politique décline fortement (avec un recul de 16 points depuis 2020, à 47 %). Cette lecture combinée aux résultats de la campagne #MaVilleIntègre constitue des outils précieux pour percevoir les attentes sociales et orienter positivement les stratégies des collectivités vers une gouvernance de proximité, à l’écoute des signaux faibles d’érosion démocratique.

La probité, grande absente des thématiques de campagne, a été devancée par des sujets tels que la sécurité ou la propreté. Or, comme le rappelle Patrick LEFAS, président de l’ONG Transparency International FranceLes engagements en matière de sécurité et de propreté, fréquemment mis en avant lors des campagnes municipales ne peuvent avoir de portée réelle, sans une politique rigoureuse et efficace de lutte contre la corruption”.  

Au-delà, Transparency rappelle que le combat pour l’intégrité est avant tout un enjeu transpartisan. Garantir la transparence et l’exemplarité ne doit pas dépendre d’une sensibilité politique particulière : il doit s’agir d’une priorité partagée car la corruption n’a jamais et ne sera jamais l’apanage d’un seul camp.

Et ce n’est pas fini...

 

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Intégrer une chorale, bien plus qu’une simple activité !

13 Avril 2026, 21:03pm

Publié par Bernardoc

Nous sommes trois millions en France à chanter en chœur chaque semaine. Derrière ce chiffre se cachent des histoires de joie partagée, de lien social, d’amitié et parfois même de reconstruction. Et si rejoindre une chorale près de chez vous était la meilleure décision de l'année ?

Chanter ensemble, c'est d'abord se retrouver. La chorale offre un espace rare où l'on vient, quelle que soit son histoire, poser sa voix parmi celle des autres.

Une envie de longue date, un burn-out, ou simplement après des années à se croire « non musicien », nombreux sont ceux qui franchissent la porte d'une répétition et y découvrent quelque chose d'inattendu : un sentiment d’adhésion immédiat, un corps qui se relâche, une tête qui se vide.
Au sein d’une chorale rapidement des liens se tissent entre choristes dépassant bien souvent le cadre du chant .

« Aucun abonnement sportif n'offre autant » résume une auditrice.
Après tout, qu’on ait 20 ans ou 78 ans, la porte est ouverte. Il suffit de la pousser.

Pour beaucoup, l'entrée dans une chorale ressemble à une révélation tardive. « Je me disais que je n'étais pas musicienne », confie Marie, qui a rejoint une formation à 45 ans. « Dès la première répétition, quelque chose s'est libéré en moi » Ce sentiment revient, presque mot pour mot, dans des dizaines de témoignages.

Chanter active quelque chose de profond dans le corps : la respiration se régule, les épaules descendent, l'esprit cesse de tourner en rond. Une manière simple et peu coûteuse de faire baisser le stress de la routine quotidienne.

Chanter en chœur, c'est accepter de n'être qu'une partie d'un tout. Avoir sa voix qui se fond parmi les autres et c'est précisément là que réside la magie. Pas de soliste ou d’égo trip, la chorale c’est le vivre ensemble en fredonnant.
L'image de la chorale paroissiale, réservée aux fidèles et aux retraités, a la vie dure, pourtant elle est largement dépassée.

Il y en a pour tous les goûts: formations gospel, chœurs de chambre, chœurs d’entreprise…

Ce qui compte, c'est sa disponibilité — celle de sa voix, et celle de son cœur.
Alors, pourquoi ne pas vous renseigner auprès de l’une des centaines de chorales de la région ? Au Haillan, c’est Chœur et musique, tous les lundi soirs à La Sablière.

Et ce n’est pas fini...

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