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Le blog de Bernard SARLANDIE

Coupes dans le spectacle vivant : une saison sous haute tension

21 Juillet 2026, 15:18pm

Publié par Bernardoc

d’après Libération du 18 juillet 2026

Les baisses de subventions s’accumulent et fragilisent encore un peu plus un secteur qui tente déjà de se mobiliser face à des accusations d’entre-soi et des attaques venues de l’extrême droite.

Préparons-nous à entendre en septembre ce qu’il va se passer au Haillan.

C’est une attachée de presse qui se réjouit lors d’une soirée : «Ce spectacle, tous les théâtres veulent le programmer l’an prochain… Il faut dire qu’il n’y a qu’une personne sur scène, ça ne coûte pas cher.» C’est un syndicaliste qui alerte dans une assemblée publique : «Beaucoup de copains n’ont pas leurs heures cette année.» Le directeur d’une petite compagnie qui se désespère : «Les théâtres sont pleins, nos ateliers sont pleins, on va dans les lycées, dans les hôpitaux… Pourquoi l’État nous abandonne-t-il ?» C’est encore cette autre professionnelle qui ironise : «J’ai vu un spectacle où le public pioche dans une boîte le sujet de la pièce… C’est peut-être ça l’avenir du théâtre : le public qui fait ses spectacles lui-même !» Et toujours, en guise de conclusion : «C’est une année dingue à Avignon, tout le monde ne parle que de ça.» «Que de ça» : la crise d’envergure que traverse le spectacle vivant, fragilisé par d’incessantes annonces de baisse de son financement public, sommé de répondre aux accusations d’élitisme, quand il n’est pas violemment attaqué par les nouveaux maires d’extrême droite (mais pas seulement) tenant à se charger eux-mêmes de la programmation des théâtres - comme lorsque le maire de Castres (Tarn) déprogramme une pièce d’Alexis MICHALIK, Passeport, sur le parcours d’un migrant.

Pas un jour, au Festival d’Avignon, sans une assemblée publique, un rassemblement devant le palais des Papes ou, au Cloître Saint-Louis, une assemblée générale. Il y a quelques mois, un nouveau collectif est né, Livrer bataille, réunissant des compagnies et des salles indépendantes, décrit dès son lancement par l’un de ses instigateurs comme«la coordination nationale des fragiles», loin des grands noms qui ont eux aussi interpellé Emmanuel MACRON, à la Cour d’honneur, ce dernier week-end. On a aussi ressuscité les Nouveaux États généraux de la culture : jeudi, Sophie BINET, la patronne de la CGT, Clémentine AUTAIN, Sarah LEGRAIN (LFI), Emma RAFOWICZ (PS), et d’autres représentants des partis de gauche, y discutaient sur la manière de poursuivre le mouvement social. Car si la situation est affolante pour la plupart des professionnels, la mobilisation d’une population largement précarisée n’est pas simple. Si le 13 juillet, la CGT avait rassemblé plus de 1 000 personnes sur le parvis du palais des Papes, trois jours plus tard, elles n’étaient plus que 300 environ pour discuter de la possibilité de faire grève, assez vite balayée par les quelques interventions de travailleurs et artistes, dont l’un d’eux : «Jouer pour rien, je le fais déjà.»

Pourtant, chaque jour un nouveau chiffre, une nouvelle soustraction qui tombe. Selon nos informations, le Festival d’Automne subit à son tour une coupe de 14 % de sa subvention versée par l’État pour l’année en cours… alors que la programmation, qui s’étale de septembre à décembre, est évidemment déjà bouclée, une grande partie des billets vendus et les coproductions pour l’édition 2027 déjà lancées. L’institution travaille avec de nombreux lieux de Paris et de proche banlieue qui seront touchés par ricochet.

Le budget culture de l’État avait déjà été raboté en 2026, mais il a fallu qu’en mai, le gouvernement annonce une nouvelle baisse, venant s’ajouter à celles, nombreuses, des régions (-15 % en Paca, -12 % en Pays de la Loire, -6 % en Ile-de-France…selon la liste établie par le Syndicat des musiques actuelles). Et, à la veille de l’ouverture du Festival d’Avignon, vendredi 3 juillet, l’inquiétude s’est transformée en effarement pour 28 salles de théâtre, opéras et orchestres qui ont appris, à deux mois du début de leur saison, et alors que les spectacles sont programmés et les contrats signés, que l’État gelait une partie de leur subvention annuelle.

Au total, si ce «surgel» se transformait à son tour en coupe définitive, l’amputation, sur un an, pourrait atteindre les 800 000 euros d’aides publiques pour le théâtre de Nanterre-Amandiers ; 618 000 euros pour le théâtre national de Bretagne ; 465 000 euros pour la Criée à Marseille ; autour de 300 000 euros pour la Comédie de Saint-Étienne, la Comédie de Reims ou le théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis…

Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) et la CGT spectacle ont demandé au gouvernement de revenir sur cette décision. Lors de sa venue au Festival, la ministre de la Culture, Catherine PEGARD, a dit, lors d’un point presse, être toujours en négociation avec Bercy : «Pour l’instant, nous sommes en pleines discussions budgétaires, rien de tout ça n’est arrêté. Il n’y aura pas d’annulation de crédit, il ne pourrait y avoir que des reports.» Contacté vendredi par Libération, le ministère dit avoir «demandé aux Drac d’engager un dialogue avec chaque structure pour évaluer les conséquences potentielles de cette retenue prolongée, qu’elles soient financières, artistiques ou sociales. L’objectif est clair : garantir la continuité de l’activité artistique et la préservation de l’emploi dans ces établissements. A ce stade, aucun crédit n’est supprimé.» A ce stade.

«Si les gels du budget deviennent des annulations de crédit, je n’ouvre pas à la rentrée 2027», confiait Hortense ARCHAMBAULT, la directrice de la MC93 de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à Libé dans les premiers jours d’Avignon. Le théâtre de Nanterre-Amandiers, fragilisé économiquement par de récents travaux, vient de faire une demande administrative pour pouvoir recourir au chômage partiel pour ses équipes en fin d’année si le gel se maintenait.

Frédéric BELIER-GARCIA, à la tête du Centre dramatique national de la Commune, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui pourrait perdre au total près de 320 000 euros, témoigne entre deux allers-retours à Avignon : «C’est une équation insoluble : on sort à peine d’une procédure d’alerte auprès du tribunal de commerce, on ne peut pas être à découvert contrairement à d’autres structures qui peuvent faire un gros déficit sur l’année 2026 et faire une année 2027 très light. Les baisses, c’est un peu notre quotidien, mais là, il y a une sidération devant le seuil franchi qui n’est pas gérable.»

Derrière les grandes salles, en Seine-Saint-Denis ou en région, c’est tout un écosystème qui est fragilisé depuis six ans au moins, la crise sanitaire et les coupes. Les spectacles ont une durée de vie de plus en plus réduite : selon une alarmante étude de l’Association des professionnels de l’administration du spectacle (Lapas), le nombre de représentations moyen par spectacle était de 8,7 pour la saison 2025-26, il s’est effondré à 4,7 pour 2026-27. «On n’a aucune maîtrise de nos métiers, on est en compétition, on est isolés», s’inquiète Étienne PARC, membre de Livrer Bataille et responsable de la Loop compagnie − les compagnies, dernier maillon de la chaîne sur lesquelles retombent les baisses de budget quand les théâtres ne peuvent plus accueillir leurs spectacles ou les collectivités locales financer leurs projets. «On se retrouve à 450 compagnies à candidater pour un appel à projet de 5 000 euros, c’est dur.» Mille cinq cents d’entre elles ont disparu depuis 2022, rappelle Delphine LALIZOUT, coprésidente du Synavi, syndicat qui défend les intérêts des structures indépendantes de création.

«Le service public de la culture n’est plus légitime et défendu par une large partie de la classe politique», pouvait-on entendre lors d’une réunion publique du collectif Livrer Bataille, à la Fabrica d’Avignon. Les attaques populistes ne se bornent plus à l’extrême droite : la culture subventionnée serait trop chère, trop élitiste. «On se retrouve tiraillé entre des injonctions contradictoires, témoignait une artiste lors du même rassemblement. Prouver son excellence tout en créant des spectacles pas trop complexes, pas trop clivants, pas trop étranges pour être "accessibles".»

Quant au coût du spectacle vivant public, est-il si élevé ? «Il revient à 14,60 euros par an et par habitant : même pas le prix d’un plat du jour à Avignon ! lâche Joris MATHIEU, coprésident du Syndeac. Avec ces 14,60 euros, on finance 230 000 représentations par an que voient 9 millions de spectateurs, 38 centres dramatiques nationaux et 78 scènes nationales sans parler des centres chorégraphiques…» «On ne parle que de ça» donc. Parmi les professionnels en tout cas. Car tout l’enjeu est de mobiliser les spectateurs. Savent-ils que, ces dernières années, les saisons ont été resserrées, commençant début octobre et finissant souvent dès mai, pour limiter le nombre de levers de rideau et les coûts de fonctionnement ?

La pétition «Culture partout, 1 % obligatoire», lancée début juillet par le Syndeac, et réclamant que l’État consacre 1 % de son budget à la culture − contre 0,7 % aujourd’hui −, a recueilli plus de 28 000 signatures en deux semaines. Mais quel est son poids face au rouleau compresseur du populisme et de l’accusation en élitisme ? Car même auprès de certains signataires de la tribune, une petite musique gagne du terrain et l’un d’eux précise que, s’il rallie le mouvement, ce n’est sûrement «pas pour financer des œuvres de cinq heures ou autre marathons qui ne peuvent pas intéresser les publics populaires».

Lors de la manifestation intersyndicale du 13 juillet, au départ du palais des papes, combien de spectateurs en vadrouille dans les rues ont rejoint spontanément le cortège quand il s’est mis en marche ? Combien l’ont pris pour une parade comme une autre ? A Avignon persiste toujours ce risque, ironie ou paradoxe, que la lutte soit diluée dans le spectacle généralisé.

Et ce n’est pas fini...

 

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« La Macronie déteste l’inspection du travail »

20 Juillet 2026, 11:09am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 17 juillet 2026

Les agents se sont réunis, ce jeudi, pour protester contre la non-titularisation de six inspecteurs stagiaires, ainsi que pour soutenir deux collègues syndicalistes confrontés à une procédure disciplinaire.

Un peu plus d’une centaine de personnes, inspecteurs du travail, stagiaires et soutiens politiques, étaient rassemblées ce jeudi matin devant la direction des ressources humaines des ministères sociaux, dans le 15earrondissement de Paris. À l’intérieur du bâtiment, une commission administrative paritaire (CAP) étudie l’avenir de six stagiaires de la promotion 2025 de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP).

Cette CAP, pourtant, n’était à l’origine pas prévue pour statuer sur l’avenir de ces stagiaires. « Initialement, il s’agissait d’une procédure disciplinaire pour envisager des sanctions à l’encontre de deux de nos collègues en Isère », explique Cécile CLAMME, secrétaire générale de la CGT Travail, emploi, formation professionnelle (TEFP), également inspectrice du travail. La procédure les concernant a été renvoyée à septembre, les deux intéressés ayant demandé un report car ils ne pouvaient pas être présents. « On reproche à ces deux inspecteurs, pour résumer, de ne pas rentrer dans le rang »,poursuit Cécile CLAMME.« Ils sont très investis dans leur mission de défense des travailleuses et des travailleurs, mais sont aussi représentants syndicaux, donc ils défendent les conditions de travail de leurs collègues, et ont dénoncé sans relâche la situation dans l’Isère. »

Car il y a un point commun entre l’affaire des deux inspecteurs du travail menacés de sanctions, et la révocation des six stagiaires : quatre d’entre eux sont syndicalistes, tout comme Pierre et Benoît, les deux inspecteurs. Pour cette raison, les syndicats et les soutiens politiques dénoncent une répression syndicale à peine dissimulée. Sur les six dossiers, quatre avaient reçu un avis « très favorable » de leur service d’affectation. Pour Cécile CLAMME,« c’est un très mauvais signal envoyé par le ministère. Deux syndicalistes mis sur la sellette, et trois stagiaires syndicalistes aux avis très favorables menacés de révocation, soit c’est une très grosse coïncidence, soit c’est clairement de la discrimination ».

D’autant que pour deux des stagiaires, le jury se serait appuyé sur un rapport du directeur de l’INTEFP mentionnant leur action syndicale durant le tronc commun. Marc (le prénom a été changé) est l’un des deux élèves concernés : « J’ai des avis favorables de mon maître de stage, de ma direction d’affectation et de ma référente pédagogique, c’est-à-dire de l’agent de l’INTEFP, mon école. » Seule ombre au tableau, une note de l’ancien directeur, qui l’accuse d’avoir participé à une action syndicale, puis d’avoir refusé de se présenter à une convocation, où il garantit pourtant s’être rendu avant que l’entretien soit annulé en raison du rassemblement de soutien organisé par ses camarades. « Je vois ça évidemment comme de la répression syndicale, puisque le reste de mon dossier est excellent et que ce n’est que sur cette base que je suis aujourd’hui en commission administrative. Il y a une volonté de faire un exemple, de m’écarter et de faire comprendre aux inspecteurs qu’il vaut mieux se tenir tranquille, autant en formation que dans les services, comme le démontre le cas de nos deux collègues de l’Isère. »

Au-delà de leurs cas personnels, les inspecteurs et futurs inspecteurs s’alarment des conséquences de leur révocation sur un service déjà largement en tension, comme le pointait un rapport du cabinet Aptéis paru en juin, qui révèle de graves risques psychosociaux chez les agents de l’inspection du travail. « Six inspecteurs du travail en moins, ce sont six secteurs qui restent vacants pendant au moins un an, dénonce Cécile CLAMME. On était 2 400 en 2014. Aujourd’hui, nous ne sommes que 1800, et on a impérativement besoin de l’arrivée de collègues dans les services. » Pour Anthony SMITH, député européen GUE/NGL et également inspecteur du travail, le gouvernement mène une« bataille idéologique ». « La Macronie, comme le capital, déteste l’inspection du travail, et des agents se font sanctionner notamment pour faits syndicaux. Le ministre du Travail nous parle sans cesse de contrôles pendant la canicule, mais comment faire avec 1 800 agents pour 20 millions de salariés et 2 millions d’entreprises assujetties ? »

À l’issue des délibérations, quatre des élèves se sont vus affectés à une prolongation de stage de quatre mois, avant nouvel avis du jury. Un stagiaire a été titularisé, et un autre ne sera finalement pas intégré à l’inspection du travail.

Et ce n’est pas fini...

 

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Triste réalité.

19 Juillet 2026, 22:05pm

Publié par Bernardoc

in Sud Ouest du 18 juillet 2026

Et ce n'est pas fini...

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Foix n’est pas Carcassonne.

16 Juillet 2026, 09:33am

Publié par Bernardoc

In Le petit journal 09 du 15 juillet 2026

Voilà un geste symbolique auquel personne ne s’attendait et encore moins de la part de l’ancienne municipalité sous la mandature de Marine BORDES. Jérôme MATEOS, nouveau maire de Foix, a remis les clés du futur local du syndicatCGT à Sophie BINET, secrétaire nationale de la CGT qui, jusqu’ici, était privée de local.

Privée d’un local depuis 2018, le maire de Foix, Jérôme MATEOS, a choisi juste après l’arrivée du Tour de France sur la place St Vincent pour remettre les clés du futur local de l’union locale de la CGT à Sophie BINET, secrétaire nationale de la CGT, et à Sophie VIEIRA, secrétaire départementale.

Un geste qui met fin à plusieurs années de bras de fer entre le syndicat et l’ancienne municipalité. C’est devant plusieurs militants réunis au stand de la CGT que Jérôme MATEOS, maire de Foix, a remis les clés, une marque de volonté de la nouvelle équipe municipale afin de renouer un dialogue social apaisé. Encore sous l’émotion, Sophie BINET, secrétaire nationale de la CGT, a indiqué : «Enfin, la CGT va pouvoir ouvrir une bourse du travail à Foix. Les travailleurs et les travailleuses pourront être défendus face à leurs employeurs, faire respecter leurs droits, se syndiquer, s’organiser, retrouver leur dignité et relever la tête» Le maire, Jérôme MATEOS, s’est engagé lors de cette remise de clés à la mise à disposition des locaux pour une durée de 99 ans à titre gracieux et que les travaux nécessaires à leur installation seront pris en charge par la ville.

D’ailleurs, la visite des lieux a été faite en présence de Jean-Guy QUIDU, conseiller municipal délégué et ancien militant CGT pendant 30 ans, de Carole GHIRARDI, adjointe aux finances, à l’administration générale et à la commune publique, de Sophie BINET, secrétaire nationale, de Sophie VIEIRA, secrétaire départementale, ainsi que de plusieurs militants de la CGT.

Face à ce nouveau local situé avenue de l’Ariège, la CGT09 va pouvoir reprendre pleinement ses missions d’accueil, d’information, de conseils, et d’accompagnement des salariés du territoire ariégeois.

Par cette remise des clés, Jérôme Matéos réaffirme son attachement au dialogue social, au respect de la liberté syndicale, à la place des organisations représentatives dans la vie démocratique locale.

Et ce n’est pas fini...

 

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Le téléphone n’a pas sonné…

15 Juillet 2026, 11:58am

Publié par Bernardoc

Hier soir on parlait de la guerre sur France inter. A part le premier auditeur (il faut bien faire croire qu’il y a pluralité si on ne veut pas se faire remonter les bretelles par l’ARCOM), il n’y avait que des va-t- en guerre.

Voici les trois messages WhatsApp que je leur ai envoyés...sans succès.

18:09 - "La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas" Paul VALERY.
"S'il faut verser son sang, allez verser le vôtre..." Boris VIAN


19:27 - Savez-vous qu'il y a plus de 30 ans à été déposée une proposition de loi pour le désarmement unilatéral, ce qui aurait permis à la France de rejoindre les quarante et quelques pays sans armée ?

19:51 - Les hôpitaux font appel au mécénat ; pourquoi ne pas diriger nos impôts vers la santé et l'éducation. Puisque vous semblez vouloir nous convaincre que la majorité des Français sont prêts à aller se faire tuer, un mécénat pourrait remplacer avec bonheur l'argent public.

Et ce n’est pas fini...
 

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Sur l’air de La Marseillaise

14 Juillet 2026, 08:56am

Publié par Bernardoc

A tous les peuples de la Terre,

Unissez-vous dès à présent !
Il faut supprimer la misère,

Partager équitablement,
Partager équitablement
Acceptez-vous que, partout des êtres,

Puiss' mourir de soif et de faim ?
Car nous ne serons libres enfin,

Que si chacun redevient son maître !

Courage ! Citoyens ! Les leurr' seront nombreux !
Paress', tristess', compromission
Sont des poisons dang'reux !

Nous somm' sujets de la planète,

L'environn'ment nous donn' la vie !
Il faudra payer tout' nos dettes,

Et cesser de vivre à crédit !
Et cesser de vivre à crédit !
On oublie trop que la nature,

Jamais ne nous appartiendra !
Il faut employer tous nos bras

A tenter de la conserver pure !

Désarme ! Citoyen ! Détruit tout armement !
Que tous défend'nt, volontair'ment,
Tout' vie dès maintenant !

Allons gens de ma galaxie

Nous parlons tous le mêm' langage.
L'humanité se doit d'être unie,

Les couleurs ne sont pas des barrages.
Les couleurs ne sont pas des barrages.
Un homme, une voix, chacun sa place ;

Tout' la richesse est en nous ;
Et notre bonheur est au bout ;

Alors, repoussons tous les rapaces !

Debout ! Les citoyens ! Eduquons nos enfants !
Respect, bonté, et dignité,
Sont nos biens les plus grands !

Allons enfants de l'Univers,

Notre avenir est aujourd'hui.
Comportons-nous maint'nant en frères,

De la sagesse recherchons le puits.
De la sagess' recherchons les fruits.
Entendez-vous dans nos campagnes,

Mugir le racisme et la peur ?
Qui viennent jusque dans nos cœurs,

Vous étouffer sous leurs montagnes !

Alarme citoyens ! Soyez prêts à lutter !
Et tous ensemble, nous défendrons

L'amour et l'amitié !

Et ce n’est pas fini...

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La prévention de la perte d’autonomie liée au vieillissement

13 Juillet 2026, 11:01am

Publié par Bernardoc

Conseil économique, social et environnemental

COMMISSION AFFAIRES SOCIALES ET SANTÉ
SÉANCE DU 12 AVRIL 2023

 

Ce rapport a plus de trois ans, mais avons-nous fait des progrès depuis ?

PROPOSITIONS


1. RECONNAÎTRE LA PLACE DES PERSONNES ÂGÉES DANS LA SOCIÉTÉ ET LUTTER CONTRE L’« ÂGISME »


2. IDENTIFIER, REPÉRER ET AGIR PLUS EN AMONT SUR LES FACTEURS DE RISQUE EN RÉDUISANT, TOUT AU LONG DE LA VIE, LES EXPOSITIONS AUX RISQUES DE SANTÉ ET EN METTANT EN ŒUVRE DES ACTIONS PLUS CIBLÉES SUR LES RISQUES LIÉS AU VIEILLISSEMENT

3. FACE AUX FRAGILITÉS ET AUX EXCLUSIONS : MIEUX REPÉRER LES PERSONNES LES PLUS ISOLÉES, CONSOLIDER LES DÉMARCHES « D’ALLER VERS » ET COORDONNER LA RÉPONSE ENTRE LES ACTEURS INSTITUTIONNELS ET ASSOCIATIFS DE PROXIMITÉ


4. METTRE EN PLACE UN « PARCOURS DE L’HABITAT » : ANTICIPER LES CONSÉQUENCES DE LA PERTE D’AUTONOMIE ; ENCOURAGER LES SOLUTIONS ALTERNATIVES


5. RECRUTER DANS LES MÉTIERS DE L’ACCOMPAGNEMENT ET MIEUX SOUTENIR LES AIDANTS


6. GOUVERNANCE : PARTIR DE CE QUI A FAIT SES PREUVES AU
NIVEAU LOCAL ET INTÉGRER PLEINEMENT LA PRÉVENTION DANS UN SERVICE PUBLIC TERRITORIAL DE L’AUTONOMIE À CRÉER

SCRUTIN
EXPRIMÉS : 119
Pour : 119
Contre : 0
Abstention : 0
l’avis est adopté

Et ce n’est pas fini...

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François-Noël BUFFET proposé au poste de Défenseur des droits : pourquoi ça coince ?

12 Juillet 2026, 11:16am

Publié par Bernardoc

In L’Opinion du 8 juillet 2026

Emmanuel MACRON a proposé de nommer le sénateur LR au poste de Défenseur des droits pour succéder à Claire HEDON. Mais ses positions passées contre le mariage homosexuel ou la PMA crispent la gauche et le monde associatif.

Les réactions pleuvent après le communiqué publié mardi 7 juillet en fin de journée par l’Elysée annonçant qu’Emmanuel MACRON proposait de nommer le sénateur François-Noël BUFFET (Les Républicains) au poste de Défenseur des droits. De nombreux élus de gauche et représentants d’associations protestent contre cette hypothèse en raison de certains avis portés par l’ancien ministre.

« Les positions de François-Noël BUFFET sont incompatibles avec le rôle de Défenseur des droits », soutenait dès le mois de mai et l’apparition des premières rumeurs un collectif constitué de la CGT, du syndicat Solidaires, de la FSU et de plusieurs collectifs de défense des droits des femmes dont Osez le féminisme.

Une pétition lancée il y a un mois a recueilli plus de 108 000 signatures dont celles de chercheurs et présidents d’associations. Elle ne mentionne pas directement le sénateur mais appelle à « une nomination à la hauteur des responsabilités immenses confiées à cette autorité administrative » qui existe depuis 2011.

Ses contempteurs reprochent à l’élu du Rhône, âgé de 62 ans et sénateur depuis 2001, d’avoir soutenu la Manif pour tous en 2013 et de s’être opposé à la légalisation du mariage homosexuel. Plus récemment, dénoncent encore les associations, François-Noël BUFFET a voté en 2021 contre l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes. Il s’est enfin abstenu lors de la constitutionnalisation de l’IVG en 2024, pourtant soutenue par la majorité du groupe LR au Palais du Luxembourg (79 voix pour sur 132 membres).

« Le Défenseur des droits a deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l’égalité de toutes et tous, poursuivent les organisations à l’origine du communiqué déjà mentionné. Par cette possible nomination, le message envoyé est catastrophique, dangereux et inacceptable. »

L’avis des ONG et associations hostiles à cette nomination est partagé par des élus de gauche. « En Macronie, on peut être nommé Défenseur des droits tout en étant LGBTphobe, xénophobe, sexiste et en soutenant des positions liberticides », s’est insurgée sur X l’eurodéputée insoumise Manon AUBRY. « Cette nomination a tout d’un oxymore, considère quant à lui Aurélien ROUSSEAU, ancien ministre macroniste devenu député Place publique. Il va falloir que Monsieur Buffet soit très clair sur sa détermination à défendre des droits qu’il a souvent combattus. »

Au-delà de son avis sur les questions de genre et d’égalité entre les femmes et les hommes, celui qui fut maire d’Oullins, en banlieue lyonnaise, s’est aussi prononcé pour diminuer ou réformer l’Aide médicale d’État. Un point qui ne passe pas auprès des organisations humanitaires qui défendent notamment les droits des immigrés.

Son profil tranche avec celui de sa prédécesseure, Claire HEDON, dont le mandat de six ans prend fin en juillet. Celle-ci avait été présidente de l’ONG ATD-Quart monde en parallèle d’une carrière de journaliste. Dès son arrivée au poste de Défenseure des droits, en 2020, elle s’était opposée publiquement à la loi dite « sécurité globale », dont l’article sanctionnant la diffusion d’images montrant des policiers avait provoqué une polémique. Un texte auquel avait contribué François-Noël BUFFET, alors président de la commission des lois du Sénat.

Le parlementaire affiche aussi à son CV deux courts passages au gouvernement. Le premier au ministère des Outre-mer, fin 2024, sous la houlette du Premier ministre Michel BARNIER. Le second en tant que ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur Bruno RETAILLEAU, de décembre 2024 à août 2025, alors que François BAYROU était à Matignon.

Si l’hypothèse qu’un élu de droite soit intronisé Défenseur des droits dénote, un précédent existe. Figure du RPR puis de l’UMP, Jacques TOUBON avait lui aussi été accueilli froidement à sa nomination en 2014. Mais son opposition à la déchéance de nationalité pour les binationaux inculpés dans des affaires de terrorisme ou encore à l’usage des LBD par la police avait finalement convaincu les associations amenées à collaborer avec lui.

Sur TF1, le président du Sénat Gérard LARCHER a défendu François-Noël BUFFET, évoquant « un homme très attaché à l’État de droit », qui « a toutes les qualités pour exercer cette fonction ». Pour être effective, sa nomination doit encore être approuvée par les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat. L’ex-ministre sera auditionné le 21 juillet au Palais du Luxembourg et le 25 au Palais-Bourbon.

Et ce n’est pas fini...

 

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REFUSONS L’ÉCONOMIE de GUERRE

11 Juillet 2026, 09:35am

Publié par Bernardoc

Communiqué UCR-CGT

La situation internationale nous préoccupe avec la mise en place d’une « économie de guerre » qui a pour conséquences la diminution des budgets des services publics, de l’éducation, de la protection sociale…

La politique de Macron se traduit par un budget militaire de l’État de 32 milliards d’euros pour 2017, à 53,7 milliards d’euros en 2026, et une prévision de 67,4 milliards en 2030,soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
La production militaire représente 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 65% sont exportés, faisant de la France le deuxième pays exportateur d’armes dans le monde.

Pour maîtriser les comptes publics, le gouvernement impose ses choix : hors budget Défense, les budgets devront baisser de 4 milliards supplémentaires sur les dépenses de l’État, et de 2 milliards sur le champ social, notamment sur la Sécurité sociale.

Et le patronat cherche à imposer son agenda social, en exigeant des mesures d’économies supplémentaires sur le dos des salariés comme des retraités.
Cette politique « d’économie de guerre » est synonyme de régressions sociales et de remise en cause des libertés syndicales, des espaces démocratiques.
La course sans fin aux armements ne règle pas les conflits, au contraire. La seule voie possible reste la construction d’une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales.

L’ONU doit être reformée dans son fonctionnement pour remplir sa mission initiale : prévenir et faciliter le dialogue entre pays, autrement que par les armes.

Nous devons, plus que jamais, nous mobiliser contre les ambitions de ceux et celles qui veulent nous conduire à abandonner nos revendications de paix et de dialogue. La mobilisation des retraités et des salariés doit se poursuivre, se renforcer même, contre les reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.

Cela nécessite de porter nos revendications sur la revalorisation des pensions, le pouvoir d’achat, le droit à la santé, l’obtention de moyens pour la Sécurité sociale, la prise en compte de la perte d’autonomie.

Nous, syndicalistes et militants associatifs retraités sommes inquiets des débats qui se diffusent dans la société, qui nourrissent la montée de l’extrême droite et les discours nationalistes et haineux.

Attachés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, nous rejetons la normalisation de l’injustice, de la haine de l’autre, de l’intolérance, du ressentiment.
C’est par la mobilisation des salarié∙es et des retraités que nous imposerons de meilleures conditions de vie, de travail, de retraite, avec un autre partage des richesses, un développement des services publics, une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie, un salaire et une pension au minimum égale au Smic.

Face à ce tournant, notre responsabilité syndicale et associative est claire :

refuser que l’urgence militaire serve de prétexte à l’abandon du social ;
• défendre la santé, le pouvoir d’achat, les droits sociaux ;
• défendre la paix et la démocratie.

Le 21 septembre journée mondiale pour la paix sera l’occasion de participer aux manifestations, ensemble.

Et ce n’est pas fini...

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La pétition contre la « présomption de légitime défense » pour les policiers dépasse les 500 000 signatures

10 Juillet 2026, 10:26am

Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 10 juillet 2026

Le seuil requis de 500 000 signatures vient d’être dépassé. La pétition contre la proposition de loi pour instaurer la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service devrait donc pouvoir être discutée à l’Assemblée nationale.

Mon modeste blog (avant-hier, le 8 juillet) est fier d’avoir contribué à la diffusion de cette pétition républicaine.

Moins de deux semaines : c’est le temps qu’il a fallu à la pétition « Contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », lancée le 26 juin, pour atteindre 500 000 signatures. Elle rejoint donc celles s’opposant aux lois Duplomb puis Yadan. 500 000 signatures, le seuil nécessaire pour que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale puisse décider d’organiser un débat en séance publique.

La proposition de loi portée par Les Républicains fait beaucoup réagir, notamment à gauche, depuis son adoption le 7 juillet 2026. Le texte instaure la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service. Le succès de cette pétition devrait donner lieu à un débat dans l’hémicycle. Ce qui n’a pu être entièrement fait à l’Assemblée nationale lors du vote du 7 juillet 2026, le gouvernement ayant déclenché l’article 44 de la Constitution pour avorter l’examen du texte.

La discussion dans l’hémicycle n’est pas contraignante, c’est-à-dire qu’elle ne donne pas lieu à un vote. Néanmoins elle permet de visibiliser le débat. Comme dans le cas de la pétition contre la loi Duplomb qui avait atteint plus de deux millions de signatures. Celle s’opposant à la loi Yadan a été classée par la commission des Lois et n’a donc pas donné lieu à une discussion, le texte ayant été retiré en avril dernier.

La gauche, uniformément opposée au texte instaurant une sorte de « permis de tuer » aux policiers, avait vivement réagi ce mardi 7 juillet à l’instar de la communiste Elsa FAUCILLON à la tribune de l’assemblée nationale : « Quand la force publique tue, la République doit garantir la justice. Pas organiser l’impunité. »

De même, La France Insoumise, opposée au texte, rappelle la paternité frontiste de cette mesure et appelle à la mobilisation pour aller plus loin que les 500 000 signatures : « cette loi de Jean-Marie LE PEN bafoue TOUS les principes républicains ! La bataille n’est pas terminée, signez la pétition avant qu’elle ne soit enterrée ! »

Difficile de savoir quand aura lieu la discussion sur le sujet à l’Assemblée nationale. Le débat dans l’hémicycle sur la loi Duplomb avait eu lieu 7 mois après le dépassement des 500 000 signatures.

Et ce n’est pas fini...

 

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