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Le blog de Bernard SARLANDIE

Matignon en guerre contre les salariés malades

17 Avril 2026, 13:42pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 16 avril 2026

La chasse aux travailleurs malades reprend de plus belle. Le ministre du Travail, Jean-Pierre FARANDOU, a annoncé de nouvelles mesures pour limiter le nombre d’arrêts maladie et leur coût pour la Sécurité sociale, en hausse de 7 milliards d’euros en dix ans pour atteindre 17,9 milliards d’euros. Seront désormais mis à disposition de l’employeur un kit pour« faire un autodiagnostic de la qualité de son plan de prévention en matière de santé au travail » et, surtout, un« bouton d’alerte »pour prévenir l’assurance-­maladie en cas de suspicion d’arrêts« de complaisance ». S’y ajoute la promesse de mener 740 000 contrôles en 2026, une hausse de 6 %. Le tout couronné d’une campagne de communication au slogan accusateur : « L’abus d’arrêts de travail nuit gravement à la Sécurité sociale ».

Ces annonces n’ont rien de surprenant. La« régulation des arrêts de travail » est depuis deux ans une obsession des gouvernements successifs. Interdiction de renouvellement par téléconsultation, possibilité pour l’employeur de mandater un médecin pour contrôler son salarié, baisse du plafond des indemnités journalières, contrôles désormais possibles par visioconférences, et même limite de la durée maximale ont ainsi été adoptés depuis 2024. Au service de ces restrictions de droits, un discours accusateur contre l’absentéisme, les abus, les médecins qui prescrivent trop et les Français qui ne veulent pas travailler. À l’image de Louis SARKOZY, héritier sans travail, récemment parti en guerre sur RMC contre« les jeunes qui ne vont pas bosser et regardent des séries Netflix ».

L’augmentation du coût des indemnités d’arrêts de travail, de 27,9 % hors Covid entre 2019 et 2023, est pourtant en grande partie due à des évolutions structurelles. « L’effet direct des facteurs économiques et démographiques explique de l’ordre de 60 % la hausse des dépenses d’indemnités journalières (IJ) maladie entre 2010 et 2023 », rappelait en décembre 2024, une étude conjointe de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et de la Caisse nationale d’assurance-­maladie. Baisse du chômage et augmentation des salaires se sont répercutées sur la quantité et le montant des IJ, tout comme l’intégration dans le régime général de certains libéraux et des indépendants. Autre facteur, lié aux reculs successifs de l’âge de départ à la retraite, le vieillissement de la population en emploi, avec un taux d’activité des 55-64 ans passé de 43,6 % en 2010 à 61,7 % en 2023. « Les plus de 55 ans représentaient 18,3 % de la population active en 2022 mais 27 % des journées indemnisées », soulignait la Cour des comptes en 2024 dans un rapport sur l’assurance-maladie.

Pour autant, l’accélération est patente dans toutes les catégories. Les arrêts de moins de trois mois ont connu 5,8 % de croissance annuelle moyenne entre 2019 et 2024, contre + 3,7 % entre 2014 et 2019. La hausse a été de + 4,1 % à + 6,7 % pour les plus de trois mois. « Même si les arrêts courts d’une durée indemnisée inférieure à huit jours sont de loin les plus fréquents et forment près de la moitié des arrêts indemnisés, ils ne représentent que 4 % de la dépense d’IJ maladie. À l’inverse, les arrêts longs de plus de six mois représentent seulement 7 % des arrêts, mais 45 % de la dépense », précise la Drees. Les uns et les autres sont tirés par l’augmentation des troubles psychologiques, qui s’expliquent par une certaine libération de la parole, notamment chez les plus jeunes, mais surtout par une dégradation des conditions de travail.

Cette question du travail est l’angle mort du discours sur les arrêts maladie. Pourtant,« essayer d’en réduire le nombre en contrôlant davantage, c’est vraiment comme casser le thermomètre plutôt que de soigner la maladie », résume la sociologue Maëlezig BIGI, maîtresse de conférences au Conservatoire national des arts et métiers. « Ces arrêts sont le symptôme d’organisations du travail qui font souffrir. » Au passage, la France est d’ailleurs épinglée comme un mauvais élève sur les conditions de travail : en 2024, près de 1 300 travailleurs y ont perdu la vie, le chiffre le plus élevé depuis vingt ans.

« Tout cela est dû à des problèmes de surengagement permanent, de stress chronique et de grande faiblesse au niveau du management », soutient l’économiste Jean-Claude DELGENES, président fondateur de Technologia, cabinet spécialisé en prévention des risques au travail, qui a publié, en 2025, Faire face aux risques psychosociaux. La spécificité de l’organisation du travail en France, c’est d’abord ce management vertical,« louis-quatorzien », résume l’économiste, celui d’une« petite élite qui considère qu’elle détient la vérité et qui dit “j’ai tout compris, je vous explique, vous appliquez, et je contrôle” ».

En lien avec cette conception du pouvoir, l’absence de démocratie interne et de participation, vecteur de mal-être pour des salariés utilisés comme des pions. Une tendance aggravée par la suppression, en 2017, dans les entreprises de moins de 300 salariés, du CHSCT, seul organe de négociation interne dédié à la santé et aux conditions de travail. « Il n’y a plus de dialogue social proche du terrain et on voit bien que c’est parmi ces entreprises de moins de 300 salariés que la sinistralité est la plus forte », constate Jean-Claude DELGENES.

« L’autre facteur, c’est l’intensification du travail en France depuis les années 1980, ajoute Maëlezig BIGI. Cela veut dire une accumulation de contraintes de différentes natures sur une même activité et à un rythme accéléré. Il faut à la fois répondre à son chef, respecter les process, faire du reporting et tenir des délais serrés. » Résultats, une perte de sens et une pression continue, avec, au bout, « des problèmes de récupération physiologique ». « On demande aux gens de travailler beaucoup. Mais fournir de l’énergie sans arrêt, être en stress chronique, sans pouvoir récupérer, ça rend malade. C’est comme ça qu’on entre dans ce qu’on appelle la phase 4 du burn-out, c’est-à-dire qu’il y a un effondrement. Et là, il faut du temps pour se remettre. Un burn-out, c’est en moyenne neuf mois d’arrêt », précise Jean-Claude DELGENES.

Pour limiter la casse, les patrons pourraient opter pour une approche préventive. Mais ils préfèrent faire reposer la responsabilité sur d’autres, à travers deux approches rhétoriques : « La naturalisation des risques, pour dire que c’est l’activité en elle-même qui est responsable, ou une forme d’hygiénisme, qui fait peser le soupçon sur une fragilité individuelle du salarié »,pointe Maëlezig BIGI. Il est vrai que l’incitation à limiter les risques est limitée. « Il n’y a pas de bouton d’urgence pour dénoncer les entreprises, ironise Gérald Le Corre, responsable santé-travail de la CGT de Seine-Maritime. 50 % des employeurs sont en infraction avec l‘obligation de publier un document unique destiné à évaluer les risques professionnels dans leur entreprise. Et même lorsqu’il y en a, ils sont le plus souvent incomplets. »

Pourquoi faire autrement, quand le coût de la maladie professionnelle est supporté non pas par les entreprises mais par l’assurance-maladie. « La sous-déclaration et la sous-reconnaissance des accidents du travail et maladies professionnelles coûteraient tous les ans entre 2 et 3,8 milliards d’euros d’après une étude de la Cour des comptes parue en 2024,souligne Maëlezig BIGI. Cela explique que la branche accidents du travail et maladies professionnelle (AT-MP) de la Sécurité sociale soit toujours bénéficiaire et reverse de l’argent à la branche maladie. » Inutile d’investir dans la prévention lorsque le coût de la souffrance au travail est socialisé. D’autant que si les cotisations au régime AT-MP sont en principe proportionnelles aux risques qui existent dans l’entreprise, dans les faits, les contestations sont nombreuses et la proportionnalité très peu appliquée.

Ce n’est pourtant pas une fatalité. « En repensant l’organisation collective, on réduit l’absentéisme sur le long terme »,estime Jean-Claude DELGENES. La Direction générale des affaires sociales donne quelques recettes simples : « Les critères d’un management de qualité, loin d’être dispersés et hétérogènes selon les pays, les secteurs d’activité ou la taille des organisations, sont en réalité très convergents. Le “bon” management y est partout, et d’abord décrit comme celui qui se caractérise par un fort degré de participation des travailleurs, d’une part, et qui assure la reconnaissance du travail accompli, d’autre part. » Pas certain que les dirigeants français préfèrent cette option à l’habitude de blâmer et sanctionner les plus fragiles.

Et ce n’est pas fini...

 

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Come back ? Really ?

16 Avril 2026, 17:16pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 16 avril 2026

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé mercredi avoir signé le texte qui acte la réintégration en 2027 de Londres dans le programme européen d’échanges universitaires Erasmus, six ans après le Brexit. Les Britanniques avaient quitté ce programme en décembre 2020, au moment de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Le gouvernement britannique indique que «plus de 100 000 personnes» devraient bénéficier de ce programme phare de l’UE dès la première année. Parmi eux, des étudiants mais aussi «des apprentis effectuant des stages dans de grandes entreprises européennes, des groupes scolaires participant à des échanges culturels et des organisations collaborant à de nouvelles initiatives transfrontalières», précise-t-il dans un communiqué. Il souligne avoir obtenu une «réduction de 30 %» de la participation qu’il doit payer pour faire partie du projet en tant que pays non membre de l’UE.

Cet accord, qui avait été annoncé en décembre, s’inscrit dans le cadre de la relance des relations avec l’UE entreprise par le Premier ministre travailliste, Keir STARMER, depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024. Ce réchauffement intervient après des années de tensions entre les Vingt-Sept et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit.

Le Premier ministre a récemment souligné l’importance de resserrer les liens avec l’UE, sur fond de répercussions économiques négatives de la guerre au Moyen-Orient et de tensions avec Washington. «C’est à cela que ressemble concrètement une relation positive entre le Royaume-Uni et l’Union européenne», a loué Nick THOMAS-SYMONDS, le secrétaire d’État chargé des relations avec l’UE, qui voit dans ce projet une manière d’offrir «le meilleur» aux jeunes Britanniques.

Même tonalité pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a loué «le renforcement» des liens éducatifs entre l’Europe et Londres. «Je me réjouis de voir l’immense potentiel de cette évolution se concrétiser le plus rapidement possible», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Erasmus permet aux étudiants d’étudier à l’étranger dans des universités et établissements d’enseignement supérieur partenaires, en offrant des bourses destinées à couvrir leurs frais. Les étudiants participants paient généralement leurs frais d’inscription à leur établissement d’origine, les coûts supplémentaires étant pris en charge par l’Union européenne, via des fonds publics.

Dans ma jeunesse, le Royaume-uni ne faisait pas partie de l’UE, ce qui ne m’avait pas empêché d’aller bosser deux fois un an dans des écoles différentes. Il n’y avait pas besoin de visa. Qu’en sera-t-il pour les candidats Erasmus ? N’oublions pas qu’Albion est perfide !

Et ce n’est pas fini...


 


 

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La proposition de loi Yadan ou la promotion de la censure

15 Avril 2026, 16:37pm

Publié par Bernardoc

Tribune in L’Humanité du 14 avril 2026

La proposition de loi Yadan affirme dans son titre vouloir lutter contre l’antisémitisme et c’est évidemment un objectif qui doit être partagé par toutes et tous, avec d’autant plus de vigueur que les actes et propos anti­sémites ont considérablement augmenté depuis le 7 octobre 2023.

Cependant, le titre est trompeur : il ne s’agit nullement de renforcer les moyens de lutte contre l’antisémitisme, mais de légiférer contre de prétendues « formes renouvelées ». Le but est en réalité de faire condamner par les tribunaux certains éléments du débat public, notamment la remise en cause de la politique du gouvernement d’extrême droite israélien.

Il est exact que certaines critiques du sionisme ou de la politique menée à l’égard des Palestiniens par Israël servent parfois de masque à l’anti­sémitisme. Mais le débusquer est aisé et l’arsenal juridique – y compris concernant ce que la loi sur la liberté de la presse nomme les « crimes et délits commis par la voie de la presse ou par tout autre moyen de publication » – est suffisamment solide pour que les propos tenus puissent être condamnés. Or, la proposition de loi veut assimiler antisémitisme et antisionisme, sans nuance. À l’opposé des conclusions du rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de 2024, qui relève que les opinions antisémites « restent fondées sur de “vieux” préjugés », elle élabore une définition de l’antisémitisme liée à la dénonciation de la politique israélienne et de ses conséquences sur la population palestinienne.

Cette loi repose donc sur un postulat lourdement tronqué pour proposer une aggravation des textes portant sur les infractions d’apologie et de provocation au terrorisme. Elle étend l’apologie positive à une minoration outrancière d’actes terroristes, sans même imposer que la qualification de terrorisme soit d’abord retenue par un tribunal français ou une cour internationale. Pourra-­ t-on encore critiquer la nouvelle loi votée par la Knesset imposant la peine de mort automatique pour les Palestiniens déclarés coupables de meurtre terroriste par un tribunal militaire israélien, comme l’a fait le haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Volker TÜRK, qui dénonce un possible crime de guerre ? Les médias et les journalistes pourront-ils rendre compte de ces critiques sans crainte de poursuites ?

Cette proposition de loi ajoute que la provocation pourrait être implicite… Comment prouver ce qu’une personne veut implicitement dire ? On court le risque d’un procès d’intention. L’absence de définition claire et précise de ces incriminations, en violation du principe de légalité criminelle, ouvre la porte à l’arbitraire, y compris à l’encontre des journalistes et médias.

Poursuivant dans la même logique, elle assimile au négationnisme toute comparaison entre la politique du gouvernement israélien et la politique nazie, ce qui est un sophisme incohérent qui sidère la raison. Pourra-t-on encore parler de génocide tel que défini par les textes internationaux en vigueur sans risquer d’être condamné ?

Entre accusation de négationnisme et apologie par minoration ou provocation « implicite » du terrorisme, si cette loi est votée, qu’en sera-t-il demain de la liberté d’expression ? De la liberté de la presse ? De la liberté académique des chercheurs ? Pourront-ils par exemple travailler sur le contexte historique du conflit israélo-palestinien actuel ?

Qu’en sera-t-il du travail des journalistes, qui pourraient être sommés d’employer les termes de la doxa du gouvernement israélien pour couvrir le conflit ? Si des associations dénoncent ce qu’elles considèrent être l’apartheid en Israël, ou le génocide à Gaza, ou l’occupation illicite de territoires par Israël, même en se référant aux avis de la Cour internationale de justice, seront-elles poursuivies pour provocation « implicite » au terrorisme, en suivant le raisonnement pernicieux selon lequel leurs rapports documentés risqueraient de susciter l’empathie et auraient ainsi pour conséquence de justifier des actions violentes ? Les journalistes et les médias qui se feraient l’écho de ces dénonciations pourraient-ils, eux aussi, être poursuivis ?

Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU, dont Irène KHAN sur la protection de la liberté d’expression, se sont ainsi inquiétés, dans une lettre ouverte du 1er avril 2026, de cette proposition de loi qui « menace l’exercice de droits protégés, en particulier le droit à la liberté d’expression et d’opinion, y compris la liberté des médias ». Le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l’homme a également alerté sur les risques de cette proposition de loi.

Nos organisations appellent en conséquence les parlementaires à voter contre cette proposition n° 575 telle que modifiée par la commission des Lois (texte n° 2358).

La lutte contre le racisme et l’anti­sémitisme mérite le plus grand sérieux et un portage politique qui soit à la hauteur de l’enjeu. Une telle loi serait sans effet pour lutter réellement contre l’anti­sémitisme, mais serait profondément attentatoire au principe de légalité des délits et des peines, à la liberté académique et à la liberté d’expression, dont la liberté de la presse et des médias. La lutte contre l’antisémitisme mérite mieux qu’une loi susceptible de servir d’outil de censure. Modifier ainsi les textes qui garantissent et encadrent la liberté d’expression (dont la loi de 1881 sur la liberté de la presse) mettrait en péril un des piliers du débat démocratique en France. 

Signataires : Élise DESCAMPS secrétaire générale de la CFDT journalistes, Alexis DESWAEF président de la FIDH, Nathalie TEHIO présidente de la LDH, François SAUTEREY coprésident du MRAP, Thibaut BRUTTIN directeur général de Reporters sans frontières, Agnès BRIANCON et Antoine CHUZEVILLE cosecrétaires généraux du SNJ, Pablo AIQUEL secrétaire général du SNJ-CGT.

Et ce n’est pas fini...

 

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Démocratie locale

14 Avril 2026, 11:55am

Publié par Bernardoc

Quelques maires entrant en fonction prennent des engagements concrets aux côtés de Transparency International France à l’issue de la campagne #MaVilleIntègre. Dans un contexte où les enjeux d’intégrité de la vie publique ont été peu présents dans les débats et les programmes électoraux, cette mobilisation marque un premier tournant vers une gouvernance locale plus exemplaire.


Dans un contexte politique où la confiance envers les représentants nationaux ne cesse de s’éroder, le maire demeure la personnalité politique à laquelle les Français·es accordent le plus de crédit. Selon le baromètre du CEVIPOF, 60 % d’entre eux continuent de lui faire confiance, un capital précieux qui repose sur la proximité, mais qui exige en retour exemplarité et transparence. Ce socle reste toutefois fragile : l’abstention record, 43,8 % au premier tour et 42,1 % au second, illustre une réserve et une lassitude qui touchent désormais le niveau local.


Cette vigilance des citoyens se justifie pleinement : les collectivités ne sont pas exemptes d’atteintes à la probité. Bien au contraire, selon l’Agence française anticorruption (AFA), près d’un tiers des affaires impliquent des élus locaux. Ce constat rappelle que l’intégrité est un levier crucial pour prévenir la corruption et restaurer la crédibilité des institutions auprès des citoyens.

En février 2026, l’association lance sa campagne #MaVilleIntègre et publie son rapport proposant 10 engagements pour renforcer l’intégrité locale dans les collectivités de plus de 50 000 habitants. Dans 90% des collectivités engagées, l’ensemble des engagements ont été pris. Comme pour la précédente mandature, l’ONG s’assurera d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris et publiera les actions implémentées par les élus.

En 2020, 27 maires s’étaient engagés et ont mis en place diverses mesures : plan de prévention des risques de corruption à Lyon, transparence totale des règles d’attribution des subventions aux associations à Cannes ou encore publication des rencontres d’élus avec des représentants d’intérêt à Nantes. Ces bonnes pratiques illustrent comment les engagements se traduisent concrètement au service de la vie des citoyens. En 2026, ce sont de nouveau 27 maires qui s’engagent avec Transparency International France, dont 11 déjà engagés en 2020 et 16 nouvelles têtes de listes, preuve que la démarche s’inscrit dans la durée, produit des effets tangibles et qu’une culture de l’éthique publique se met en place progressivement.

Cette stabilité doit faire la démonstration que l’intégrité n’est pas une initiative ponctuelle mais un levier capable de transformer les pratiques municipales et d’influencer l’ensemble des élus vers une gouvernance plus rigoureuse et responsable dès le début de leur mandat.  Mais cette dynamique doit servir de modèle pour encourager d’autres collectivités à se saisir des enjeux de probité pour bâtir une gouvernance crédible.

L’ONG et son équipe de bénévoles ont interpellé plus de 500 listes dans près de 130 villes de plus de 50 000 habitants. À l’aube du premier tour, plus de 120 listes s’étaient engagées, soit plus de 20 % des listes sollicitées. Après fusions, désistements et qualifications pour le second tour, 80 listes restaient engagées. Au terme des deux scrutins, 27 maires élus ont désormais la responsabilité de mettre en œuvre ces engagements dans leurs collectivités et de contribuer au renforcement de la démocratie locale.

L’ONG regrette que cette mobilisation ne concerne pas l’ensemble du spectre politique. En effet, on observe une large prédominance de la gauche : 63 % des maires engagés appartiennent à cette famille politique contre 18 % pour les maires de droite. Les listes d’extrême droite, du centre, et d’extrême gauche sont quasiment absentes des collectivités engagées. Avant le premier tour, moins de 10 % des listes engagées provenaient de la droite, soulignant un signal d’alerte sur le portage politique des enjeux de probité.

Près de 70 % des 27 collectivités engagées comptent plus de 100 000 habitants, témoignant d’un fort dynamisme des grandes métropoles. Certaines régions se distinguent particulièrement : la Provence-Alpes-Côte d’Azur comptait plus de 20 listes engagées avant le premier tour, alors même qu’elle figure parmi les territoires les plus exposés aux atteintes à la probité. À l’inverse, la Corse et les collectivités d’Outre-mer restent largement absentes malgré quelques listes engagées avant le premier tour, et alors même que ces territoires présentent les niveaux les plus élevés d’atteintes à la probité.

Parmi les engagements proposés par l’association, certains font l’unanimité, notamment celui de garantir la transparence totale dans les règles d’attribution des subventions aux associations (engagement 7 dans notre rapport). En revanche, d’autres engagements suscitent davantage de réticences. C’est le cas de l’engagement 6, qui prévoit la publication sous forme d’agenda ouvert des rencontres entre les élus et les représentants d’intérêts. Cet engagement est pris dans 77 % des cas, contre une moyenne de 90 % pour les autres. Sur le mandat municipal de 2020, sa mise en œuvre n’a été respectée que dans 50 % des cas. Cette réticence peut s’expliquer, notamment, par la crainte de réactions publiques négatives, ou de nuisances quant à la confidentialité des échanges.

Pourtant, ces engagements poursuivent le même but :  les collectivités mettent en place des mécanismes complémentaires de transparence et de contrôle, à la fois sur l’allocation des fonds publics et sur les interactions entre élus et acteurs externes permettant ainsi de prévenir les conflits d’intérêts, de limiter l’influence indue et de renforcer la confiance des citoyens dans les décisions locales.

Une étude récente de l’Institut Terram souligne que les élections municipales de 2026 ne doivent pas être réduites à un simple « test » de la présidentielle à venir, mais qu’elles constituent un diagnostic des transformations profondes de la vie politique locale : entre érosion de la mobilisation électorale ainsi qu’un recul de l’identification et de la notoriété des maires (60 % des personnes interrogées peuvent citer leur nom, contre 74 % en 2017) et de l’identification de leur couleur politique décline fortement (avec un recul de 16 points depuis 2020, à 47 %). Cette lecture combinée aux résultats de la campagne #MaVilleIntègre constitue des outils précieux pour percevoir les attentes sociales et orienter positivement les stratégies des collectivités vers une gouvernance de proximité, à l’écoute des signaux faibles d’érosion démocratique.

La probité, grande absente des thématiques de campagne, a été devancée par des sujets tels que la sécurité ou la propreté. Or, comme le rappelle Patrick LEFAS, président de l’ONG Transparency International FranceLes engagements en matière de sécurité et de propreté, fréquemment mis en avant lors des campagnes municipales ne peuvent avoir de portée réelle, sans une politique rigoureuse et efficace de lutte contre la corruption”.  

Au-delà, Transparency rappelle que le combat pour l’intégrité est avant tout un enjeu transpartisan. Garantir la transparence et l’exemplarité ne doit pas dépendre d’une sensibilité politique particulière : il doit s’agir d’une priorité partagée car la corruption n’a jamais et ne sera jamais l’apanage d’un seul camp.

Et ce n’est pas fini...

 

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Intégrer une chorale, bien plus qu’une simple activité !

13 Avril 2026, 21:03pm

Publié par Bernardoc

Nous sommes trois millions en France à chanter en chœur chaque semaine. Derrière ce chiffre se cachent des histoires de joie partagée, de lien social, d’amitié et parfois même de reconstruction. Et si rejoindre une chorale près de chez vous était la meilleure décision de l'année ?

Chanter ensemble, c'est d'abord se retrouver. La chorale offre un espace rare où l'on vient, quelle que soit son histoire, poser sa voix parmi celle des autres.

Une envie de longue date, un burn-out, ou simplement après des années à se croire « non musicien », nombreux sont ceux qui franchissent la porte d'une répétition et y découvrent quelque chose d'inattendu : un sentiment d’adhésion immédiat, un corps qui se relâche, une tête qui se vide.
Au sein d’une chorale rapidement des liens se tissent entre choristes dépassant bien souvent le cadre du chant .

« Aucun abonnement sportif n'offre autant » résume une auditrice.
Après tout, qu’on ait 20 ans ou 78 ans, la porte est ouverte. Il suffit de la pousser.

Pour beaucoup, l'entrée dans une chorale ressemble à une révélation tardive. « Je me disais que je n'étais pas musicienne », confie Marie, qui a rejoint une formation à 45 ans. « Dès la première répétition, quelque chose s'est libéré en moi » Ce sentiment revient, presque mot pour mot, dans des dizaines de témoignages.

Chanter active quelque chose de profond dans le corps : la respiration se régule, les épaules descendent, l'esprit cesse de tourner en rond. Une manière simple et peu coûteuse de faire baisser le stress de la routine quotidienne.

Chanter en chœur, c'est accepter de n'être qu'une partie d'un tout. Avoir sa voix qui se fond parmi les autres et c'est précisément là que réside la magie. Pas de soliste ou d’égo trip, la chorale c’est le vivre ensemble en fredonnant.
L'image de la chorale paroissiale, réservée aux fidèles et aux retraités, a la vie dure, pourtant elle est largement dépassée.

Il y en a pour tous les goûts: formations gospel, chœurs de chambre, chœurs d’entreprise…

Ce qui compte, c'est sa disponibilité — celle de sa voix, et celle de son cœur.
Alors, pourquoi ne pas vous renseigner auprès de l’une des centaines de chorales de la région ? Au Haillan, c’est Chœur et musique, tous les lundi soirs à La Sablière.

Et ce n’est pas fini...

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Quels sont les pays les plus heureux du monde en 2026 ?

12 Avril 2026, 15:14pm

Publié par Bernardoc

In Geo le 19 mars 2026

Voilà 9 ans que la Finlande se place en tête du podium des pays où il fait bon vivre, suivi de l'Islande et du Danemark. C'est tout du moins ce que révèle le classement de la quatorzième édition du Rapport mondial sur le bonheur relayé par CNN.

Afin d'établir son classement des pays les plus heureux du monde, le Gallup Wolrd Poll s'est adressé aux populations de 147 pays du monde. Leur mission ? Évaluer leur vie sur une échelle -communément appelée "échelle de Cantril"- de 0 à 10 (10 étant la meilleure note, et 0 la pire). Les Finlandais ont ainsi attribué une note moyenne de 7,764 pour évaluer leur satisfaction à l’égard de leur vie.

Parallèlement à cela, les chercheurs analysent de leur côté différents facteurs, dont :

  • le PIB par habitant

  • l'espérance de vie

  • la générosité

  • la liberté

  • la corruption

Pour John F. HELLIWELL, professeur d'économie à l'Université de Colombie-Britannique, et rédacteur en chef Rapport mondial sur le bonheur, dont les propos ont été relayés par CNN, le secret du bonheur des Finlandais semble résider dans leur solidarité :

"Les sociétés qui réussissent coopèrent face à l’adversité (...) Les Finlandais le savent bien. Et dès lors que l’on a le sentiment d’être tous dans le même bateau, il n’y a pas de limites à ce que l’on peut accomplir"

Autres arguments cités : le système de santé et l'éducation, qui en Finlande et les pays d'Europe du Nord en général, offrent des garanties essentielles face aux aléas de la vie moderne.

Classement des pays les plus heureux du monde en 2026 :

Pour la deuxième année consécutive, aucun des pays anglophones que sont les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, l'Australie, le Canada ou le Royaume-Uni ne figurent dans le top 10.

Toujours selon John F. HELLIWELL, ce constat ferait notamment écho à la dégradation du bien-être des jeunes générations, et plus particulièrement à leur utilisation des réseaux sociaux. Ou plus exactement, leur mauvaise utilisation.

Car si en Amérique Latine, l'utilisation des réseaux est en hausse, le bien-être des jeunes, lui, serait également en progression.

"Il semble y avoir un juste milieu (...) On ne veut pas être déconnecté, mais on ne veut pas non plus être trop connecté (...) Avec Internet, l’excès est néfaste"

La France, quant à elle, se retrouve à la 35e place du classement.

En bas du classement : le Botswana (143e), le Zimbabwe (144e), le Malawi (145e), la Sierra Leone (146e), et enfin l'Afghanistan, à la 147e place. Des pays où règnent hélas d'importants conflits géopolitiques.

Et ce n’est pas fini...


 

 

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Mobilisation contre le blocus et pour la solidarité entre les peuples

11 Avril 2026, 13:32pm

Publié par Bernardoc

Depuis l’attaque du Vénézuéla par les États-Unis, ces derniers ne cachent plus qu’ils veulent contrôler directement toute l’Amérique du Sud. Interventions économiques, pressions, menaces sont le lot quotidien du Mexique, de la Colombie, du Brésil et de tout pays qui ne s’aligne pas totalement sur les intérêts des États-Unis.

Cuba joue un rôle particulier dans cette stratégie parce que c’est une ile (elle est donc plus facile à martyriser), et aussi parce que c’est un symbole de résistance depuis plus de 60 ans. Après avoir privé les Cubains d’énergie en empêchant tout navire pétrolier de ravitailler l’île, désormais Donald TRUMP menace Cuba d’une intervention militaire !

Les mesures prises par les États-Unis visent littéralement à asphyxier la population cubaine. Tous les pays qui vendent du pétrole à Cuba sont menacés de lourdes sanctions économiques jusqu’à ce qu’ils abandonnent les livraisons.

Quand cela ne suffit pas, les navires sont détournés et arraisonnées par marine étasunienne en violation flagrante des lois internationales. Même les pays qui envoient de l’aide humanitaire sont menacés. C’est un véritable siège digne du moyen âge qui est imposé au pays pour conduire sa population à la misère et au désespoir !

Résultat : pratiquement aucun tanker n’a desservi l’île depuis 3 mois. L’énergie électrique (produite à partir de pétrole) manque, les blackouts se multiplient et la population ne vit qu’avec quelques heures d’électricité par jour. Les transports et l’économie tournent au ralenti. Se nourrir, se soigner, suivre ses études devient incroyablement difficile pour le peuple cubain.
Le gouvernement cubain a pris des mesures exceptionnelles en priorisant les besoins vitaux et en accélérant la transition énergétique par la pose de milliers de panneaux photovoltaïques, mais cela ne résoudra pas les difficultés à court terme.

Depuis le 4 février, l’ONU alerte sur l’effondrement humanitaire dans l’île et sur le fait que ces mesures portent une atteinte directe et généralisée à la survie de la population. Nous ne pouvons pas rester inactifs !

Rassemblons-nous contre l’impérialisme étasunien et pour que la France prenne des initiatives diplomatiques et économiques afin que cessent ces violences.

Nous ne voulons pas d’un monde de chaos et de guerre où la loi du plus fort est la seule qui règne !

La CGT et la FSU appellent leurs syndicats à participer à toutes les initiatives organisées durant le week-end des 11 et 12 avril.

Et ce n'est pas fini...



 

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La Macronie à l’assaut du 1er-Mai

10 Avril 2026, 14:52pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 10 avril 2026 (extraits)

Depuis 2017, la Macronie a fait de la maltraitance des travailleurs et du Code du travail l’une de ses spécialités. Ordonnances facilitant les licenciements économiques, réforme de ­l’assurance-chômage durcissant l’ouverture des droits, réforme des retraites repoussant l’âge de départ…La liste peut s’étendre à l’infini. Vendredi 10 avril, en reprenant à l’Assemblée une proposition de loi LR votée par le Sénat en juillet, le camp gouvernemental entend ajouter un dossier sur cette pile en obligeant 1,5 million de salariés à travailler le 1er-Mai, seul jour obligatoirement chômé et rémunéré. Directement visés : les commerces de proximité, mais aussi les établissements culturels. Un comble, sachant que c’est depuis la France qu’a été impulsée, en 1889, une coordination syndicale internationale qui a finalement permis que ce jour soit aujourd’hui férié dans 163 pays du monde.

« On nous parle du petit boulanger du coin et du fleuriste, mais ils peuvent déjà ouvrir le 1er-Mai. En réalité, cette loi est faite pour profiter aux grandes enseignes : Interflora, Carrefour, la Fnac, Marie Blachère », décrypte Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT. Et de poursuivre :« Ils disent que ce sera payé double. Mais le 1er-Mai, on est déjà payé sans venir au travail. La vérité, c’est qu’ils veulent nous voler un jour de congé pour augmenter leurs profits. Rappelez-vous du travail soi-disant “exceptionnel” le dimanche. Dans le secteur du commerce, c’est devenu la norme, et ce n’est même plus majoré. »

Interrogé dans l’Hémicycle mardi par Jérôme NURY, député LR, sur ce texte « de bon sens pour la France qui travaille », Jean-Pierre FARANDOU, ministre du Travail et des Solidarités, a fait savoir que,« si la loi est adoptée, le gouvernement fera le nécessaire pour que le décret d’application soit pris à temps pour que la loi entre en vigueur le prochain 1er-Mai », dans moins d’un mois donc. « Cette proposition de loi vise simplement à sécuriser le cadre juridique existant pour permettre de travailler sur la base du volontariat », a-t-il encore précisé. Invité de CNews la même journée, il a osé espérer que ce texte fasse du 1er-Mai une« fête de la concorde et de la réconciliation ».

« Chaque année, la même rengaine : les travailleurs empêcheraient la France de tourner à cause du seul jour férié et chômé de l’année,se désole Pierre OUZOULIAS, vice-­président communiste du Sénat. Si les patrons veulent bosser, qu’ils y aillent, rien ne les en empêche ! Mais qu’ils laissent aux travailleurs ce jour qui leur appartient. »« On nous dit que les artisans sont demandeurs. Pas du tout ! s’indigne Hadrien CLOUET, député LFI de Haute-Garonne. Le 1er-Mai, c’est justement le jour où l’artisan qui n’a pas de salariés peut ouvrir sans être mis en concurrence avec la grande boulangerie industrielle d’à côté. Ce qu’ils veulent faire, en réalité, c’est donner un privilège au plus gros acteur économique par rapport au plus petit. » « Les macronistes ont baissé les droits à la formation, supprimé les critères de pénibilité…Supprimer le 1er-Mai, c’est une sorte de bouquet final pour eux », tacle Marine TONDELIER, secrétaire nationale des Écologistes.

Face à ces arguments, les macronistes, comme la députée Prisca THEVENOT, brandissent la notion de« volontariat »des travailleurs comme garantie pour éviter les dérives. En réponse, Sophie BINET rappelle des notions élémentaires que la droite fait mine d’occulter :« Rappelons que c’est le patron qui fixe le salaire, les horaires, définit le contenu du travail et peut licencier…Le “volontariat” face à son patron est donc toujours très relatif. C’est pour cela que le Code du travail a été créé. Si le volontariat suffisait, il n’y aurait pas besoin d’interdiction du travail dangereux ou de nuit pour certains salariés, d’interdiction du travail pour les enfants ou les femmes enceintes… ».

Question post municipales : les services municipaux de Bordeaux et du Haillan seront-ils ouverts le 1er mai ?

Et ce n’est pas fini...

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J’ai du mal à comprendre.

9 Avril 2026, 16:50pm

Publié par Bernardoc

Ainsi la France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, considère que lorsque l’Iran décide de faire payer le trafic dans le détroit d’Ormuz, c’est illégal. Peut-être, mais si l’on considère la raison : payer la reconstruction des monstrueux dégâts occasionnés par les bombardements, cela me paraît acceptable, même si le gouvernement théocratique, réactionnaire et meurtrier de ce pays est une abomination.

Mais au fait, qui a causé ces destructions, et continue de le faire au Liban ? L’état théocratique, réactionnaire et meurtrier d’Israël. Le droit international devrait obliger le pays agresseur à réparer ce qu’il a détruit. Je ne résiste pas à citer un ancien premier ministre (Attal) : « Tu casses, tu répares ». Mais qui osera faire appliquer les décisions onusiennes à l’encontre d’Israël ?

Au fait, les aggressions contre Gaza, les meurtres des colons en Cisjordanie, les bombardements de l’Iran, du Liban, c’est légal Monsieur le Ministre ? Alors, deux poids, deux mesures ? Je n’ose y croire dans le pays des Lumières et des Droits de l’Homme. Détrompez-moi, s’il-vous-plaît.

Et ce n’est pas fini...

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Assurance-maladie : cet efficace régime d’Alsace-Moselle

8 Avril 2026, 15:28pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 8 avril 2026 (extraits)

Les gens sont attachés au régime local, un peu comme à la cathédrale de Strasbourg ou à la mirabelle de Lorraine… mais sans forcément bien le connaître », résume ­Sophie PERNIN, attachée de direction au sein du régime local d’assurance-maladie d’Alsace-Moselle (RLAM). Derrière cet acronyme se cache une mini- Sécurité sociale ambitieuse, qui rembourse à ses 2,1 millions de bénéficiaires 100 % de leurs séjours hospitaliers et 90 % de leurs passages chez le médecin (contre 80 % et 70 % pour la Sécurité sociale dans le reste du pays). Un modèle atypique, dont la gestion efficace pourrait servir d’inspiration dans le chantier à ­venir de la réforme de notre modèle social.

Alors que la Sécurité sociale est l’héritière du Conseil national de la Résistance et de son programme Les jours heureux, le RLAM puise ses racines dans les lois sociales bismarckiennes. « C’est un héritage de l’histoire allemande sur notre territoire », résume Anne-Céline FREISS, directrice du régime. Un droit spécifique s’applique en effet sur ce territoire de 3 millions d’habitants, ballotté entre deux nations tout au long du XXe siècle. En 1871, et jusqu’en 1918, l’Alsace-Lorraine fut cédée à l’Empire allemand, qui posa durant cette période les bases d’une sécurité sociale assurantielle. La région a ­ensuite été annexée par l’Allemagne nazie entre 1940 et 1945. Ce territoire regroupe de nos jours deux entités limitrophes : la collectivité européenne d’Alsace et l’eurodépartement de la Moselle.

Ce régime local est devenu un échelon supplémentaire entre le régime général de la Sécurité sociale (commun à tous les Français) et le régime complémentaire (les mutuelles). Il a la particularité d’être à la fois obligatoire et complémentaire, mais n’a rien à voir avec une assurance ou une mutuelle. Les salariés du privé cotisent sur leurs revenus (à un taux fixé entre 0,75 % et 2,5 %) et bénéficient en échange d’une Sécurité sociale élargie. Un modèle vertueux, dont les frais de gestion sont inférieurs à 1 % (0,73 %), alors qu’ils peuvent grimper à 20 % pour les mutuelles et les assurances-santé.

Autre spécificité de ce régime, l’État n’a pas son mot à dire : il est géré exclusivement par des représentants désignés par les organisations syndicales. La cotisation n’étant versée que par les salariés et une partie des retraités, et non par les entreprises, il n’y a pas de représentant des employeurs avec une voix délibérative au conseil d’administration. « Ce sont seulement ceux qui payent qui décident », explique Anne-Céline FREISS.

Le conseil d’administration, bénévole, dispose par ailleurs de prérogatives particulièrement importantes puisqu’il décide à la fois des prestations prises en charge, du taux de remboursement des soins et du taux de cotisation sur les ­salaires, le tout dans le respect du code de la sécurité sociale. Là où les ­mutuelles peuvent prendre en charge certains soins de confort, le RLAM s’ajoute exclusivement au taux de remboursement des prestations de santé déjà prises en charge par la Sécurité sociale.

Autre atout du régime local, il n’est pas en déficit chronique. La Sécurité sociale n’a pas cette chance : elle affiche un solde négatif de 21,6 milliards d’euros en 2025 et un retour à l’équilibre n’est pas envisageable de sitôt, avec une dette sociale de 122 milliards d’euros en 2025. Une situation alarmante, liée à des choix politiques. Alors que les dépenses, notamment pour les retraités et les ­malades, sont irrémédiablement tirées vers le haut par le vieillissement de la population et l’essor des maladies chroniques et des affections de longue durée, les recettes ne suivent pas, tirées vers le bas par des exonérations et des allégements de cotisations sociales.

Le régime local est quant à lui un bon gestionnaire de l’argent cotisé. Au vu d’un résultat supérieur à ses dépenses en 2020 (+ 40,7 millions d’euros) et en 2021 (+ 62,2 millions d’euros), le conseil d’administration a décidé de baisser le taux de cotisation, le faisant passer de 1,5 % à 1,3 %, jugeant que le RLAM n’a pas ­vocation à thésauriser ni à effectuer de gros placements financiers. Ses réserves sont suffisantes pour assumer un déficit piloté, avant d’envisager de rehausser le taux de cotisation pour maintenir le ­régime à l’équilibre. « Ce taux de cotisation est une prérogative exceptionnelle qui n’existe nulle part ailleurs dans le paysage administratif français, rappelle Jean-Claude Jully. Le conseil d’administration de l’Assurance-maladie ne peut pas fixer le taux de CSG ni le taux de cotisation pour les entreprises et les salariés. »

Géré par les syndicats, économe et protecteur, le régime local d’Alsace-Moselle a ainsi tout pour plaire. Alors que les ­mutuelles, aux frais de gestion quatre fois plus élevés que ceux de la Sécurité sociale, ont augmenté leurs tarifs de 4,3 % en moyenne en 2026, l’efficacité du régime local donne du grain à moudre aux partisans d’une « grande Sécu ». Celle-ci pourrait généraliser le modèle hérité du CNR - au détriment des complémentaires santé - avec à la clé un système plus solidaire, plus lisible, et des milliards d’euros économisés chaque année en frais de gestion. Une pétition en ce sens a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale le mois dernier. Cette « grande Sécu », véritable bête noire des mutuelles et des assureurs, ne manquera pas de faire parler d’elle d’ici à l’élection présidentielle de 2027.

Et ce n’est pas fini...

 

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