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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Le progrès social, seule issue à la crise !

12 Octobre 2025, 18:13pm

Publié par Bernardoc

Le premier ministre Sébastien LECORNU a annoncé ce lundi sa démission 27 jours seulement après sa nomination, avant même d’avoir prononcé son discours de politique générale et présenté son budget. Depuis sa nomination, les travailleurs et les travailleuses se sont mobilisés à trois reprises pour dénoncer la violence du budget en préparation et exiger des
réponses sociales, écrivant ainsi une rentrée sociale inédite. Au lieu de revoir sa copie, de renoncer aux reculs sociaux (année blanche, réforme de l’assurance chômage, doublement des franchises médicales…), au lieu de mettre en place la justice fiscale et d’abroger la réforme des retraites, Sébastien LECORNU a préféré maintenir le budget et le gouvernement de son prédécesseur. Il n'a pas eu le courage d'affronter les grands patrons et les plus riches et de rompre avec la politique de l'offre d'Emmanuel MACRON.
Il est donc le 5e Premier ministre en 2 ans à être contraint à la démission du fait de la violence sociale de sa politique.

Encore une fois, au lieu de changer de politique le président de la République fait le choix du chaos institutionnel. Il prend le risque de transformer une crise sociale et démocratique en crise de régime. Le Medef, quant à lui, en multipliant les gesticulations pour empêcher toute justice fiscale et sociale, porte une lourde responsabilité.

Cette décision est d'autant plus grave dans un contexte de tensions géopolitiques majeures, alors que l'extrême droite représente un danger central pour les démocraties, les libertés et les droits sociaux en France et dans le monde.

Les travailleuses et les travailleurs, les jeunes et les retraité·es ont construit une mobilisation historique pendant 2 ans et demi contre la réforme des retraites. Emmanuel MACRON a fait le choix de l'ignorer et d'imposer sa réforme par 49-3. Il a donc été sanctionné par les urnes et a perdu toute majorité suite à sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Les travailleurs et les travailleuses, et la population doivent être entendus. Les dénis démocratiques et les passages en force doivent cesser.

Comme la CGT le martèle : il n'y aura pas de stabilité sans justice sociale.
Face à l'irresponsabilité du président de la République, du gouvernement et de leurs alliés patronaux, la CGT appelle au rassemblement des forces de progrès social pour barrer la route à l’extrême droite et gagner enfin la réponse aux urgences sociales et environnementales :

Mettre en place la justice fiscale

Débloquer les moyens nécessaires pour nos services publics et pour la transformation environnementale

Abroger la réforme des retraites

Augmenter les salaires, les pensions et les minimas sociaux

Arrêter les licenciements, réindustrialiser et décarboner le pays

• Mettre fin à la chasse aux travailleuses et travailleurs sans papier et à la stigmatisation des étrangers et des précaires.

Dans ce contexte d'instabilité maximum, la CGT continuera à prendre toutes ses responsabilités pour que le monde du travail soit enfin entendu.

Plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, privés d'emploi, jeunes retraités se sont déjà mobilisés les 10, 18 septembre et 2 octobre dans le cadre d'une rentrée sociale d'ampleur historique. Le 9 octobre, à l’initiative des professionnels de la santé et de l’action sociale, de la sécurité sociale et du médicament une manifestation nationale a eu lieu pour exiger un tout autre budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à continuer leurs actions dans les entreprises pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail. La CGT continuera à travailler pour renforcer l’unité syndicale et permettre les mobilisations les plus larges.

Et ce n’est pas fini...


 

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Journal d’une Gazaouie

9 Octobre 2025, 13:41pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 9 octobre 2025 (extraits)

«La douleur d’une mère incapable de nourrir, protéger ou faire le deuil de son enfant fait plus de dégâts que n’importe quelle bombe»

Nour Z. Jarada vit à Gaza depuis toujours. Pour «Libération», cette psychologue de Médecins du monde raconte son quotidien dans l’enclave palestinienne.

Deux ans se sont écoulés depuis que le ciel s’est ouvert sur nos vies, les scindant irrémédiablement entre un avant et un après. Deux ans de peur constante, de rivières de sang et d’un chagrin inexorable à la perte des êtres aimés. Deux ans de foyers brisés, de corps dispersés, de morts et de disparus. Deux ans de quartiers entiers réduits en poussière. Deux ans de déplacements forcés, de fuites incessantes, de perte d’une patrie autrefois nôtre. Deux ans d’ordres d’évacuation et de prétendues «zones de sécurité» qui n’en ont que le nom. Deux ans à entendre le grondement des drones et des avions de chasse au-dessus de nos têtes, à dormir sur une terre tremblante au milieu de bombardements sans fin.

Deux ans d’une faim perpétuelle qui ronge les estomacs, de regards d’enfants creusés par la peur et la famine. Deux ans de coupures d’eau et d’électricité, d’hôpitaux détruits ou délibérément ciblés, de routes bloquées par la destruction, de marchés vides, d’écoles fermées, de terrains de jeux évaporés ; d’une vie réduite à la simple survie au milieu des ruines. Deux ans à suivre une actualité qui transperce l’âme, à voir des enfants terrifiés aspirer à une vie qui n’existe plus. Je n’aurais jamais imaginé être encore en vie à l’heure actuelle, à pouvoir encore enlacer mes enfants alors que le monde s’effondre autour de nous. J’ai tant perdu et mon cœur saigne en voyant mon peuple et ma ville souffrir.

Notre ville, Gaza, s’est écroulée de nombreuses fois, et à chaque effondrement, nos cœurs se brisent avec elle. Je suis les nouvelles le cœur frémissant et mon fils me regarde les larmes aux yeux : «On dirait qu’on ne reviendra jamais, qu’on ne reverra jamais Gaza.» Et je me demande «Pourquoi ce destin ? Pourquoi nos enfants doivent-ils connaître la peur, la faim et la mort avant même de comprendre l’enfance ? Pourquoi avons-nous perdu des milliers d’enfants, un nombre qui reflète à peine la réalité alors que les hôpitaux ne peuvent même pas enregistrer toutes les pertes ?»...

 Après deux années de guerre, j’en suis arrivée à voir la maternité à Gaza comme une forme tangible de résilience. Chaque repas partagé, chaque larme essuyée, chaque battement de cœur que nous protégeons est un acte de résistance. Même en l’absence d’espoir, les mères continuent à préserver la vie, un souffle après l’autre. Les berceuses que nous murmurons, les mains que tenons, les repas que nous trouvons, les prières que nous prononçons : toutes sont nos armes, infimes mais vitales, dans un monde visiblement résolu à les détruire.

Et à présent, alors que cette deuxième année de guerre sans merci touche à sa fin, les mots du poète égyptien Amal Dunqul me viennent à l’esprit et trouvent écho dans chaque recoin de Gaza, dans la caresse de chaque mère, dans chaque enfant tremblant qui se raccroche à la chaleur. Ils nous rappellent que nous ne pouvons trouver la paix dans la cruauté qui nous entoure, accepter la destruction de nos foyers, la perte de nos êtres chers, la souffrance silencieuse de nos enfants. Et je le demande encore, tandis que la nuit tombe sur notre ville : nos enfants verront-ils un jour un ciel sans drones ? Pourront-ils courir dans les rues sans peur ? Nous, mères, pourrons-nous nous reposer un petit instant, après avoir survécu à deux années de terreur interminable ? Il n’y a pas de réponses, seulement des questions.

Et ce n’est pas fini...

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Droit à l'école.

8 Octobre 2025, 16:43pm

Publié par Bernardoc

« L’éducation prend racine dans tous les environnements imaginables. On la trouve dans les camps de réfugiés au Tchad, là où des enseignants et des élèves soudanais ayant fui la guerre font de leur mieux avec des ressources dérisoires, simplement déterminés à faire perdurer l’apprentissage.

On la trouve également dans les nombreux pays qui accueillent des Ukrainiens forcés de quitter leurs foyers et leurs écoles sous les frappes constantes de missiles et de drones.

En juin, je l’ai vue en personne à Dar’a, dans le sud de la Syrie, quand un bus revenant de Jordanie est arrivé avec à son bord des enfants de tous âges, ravis d’être de nouveau sur le sol syrien, prêts à retourner à l’école, comme une petite mais néanmoins vitale première pierre de la reconstruction de leur pays dévasté.

Malgré cette détermination, trop d’enfants déplacés sont encore privés d'école. Ambitions anéanties, rêves brisés, esprits curieux sans rien pour satisfaire cette curiosité… Si nous devons célébrer des succès, les défis se multiplient.

Chaque année, 330 000 enfants naissent réfugiés, ce qui est l’un des nombreux signes que les conflits et crises durent plus longtemps et deviennent plus inextricables, compromettant l’avenir de tant de jeunes personnes. 

Près de ¾ des personnes réfugiées vivent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, dont beaucoup peinent déjà à fournir suffisamment d’écoles et de professeurs pour leurs propres enfants. Pourtant, ils offrent un refuge à des personnes désespérées fuyant les guerres et les persécutions.

Les barrières linguistiques, la perte des documents d'identité pendant la fuite, le manque de financements constituent d’immenses défis pour les enfants réfugiés et les gouvernements hôtes. Pourtant, d’énormes efforts ont été déployés pour augmenter les inscriptions, et des progrès ont été réalisés notamment pour le secondaire et le supérieur.

Toutefois, il reste tant à faire ! Les récentes coupes budgétaires dans l’aide humanitaire ont rendu l’accès à l’éducation pour les jeunes réfugiés encore plus difficile, mettant en péril ces progrès. Nous ne devons pas abandonner. Pour leur avenir, et pour le nôtre. »

Filippo GRANDI,
Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

Et ce n'est pas fini...
 

 

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Pour gagner la justice sociale et fiscale.

29 Septembre 2025, 18:55pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Charité

28 Septembre 2025, 19:00pm

Publié par Bernardoc

in Libération du 28 septembre 2025

«Mon enfant va faire la quête pour le CHU ?» : à Nantes, un étonnant partenariat entre écoles privées et hôpital public

Depuis la rentrée, 5 000 élèves des établissements privés sous contrat de la métropole nantaise sont invités à participer à un programme de collecte de dons à destination de l’hôpital public. Plusieurs syndicats s’en désolent.

Sortie de classes dans une école privée de Nantes. Sur le trottoir, Jérémy, parent d’un élève de CM2, ironise : «Alors, mon enfant va faire la quête pour le CHU ?» C’est une première, les «Nao’venturiers», une nouvelle initiative afin de récolter des fonds pour l’hôpital public. Depuis la rentrée de septembre, tous les établissements privés sous contrat de la métropole nantaise, soit une cinquantaine d’écoles, sont censés participer au programme des Nao’venturiers.

L’idée : un badge avec un QR code, distribué à tous les enfants de CM1 et CM2, soit 5 000 élèves. Avec, ils vont devoir collecter de l’argent à destination du CHU de Nantes, dans leur entourage ou à une borne installée dans certains lieux de la ville que les enfants peuvent venir badger contre des points. «Une opération de solidarité et un projet éducatif», à écouter les organisateurs issus du fonds de dotation du CHU, Naovie. Avec, à la clef, 650 cadeaux offerts aux meilleurs collecteurs : boîtes à histoire, places de cinéma, d’accrobranche ou même entrées à l’hippodrome…

Honteux ! Et dire qu’on prétend réduire nos impôts, qui servent, entre autres, à financer l’hôpital public ! Après le téléthon et tout le charity business, voici qu’on veut l’étendre à l’ensemble de la santé, tout en faisant des cadeaux et des exonérations de cotisations sociales. On est décidément bien tombés sur la tête.

Et ce n’est pas fini...

 

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Et maintenant ?

18 Septembre 2025, 20:38pm

Publié par Bernardoc

 Nous étions 35 000 , mais le comptage gouvernemental nous a vus 5 fois plus nombreux que le 18 ! On a vu des gens qu'on voit rarement, et ils s'étaient regroupés selon leurs couleurs. Les militants de la CGT se répartissaient tout au long du cortège très important : alors que la tête arrivait devant l'hôpital St André la queue se trouvait au Grand Théâtre. Il y avait aussi beaucoup de jeunes et de nombreux "anonymes", c'est à dire sans signe distinctif d'appartenance ; le tout dans une ambiance conviviale, chaleureuse et fraternelle. Avant le départ je fus interviewé par un journaliste coréen, intéressé à apporter une vue différente du macronisme (les Français sont des fainéants) qui est propagée dans son pays. Et tout au long de la manif j'ai fait signer notre carte-pétition adressée au premier ministre. J'ai terminé la journée par une courte intervention sur France inter dans laquelle je mettais en doute la volonté du futur gouvernent de nous écouter, puisque demain tout le monde sera de nouveau au boulot.

Et ce n'est pas fini...

Et maintenant ?
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Actualité du combat pour la laïcité.

17 Septembre 2025, 13:49pm

Publié par Bernardoc

Ce que Léa Salamé fait du Service public laïque et républicain?

Un prêche de Bustillo (cardinal catholique) à la télévision publique au JT de 20h le 9 septembre !!!!!

Son crucifix argenté scintille, sa soutane assortie est parfaitement repassée. Le cardinal s’est mis sur son 31 pour promouvoir son nouveau livre, Réparation, paru chez Fayard. Un “beau nom”, s’enthousiasme Léa Salamé, visiblement ravie de “relayer l’appel” de l’ecclésiastique contre “la société du soupçon” et “la violence idéologique” qui mineraient la France. Cinq minutes d’interview à la fin du JT de France 2, mardi 9 septembre, jour de la démission de François Bayrou et veille du mouvement “Bloquons tout !”. Les circonstances sont graves, les questions... assassines : “Les églises sont vides. Pas les vôtres, qui sont pleines à craquer. Comment vous l’expliquez ?” Les spectateurs brûlent de savoir.

Nous sommes sur le service public, et j’ai l’impression d’être sur la chaîne catholique KTO. Armé d’un charisme certain et d’éléments de langage affûtés, Monseigneur déroule : “Nous avons besoin d’une espérance.” “Il faut tendre vers un idéal et non l’idéologie, car l’idéologie n’a pas de cœur.” “Je respecte la laïcité. Mais je me dis : si on a une spiritualité, on peut canaliser cette tendance à la barbarie.” “L’Évangile – je prêche pour ma paroisse – dit : Aimez-vous les uns les autres. Actuellement, on dirait que quelqu’un a dit : Détestez-vous les uns les autres.” “Quand Léon a été intronisé pape, tout le monde était là. On a besoin d’un leadership moral et spirituel dans le monde.” Phrases assénées sans relance. 

Interroger un religieux à la télévision, cela n’a rien de gênant en soi. C’est même souvent intéressant, pour peu qu’on pose les bonnes questions. Sur l’affaire Bétharram, par exemple, j’aurais bien aimé savoir ce que l’un des cardinaux les plus puissants d’Europe en pensait. Pas de question. J’aurais aussi aimé savoir s’il condamnait la lâcheté des propos du pape François sur la guerre en Ukraine. Pas de question. Je n’aurais pas dit non, non plus, à une petite prise de position sur le carnage à Gaza. Pas de question. J’aurais, pourquoi pas, aimé connaître son point de vue sur les débats de société comme le suicide assisté. Pas de question. Et pourquoi pas une petite incartade de Léa Salamé, coutumière du fait, sur la révolution conservatrice qui ébranle le monde ? Pas de question.

Je le confesse : comme journaliste, j’ai été choquée. Cet entretien ne contient aucune information. Dans le jargon, on appelle ça un “micro-sucette” : vous tendez le micro à une personne, elle raconte ce qu’elle veut et vous diffusez tel quel. Le texte qui présente l’invité (le “synthé”) indique même : “Son Éminence le cardinal Bustillo.” Son Éminence ? Et pourquoi pas “Sa Sainteté” ? Pour m’assurer que je ne rêve pas, je fais un tour sur les archives de KTO. Quand feu le cardinal André Vingt-Trois est interrogé, il est écrit : “Cardinal Vingt-Trois.” Voilà. Pourquoi dérouler le tapis rouge à un édile qui reconnaît lui-même, par deux fois, “prêcher pour sa paroisse” 

Devant cette séquence, j’ai pensé à Voltaire. J’ai lu une partie de son œuvre pour préparer un dossier qui paraîtra dans le prochain numéro de Philosophie magazine, jeudi 25 septembre. Je le pensais raisonnable et tempéré : j’ai découvert un homme en guerre contre les institutions religieuses. Je songe notamment à cette lettre adressée à Frédéric II de Prusse : “Tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions. La nôtre est sans contredit la plus ridicule, la plus absurde, et la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde. Votre Majesté rendra un service éternel au genre humain en détruisant cette infâme superstition.” (5 janvier 1767) Depuis 1762, Voltaire signe souvent ses lettres : “Écr. l’inf.” Pour “Écrasons l’infâme.” L’infâme étant le catholicisme de son époque.

J’ai longtemps regardé le JT de France 2 et j’apprécie le média télévisuel. C’est pourquoi, en tant que journaliste, mais aussi en tant que citoyenne attachée à la neutralité du service public, je m’inquiète. Car le contexte médiatique invite à la prudence : depuis plusieurs années, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin, milliardaires catholiques ultra-conservateurs, rachètent des médias pour donner du poids à leur idéologie. Qu’en aurait dit Voltaire ? Dans une lettre, particulièrement salée, à d’Alembert datée du 7 mai 1761, le philosophe écrit : “Si on ne peut étrangler le dernier moliniste avec les boyaux du dernier janséniste, rendons ces perturbateurs du repos public ridicules aux yeux des honnêtes gens.” Que sa volonté soit faite ! ».

Ariane NICOLAS - chef de service à Philosophie Magazine

Et ce n’est pas fini...

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Sous la pluie.

14 Septembre 2025, 17:38pm

Publié par Bernardoc

 

Au journal de 13 heures de France inter, ils ont donné le chiffre de 350 manifestants place de la Bourse. Je me demande s'ils avaient inclus le nombre de flics là-dedans, car ils étaient à peu près aussi nombreux que les manifestants. Et pourtant, ce n'est pas moins de 13 organisations qui avaient appelé à ce rassemblement pacifique. Bon, il pleuviotait, mais était-ce une excuse suffisante ? La seule sono était celle de SUD. 

 La manif a failli mal tourner car les CRS ont envahi la place avec agressivité ; mon impression est qu'ils avaient vraiment envie que cela dégénère. C'était une attitude fondamentalement différente de celle que j'avais pu voir le 10 septembre. Et je ne parle pas des quatre brutes en civil qui ont interpellé, en lui tordant un bras dans le dos, un jeune qui portait un parapluie ouvert (arme par destination ?).

  Jeudi, le rassemblement avant manif est à nouveau place de la Bourse. Je me suis dit que lorsque ce lieu était choisi, c'est qu'on attandait pas beaucoup de monde. On verra bien.

Et ce n'est pas fini...

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La position du Rassemblement National

13 Septembre 2025, 10:59am

Publié par Bernardoc

Taxation des ultras-riches : contre

Rétablissement de l’ISF : contre

Augmentation du SMIC et des salaires : contre

Loi Duplomb, droit d’empoisonner : pour

Budget d’austérité : pour

Tri des élèves selon leur niveau au collège : pour

Abrogation de la réforme des retraites : contre

Égalité femmes-hommes : contre

Indépendance de la justice : contre

Loi asile et immigration, loi raciste : pour

Régularisation des travailleurs sans papiers : contre

 

L’interorga 33 se bat pour :
la justice sociale, fiscale, climatique,
les libertés démocratiques,
l’indépendance de la justice,
l’égalité pour toutes et tous…

 

Le RN est contre tout ça !


Le 14, NON aux imposteurs qui veulent prendre le pouvoir !

 

Nous NOUS RASSEMBLERONS
place de la Bourse
dimanche 14 septembre à 11h


L’inter orga associative et syndicale de lutte contre l’extrême droite de Gironde.

Et ce n’est pas fini...
 

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« Biens mal acquis »

12 Septembre 2025, 14:39pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 12 septembre 2025

C’est l’une des plus emblématiques affaires de biens mal acquis en France. La Cour internationale de justice (CIJ) l’institution judiciaire de l’ONU, va rendre son verdict sur le sort d’un luxueux immeuble parisien, aujourd’hui, vendredi 12 septembre, pour déterminer s’il doit être restitué au fils du président de Guinée équatoriale.

Cette propriété avait été confisquée il y a trois ans par l’État, en vertu de la loi sur les « biens mal acquis ». Adoptée en 2021, celle-ci permet aux autorités françaises de saisir le patrimoine des dirigeants étrangers (ou de leurs proches), s’il a été obtenu avec de l’argent provenant de détournements de fonds publics ou de corruption. Les sommes saisies ont ensuite vocation à être restituées à la population lésée du pays d’origine.

L’affaire que l’ONU va trancher concerne la somptueuse résidence parisienne de Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé « Teodorin ». Fils aîné de l’actuel président de la Guinée équatoriale (au pouvoir depuis 1979), il est également depuis peu vice-président de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, où la grande majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Teodorin, lui, n’a pas ce problème-là. En 2004, il fait l’acquisition d’un hôtel particulier de cinq étages avenue Foch : 4 000 mètres carrés, comprenant 106 pièces, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Il y installe ses appartements privés, un hammam, une boîte de nuit, une salle de cinéma, une salle de sport… Le tout dans un décor de marbres et d’or.

En 2007, il est visé par une plainte déposée par plusieurs ONG de lutte anticorruption – dont Sherpa et Transparency International – pour « recel de détournement de biens publics » notamment pour l’acquisition de ce bien d’une valeur estimée à 100 millions d’euros. Quatorze ans plus tard, après une longue procédure et alors que la loi sur les biens mal acquis vient d’être adoptée, la France le condamne pour blanchiment et détournement de fonds publics et ordonne la saisie de son patrimoine.

Cette décision de justice, la première en son genre, est saluée par l’ONG Transparency International : « La justice française confirme que la France n’est plus une terre d’accueil pour l’argent détourné par de hauts dirigeants étrangers et leur entourage ».

Les huissiers s’emparent du mobilier du 42 avenue Foch, parmi lesquels des pièces aussi rares que précieuses, comme des vases en porcelaine à décor polychrome ou encore des fauteuils portant la marque du château de Fontainebleau. La vente aux enchères de tous ces biens, effectuées chez Drouot en janvier 2023, rapporte 6,1 millions d’euros. Les fonds sont alors transférés au ministère de l’économie et des finances et bloqués, en attendant d’être restitués à la population équato-guinéenne à travers des ONG.

Pour l’immeuble de l’avenue Foch, la situation s’avère plus compliquée. Si l’édifice fait bien partie des biens confisqués, la décision de justice n’a jamais été appliquée et la bâtisse continue d’être occupée par Teodorin Obiang. La Guinée équatoriale assure en effet que le bâtiment abrite des diplomates, protégés par leur statut. Elle assure même que l’hôtel particulier est désormais son ambassade en France. Même si elle possède un autre bâtiment à cet effet dans la capitale française.

Si le drapeau flanqué sur l’édifice lui donne un aspect officiel, la Cour internationale de justice a déjà rendu en 2020 une décision refusant de reconnaître le statut diplomatique du bâtiment. Saisissant à nouveau la CIJ, la Guinée équatoriale opte désormais pour une nouvelle stratégie. Elle demande aux juges d’ordonner dans l’urgence « un accès immédiat, complet et sans entrave » au bâtiment, affirmant que la police française est intervenue avant l’été pour changer les serrures de plusieurs portes.

L’ambassadeur affirme également que la France est sur le point de vendre l’immeuble. « Il s’agit d’une approche inacceptable qui a caractérisé les actions de la France depuis le début de ce différend. Une approche que l’on pourrait même qualifier de paternaliste, voire de néocoloniale », a déclaré l’ambassadeur lors de l’audience.

La France, pour sa part, a rejeté la « prétendue urgence » basée sur la supposée vente imminente du bâtiment. Elle regrette que le sujet encombre encore la CIJ, « à l’heure où le rôle de la Cour est si chargé par de nombreuses affaires d’ampleur ». Parmi celles-ci figure en bonne place la plainte déposée par l’Afrique du Sud accusant Israël de génocide dans la bande de Gaza.

D’après Transparency International, la France n’est pas le seul pays ayant des différends avec la Guinée équatoriale au sujet de biens mal acquis. « La Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis sont également en train de négocier la restitution de fonds à la Guinée équatoriale », indique l’ONG. Elle pousse les différents États à se coordonner pour rendre enfin au peuple du pays l’argent pillé par les dirigeants et à la réinvestir dans des projets de développement.

Et ce n’est pas fini...

 

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