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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

J'ai écrit à ma députée

28 Juillet 2024, 13:59pm

Publié par Bernardoc

Bernard P. SARLANDIE

33185 LE HAILLAN


 

Madame la députée Marie RECALDE,

Comme vous le savez, l’appel clair de la CGT à battre l’extrême droite et la campagne que nous avons menée résolument ont joué un rôle important pour votre élection face au RN. Pour autant, l’extrême droite reste très forte.

Pour la faire reculer durablement, il faut que les travailleuses et les travailleurs constatent qu’ils sont entendus et représentés à l’Assemblée nationale. La démocratie ne se limite pas au vote, les travailleuses et les travailleurs doivent pouvoir être informés et associés aux grands choix que vous serez amenée à faire comme députée. Votre présence et votre soutien lors des luttes de notre département, pour la défense de l’emploi ou des services publics notamment, sera très importante. La participation inédite lors des élections démontre de fortes attentes, notamment en matière sociale. Parmi celles-ci, l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et des pensions, l’investissement dans nos services publics, la loi pour le droit de mourir dans la dignité et la défense de notre industrie, toujours plus fragilisée par la finance.

Au-delà, nous pensons que le parlement gagnerait à porter des textes de loi avec des mesures fortes et concrètes pour éradiquer les morts et les accidents du travail, pour défendre et transformer notre industrie, lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour garantir les libertés, en commençant par les libertés syndicales, considérablement fragilisées ces dernières années.

Nous espérons être entendus.

Avec mes salutations laïques et républicaines,


 

B. Sarlandie

Fonctionnaire retraité

Et ce n'est pas fini...

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ICAN

27 Juillet 2024, 11:09am

Publié par Bernardoc

 

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La saignée de l’inspection du travail s’accélère

22 Juillet 2024, 17:48pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart du 18 juillet 2024

Le ministère du travail est un bon élève. Quand le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, affirme qu’il faut encore couper dans les dépenses publiques, en faisant des économies de 10 milliards « exclusivement sur le budget de l’État », le ministère de Catherine Vautrin s’exécute. Depuis plusieurs semaines, à Marseille, à Aix-en-Provence ou en région parisienne, les syndicats déplorent une accélération dans les réductions d’effectifs et d’unités de contrôle locaux réduits à peau de chagrin. 

La politique du gouvernement actuel a beau avoir été largement remise en cause lors des dernières élections législatives, la machine à broyer continue d’opérer sans dévier. « Les gels et blocages en termes d’effectifs, c’est au moins jusqu’à fin 2024. C’est révoltant du point de vue démocratique qu’une politique battue dans les urnes continue d’être appliquée comme si de rien n’était. »assure Simon Picou, membre du bureau national de la CGT-TEFP. 

Alors, jeudi 11 juillet, plusieurs dizaines d’agents franciliens ont décidé de se rendre dans les bureaux du ministère du travail pour réclamer le maintien des postes. Ils ont été reçus par les ressources humaines dans la « salle du dialogue social » Un comble pour celles et ceux qui, depuis des mois, souhaitent être reçus par la ministre ou son cabinet, en vain. En effet, Catherine Vautrin est l’une des rares ministres du travail récentes à n’avoir jamais reçu les organisations syndicales de son propre ministère.

Un nouveau rassemblement d'agents mobilisés devait se tenir devant ministère jeudi 18 juillet, mais il a été interdit par la préfecture de police. Elles et ils se rendront donc devant le secrétariat général des ministères sociaux, et demanderont à être reçus... sans grand espoir. 

Si la communication entre la ministre et ses agents semble rompue, la mobilisation n’est pas sans effet : la direction francilienne du ministère a assuré aux personnes mobilisées que six de leurs collègues contractuels seraient finalement reconduits pour au moins un an. On est bien loin du compte, puisque rien qu’en région Île-de-France, les syndicats estiment que près de cinquante postes sont en danger. 

Dans leur communication commune, la CGT, FO et Sud insistent sur l’état d’urgence dans lequel se trouve l’inspection du travail : « Il s’agit d’un véritable plan social, qui porte sur des missions essentielles pour la réception du public, le renseignement des salarié·es en droit du travail, l’insertion des travailleurs les plus éloignés de l’emploi, la cohésion sociale, ou encore la gestion de projets dans le cadre du Fonds social européen. » 

Si les syndicats notent une accélération récente, la saignée à l’inspection du travail est une affaire ancienne. Entre 2015 et 2021, le ministère du travail a perdu 16 % de ses effectifs selon le rapport de la Cour des comptes rendu public en février 2024.

Ce sont les effectifs de l’inspection du travail qui ont le plus subi ces coupes budgétaires, avec 589 agents en moins de 2015 à 2021, soit une baisse d’effectifs de 19 %. Et c’est compter sans les nombreux postes laissés vacants. Rien qu’à l’inspection du travail, 18 % des postes n’étaient pas occupés en 2022, soit 3 % de plus qu’en 2017. 

Désormais, on compte – sur le papier – un poste d’inspecteur du travail pour 10 500 salariés alors que l’Organisation internationale du travail estime qu’il faut au minimum un inspecteur pour 10 000 salariés dans un pays industrialisé. Si l’on s’intéresse aux effectifs réels et que l’on prend en compte les postes laissés vacants, il y a en réalité un inspecteur pour 13 200 salariés selon les calculs de la CGT. 

Ces chiffres, les syndicalistes les connaissent par cœur et peuvent mettre des noms et des visages sur tous ces contrats non renouvelés et départs à la retraite non remplacés.

Pour Mornia Labssi, inspectrice du travail syndiquée à la CGT, ces coupes successives ne sont pas anodines et viennent servir un projet politique, celui des patrons : « D’abord, notre outil de travail, le Code du travail, ne cesse d’être abîmé. Dans la même temporalité, on réduit les agents censés faire appliquer ce droit du travail. Cela correspond clairement aux revendications du Medef pour laisser toujours plus les mains libres aux patrons, des revendications honorées par le ministère. Ce sont des choix politiques. » 

Et les conséquences sur le terrain sont déjà bien palpables. « Les directions annoncent aux collègues contractuels que, finalement, leurs contrats ne seront pas renouvelés, parfois à peine quinze jours avant la fin du contrat, explique Simon Picou. Il y a aussi des recrutements qui sont annulés à la dernière minute. C’est brutal. » 

« On est tellement en sous-effectif qu’on ne gère plus que les urgences comme les demandes de rupture de contrat de travail de salariés protégés et les accidents du travail très graves, raconte Mornia Labssi. Tout le reste, ça passe à la trappe. » 

Si les agents du ministère du travail s’époumonent depuis des années à ce sujet, toutes et tous ont désormais à cœur de donner des visages à ce service public qui s’étiole. 

Simon Picou raconte aussi la situation du service de « renseignement en droit du travail » en Seine-Saint-Denis : « Une collègue part à la retraite, elle ne sera pas remplacée. Le service va réduire ses plages d’accueil du public. » 

Toujours en Seine-Saint-Denis, une embauche d’assistante à l’inspection du travail est bloquée depuis plusieurs semaines. Un autre agent, dans un service d’insertion par l’activité économique, devait être prolongé mais a finalement été remercié il y a peu.

Et la situation du département est loin d’être isolée. Mornia Labssi raconte les mêmes coupes budgétaires depuis une unité de contrôle située au cœur de la capitale : « Dans mon unité parisienne, une agente de contrôle part à la retraite dans deux mois et, pour l’instant, pas de remplacement. Une autre a muté et elle n’est pas remplacée non plus. Très concrètement, ceux qui sont restés se partagent, tour à tour, ses anciennes tâches en plus de leur boulot. »

Les enquêtes pour harcèlement au travail, les demandes administratives ou de régularisation ne sont plus traitées, par manque d’effectif. Et à l’autre bout du téléphone, des travailleurs et travailleuses en souffrance attendent indéfiniment. 

Et ce n’est pas fini...


 

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Les réussites macronistes

11 Juillet 2024, 22:57pm

Publié par Bernardoc

26 ministres mis en examen.

Fin de l'ISF : - 6,3 milliards.

Commerce extérieur : 60 milliards de déficit.

330 000 SDF.

2 milliards pour McKinsey.

23 gilets jaunes éborgnés.

Borne : 23 49.3.

26 000 lits d'hôptal fermés.

900 milliards de dette.

Quand on pense que certains osent traiter le programme du NFP d'irréaliste...

Et ce n'est pas fini...

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Etre né sous le signe de l'hexagone...

9 Juillet 2024, 14:17pm

Publié par Bernardoc

 

In Mediapart du 8 juillet 2024 (extraits)

Parmi la centaine de candidats d'extrême droite épinglés par Mediapart, notamment pour des propos haineux et complotistes, 26 ont été élus ou réélus.

Le président du Rassemblement national (RN) avait reconnu « quatre ou cinq brebis galeuses » parmi les candidatures de son parti. Auteurs de propos racistes ou complotistes, condamnés par la justice ou visés par des accusations de violences : Jordan Bardella a en réalité soutenu une centaine de candidats et candidates aux profils plus que problématiques, que Mediapart avait recensés.

Selon les résultats disponibles lundi 8 juillet, vingt-six d'entre eux siègeront au Palais-Bourbon. Rappel de leurs faits d'armes.

Jérôme Buisson, circonscription de l'Ain, réélu avec 46,01 % des voix

À une déclaration du député Carlos Martens Bilongo, le député Jérôme Buisson (RN) a répondu le 13 mai sur son compte X « Pour Bilongo, la France est un hall de gare, une salle d'attente woke, un Cada [centre d'accueil pour demandeurs d'asile – ndlr] . » Dans un autre message, l'élu parle aussi des « enturbannés » pour décrire les musulmans. « Vous chipotez, cela ne me choque pas » , a-t-il assumé auprès de Mediapart.

Jocelyn Dessigny, circonscription de l'Aisne, réélu au premier tour avec 53,07 % des voix

Sur son compte Facebook, Jocelyn Dessigny a posté une photo de lui avec un T-shirt du groupe de rock identitaire In memoriam, qui a notamment repris un chant de marche de la Jeunesse hitlérienne, La Colonne . Interrogé sur cette photo, l'élu n'a pas répondu.

Jorys Bovet, circonscription de l'Allier, réélu avec 34,33 % des voix

Le député se saisit régulièrement de faits divers relayés par la fachosphère pour stigmatiser les personnes étrangères.

Lionel Tivoli, circonscription des Alpes-Maritimes, réélu avec 48,08 % des voix

En janvier 2024, il déclare que « partout où [les mineurs isolés] passent, ces derniers dealent, agressent et pourrissent la vie des riverains »

Bryan Masson, circonscription des Alpes-Maritimes, réélu au premier tour avec 50,85 % des voix

À la suite de la mort de trois hommes, Manuolito, Ismaël et Atama, tués à Angers en juillet 2022 par un ressortissant soudanais en état d'ébriété, le député écrit sur X : « Angers est le reflet de la France. Trois jeunes ont été assassinés hier soir par un Soudanais. La sauvagerie s'étend partout sur le territoire et les criminels étrangers prospèrent. »

Monique Griseti, circonscription des Bouches-du-Rhône, élue avec 55,86 % des voix

La Provence e a relevé plusieurs des saillies de Monique Griseti : « Qu'il aille traire la chèvre, ça nous fera des vacances » ou encore : « Qu'est-ce qu'on attend pour les mettre dans un avion, ces moins que rien. » Elle a aussi recommandé le film Sound of Freedom , un pseudo-documentaire américain relayant nombre de théories de la mouvance QAnon.

Joëlle Mélin, circonscription des Bouches-du-Rhône, réélue avec 45,20 % des voix

En 2023 elle dénonçait le succès d'une structure d'accueil de réfugié·es dans les colonnes de La Provence « Je reste opposée à ce centre. Entendons-nous bien : je suis pour un accueil dans la dignité, mais contre le fait de les prévenir de leur expulsion, ce qui leur laisse tout loisir de partir. Je les préfère cent fois à Djibouti, ils sont mieux dans leur milieu naturel [sic] . »

René Lioret, circonscription de Côte-d'Or, élu avec 45,31 % des voix

En juin 2023, l'élu réagissait à un post sur le prétendu massacre d'un chameau en Afrique avec cet autre message : « Aucun doute n'est possible ! Nous avons bien à faire à des barbares. Si l'UE compte sur “ça” pour repeupler le Vieux Continent… »

Florence Joubert, circonscription de Dordogne, élue avec 40,13 % des voix

Si « nos dirigeants soufflent le chaud et le froid en matière d'immigration » et « brillent par leurs jeux de posture, de faux-semblants » , c'est parce qu'ils « appliquent les instructions de l'Union européenne pour accueillir massivement des migrants-envahisseurs » Face à cette « politique de peuplement » « aucun département ne sera préservé » alerte -t-elle. « Partout la délinquance et la violence. Partout la drogue et les trafics. »

Thibaut Monnier, circonscription de la Drôme, élu avec 38,37 % des voix

Grand ami de Marion Maréchal Thibaut Monnier se scandalise d'une petite compétition informelle en France : la Coupe d'Afrique des banlieues. « Où est la France dans tout ça ? » demande-t-il

Nicolas Meizonnet, circonscription du Gard, réélu au premier tour avec 52,22 % des voix

Sur le réseau social X, Nicolas Meizonnet n'hésite pas à extrapoler à partir de tout fait divers impliquant un étranger ou un Français ayant un nom d'origine étrangère : « Ils sont français, mais pas un seul n'a un nom à consonance française. Cela ne surprendra personne » « Il faudra bien un jour que ceux qui organisent l'invasion migratoire répondent de leurs actes. Immense colère de voir tant de jeunes français massacrés par des barbares »

Pascale Bordes, circonscription du Gard, réélue avec 47,48 % des voix

Quand elle parle du burkini, qu'elle estime être « un très grand danger » , Pascale Bordes pense au nazisme et convoque Bertolt Brecht : « Celui qui ne sait pas est un imbécile, mais celui qui sait et ne fait rien est un criminel. » Elle ajoute : « Je dis que celui qui sait et ne dit rien ni ne fait rien est un criminel. »

Alexandre Allegret-Pilot, circonscription du Gard, élu avec 51,58% des voix

Sur son compte X, supprimé le 4 juillet mais décortiqué par Midi Libre , le candidat ciottiste soutenu par le RN qualifiait notamment la parité de « régression » et l'inscription de l'IVG dans la Constitution de « grande mascarade » « Aller simple » , répondait-il à un tweet de Rima Hassan, alors candidate LFI aux européennes.

Roger Chudeau, circonscription du Loir-et-Cher, élu avec 49,72 % des voix

Celui qui estime que vu sa binationalité, Najat Vallaud-Belkacem n'aurait jamais dû être ministre, considère que l'école française sera « bientôt une école de type arabo-musulman avec des petits bouts de charia ».

Christophe Bentz, circonscription de la Marne, réélu avec 48,83 % des voix

Il est l'auteur d'un essai sur les races, Décrypter l'antiracisme en une heure , paru en 2011, dans lequel il affirme que la notion de race serait victime d'un « terrorisme sémantique » . Selon lui, « distinguer les races est un travail de bon sens » et même « un travail scientifique »

Laurent Jacobelli, circonscription de Moselle, réélu avec 46,36 % des voix

« Joue pas ta racaille. » C'est en ces termes que Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, s'en est pris au député Renaissance Belkhir Belhaddad au cours d'une cérémonie, le 13 octobre 2023. « Tu me parles autrement, je te le dis tout de suite. Racaille » , lui a-t-il aussi lancé , en lui demandant : « Il va bien le Hamas ? »

Caroline Parmentier, circonscription du Pas-de-Calais, réélue avec 48,85 % des voix

Longtemps rédactrice du journal Présent , Caroline Parmentier regrettait dans un article publié en 2018 qu' « après avoir “génocidé” les enfants français à raison de 200 000 par an [le nombre d'avortement en France – ndlr], on doit maintenant les remplacer à tour de bras par les migrants »

Tiffany Joncour, circonscription du Rhône, élue avec 51,87 % des voix

Sur un compte Facebook que BuzzFeed reliait à la candidate, en 2017, apparaissaient des « J'aime » à des publications de Génération identitaire, mouvement dissous par le gouvernement en 2021 pour avoir promu « une idéologie incitant à la haine et à la violence envers les étrangers et la religion musulmane » . Street Press a aussi relevé qu'une « petite dizaine de visages » de GI gravitent encore aujourd'hui autour de la candidate.

Patrice Martin, circonscription de Seine-Maritime, élu avec 44,91 % des voix

Sur Facebook, Patrice Martin a relayé des publications de sites islamophobes (Riposte laïque), antisémite (Égalité et Réconciliation) ou complotistes. Il a aussi relayé des messages climatosceptiques, affirmant par exemple en 2019 que dire que la canicule était due au réchauffement climatique et à la pollution était des « mensonges »

Béatrice Roullaud, circonscription de Seine-et-Marne, réélue avec 40,81 % des voix

Dans un tweet repéré le 4 juillet par un journaliste du Média, Béatrice Roullaud s'inquiétait, en mai 2016, après l'élection de Sadiq Khan à la tête de la mairie de Londres : « À quand un musulman à la mairie de Paris ? Bientôt. Si vous ne voulez pas, votez en fonction à chaque élection ! »

Philippe Lottiaux, circonscription du Var, réélu au premier tour avec 56,11 % des voix

C’est un habitué des publications racistes sur les réseaux sociaux. En 2023, il partageait un post du site d'extrême droite Fdesouche en ironisant sur le « merveilleux apports des migrants, des racailles et des dealers » à Marseille. Quelques semaines plus tôt, réagissant à la mort d'Enzo, poignardé dans l'Eure, il fustigeait « la racaille décomplexée, fruit pourri de la culture de l'excuse, du laxisme judiciaire et de la submersion »

Frédéric Boccaletti, circonscription du Var, réélu avec 55,81 % des voix

Ancien patron de la fédération RN du Var et proche de Jean-Marie Le Pen, il avait été condamné en 2000 pour « violence en réunion avec arme » à un an de prison, dont six mois ferme. Dans l'entre-deux-tours, son ex-épouse a dénoncé, dans Libération , des violences conjugales, un coup de couteau et des abus « cycliques ». Dans les années 1990, cet ex-apprenti cuisinier vendait des livres antisémites dans sa librairie de Toulon, baptisée Anthinéa en hommage à un ouvrage de Charles Maurras, chef de l'Action française, antisémite et monarchiste.

Philippe Schreck, circonscription du Var, réélu au premier tour avec 53,55 % des voix

Philippe Schreck était monté au soutien de son collègue Grégoire de Fournas, suspendu quinze jours pour avoir crié « Qu'il retourne en Afrique ! » au député Carlos Martens Bilongo. « Oui les migrants et les associations de passeurs subventionnés doivent retourner en Afrique » avait-il assumé.

Hervé de Lépinau, circonscription du Vaucluse, élu au premier tour avec 53,51 % des voix

Le 27 novembre 2014, pour les 40 ans de la loi Veil, Hervé de Lepinau écrivait, selon Le JDD « Sinistre anniversaire. Hommage aux millions de victimes de l'avortement. Non à la culture de la mort, oui à la vie. » Son nom figure aussi parmi les signataires, la même année, d'une pétition réclamant l'abrogation « à terme » de la loi sur l'avortement.

Daniel Grenon, circonscription de l'Yonne, réélu avec 40,40 % des voix

À l'issue d'un débat avec son adversaire de gauche au second tour, le député RN a contesté avoir prononcé les mots suivants : « Le Maghrébin binational, il a sa place en France. Il l'a. Mais pas dans les hauts lieux, je ne pense pas. On a besoin de protéger la France. »

Anne Sicard, circonscription du Val-d'Oise, élue avec 33,65 % des voix

Anne Sicard, parachutée dans le Val-d'Oise par le RN, est responsable du fond de dotation de l'Institut Iliade. Structure centrale dans la formation de générations de militants identitaires, l'organisation fondée par Jean-Yves Le Gallou accueille tout le spectre de l'extrême droite radicale pour des conférences autour du « grand remplacement ».

Et ce n’est pas fini...

 

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Législatives en Gironde : quel enseignement tirer du vote blanc et nul lors du second tour ?

8 Juillet 2024, 18:49pm

Publié par Bernardoc

In Sud ouest du 8 juillet 2024

Si l’abstention est finement scrutée élection après élection dans les analyses, deux autres petits chiffres qui apparaissent dans les tableaux électoraux peuvent parfois envoyer un message politique : les votes blancs et nuls.

Le vote blanc consiste à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou avec un bulletin vierge. Le vote nul désigne, lui, les bulletins qui ne peuvent pas être pris en compte lors du dépouillement car déchirés ou annotés (ou le bulletin pour un candidat qui n’est plus en lice). Le vote nul peut aussi être un acte volontaire pour manifester son opposition aux différents candidats.

Le vote blanc véhicule un message politique. Un électeur qui se déplace aux urnes et qui décide de voter blanc souhaite signifier qu’aucune des options proposées ne lui convient. L’électeur entend alors manifester son mécontentement.

La gauche remporte sept sièges de députés sur les onze encore en lice, la majorité en conserve quatre : le front républicain a fracassé les ambitions du RN qui, tout un symbole, perd le Médoc

En additionnant les deux, on peut tirer quelques enseignements. Ainsi ce dimanche 7 juillet, dans la 12circonscription de la Gironde, celle de l’Entre-deux-Mers, plus d’un électeur sur dix (11,56 %) s’est déplacé dans les bureaux mais a voté blanc ou nul. Après le désistement du député sortant Renaissance Pascal LAVERGNE arrivé troisième à l’issue du premier tour, les électeurs avaient le choix entre les deux extrémités de l’échiquier politique : la candidate du Nouveau Front populaire Mathilde FELD (LFI) et le candidat d’extrême droite, Rémy BERTHONNEAU (RN). Une alternative jugée parfois trop clivante aux yeux de certains électeurs qui ont tenu à honorer leur devoir électoral mais qui ont refusé de se prononcer.

Dans la 5circonscription, celle du Médoc, les électeurs avaient le choix entre Grégoire de Fournas (RN) et l’ancienne députée PS Pascale GOT (Nouveau Front populaire). 6,83 % des bulletins de vote étaient blancs ou nuls, soit un électeur sur 15.

À l’inverse, dans la 1re circonscription de la Gironde, une triangulaire avait lieu. Elle voyait s’opposer celui qui est encore ministre délégué chargé des Comptes publics, Thomas CAZENAVE, à Bruno PALUTEAU (RN) et Céline PAPIN (Écologiste, Nouveau Front populaire). Dans cette circonscription, les blancs et nuls n’ont représenté que 1,83 % des votants, soit un électeur sur 55. On est là très loin des chiffres observés dans la 12circonscription. Cela dit, trois autres circonscriptions culminent à plus de 6 % de bulletins blancs ou nuls : la 2circonscription (Bordeaux centre, victoire de l’écologiste Nicolas Thierry) avec 6,24 % de bulletins blancs ou nuls, la 4circonscription (rive droite, 6,83 % de votes blancs ou nuls).

Et ce n’est pas fini...


 

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Il n'y a pas que Gaza, hélas...

7 Juillet 2024, 14:25pm

Publié par Bernardoc

In Siné mensuel, été 2024

Et ce n'est pas fini...

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Il faut soutenir une police démocratique

5 Juillet 2024, 14:35pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 5 juillet 2024

La sociologue Laurence Proteau et le secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police, Anthony Caillé , alertent contre le risque d’une instrumentalisation politique de la police par l’extrême droite

Nous refusons que l’institution policière – qui est un service public nécessaire dans une démocratie – soit instrumentalisée au profit de ­pouvoirs autoritaires et d’idéologies mortifères portées par une ­extrême droite héritière directe d’une idéologie raciste, fasciste et réactionnaire.Si demain ces pouvoirs ont autorité, la police comme institution démocratique au service des citoyennes et des citoyens sera portée disparue, ce qui aura de terribles conséquences sur l’exercice de nos libertés.

Il faut donc absolument soutenir une police démocratique et respectueuse des libertés privées et publiques. En effet, les amalgames et les caricatures qui construisent une figure repoussoir d’une police que l’on peut montrer du doigt, conspuer, rejeter d’un bloc ne sont pas un projet politique. Cette affirmation pourra sembler provocatrice tant on assimile police et violence, mais c’est une nécessité politique, aujourd’hui encore plus qu’auparavant, de penser la police dans sa diversité.

Il est urgent de rompre avec l’imagerie qui condamne toute une profession et construit une vision diabolique d’un service public pourtant absolument fondamental dans les démocraties : si nous n’avons pas un service public de police, nous aurons des milices incontrôlables et bien plus brutales et arbitraires que les violences et les errements policiers insupportables qu’il faut dénoncer sans relâche et punir sévèrement.

La condamnation aveugle (« tout le monde déteste la police ») masque tout ce que les pratiques policières doivent à la politique : on tape sur les policiers alors qu’il faudrait taper plus encore sur les politiques autoritaires qui autorisent des pratiques policières de plus en plus antirépublicaines. Cette condamnation masque aussi les formes discrètes (et parfois plus directes) de résistance ou, du moins, de pratiques différentes que de nombreuses policières et policiers s’efforcent de mettre en œuvre.

LA police n’existe pas ! Il y a DES polices, autant de métiers qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. UnCRS [un policier de la police nationale affecté à une compagnie républicaine de sécurité] n’est pas un OPJ [officier de police judiciaire] de la brigade financière, un patrouilleur n’est pas un voltigeur (BRAV-M [brigade de répression de l’action violente motocycliste]). Tous ne sont pas d’extrême droite, loin de là. Tous ne sont pas des brutes qui frappent, loin de là. Tous ne sont pas des ripoux, loin de là. Mais il est certain qu’un véritable service public de police doit exiger de ses agents et agentes une exemplarité républicaine et accepter le contrôle et les sanctions en cas de manquement au droit.

Il ne s’agit donc pas de faire l’apologie de la police, mais de revenir à la raison. Nous avons besoin d’une police démocratique qui protège les citoyens. Il faut se réapproprier notre police, et ce n’est pas en lançant des anathèmes et des slogans que nous y parviendrons.

Des tentatives ont été faites pour fabriquer une police plus proche des citoyens, comme la police dite « de proximité », mais elle fut arbitrairement supprimée par Nicolas Sarkozy en 2003. De plus, il n’a pas été mis assez de moyens à la disposition de cette police pourtant souhaitable, ce qui a abouti à un rejet de la part des policiers, qui l’ont souvent vécue comme un déclassement. Les policiers souffrent aussi d’un défaut de formation ou, plus exactement, d’une formation trop « policière » et pas suffisamment « armée » par les sciences sociales.

Cet appel veut convaincre autant les policiers, les politiques (qui ­souhaitent une police au service de la population et pas de« l’Etat ») et les citoyens que nos libertés privées et publiques sont garanties, certes d’abord par les luttes ­sociales et politiques, mais aussi grâce à une police bien formée et bien contrôlée qui ne vient pas brimer ces luttes, mais permet leur expression sereine.

Nous appelons les policiers démocrates et respectueux des valeurs de la République à sortir du devoir de réserve, à exprimer leurs inquiétudes, à défendre leurs ­métiers de service public et à s’afficher comme protecteurs de la population, de toute la population sans discrimination aucune. Il faut aussi que nous, citoyennes et citoyens, ­imposions une police plus juste, démocratique et républicaine. C’est pourquoi nous appelons à ­construire des espaces de dialogue et ­­­de réflexion pour repenser un service public de police qui aura vraiment les moyens d’être au service de toutes et tous.

Et ce n’est pas fini...

 

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On s’en souviendra.

3 Juillet 2024, 11:17am

Publié par Bernardoc

Elections législatives : ces candidats qui ont refusé de se désister face au RN

2 candidats Renaissance

14e circonscription des Bouches-du-Rhône : Anne-Laurence Petel

1ere circonscription du Val-d’Oise : Emilie Chandler

1 candidat Horizons

1ere circonscription des Alpes-Maritimes : Graig Monetti

1 candidat MoDem

8e circonscription du Rhône : Dominique Despras

4 candidats LR

2e circonscription de l’Allier : Romain Lefebvre

4e circonscription de la Drôme : Emmanuelle Anthoine

7e circonscription de l’Oise : Maxime Minot

8e circonscription du Rhône : Nathalie Serre

3 candidats divers droite

3e circonscription de l’Ardèche : Fabrice Brun

1ere circonscription de la Creuse : Valérie Simonet

5e circonscription de Saône-et-Loire : Gilles Platret

20 autres candidats se sont maintenus dans des circonscriptions où le RN (ou un candidat d’extrême droite) est arrivé deuxième

12 candidats et candidates Ensemble

Dans la 2e circonscription du Finistère, Jean-Charles Larsonneur

Dans la 9e circonscription de Haute-Garonne, Florian Delrieu, (Renaissance)

Dans la 2e circonscription de la Loire, Eric Le Jaouen (UDI /Ensemble)

Dans la 2e circonscription du Lot, la candidate Renaissance Huguette Tiegna

Dans la 2e circonscription du Nord, la candidate Renaissance Violette Salanon

Dans la 1ere circonscription du Puy de Dôme, le candidat Horizons Hervé Prononce

Dans la 1re circonscription de Seine-et-Marne, la candidate Modem Aude Luquet (29,04

Dans la 2e circonscription de la Somme, le candidat Renaissance Hubert de Jenlis

Dans la 1re circonscription de la Vienne, la candidate divers droite /Ensemble Séverine Saint-Pé

Dans la 1ere circonscription de Haute-Vienne, la candidate divers centre /Ensemble Isabelle Negrier

Dans la 3e circonscription du Val-de-Marne, le candidat Renaissance Loïc Signor

Dans la 4e circonscription de Vendée le candidat Renaissance Ilias Nagnonhou

2 candidats LR

Dans la première circonscription de Corrèze Francis Dubois

Dans la 6e circonscription de Loire-Atlantique Alain Hunault

3 candidats NFP

Dans la 5e circonscription de la Loire, Ismaël Stevenson LFI /NFP

Dans la 10e circonscription des Yvelines, le candidat LFI /NFP Cédric Briolais

Dans la 4e circonscription de Vendée, la candidate PCF /NFP Julie Mariel-Godard

2 candidats divers droite

Dans la 1ere circonscription de Lozère Pierre Morel A L’huissier

Dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle

1 candidat divers centre

Dans la 3e circonscription de Haute-Vienne Gilles Toulza

Et ce n’est pas fini...

 

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Législatives 2024 : la nouvelle star Marine Tondelier rend fiers les verts

2 Juillet 2024, 14:42pm

Publié par Bernardoc

In Chez Pol du 2 juillet 2024

Tour à tour percutante, émouvante et déterminée, Marine Tondelier se révèle au grand public à l’occasion des ces législatives anticipées. Au sein d’EE-LV, on savoure un peu après des européennes éprouvantes.

C’est une anecdote que Cécile Duflot aime bien raconter. Nous sommes en 2016, en pleine campagne des primaires EE-LV auxquelles candidate l’ancienne ministre du Logement de François Hollande. Sa collaboratrice parlementaire, une certaine Marine Tondelier, l’accompagne en déplacement. «On dormait dans la même chambre d’hôtel pour faire des économies, se souvient Duflot. Un soir, on soulève le matelas sur lequel on dort et on voit que c’est une planche en bois. Elle rigole et elle me dit en riant que, quand on en est là, c’est que c’est vraiment le bas du bas.» Huit ans plus tard et une campagne des législatives éclair, Tondelier n’est plus en bas. Le grand public a fini par découvrir cette écolo. L’intéressée fait tout pour, usant du fond mais aussi de la forme. Cette veste verte qu’elle porte depuis des semaines , en passe de devenir l’un des symboles de cette campagne, en est un bon exemple. La notoriété s’accroît. Dans le reste de la gauche, on observe et on finit, parfois, par se méfier de cette aura grandissante. Ce qui était impensable après une campagne des européennes chaotique et qui a vu le camp écolo échapper de peu au désastre. Mais la dissolution est passée par là.

Durant la campagne des législatives puis lors de la soirée de premier tour, sur France 2 face à une Aurore Bergé incapable d’appeler à l’union face à l’extrême droite, Tondelier transperce l’écran. La découverte de cette élection, c’est elle. Du moins pour les néophytes. Pour les écolos, c’est tout sauf une surprise. Ceux qui la connaissent dans ce parti qui aime couper les têtes un peu trop hautes louent sa «solidité» et sa «cohérence» depuis des années. «Elle est très intelligente et elle travaille beaucoup, peut-être trop», note l’eurodéputé David Cormand. Le maire écolo de Grenoble, Eric Piolle, se souvient du travail de la jeune femme auprès de lui, en 2021. Elle dirige alors sa campagne de la primaire écolo – avec le même succès que pour Duflot quatre ans plus tôt. «Je cherchais quelqu’un qui allie deux qualités essentielles, au-delà de la proximité sur le fond bien sûr : la cohérence par tous vents, et l’attachement à la dimension humaine de la politique – confiance, respect et franchise, service du collectif», résume l’édile

Ce sens du collectif porte ses fruits. C’est autour d’elle que l’union de la gauche s’est faite pour les législatives, conclues et annoncées au siège des écolos. Et, depuis dimanche soir, elle est l’un des visages les plus marquants de la gauche définitivement opposée au RN. «Elle arrive à élever son niveau de jeu, ajoute Cormand. Elle a pris la mesure des enjeux.» «Elle a une énergie folle et ça débouche sur quelque chose de positif, poursuit le porte-parole des jeunes écolos et ancien collaborateur de Tondelier, Octave Plessis. Quand elle est face à des fachos, elle les remet à leur place.» Le même parle d’une «fierté» retrouvée chez les militants et s’enflamme : «Dans 50 ans, on reparlera de cette séquence…»

Une chose joue pour elle : élue d’opposition dans la ville RN d’Hénin-Beaumont, Tondelier sait mieux que personne ce qu’est l’extrême droite au pouvoir. «Ça lui confère une sensibilité particulière, estime Cormand. Certains élus de gauche n’ont pas la même perception du RN au pouvoir. Elle a l’exemple du comment et du pourquoi le parti agit, elle voit ce qu’il fait.» Cela débouche sur des séquences notables. Dimanche soir sur France 2, elle met Bergé face à ses responsabilités. Lundi matin sur France Inter, pleine d’émotion, elle s’emporte contre le «comportement de lâche et de privilégié» de Bruno Le Maire, qui refuse d’appeler à voter pour un candidat LFI face au RN. «Quand elle répond à cet imbécile, elle est forcément concernée», balance Cormand.

Rarement personnalité aura fait l’objet d’une telle unanimité au sein des Verts, du moins pas récemment. Les épreuves éteignent toute velléités et efface les mois d’errance où, durant la campagne des européennes, le parti écolo a brillé par ses carences. Assiste-t-on à l’émergence d’une nouvelle figure politique ? «A l’évidence», constate le sénateur écolo Yannick Jadot. «Elle fait un sans faute dans la façon dont elle incarne notre combat face à la dérive politique et idéologique ambiante. Et c’est précieux», résume pour sa part la députée sortante Sandra Regol qui réfute néanmoins toute idée d’éclosion récente : «Ça fait bientôt deux ans qu’elle est très présente dans les médias et s’impose dans le paysage politique.» Duflot abonde et moque une affaire de journalistes – à raison sans doute – de toujours tenter de raconter des histoires. Mais qui oserait dire que, dans cette ambiance actuelle, une belle légende ne fait pas de bien ?

Et ce n’est pas fini...

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