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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Le monde en 2025

31 Janvier 2025, 11:16am

Publié par Bernardoc

  "A Gaza, l'espoir renaît pour les enfants" déclare l'Unicef.

  Ils vont pouvoir retourner à l'école...

...peut-être, s'ils la retrouvent...

Et ce n'est pas fini...

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Encore une belle réussite macronienne.

27 Janvier 2025, 09:10am

Publié par Bernardoc

Le nombre de chômeurs de catégorie A est en forte hausse de 3,9% au 4e trimestre en France, selon les chiffres de la Dares

Il s'agit de la plus forte remontée du chômage en France en une décennie, selon les chiffres du ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail a augmenté de 3,9% au quatrième trimestre 2024 par rapport au troisième trimestre. Il s'agit de la plus forte remontée du chômage en France en une décennie en dehors de la crise du Covid, selon les chiffres publiés lundi 27 janvier par le ministère du Travail.

Chez les jeunes de moins de 25 ans, la hausse atteint 8,5% sur le trimestre en France métropolitaine, précise le département des études du ministère (Dares), sur fond de baisse des embauches et de multiplication des faillites d'entreprises. Le nombre de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) atteint ainsi 3,138 millions au 4e trimestre, soit 117 000 chômeurs de plus sur un trimestre.

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi progresse de 3,5%, les variations des trimestres précédents ayant été bien moins importantes. En incluant ceux exerçant une activité réduite (catégories A,B et C), le nombre des demandeurs d'emploi augmente de 1,7% à 5,495 millions sur le trimestre, et de 1,8% sur un an, toujours pour la France entière en dehors de Mayotte.

Ces chiffres sont "cohérents avec ceux des faillites et des plans sociaux", a réagi à l'AFP l'économiste Nathalie CHUSSEAU. La semaine dernière, l'Urssaf avait rapporté que les déclarations d'embauche étaient reparties à la baisse au quatrième trimestre, perdant 2,4% par rapport au trimestre précédent.

Et ce n’est pas fini...

 

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ATTENTION DANGER : GOUVERNEMENT ET PATRONAT UNIS CONTRE NOS RETRAITES !!!

22 Janvier 2025, 09:32am

Publié par Bernardoc

IL FAUT REPRENDRE LA RUE ET LES APPELS À LA GRÈVE ET MANIFESTATION !

Dans l’objectif de s’échapper d’une nouvelle censure et sauvegarder la contre-réforme Borne Macron, François BAYROU abandonne aux mains du patronat avec la mise en place d’un «conclave» ce dossier qui a vu 90% du salariat s’y opposer fermement.

Cette pseudo concertation doit se faire dans un cadre budgétaire verrouillé et sans abrogation de la dernière réforme en préalable. Autant dire qu’il n’y aura strictement aucune marge de discussion, et encore moins de négociation.
Les volontés du patronat sont très claires comme a pu les détailler le numéro un du Medef Patrick MARTIN au CRAPS (cercle de Recherche et d’analyse sur la Protection Sociale) :

« dans le cadre de la concertation sur les retraites…, le Medef souhaite, quand elle aura lieu, que soit mise sur la table la question d’une dose de capitalisation afin de trouver des solutions pérennes à la baisse à la baisse prévisible du taux de remplacement des pensions avec des solutions d’épargne… ». Pour le Medef c’est très clair il faut changer de système et sortir du système de retraite de la Sécurité sociale pour jeter les salariés vers les fonds de pensions.

Il continue :

« compte tenu du mur démographique qui est devant nous, nous devons réfléchir à une approche stratégique de long terme et non des mesures au coup par coup » . Ils veulent clairement aller plus loin que la dernière réforme et nous imposer le système à points rejeté en 2019 dont l’objectif est simple : un changement de système de retraite radical qui repousse l’âge de départ à la retraite et de baisse le niveau des pensions de façon automatique.

F. Bayrou avec la complicité du patronat dont il a toujours été un allié fidèle a élaboré une stratégie commune pour ne pas abroger la dernière réforme.
Leur objectif est bien d’aller plus loin dans la remise en cause de notre système de retraite par répartition qui garantit aujourd’hui des droits et un revenu de remplacement aux retraités. Il faut stopper les appétits des capitalistes et grands groupes assurantiels !

NE TOMBONS PAS DANS CE PIÈGE !!!

RÉAFFIRMONS FERMEMENT NOTRE POSITIONNEMENT ET NOS REVENDICATIONS :

C’EST L’ABROGATION DE LA DERNIÈRE RÉFORME DES RETRAITES OU RIEN

C’EST NON À UN SYSTÈME DE RETRAITE À POINTS
NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES :

UN DÉPART À LA RETRAITE À 60 ANS

L’ABROGATION DE LA RÉFORME TOURAINE SUR LES 43 ANS DE CARRIÈRE POUR UNE PENSION À TAUX PLEIN ET UN RETOUR À 37,5 ANNUITÉS
C’EST UNE PENSION CALCULÉE SUR LES 10 MEILLEURES ANNÉES POUR LE SECTEUR PRIVÉ ET CALCULÉE SUR LES 6 DERNIERS MOIS DE SALAIRE POUR LE SECTEUR PUBLIC.

C’EST DE VÉRITABLES DÉPARTS ANTICIPÉS POUR UNE RECONNAISSANCE DE TOUS LES MÉTIERS PÉNIBLES.

IL NOUS FAUT REPARTIR EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION SANS ATTENDRE !

Et ce n’est pas fini...


 

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Une belle réussite du macronisme

21 Janvier 2025, 09:24am

Publié par Bernardoc

D’après franceinfo

Après avoir plongé pendant la période du Covid-19, le nombre d'entreprises en défaut de paiement atteint désormais un niveau record. La société Altares, experte dans le décompte et l'analyse des défaillances d'entreprises, a dénombré 67 830 procédures collectives pour l'année 2024. "C'est historique", affirme Thierry MILLON, directeur d'étude chez Altares. Ce chiffre confirme les tendances observées depuis l'été dernier avec des cumuls de défaillance sur douze mois qui dépassent les niveaux observés après la crise financière de 2009 et la crise des dettes souveraines de 2010-2012.

Cette vague de défaillances s'inscrit dans un mouvement de rattrapage du gel des procédures, décidé en raison de la pandémie de Covid-19. "Des moratoires avaient été mis en place pour permettre aux entreprises en difficulté d'étaler leurs dettes sur plusieurs années", mais cette trêve est terminée. Les assignations devant les tribunaux ont repris fin 2023 et encore plus sur la première partie de l'année 2024.

A cette reprise des recouvrements s'ajoute également un retournement de la conjoncture économique, défavorable aux entreprises les plus fragiles financièrement. Selon Thierry MILLON, cette situation morose se mesure avec l'allongement des retards de paiement. "Ils ont atteint en 2024 des niveaux records, que nous n'avions plus vu depuis la crise sanitaire", affirme-t-il.

Reste à savoir où va s'arrêter la vague des dépôts de bilan. "Je pense que nous ne sommes pas loin du plafond. Mais il est probable que nous ne soyons pas sur un pic mais plutôt sur un plateau. Ce qui veut dire que nous devrions rester sur un niveau élevé de défaillances en 2025".

Le nombre d'emplois menacés dans le cadre des procédures collectives ouvertes en 2024 est estimé à 255 737. Ces emplois sont principalement concentrés dans les secteurs de la construction (19%), des services aux entreprises (19%), du commerce (15%) et de l'industrie (13%).

Ce chiffre prend en compte l'ensemble des emplois qui ont été menacés au cours de l'année, ou qui le sont encore, y compris ceux qui n'ont finalement pas été détruits. C'est le cas du fabricant de verres Duralex, placé en redressement judiciaire en avril 2024, et dont les plus de 200 emplois ont été sauvés après que le tribunal de commerce a validé le projet de Société coopérative (Scop) porté par une partie des salariés.

Mais la majorité des entreprises en dépôt de bilan finissent en faillite. Plus de 46 000 procédures ouvertes en 2024 (soit les deux tiers) sont des liquidations judiciaires qui aboutissent à la disparition totale des entreprises concernées. "Nous sommes sur des niveaux élevés de pertes potentielles d'emplois", estime ainsi Thierry MILLON, qui rappelle également que l'essentiel des procédures restantes pour l'année 2024 sont des redressements judiciaires, dont les trois quarts seront reconvertis en liquidation.

La comparaison du nombre d'emplois menacés en 2024 avec les années précédentes montre que la vague des défaillances d'entreprises frappe durement la quasi-totalité des secteurs d'activité. 

L'année a été particulièrement noire dans le secteur des services aux entreprises : +35% de défaillances par rapport à 2023 et +125% par rapport à 2019. "Deux services sont à la peine : il s'agit de la sécurité privée et des entreprises de nettoyage des bâtiments. Avec le télétravail, on demande à ces acteurs de faire moins le ménage qu'avant." Dans le secteur des activités d'assurance et financières, le boom des emplois menacés s'explique entre autres par les faillites de nombreux cabinets de courtage en prêt immobilier.

La situation s'est également fortement dégradée dans le transport routier de marchandises. "Il n'y a pas grand-chose à mettre dans les camions et les entreprises margent faiblement dans ce secteur". Le secteur de l'industrie a quant à lui enregistré plusieurs défaillances du côté des équipementiers automobiles ainsi que dans le textile, à l'image du Coq sportif, qui a été placé en redressement judiciaire en novembre dernier.

Seul le commerce semble bénéficier d'un retour au vert. Mais cette baisse cache deux situations différentes avec, d'un côté, les commerces de détail qui ont été plutôt épargnés en 2024 après une année 2023 catastrophique, tandis que les défaillances ont fortement augmenté dans le commerce de gros, entre entreprises.

L'année 2024 a également été marquée par une forte augmentation des dépôts de bilan au sein des gros employeurs (+27% de défaillances sur un an et +56% par rapport à 2019 pour les entreprises de 50 salariés et plus). "Même les grandes PME n'y arrivent plus. Il faut remonter à la crise financière de 2009 pour trouver des niveaux plus élevés de défaillances parmi les grandes PME de 50 salariés et plus".

"Une partie de ces structures tombent notamment parce qu'elles peinent à rembourser leurs prêts garantis par l'Etat". Mais l'analyste estime que les dettes accumulées après la pandémie de Covid-19 n'expliquent pas tout. "Un grand nombre de ces entreprises ont aussi des fondamentaux qui ne sont pas bons. Elles manquent de fonds propres ou souffrent d'une mauvaise rentabilité financière."

Sans surprise, l'Ile-de-France, qui regroupe près de 20% des entreprises immatriculées en France, a été la région la plus touchée par les dépôts de bilan en 2024. Les entreprises en procédure collective immatriculées à Paris cumulent plus de 26 000 emplois menacés (+102% par rapport à 2019). Mais d'autres territoires ont aussi été très touchés. Sur la carte ci-dessous, c'est la localisation des sièges sociaux des entreprises concernées qui a été prise en compte.

Avec plus de 23 000 emplois menacés, les Bouches-du-Rhône sont le deuxième département le plus touché. Un chiffre en grande partie tiré vers le haut par l'un des plus gros plans sociaux de l'année : celui de Milee, une entreprise spécialisée dans la distribution de publicité dans les boîtes aux lettres. Placée en redressement judiciaire au mois de mai, la société basée à Aix-en-Provence a été liquidée en septembre. Plus de 10 000 salariés ont été licenciés(Nouvelle fenêtre), partout en France.

Le Nord abrite également de gros employeurs qui ont terminé l'année dans le rouge. Près de 10 000 emplois ont été menacés dans le cadre de procédures collectives ouvertes au tribunal de commerce de Lille. Plusieurs grands noms dans le secteur de l'habillement ont été concernés, comme la marque de prêt-à-porter Pimkie, placée en procédure de sauvegarde en mai 2024. L'entreprise, qui comptait encore 1 303 salariés et 154 magasins l'été dernier, s'est finalement vu accorder un sursis de deux ans. Deux autres structures nordistes n'ont pas eu cette chance : l'enseigne Des marques & vous (463 salariés) et la maison mère de Chaussexpo (750 salariés) ont terminé en liquidation judiciaire.

Et ce n’est pas fini...


 

 


 


 


 

 

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Rapport Oxfam

20 Janvier 2025, 16:59pm

Publié par Bernardoc

La fortune des milliardaires a augmenté de 2 000 milliards de dollars en 2024

Selon Oxfam, un milliardaire a amassé, l’an dernier, 2 millions de dollars de plus en moyenne par jour. S’il fait partie des 10 plus riches du monde, c’est 100 millions supplémentaires au quotidien. L’ONG alerte sur les dangers démocratiques de cette accumulation extrême de richesses.

Ce lundi 20 janvier, les milliardaires ont l’embarras du choix sur le lieu où passer leur journée. Les trois hommes les plus riches du monde ont opté pour rester aux Etats-Unis. Elon MUSK, le PDG de Tesla (430 milliards de dollars de fortune – soit environ 418 milliards d’euros –, selon le magazine Forbes), Jeff BEZOS, le fondateur d’Amazon (235 milliards de fortune) et Mark ZUCKERBERG, le fondateur de Facebook (213 milliards) seront aux premières loges de l’investiture de Donald Trump à Washington DC. Ils ne seront pas les seuls milliardaires aux alentours. Une bonne dizaine d’autres sont recensés parmi les invités dont, selon le Canard enchaîné, le Français Bernard ARNAULT.

Ceux qui n’auront pas été invités se retrouveront, comme chaque année, à Davos.

Et ce n’est pas fini...

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Une info pédagogique de Greenpeace

17 Janvier 2025, 10:04am

Publié par Bernardoc

En ce début d’année on aurait dû vous annoncer l’entrée en vigueur du règlement européen de lutte contre la déforestation promis depuis deux ans.

Ce règlement est une importante victoire de Greenpeace et ses alliés et fait partie d’un des plus grands efforts mondiaux pour lutter contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes. Il a été approuvé par les États européens en 2023 et devait être mis en œuvre deux ans plus tard. Oui mais voilà, les décideurs européens en ont décidé autrement et ont reporté la mise en application de cette législation à… 2026. Un gâchis.

Quel est l’impact d’une telle décision et pourquoi y-a-t-il urgence à agir? On vous explique tout dans ce mail de décryptage.

Report de 2025 à 2026 : un an de perdu pour les forêts et le climat
Alors que des incendies d’une extrême intensité aux États-Unis font la une de l’actualité, saviez-vous que les forêts sud-américaines continuent à être incendiées volontairement par les lobbys agro-industriels de façon alarmante ?

Leur objectif ? Faire place nette afin d’installer des élevages de bovins et des cultures de soja destinées à l’exportation pour l’alimentation animale, notamment en Europe.

Chaque hectare déforesté en Amazonie est un hectare de trop
L’Amazonie héberge à elle seule 10% de la biodiversité terrestre. On estime qu’elle a déjà perdu 17% de sa surface.  Plus d’un tiers de cette région est aujourd’hui considérée comme “fortement dégradée”.

La destruction de ces forêts essentielles entraîne les écosystèmes dans des cercles vicieux et néfastes pour la biodiversité et le climat : assèchement des sols, sécheresses plus longues, inondations… Cela participe inévitablement à l’emballement du dérèglement climatique.

L'Europe est en partie responsable de cette déforestation (même à des milliers de kilomètres)

Que devient la viande provenant de ces élevages bovins élevés au Brésil ? Surprise ! Elle est exportée notamment en Chine, aux États-Unis mais aussi en Europe

Malheureusement, la déforestation ne se limite pas à l’Amazonie. Des écosystèmes uniques au monde, comme l’immense savane du Cerrado au Brésil, sont détruits pour y cultiver du soja. Ce soja est lui aussi importé en grande quantité par l’Union européenne pour nourrir ses animaux d’élevage. On estime qu’au Cerrado, plus de 1,11 million d’hectares ont été détruits en 2023, soit 68 % de plus qu’en 2022.

Vous l’avez compris : même à des milliers de kilomètres, l’Europe a un impact direct sur la déforestation. C’est pourquoi la mise en application de cette législation ambitieuse est urgente.

Pour sauver les forêts, le climat et protéger les populations locales : plus aucun report possible

Interdire l'importation de produits ayant généré de la déforestation (comme l’huile de palme, le cacao, le café, le soja, le caoutchouc, et bien d’autres) est une avancée décisive pour la préservation des forêts tropicales et des droits des populations locales qui en dépendent.

C’est pourquoi nous allons suivre de près les processus législatifs pour nous assurer de l’application pleine et entière du règlement par l’ensemble des États membres dès le 1er janvier 2026, notamment de la France qui doit mettre des moyens exemplaires.

Et ce n’est pas fini... 
 

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La loi sur l’avortement arrachée en 1975 a 50 ans : une lutte exemplaire toujours d’actualité

16 Janvier 2025, 10:52am

Publié par Bernardoc

Il y a 50 ans était votée la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse dite « loi Veil » du nom de la ministre de la santé, Simone Veil, qui a vaillamment porté ce texte – en prenant appui sur la lutte féministe menée intensivement depuis 1970 pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

La lutte pour l’avortement a été très dure et partiellement victorieuse à l’époque : c’était une loi « à l’essai », pour 5 ans ; le délai était de 10 semaines, porté à 12 semaines en 2001 seulement ; le remboursement n’a été arraché qu’en 1982 ; le délit d’entrave à l’IVG reconnu en 1993… La bataille menée s’est incarnée dans plusieurs structures, parmi lesquelles le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et la contraception), le Planning familial ainsi que d’autres associations et réseaux, organisations politiques de gauche, des syndicats (CGT notamment), des groupes de quartier et d’entreprise, etc. La lutte a pris des formes variées : Manifeste des 343 en 1971, procès de Bobigny en 1972, création du MLAC en 1973, manifestations, débats organisés partout en France, lobbying, etc. Et c’est une stratégie radicale de désobéissance sociale qui a été adoptée avec une pratique massive d’avortements illégaux à travers tout le pays, dans l’Hexagone et dans les Outres-mers, pour créer un état de fait incontournable et acculer l’État et les parlementaires au changement, malgré l’opposition
acharnée de conservateurs, natalistes, intégristes et rétrogrades divers

Aujourd’hui, derrière l’unanimisme de façade autour du droit à l’avortement en France, il reste beaucoup à faire pour que toutes les femmes puissent effectivement exercer ce droit. Et la constitutionnalisation de « la liberté garantie pour une femme d’avoir recours à l’IVG » en 2024 n’y change rien. Nombre d’obstacles demeurent voire se renforcent : fermetures de centres d’IVG (130 en 15 ans), désinformation orchestrée sur Internet par les opposants anti-choix, prières de rue de catholiques intégristes devant des CIVG…
Dans le monde, 700 millions de femmes résident dans des pays où le droit à l’avortement est restreint ou interdit et une femme décède toutes les 15 minutes des suites d’un avortement non sécurisé. Ce droit est menacé du fait de la montée des extrêmes droites, des intégrismes religieux, du recul des droits des femmes et du conservatisme. Même dans les pays où l’avortement est légal, des obstacles peuvent encore exister, tels que des procédures particulièrement dissuasives, des coûts élevés, des délais d’attente, des exigences de consentement parental ou conjugal et la stigmatisation sociale.

Quels enseignements tirer de tout cela aujourd’hui ?

- Une avancée majeure a été conquise grâce au rapport de force construit à partir d’un mouvement social massif, en particulier de femmes, articulant une diversité d’acteurs et d’actrices et de modalités d’action ;

- La lutte exemplaire qui a été menée n’a pas permis d’obtenir LA loi complète et parfaite, il aura fallu maintenir la pression et continuer les actions de revendication et de plaidoyer pour gagner au fur et à mesure les compléments nécessaires ;

- La vigilance s’impose, toujours, s’agissant particulièrement des droits des femmes, jamais acquis mais à défendre inlassablement contre les remises en question, multiples et protéiformes – en attestent les reculs observés dans d’autres pays, comme aux États-Unis ou en Pologne par exemple ;

- Un demi-siècle après le vote de la loi dépénalisant l’IVG, la mobilisation demeure nécessaire pour que l’accès à l’avortement soit effectif et égal pour toutes : allongement du délai légal, abolition de la double clause de conscience, suppression des zones blanches dans les territoires. La CGT y prend toute sa part, notamment dans le cadre du collectif « Avortement
en Europe, les femmes décident ! » et au quotidien en coordination avec les organisations qui luttent dans le domaine de la santé et des droits des femmes, au niveau national et au niveau local.

Ce vendredi 17 janvier, le collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! » dont la CGT fait partie organise un meeting national à Paris (20h00 à l’Auditorium de la MGEN, 3 square Max Hymans, 15ème arr.) : « 1975-2025 : 50 ans de la loi sur l’avortement. Récit d’une conquête par celles (et ceux) qui l’ont gagnée ».

Entrée libre sur inscription :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScADJuziaLNmcj9jQKtY4wSdYD8aNfCMuq_zGAH4XioePe1fA/viewform?usp=header

La CGT le répète solennellement : les immigré·es ne sont pas des boucs émissaires. La CGT exige la régularisation de tous les travailleurs et travailleuses sans papier, pour empêcher le dumping social organisé aujourd’hui par le patronat.

Et ce n’est pas fini...

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Une déclaration de politique générale très loin des attentes du monde du travail

15 Janvier 2025, 09:18am

Publié par Bernardoc

La CGT s'alarme d'une déclaration de politique générale à mille lieues des attentes du monde du travail. Le Premier Ministre n'a apporté aucune réponse à la question des salaires, des services publics et de l'emploi notamment.
Dans un contexte où la CGT recense plus de 300 plans de licenciement menaçant quelques 200 à 300 000 emplois, où l'hôpital public est au bord du gouffre, et où le pouvoir d'achat est toujours en baisse, la priorité du gouvernement est visiblement de poursuivre la coûteuse politique de l'offre et de cadeaux aux grandes entreprises et aux plus riches. Même le précédent gouvernement avait pointé le besoin de justice fiscale, aujourd'hui écarté d'un
revers de main par le nouveau Premier Ministre ! La CGT appelle le Premier Ministre à s'émanciper de la tutelle du patronat !

Alors que les fonctionnaires ont été très nombreux et nombreuses à se mobiliser le 5 décembre dernier, le Premier Ministre n'a annoncé ni la suppression des 3 jours de carence ni l'abandon des 4 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Au contraire, il a confirmé les 2,2 milliards de coupes budgétaires pour les collectivités territoriales. La grave paupérisation de nos hôpitaux, de nos écoles et de nos infrastructures impose pourtant un plan de financement ambitieux et une fiscalité plus juste pour répondre aux enjeux d’avenir, au défi environnemental, au vieillissement de la population et au désenclavement de nos territoires.

Sur l’audiovisuel public, le Premier Ministre reprend les contours d’une réforme coûteuse qui fragilise la pluralité et la richesse éditoriale si précieuses à notre vie démocratique.

Grâce à la mobilisation des soignants, le Premier Ministre annonce une très légère augmentation de l'ONDAM, très loin cependant des besoins des hôpitaux et des EHPAD et recule sur le déremboursement des médicaments et des consultations médicales.

Sur les retraites, une "méthode radicale" : le grand vide !

La CGT dénonce la décision du gouvernement de ne pas abroger ni même bloquer la réforme des retraites. Nous le savons, cette réforme fait déjà des ravages : le nombre de personnes de plus de 62 ans inscrites à France Travail a déjà augmenté de 50%.

La CGT regrette que seule la vision budgétaire ait été au centre du discours, sur la base d'un rapport que même le Conseil d'Orientation des Retraites a dénoncé. Sous la pression du rapport de force, le Premier Ministre a été obligé d'annoncer l'ouverture de discussions dans un format encore nébuleux. Pour la CGT, toute discussion ne peut être qu'une étape vers l'abrogation de la réforme des retraites. Cependant, en annonçant d'ores et déjà que l'absence d'accord se traduirait par le maintien de la réforme actuelle, le Premier Ministre biaise d'entrée de jeu les discussions et place le patronat en position de force.

La CGT le réaffirme, la démocratie doit trancher. Le parlement doit pouvoir voter sans 49-3 ou un referendum doit être organisé.

Sur l'immigration, le Premier Ministre préfère tendre la main à l'extrême-droite en embrassant les thèses racistes de prédilection de Marine Le Pen.

Alors que la population mahoraise doit se reconstruire après le cyclone le plus meurtrier de son histoire, François BAYROU hiérarchise les victimes et appelle à l'exclusion de dizaines de milliers de personnes endeuillées.

La CGT suivra avec la plus grande vigilance le contenu du Projet de Loi de Finances et du Projet de loi de Finances de la Sécurité Sociale et réunira ses instances dirigeantes dans les prochains jours pour décider des suites.

Montreuil, le 14 janvier 2025

Et ce n’est pas fini...

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Pas mieux.

12 Janvier 2025, 09:14am

Publié par Bernardoc

QUELLE HONTE !

Le MEDEF déclare vouloir faire annuler pour les retraités, l’avantage fiscal des 10 % de « Frais professionnels » au motif, qu’ils et elles n’en ont plus. Ce qui est une évidence ! Cependant, dans l’esprit du législateur, conserver cet avantage, est destiné à compenser, partiellement, la perte trop brutale et mutilante de leurs revenus (30/40 %) au moment de leurs départs.

  • Ainsi, le MEDEF, non seulement a exploité les actifs toute leur vie, mais ambitionne de continuer, pendant leurs retraites ! Quelle HONTE !

  • Ainsi le MEDEF, pour que l’imposition ne touche surtout pas aux revenus du PATRIMOINE, des 0,OO1 % les plus riches, tel que semblerait vouloir le faire le gouvernement, s’attaque aux retraites ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, ne protège pas de cette façon ses entrepreneurs, pas concernés par cette mesure très limitée à une population restreinte, infinitésimale, mais s’attaque aux plus petites gens ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, qui devrait louer et encourager l’esprit entrepreneurial, le dévouement, la participation à la vie publique et sociétale, s’attaque aux retraités qui s’investissent bénévolement, sur leur temps personnel, et, souvent, avec leurs deniers propres, dans la vie associative, culturelle, scientifique, sportive et les attaque frontalement ! Quelle HONTE !

  • Alors que le MEDEF, ne reconnaît toujours pas, les maladies professionnelles issues des pénibilités mutilantes et coûteuses de leurs salariés, veut lors de leurs retraites, souvent anticipées, pour cette raison, les pénaliseraient doublement ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, qui glorifie, mais gratuitement, la famille, le travail partiel forcé des femmes pour s’occuper des enfants, sanctionne ainsi l’utilité, souvent conditionnelle pour les familles, l’engagement des retraités, pour pallier les carences étatiques et professionnelles, en matière d’aide et d’assistance à la petite-enfance ! Quelle HONTE !

On pourrait dire bien des choses encore, mais nos voix s’étranglent devant tant d’infamie. Les retraités sont utiles à la vie du pays, ils produisent une forme de PIB social, ils contribuent à l’enrichissement économique du pays.

Le patrimoine des très, très riches ne rapporte rien à la France, celui des retraités, contribue à leur permettre d’aider et à enrichir la vie familiale, sociale et économique de la France ! Ils sont UTILES, EUX !

QUELLE HONTE !

Jean DARTIGUES

Et ce n’est pas fini...

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Sous le signe de la justice.

9 Janvier 2025, 16:05pm

Publié par Bernardoc

Cette année 2025 s’ouvre sous le signe de la justice : ce lundi, débutait le procès portant sur les accusations des financements libyens de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

À la suite du séisme provoqué par les révélations de la presse, Sherpa s’est constituée partie civile en 2013. S’en est suivi pendant plus de 10 ans une longue enquête et un combat judiciaire acharné.

SHERPA, aux côtés de Transparency International France et Anticor, elles aussi parties civiles, aura à cœur de mettre en lumière les enjeux autour d’un tel procès, entre intérêts politiques et économiques, au détriment des victimes.

TotalEnergies, Vinci au Qatar, Bolloré au Cameroun, Yves Rocher en Turquie… L’année 2025 sera intense. Dans l’affaire Lafarge, le procès pour financement de terrorisme s’ouvrira en novembre. Engagées dans ce dossier depuis 2016, nous continuerons à porter la voix des salariés syriens pour qu’ils puissent obtenir justice.

À Sherpa, nous rendons visible les violations des droits humains et environnementaux observées sur le terrain par nos partenaires. Notre objectif : démontrer que le droit est souvent inadapté aux dysfonctionnements graves causés par la mondialisation et remettre en cause les cadres juridiques qui permettent, voire encouragent, l’impunité des acteurs économiques.

Et ce n’est pas fini...

 

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