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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Rapport Bozio-Wasmer : il faut sortir du cercle vicieux des exonérations de cotisations sociales

5 Octobre 2024, 09:18am

Publié par Bernardoc

La remise du rapport “Les politiques d’exonérations de cotisations sociales : une inflexion nécessaire” doit être l’occasion de l’ouverture d’un grand débat démocratique sur les dispositifs sociaux et fiscaux d’aides publiques aux entreprises privées. Ce débat devra traiter de la nécessaire sortie du cercle vicieux des exonérations de cotisations sociales.

Alors que la conférence sociale a eu lieu il y a un an, en octobre 2023, ce rapport en est, à date, le seul débouché. S'il permet de faire la transparence à la fois sur les enjeux pour les finances publiques et l'autonomie financière de la Sécurité sociale, il évoque aussi l'effet de trappe à bas salaire du fait de la concentration des exonérations sur les plus bas salaires : plus les salaires sont bas, plus les exonérations de cotisations aux entreprises sont hautes. Pourtant, il n'apporte pas de réponses crédibles à cette problématique et n'aura pas été le grand rendez-vous du débat public que la CGT a demandé tout au long de la mission.

Néanmoins, pour la première fois depuis 30 longues années d’empilement de dispositifs d’exonérations de cotisations, un rapport commandé par le gouvernement reconnaît que ”les politiques d’allègements de cotisation peuvent avoir conduit à une sur-spécialisation dans certains types d’emplois ou de secteurs à bas salaires, au détriment d’autres à plus forte valeur ajoutée voire exportateurs qui auraient ainsi pu être pénalisés” et donc au travail low-cost ce qui participe à la désindustrialisation. Il était temps que le débat de la hausse de cotisations soit mis à l’ordre du jour : le scénario principal du rapport convient ainsi qu’il faut relever les cotisations autour du SMIC et au-dessus de 2 fois le SMIC…Ces pistes ne suffiront pas, d’autant plus qu’il s’agit d’une proposition à budget constant qui déplace ces baisses d'exonérations des plus bas salaires et les plus hauts sur les salaires autour de 1,6 fois le SMIC, mais appuient les propositions CGT pour sortir les entreprises de leur addiction aux exonérations de cotisations, de la sous-traitance en cascade et des bas salaires.

La CGT alerte sur certaines propositions du rapport qui risquent de segmenter les cotisations sociales, de faire basculer le financement de la Sécurité sociale vers l'impôt, et donc conduire à l'ouverture de marchés pour les fonds assurantiels privés qui affaibliront encore plus notre système de protection sociale. De même nous alertons sur une quelconque velléité de différencier les cotisations sociales en fonction de l'âge des salariés : pour les moins de 26 ans nous ne voulons pas de sous salaire ni en net, ni en brut !

L’urgence salariale est toujours présente ! Pour que l’on puisse enfin vivre de son travail, il faut augmenter tous les salaires et porter le SMIC à 2000€ brut, indexer les salaires sur les prix, imposer des minimas salariaux par niveau de qualification et contraindre les branches à ce que leurs minimas conventionnels respectent le SMIC. Il faut enfin, et c’est l’enjeu de ce débat que la CGT exige depuis de nombreux mois, sortir des exonérations de cotisations sociales… L’heure n’est plus au diagnostic, elle est à l’application de ces propositions CGT.

Et ce n’est pas fini...

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Vers un doublement de la corvée ?

4 Octobre 2024, 09:42am

Publié par Bernardoc

In Les Échos du 4 octobre 2024
Ehpad : l'idée d'une deuxième journée de solidarité ressurgit

L'instauration d'une deuxième journée travaillée mais non payée est de nouveau mise sur la table dans un rapport sénatorial.

Les Français pourraient être amenés à faire une croix sur un jour de repos pour financer les établissements susceptibles de les accueillir au moment de leurs vieux jours, suggère un rapport du Sénat publié la semaine dernière. Considérant que le modèle des Ehpad est « à bout de souffle », des sénatrices proposent de supprimer un jour férié et de créer ainsi une deuxième « journée de solidarité », au profit de ces établissements.

Lancée en 2004, la journée de solidarité est une journée travaillée mais non payée pour les salariés. En contrepartie, les employeurs versent une contribution à la branche de la Sécurité sociale qui finance notamment les Ehpad. Initialement, cette journée de solidarité était fixée au lundi de Pentecôte, mais, depuis 2008, les entreprises ou les branches peuvent définir d'autres modes de fonctionnement.

L'idée de créer une nouvelle journée de ce type a régulièrement fait surface ces dernières années alors que les experts n'ont de cesse d'alerter sur le manque de moyens déployés pour encaisser le choc du vieillissement de la population.

Écartée lors de la concertation sur « le grand âge » menée entre 2018 et 2019 quand Agnès BUZYN était ministre de la Santé du gouvernement d’Édouard PHILIPPE, elle avait été remise sur la table par l'inspecteur général des finances, Laurent VACHEY, dans un rapport rendu à l'exécutif en 2020 sur le financement de la dépendance.

C'est d'ailleurs à ce travail que renvoient les sénatrices à l'origine du rapport d'information, Chantal DESEYNE (LR), Solange NADILLE (RDPI) et Anne SOUYRIS (EELV), pour qui il faudrait « reconstruire » le modèle des Ehpad. Depuis la pandémie, ces établissements hébergeant près de 600.000 personnes s'enfoncent dans le rouge. Leurs recettes ont souffert de taux d'occupation en baisse, quand leurs coûts de fonctionnement ont gonflé sur fond de revalorisation des salaires des personnels et d'inflation.

Face à ces difficultés économiques « inédites », les sénatrices plaident pour « pérenniser » les fonds débloqués en urgence en 2023 (100 millions d'euros). Le sujet devrait être abordé lors des discussions sur le budget de la Sécurité sociale qui doivent débuter cet automne.

Au-delà, la création d'une deuxième journée de solidarité, couplée à un doublement des prélèvements associés pour les employeurs, pourrait rapporter 2,4 milliards d'euros (en brut) à la branche de la Sécurité sociale chargée de l'autonomie, indique le rapport. Une bouffée d'oxygène.

Car si cette branche doit encore afficher un excédent cette année, celui-ci « devrait s'éroder progressivement sous l'effet du dynamisme tendanciel des dépenses, pour s'annuler en 2027 », soulignent les sénatrices. En dépit des bonnes intentions affichées, l'instauration d'une deuxième journée de solidarité n'a pas fait consensus parmi les auteurs du rapport. « Une telle mesure constituerait un recul social pour les salariés et tout particulièrement les personnes aux revenus modestes », insiste la rapporteure écologiste Anne SOUYRIS, dans un document écrit. La sénatrice de Paris estime que d'autres solutions « plus justes » pourraient être privilégiées. Elle préconise notamment d'augmenter la CSG et d'en affecter le produit à la CNSA. « Il semble cohérent que le coût de la prise en charge de la perte d'autonomie soit également supporté par les retraités », insiste-t-elle.

Et ce n’est pas fini...

 

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Sécurité sociale : vers une baisse du taux de prise en charge des consultations médicales

3 Octobre 2024, 11:19am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 2 octobre 2024

Le coût des mutuelles risque de s'en faire lourdement ressentir. Pour éviter que le déficit de la Sécurité sociale ne dérape encore plus, le gouvernement Barnier envisage de laisser les complémentaires santé prendre en charge davantage de dépenses assumées par l'Assurance Maladie.

La décision n'est pas encore gravée dans le marbre mais l'exécutif paraît déterminé : il veut augmenter la part du coût d'une consultation médicale qui n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie et est le plus souvent prise en charge par une mutuelle ou une autre complémentaire santé. Appelée « ticket modérateur », la partie de la facture de la consultation envoyée aux mutuelles est aujourd'hui fixée à 30 %. Elle pourrait grimper jusqu'à 40 %.

De quoi dégager plus d'1 milliard d'euros pour la Sécurité sociale si toutes les consultations médicales sont concernées. Sachant que le prix d'une consultation chez le médecin généraliste va passer d'ici à la fin de l'année de 26,50 à 30 euros, comme négocié pendant de long mois avec le précédent exécutif.

Ce milliard d'euros permettrait de soulager un peu la Sécurité sociale dont les finances sont hors de contrôle, aux yeux de la Cour des comptes. Cette année, le déficit devrait dépasser les 17 milliards d'euros alors qu'il était attendu depuis mai à 16,6 milliards. L'an prochain, à moins d'un coup de frein important sur les dépenses de santé et de nouvelles recettes, il pourrait tourner autour de 25 milliards. Un niveau qui rappellerait la très mauvaise passe connue au cœur de la crise du Covid, si la barre n'est pas redressée dans le cadre du prochain budget.

D'où l'idée d'obliger les assureurs santé à prendre à leur compte davantage de dépenses. Un procédé déjà éprouvé par le passé pour offrir en urgence une petite bouffée d'air financière à la « Sécu ». A l'été 2023, le gouvernement d'Elisabeth BORNE avait ainsi décidé que les assureurs santé prendraient davantage en charge le coût des soins dentaires.

Répercuter aux assureurs une plus grande part du coût des consultations médicales permettrait d'épargner les personnes atteintes de maladies chroniques (affections de longue durée ou ALD) qui sont mieux remboursées par l'Assurance Maladie que les autres Français. De quoi aider à faire passer la pilule sur le plan politique. La question du coût des soins pour les malades chroniques s'était retrouvée au cœur du débat politique l'an dernier, quand le précédent exécutif avait décidé d'augmenter les franchises médicales, notamment sur les consultations. Car les personnes en ALD doivent payer ces franchises, même si leur montant est plafonné.

Le transfert de nouvelles dépenses aux assureurs santé risque cependant de se répercuter sur le coût des complémentaires. Un coût déjà attendu en hausse compte tenu, notamment, de l'augmentation du prix des consultations médicales et qui inquiète les élus, comme l'ont encore signifié la semaine dernière des sénateurs qui ont plaidé pour une mutuelle dédiée aux retraités.

Le coût des mutuelles est chaque année l'objet de bagarre entre les pouvoirs publics et le secteur de l'assurance. Les gouvernements perdent rarement une occasion d'accuser les mutuelles d'augmenter leur prix plutôt que de faire baisser leurs coûts de gestion.

De leur côté, les assureurs rappellent que la Sécurité sociale se décharge régulièrement sur eux de nouvelles dépenses. Ce à quoi la « Sécu » réplique qu'elle prend davantage en charge les soins des malades chroniques, qui sont de plus en plus nombreux et donc coûtent de plus en plus cher.

Pour les complémentaires, une hausse du ticket modérateur sur les consultations médicales pourrait être considérée comme un moindre mal. Car la facture devrait moins s'emballer dans les années à venir que celle, par exemple, des hospitalisations qui promet de grimper avec le vieillissement de la population.

Et ce n’est pas fini...

 

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L'Argentine plonge dans la pauvreté

30 Septembre 2024, 16:13pm

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 30 septembre 2024

Depuis l'arrivée de Javier MILEI à la tête du pays, fin 2023, et la mise en place d'une sévère politique d'austérité, près de 3,4 millions d'Argentins sont passés sous le seuil de pauvreté.

Cela faisait plus de vingt ans que de tels niveaux n'avaient pas été atteints. Mais les derniers chiffres de l'Institut national de statistiques et recensement (Indec) sont formels : en moins d'un an, le niveau de pauvreté en Argentine est passé de 41,7 % au second semestre 2023 à près de 52,9 % pour le premier semestre 2024. Un niveau équivalent à celui du Venezuela confronté depuis huit ans à une crise économique et financière majeure.

L'arrivée au pouvoir du libertarien Javier MILEI en décembre 2023 a considérablement secoué l'économie. Afin de remettre le budget à l'équilibre et de ralentir une inflation annuelle à trois chiffres (la hausse des prix s'est élevée à 133 % en 2023), le président argentin a mis en place une thérapie de choc et a entamé une sévère politique d'austérité. Dévaluation de moitié de la valeur du peso, réduction du budget des universités, licenciement de milliers de fonctionnaires, baisse des subventions à l'énergie… l'extravagant Javier MILEI a passé à la tronçonneuse tous les services publics.

Depuis le mois de janvier, les manifestations d'opposition se sont multipliées et ont réuni plusieurs millions de personnes. Mais les résultats sont vite arrivés : dès le mois de mars, le pays a réussi à dégager un excédent budgétaire pour la première fois depuis 2015.En avril, l'inflation mensuelle est passée sous la barre des 10 % pour tomber à 4,2 % en août.

Si la politique ultralibérale de Javier MILEI a montré quelques bons résultats, le PIB s'est contracté de 3,2 % au premier semestre et le chômage a augmenté pour s'établir à 7,7 %. La récession s'est installée et le niveau de vie des Argentins est en chute libre. Désormais, plus de la moitié de la population dispose de moins de 237.000 pesos (près de 240 dollars) pour vivre par mois, selon l'Indec.

Dans certaines localités comme à Gran Resistencia dans le nord du pays, le niveau de pauvreté a même atteint 76,2 %. Au niveau national, l'extrême pauvreté, définie par la capacité à pouvoir acheter un panier alimentaire mensuel de 107.000 pesos (109 dollars), a, elle aussi, fortement augmenté pour atteindre près de 18,1 % de la population.

Parmi les 15,6 millions de pauvres, les retraités font partie des plus touchés. Leur petite pension conjuguée à la hausse des prix empire la situation. Le mois dernier, un projet de loi visant à augmenter les pensions de retraite a pourtant été voté au Congrès, mais Javier MILEI y a imposé son veto, argumentant que la mesure détruirait l'équilibre budgétaire tant recherché.

Après la publication de ces nouveaux chiffres sur la pauvreté, l'exécutif reste sur la défensive. Le président argentin impute la responsabilité des mauvais résultats aux gouvernements précédents. Le gouvernement continue également de se targuer des bons chiffres sur le niveau des prix. « Si l'inflation n'avait pas été maîtrisée, la pauvreté aurait atteint plus de 95 % », se défend le porte-parole du gouvernement, Manuel ADORNI, sur X. Mais l'optimisme de la population envers les politiques menées par Javier MILEI commence à se tarir. Selon les derniers sondages, la cote de confiance des Argentins envers l'exécutif a baissé de 14,8 % en septembre.

Et ce n’est pas fini...

 

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« Personne n’a vu les 120 millions d’euros pour les enfants à la rue »

26 Septembre 2024, 10:30am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 26 septembre 2024

Selon la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, le gouvernement n’a pas tenu sa promesse d’investissement dans les hébergements d’urgence.

Deux ans après l’engagement « zéro enfant dans la rue », ils n’y ont jamais été si nombreux. Le baromètre 2024 de l’Unicef et de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) recense une augmentation de 120 % des enfants sans toit en quatre ans. Pourtant, un investissement d’une centaine de millions d’euros avait été promis par le gouvernement, en janvier. Mais, huit mois après, ils n’ont toujours pas été injectés dans les structures associatives. Un manquement que dénonce Marie-Charlotte GARIN. La députée Les Écologistes réclame donc de connaître la répartition de la somme d’argent prévue entre les différents acteurs associatifs et institutionnels, les échéances de mise en place et le nombre de places d’hébergement effectivement créées. Au sein de sa circonscription du Rhône, neuf écoles se transforment la nuit en refuges pour les jeunes et leurs parents sans domicile, faute de mieux.

Le 8 janvier, le ministre délégué au Logement, Patrice VERGRIETE, promettait un investissement de l’État à hauteur de 120 millions d’euros, soit 10 000 places d’hébergement d’urgence. Qu’en est-il ?

Avec les autres forces de gauche, nous avons gagné plusieurs batailles à ce sujet. D’abord, nous avons empêché le recul du nombre de places dans le parc d’hébergement d’urgence. L’année suivante, nous avons obtenu une promesse d’investissement de 120 millions d’euros. Nous avons appuyé de multiples demandes pour comprendre comment le découpage de cette somme serait effectué et sa temporalité de versement. Mais, gros hic : personne n’en a jamais vu la couleur. Les associations de terrain lancent une alerte à ce sujet. À titre d’exemple, le Samu social de Lyon n’a pas reçu un centime. Les travailleurs sociaux se retrouvent en grande difficulté, sans moyen pour répondre aux besoins du public. La profession fait face à une grande détresse et est dans une grave fragilité budgétaire.

Le baromètre de l’Unicef indique des chiffres dramatiques : à la veille de la rentrée scolaire, ils sont 2 043 enfants à dormir dans la rue. Ce chiffre est sous-estimé car les jeunes concernés par cette enquête sont ceux pour qui le Samu social n’a pas trouvé de solution d’hébergement. Or, un grand nombre de familles ne composent plus le 115 car elles savent qu’elles n’auront pas de possibilité de logement.

Cet engagement a été réaffirmé par deux fois dans l’Hémicycle. Comment expliquer que rien ne se soit concrétisé ?

Les ministres sont démagogiques à souhait. Lorsque le sujet des enfants à la rue est abordé, ils savent que les réactions sont unanimes : c’est inadmissible. Cette situation choque. Ils s’achètent alors une bonne conscience en promettant des moyens. On sait très bien que les 120 millions ne sont qu’un pansement, une goutte d’eau face au tsunami. Il est aussi nécessaire de les accueillir convenablement, ce qui n’est vraiment pas la direction prise par le gouvernement Barnier. Ce qui se passe vient complètement désavouer la promesse d’Emmanuel Macron de « zéro enfant dans la rue ». La hausse de la précarisation des populations est d’ailleurs causée par ses politiques ultralibérales.

Selon la doctrine macroniste, tout se déroule comme prévu : un pouvoir d’achat en baisse, de plus en plus de personnes qui se retrouvent dans la rue et des expulsions facilitées par la loi Kasbarian. Le cocktail est explosif et les premiers à trinquer sont les enfants et les femmes qui dorment dehors.

Quelles actions envisagez-vous ?

Nous devons nous mobiliser de manière transpartisane et réfléchir à une stratégie commune pour faire bouger le gouvernement à ce sujet. Il nous faut acter un dépassement des clivages politiques et travailler à une proposition de résolution sur le sujet. Il faudrait déclarer la question du sans-abrisme comme grande cause nationale. Et obtenir enfin une politique efficace en termes de logement. Or, nous savons que l’exécutif Barnier souhaite faire des économies budgétaires considérables. Les personnes les plus vulnérables ne sont clairement pas sa priorité.

Vous aviez proposé un budget de 160 millions d’euros, en novembre 2023.

La concertation avec les associations nous a permis de définir cette somme de 160 millions d’euros. Même si le gouvernement a réduit cette somme initiale, nous sommes face à une situation tellement désespérée qu’il s’agissait d’une énorme victoire d’obtenir encore 120 millions d’euros ! Cette victoire s’est transformée en peau de chagrin... Et pourtant, sur le terrain, de plus en plus d’enfants dorment à même la rue.

Et ce n’est pas fini...

 

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Blocus de Cuba

19 Septembre 2024, 09:16am

Publié par Bernardoc

La Havane va soumettre pour la 32e fois au vote de l’Assemblée générale des Nations Unies, une résolution appelant à la levée du blocus économique, commercial et financier que lui imposent les États-Unis d’Amérique depuis 1962. En prélude au débat qui se tiendra d’ici deux semaines à l’Assemblée générale, Cuba a présenté jeudi 12 septembre son rapport annuel sur les conséquences, de mars 2023 à février 2024, de l’étouffement économique imposé par les États-Unis sur l’île.

Une nouvelle fois, le tableau dressé est alarmant. Pénuries alimentaires généralisées, raréfaction des produits de première nécessité, services publics en déshérence, désespoir grandissant d’une partie de la population, l’île traverse sa pire crise depuis la « période spéciale » des années 1990.

L’embargo états-unien englobe tous des pans de la société, de la traque des transactions financières et bancaires et de l’entrave des achats de médicaments, de carburants ou d’engrais, au durcissement sur les exportations. Pour la seule période de mars 2023 à février 2024, le ministère des Affaires étrangères cubain estime que le blocus a causé à Cuba des pertes matérielles évaluées à 5 056 800 000 dollars, soit une augmentation de 189 milliards de dollars par rapport à l’année précédente, avec des conséquences dévastatrices pour la population.

Déjà étranglé par un ensemble d’interdictions et de restrictions en vigueur depuis maintenant plus de 6 décennies, le secteur économique cubain est de plus soumis aux conséquences de l’inscription de Cuba, le 11 janvier 2021, sur la liste américaine des pays prétendument commanditaires du terrorisme.

Dernier cadeau empoisonné légué par l’administration Trump, 9 jours avant la fin de son mandat. Cette décision totalement arbitraire, ainsi que l’interdiction pour toute personne ayant visité Cuba d’entrer aux États-Unis, contribue à renforcer l’encerclement économique imposé par Washington, avec une chute drastique des revenus touristiques, une augmentation des difficultés d’accès aux crédits ainsi que la perte de fournisseurs traditionnels en Europe et en Amérique latine.

Selon le gouvernement cubain, l’objectif des États-Unis de priver l’île de revenus économiques a « entraîné la détérioration dramatique des conditions de vie de la population cubaine ». Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a d’ailleurs exprimé sa préoccupation quant aux « des effets négatifs des sanctions extraterritoriales (des États-Unis d’Amérique) sur les droits humains » des 11 millions d’habitants de l’île.

L’année dernière, 187 pays, soit la quasi-totalité des États membres de l’ONU, ont voté en faveur de la résolution A/78/L.5 de l’Assemblée générale qui demande de « lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

Le maintien de ce blocus – qui fragilise les droits humains fondamentaux, tels que le droit à l’alimentation, à la santé, à l’éducation et à la vie – « est contraire aux principes de l’égalité souveraine des États, de la non-intervention et de la non-ingérence, tels que consacrés par la Charte des Nations Unies » avait rappelé le porte-parole de l’Indonésie lors de la session de l’an dernier.

L’Assemblée générale a déjà exprimé à plusieurs occasions son « inquiétude » concernant l’application de mesures telles que la loi américaine « Helms-Burton » de 1996, qui légalise unilatéralement des mesures extraterritoriales portant atteinte à la souveraineté des États. Des agissements illégaux en vertu du droit international.

Malgré les appels répétés de la communauté internationale à la levée du blocus, les États-Unis continuent de défendre leur régime de sanctions unilatérales au nom de la « promotion de la démocratie ». Une stratégie qui a pour but de promouvoir le soulèvement de la population contre son gouvernement.

Après les 243 mesures édictées sous la présidence de Donald Trump dont l’interdiction aux États-Uniens de visiter l’île, la suppression des ferries et des vols, et le gel des visas, le mandat de Joe Biden n’aura pas conduit à un assouplissement des sanctions imposées à Cuba, malgré ses promesses de campagne.

Bien que la dénonciation du blocus américain à l’Assemblée générale de l’ONU soit quasi unanime chaque année, la demande de levée de l’embargo reste sans suite. L’année dernière, 187 États ont soutenu la demande de levée du blocus présentée par Cuba, face à seulement 2 oppositions : celles des États-Unis et d’Israël, soutenues par l’abstention de l’Ukraine. Le prochain vote doit se tenir entre le 24 et le 28 septembre prochain, lors de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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Pognon de dingue

18 Septembre 2024, 10:12am

Publié par Bernardoc

in Libération du 18 septembre 2024 (extraits)

28 540 900. C’est, en euros, le montant des frais engendrés par la dissolution de l’hémicycle décidée par Emmanuel Macron en juin, selon une information de franceinfo mardi 17 septembre. L’Assemblée nationale, dont le budget total s’élève à 662 millions d’euros en 2024, va donc demander à l’État une dotation d’un montant similaire, pour compenser l’impact de la dissolution sur son budget de fonctionnement en 2024, a annoncé mardi la première questeure Christine Pirès Beaune (PS).

Le bureau de l’Assemblée a validé mardi un budget rectificatif qui «acte d’une part les dépenses supplémentaires et d’autre part les moindres dépenses liées à la dissolution, faisant apparaître un coût net de 28,54 millions d’euros», a expliqué l’élue socialiste. Le bureau a décidé à l’unanimité «de demander à l’État une dotation complémentaire à la hauteur [de ce] surcoût», a précisé la députée socialiste. «La dissolution a été demandée par le président de la République, il est donc logique que ce soit le budget de l’État qui le prenne en compte.»

L’Assemblée a certes économisé plus de 15 millions d’euros du fait que de nombreux collaborateurs de députés se sont retrouvés au chômage pendant plusieurs semaines, à partir de la dissolution, a développé Christine Pirès Beaune. Mais la dissolution a entraîné d’autres dépenses, notamment des indemnités de licenciement qui ont coûté plus cher à l’Assemblée que les économies réalisées, d’où un surcoût de 28,54 millions.

Le bureau a par ailleurs validé un budget de fonctionnement 2025 en hausse de 2,6 %, à 604,25 millions d’euros. Auquel il faut ajouter 38,94 millions d’euros d’investissements, une somme en nette hausse (+ 17,9 %), un peu plus de 12 millions étant à eux seuls consacrés au lancement de l’opération «Accueil du public et création d’espaces de médiation», détaille le communiqué.

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« Aimer Israël-soutenir la Palestine, histoire d'un Israélien d'aujourd’hui »

16 Septembre 2024, 16:35pm

Publié par Bernardoc

Par Nir Avishai COHEN, et publié aux éditions de l'Harmattan le 29 Août 2024.

Une fois n’est pas coutume, je présente un livre sans l’avoir lu, mais je me promets de l’acquérir dès que possible.

Ce livre, qui est à la fois un récit autobiographique et un témoignage militant, interroge l’histoire, l’actualité et l’avenir d’Israël et des Territoires occupés ainsi que de leurs habitants.

Nir Avishai COHEN remet en question le récit israélien dominant qui laisse de côté de nombreuses questions, dérives et contradictions de la société israélienne. Il confronte le lecteur à ses identités plurielles et antagonistes : son héritage de trois générations de bâtisseurs et défenseurs d’Israël, et de petit-fils de survivants de la Shoah, sa jeunesse comme agriculteur, sa vie d’officier qui prend les armes pour son pays, et en même temps son combat de citoyen luttant pour les droits des Palestiniens et dénonçant l’occupation, la colonisation et les dérives militaires de son pays.  Sa vie de militaire dans les Territoires, son engagement politique, associatif et médiatique fondent sa légitimité singulière pour défendre ses positions de l’intérieur d’Israël et proposer des solutions de paix.

Nir Avishai COHEN, né en 1981, est originaire du Moshav Almagor. Il est major réserviste de Tsahal, militant des Droits de l’Homme et ancien porte-parole de l’organisation « Breaking The Silence ». L'auteur livre son point de vue sur le conflit israélo-palestinien. Fort de son expérience militaire ainsi que de son engagement associatif, politique et médiatique, il met en lumière les contradictions de la société israélienne, puis propose des solutions de paix.

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Le cynisme d’Emmanuel MACRON fait bondir la gauche

13 Septembre 2024, 13:58pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 12 septembre 2024 (extraits)

Lors de la cérémonie de rentrée du Conseil d’État, mercredi 11 septembre, Emmanuel MACRON a affirmé qu’il faut « toujours prendre en compte » le suffrage des Français. Un cynisme raillé par la gauche qui dénonce un « hold-up » sur le scrutin de juin depuis le refus du président de nommer Lucie CASTETS à Matignon.

Après avoir nommé un premier ministre issu de la force (LR) arrivée 4e aux élections législatives avec la bienveillance du RN arrivé 3e, Emmanuel MACRON affirme, sans même rosir, qu’il faut « toujours prendre en compte » le suffrage des Français. « Le peuple aujourd’hui souverain s’exprime par le suffrage qu’il faut toujours prendre en compte parce que c’est le fait premier en toute démocratie », a précisément déclaré, mercredi soir, le président de la République, lors de la cérémonie de rentrée du Conseil d’État.

Soulignant, combien « nos démocraties occidentales ont été profondément touchées, parfois déstabilisées par des transitions et des chocs » – climatique, énergétique, géopolitique – et les citoyens frappés par le « sentiment de perdre le contrôle de leur vie », il a plaidé pour une « culture renforcée de l’efficacité de l’action publique » et pour une « simplification de nos actions collectives », un message qui s’adressait aussi visiblement au nouveau premier ministre Michel BARNIER.

« Se moquer du monde, c’est une chose habituelle de sa part. Le faire aussi ouvertement, c’est inédit », a fustigé le porte-parole du PCF, Ian BROSSAT, sur X. « Provocation présidentielle, acte 225 », commente de son côté l’écologiste Marine TONDELIER.

« Dans la république macroniste, seuls les bulletins Macron sont comptabilisés et les ministres le sont à vie. Après le déni électoral, ces provocations détruisent la confiance minimale dans le cadre démocratique. Au final, c’est la République qu’ils mettent en danger », estime le premier secrétaire du PS, Olivier FAURE. Le député socialiste pointe ainsi également les déclarations de l’ex-premier ministre et désormais candidat à la présidentielle Édouard PHILIPPE qui ne voit « aucun inconvénient » à la nomination de ministres déjà présents dans l’ancien gouvernement.

Le coordinateur de la France insoumise, Manuel BOMPARD, a lui choisi l’ironie : « D’ailleurs, s’il vote à gauche, je nomme un premier ministre de droite afin d’en tenir compte de la meilleure manière possible », a posté sur X l’insoumis tandis que son collègue député Antoine LEAUMENT dénonce « la moquerie » ajoutée « au coup de force ». « Une énergie de Louis XVI. Bientôt la fuite à Varennes », poursuit-il.

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Londres tire les leçons des échecs des privatisations

11 Septembre 2024, 09:07am

Publié par Bernardoc

Depuis le brexit, le Royaume uni n’est plus contraint à la « concurrence libre et non faussée », donc marche arrière et retour vers des services publics.

In La Croix du 11 septembre 2024

Depuis leur retour au Parlement lundi 2 septembre après les congés d’été, les députés britanniques élus le 4 juillet dernier ne sont pas restés les bras croisés. Dès le lendemain de leur rentrée, ils ont débattu du projet de loi sur la propriété publique du transport ferroviaire de voyageurs, après sa publication fin juillet. Et jeudi 5, ils ont étudié le projet de loi Great British Energy, qui prévoit la création d’un acteur public dans le secteur de la création et de la distribution d’énergie renouvelable.

Le jour même, le gouvernement leur a présenté son projet de loi sur les mesures spéciales sur l’eau, visant à renforcer les possibilités d’actions contre les fournisseurs d’eau qui ne remplissent pas leurs obligations. Enfin, lundi 9 septembre, il a prévenu les députés de l’imminence d’un projet de loi pour favoriser la création de lignes de bus publiques. Un point commun à cette profusion législative : l’implication de l’État dans des secteurs privatisés lors de la révolution libérale des années 1980 et 1990.

Qu’en est-il concrètement ? Malgré le langage utilisé par le nouveau premier ministre travailliste, Keir STARMER, et sa responsable de l’économie et des finances, Rachel REEVES, mais aussi par les médias, le projet de loi sur le transport ferroviaire de voyageurs n’entraînera pas la nationalisation des exploitants privés des lignes et de leur matériel roulant. Le texte indique qu’il « permettra (…) à une entreprise du secteur public d’assurer l’exploitation des trains à l’expiration des contrats de concession existants ». Concrètement, les concessions ne seront pas renouvelées à leur expiration, et les lignes seront au fur et à mesure gérées par une future entité publique, Great British Railways. Le gouvernement anticipe que toutes les concessions privées auront expiré d’ici à octobre 2027.

La gestion publique des lignes voyageurs est soutenue par 76 % des Britanniques, selon un sondage YouGov, en raison de la mauvaise qualité de la plupart des services et de leur coût parfois exorbitant (par exemple, 220 € pour le trajet de 2 heures entre Londres et Manchester en heure de pointe). La gestion du réseau d’infrastructures avait déjà été renationalisée dès 2002, soit huit ans après sa privatisation, suite à deux accidents majeurs significatifs dus au manque d’investissement. Le gouvernement se réjouit également de la création de Great British Energy, destinée à améliorer le quotidien des Britanniques, qui avaient subi en avril 2023 une multiplication par trois (+ 220 %) du prix de l’électricité et plus de quatre (+ 340 %) de celui du gaz en l’espace d’un an.

Pourtant, le projet de loi est étonnamment vide. Il vise à « faciliter, encourager et participer (…) à la production, à la distribution, au stockage et à la fourniture d’énergie propre ; à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’énergie produite à partir de combustibles fossiles ; à l’amélioration de l’efficacité énergétique ; aux mesures visant à garantir la sécurité de l’approvisionnement en énergie ».

Ces grands engagements ne sont accompagnés d’aucun élément concret. « Même si Great British Energy se révélait être plus qu’un véhicule d’investissement dans la production d’énergie renouvelable et devenait un fournisseur d’énergie, son budget de 8,3 milliards de livres (9,9 milliards d’euros) sur cinq ans ferait de lui un minuscule acteur du secteur, prévient David EDGERTON, professeur d’histoire moderne à l’université King’s College London, spécialisé sur les industries. Ce mouvement est donc mineur. »

Il est à ses yeux incomparable avec « l’ampleur et l’ambition » de la nationalisation du secteur énergétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui concernait aussi bien « le charbon que ses principales industries dérivées, c’est-à-dire l’électricité, le gaz, les chemins de fer et l’acier. Il s’agissait surtout pour le gouvernement d’un mouvement de modernisation, largement soutenu par les syndicats. Il n’était alors pas question de faire confiance au secteur privé pour investir et moderniser ces industries ».

La dégradation du secteur de l’eau a marqué les esprits des Britanniques et explique le durcissement par le gouvernement des moyens de répression contre les entreprises. « Le gouvernement avait privatisé le secteur de l’eau pour que le privé contribue à son financement et à ses investissements et qu’il améliore son efficacité », explique Emanuele LOBINA, professeur spécialisé en politique économique de l’eau à l’Université de Greenwich. Et d’ajouter : « Il a pourtant donné la priorité à la solvabilité des entreprises au détriment de la protection des consommateurs. Si bien que les entreprises sont devenues très rentables, certaines ont même créé de la dette pour verser des dividendes à leurs actionnaires, et que la facture d’eau a vu sa part augmenter considérablement dans le budget des particuliers. »

Thames Water fait aujourd’hui figure d’exemple de cette dérive. Depuis sa création il y a trente-cinq ans, le premier distributeur d’eau du pays, qui dispose du monopole sur sa zone géographique, a créé 18 milliards d’euros de dettes, versé 8,5 milliards de dividendes à ses actionnaires, a sous-investi dans ses infrastructures et réclame aujourd’hui une hausse de 59 % de ses tarifs pour pouvoir poursuivre son activité. D’où la possibilité que le gouvernement renationalise l’entreprise, en absorbant notamment sa dette. « Une seule chose est claire : la renationalisation de l’intégralité du secteur de l’eau n’est pas à l’ordre du jour, assure Emanuele LOBINA. Le gouvernement ne nationalisera Thames Water qu’en dernière extrémité, pour éviter un effet domino. »

Enfin, le projet de loi sur les réseaux de bus ne sera rédigé qu’à l’issue d’une consultation. Néanmoins, le ministre délégué aux transports, Simon LIGHTWOOD, a indiqué lundi 9 septembre à la Chambre des communes que les municipalités seront autorisées à créer et gérer leur propre réseau de bus, ce qui n’était plus le cas depuis quarante ans. Le lancement de système de concession sera également facilité. L’objectif est notamment de permettre le développement de lignes dans les régions délaissées, notamment les campagnes et les zones côtières.

L’analyse de ces projets permet de voir que la direction travailliste n’est pas une promotrice idéologique de la nationalisation. Son approche est purement pragmatique, c’est-à-dire qu’elle n’envisage la reprise progressive par le secteur public d’activités gérées par des entités privées qu’en dernière extrémité.

« Ces très légères mesures en faveur de la nationalisation sont essentiellement d’ordre cosmétique, estime David EDGERTON. Ils jettent un os pour faire les gros titres et satisfaire son parti, tout en montrant clairement aux investisseurs privés qu’ils ne comptent pas sérieusement toucher à leurs intérêts. » L’historien n’est guère surpris : « La stratégie de croissance des travaillistes consiste à faire venir des investissements privés. La nationalisation n’est pas compatible avec ce plan. »

Et ce n’est pas fini...

 

 

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