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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Médecins cubains.

6 Mars 2025, 10:48am

Publié par Bernardoc

Quelle ironie alors que Cuba a montré une fois de plus sa solidarité dans le cadre de l’épidémie de COVID (58 brigades médicales cubaines ont alors apporté leur soutien dans 42 pays d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie) et que plusieurs territoires considérés comme des « déserts médicaux » en Europe ont fait appel à cette coopération médicale (c’est le cas en Italie) ou mènent campagne pour la venue en renfort de médecins cubains (comme en France à l’instar des Côtes d’Armor et d’autres départements).

Les États-Unis vont étendre leur politique de restriction des visas liée à Cuba, qui inclura désormais la suspension des visas associés aux accords de coopération médicale internationale.

Cette mesure restreindra la délivrance de visas aux fonctionnaires, actuels ou anciens, du gouvernement cubain ainsi qu’à ceux de pays tiers, considérés comme responsables ou impliqués dans ce qui est qualifié de « programme d’exportation de main-d’œuvre cubaine » et aux personnes responsables de ce programme international de soins médicaux.

Marco RUBIO reprend les arguments de ceux qui osent accuser Cuba d’exporter une « main-d’œuvre exploitée », accusations qui visent à associer l’île à des pratiques d’« esclavage moderne » et de « traite des êtres humains ».

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno RODRIGUEZ PARRILLA, a aussitôt dénoncé cette mesure et souligné que « la décision annoncée aujourd’hui, fondée sur des mensonges et la coercition, vise à affecter les services de santé de millions de personnes à Cuba et dans le monde, au profit de groupes d’intérêts spéciaux pour lesquels Rubio garantit la dilapidation des fonds du contribuable américain ».

Pour sa part Johanna TABLADA, directrice adjointe de la Direction générale américaine du ministère a précisé que « les programmes médicaux de Cuba dans le monde étaient conformes aux programmes de coopération Sud-Sud des Nations unies, dans le cadre desquels des pays comme Cuba apportent leurs ressources humaines et d’autres pays qui ne disposent pas de ces ressources compensent par des revenus les services fournis, une partie de ces revenus allant aux travailleurs sous contrat et une autre directement au système de santé publique cubain  ».

Et ce n’est pas fini...

 

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Tous les pays (non démocratiques) ne font-ils pas pareil ?

4 Mars 2025, 11:22am

Publié par Bernardoc

in Franceinfo du 4 mars 2025
Quand l'Algérie tente de faire taire ses opposants sur le territoire français

Selon les révélations de "L'Œil du 20 heures", des opposants au régime sont approchés en France afin qu'ils partagent des informations sur les militants qu'ils côtoient et sur leurs activités, en échange d'un retour en Algérie et de l'abandon des poursuites à leur encontre.

Des manœuvres sur le sol français pour mettre la pression sur les opposants au régime, bien au-delà des campagnes sur les réseaux. C'est ce que mettrait en œuvre le pouvoir algérien, selon les révélations de "L'Œil du 20 heures", diffusé lundi 3 mars. Dans une note confidentielle, les renseignements territoriaux français confirment "l'existence d'une stratégie d'influence développée par Alger auprès de sa diaspora, qui s'appuie sur les réseaux sociaux". Mais, dans l'ombre, l'enquête de "L'Œil du 20 heures" démontre que le pouvoir algérien manœuvre également directement sur le sol français, pour neutraliser et récupérer ses opposants.

Ghilas AÏNOUCHE est algérien, opposant au régime et réfugié en France. Ce caricaturiste de 36 ans a été condamné par contumace à dix ans de prison pour "atteinte à la personne du président de la République algérien". Mais même en France, ses dessins lui valent des menaces sans ambiguïté des partisans du régime. "C'est toujours les mêmes termes. Nous sommes des harkis, des traîtres, des collabos, à la solde de la France. Ils disent qu'on est payés pour insulter l'Algérie et le peuple algérien", témoigne le dessinateur. 

Ils, ce sont "le régime et ses partisans", ajoute-t-il, tout en affirmant être régulièrement contacté par les autorités algériennes, qui lui proposent un marché : l'annulation de sa peine de prison contre un ralliement au régime. "On a déjà essayé de m'approcher pour faire sauter les dix ans de prison. On m'a appelé, mais je n'ai pas voulu me rendre à ce rendez-vous. J'ai refusé, assure-t-il. Je ne pense pas qu'il y ait un opposant que le régime n'ait pas essayé d'approcher."

Si Ghilas AÏNOUCHE n'a jamais donné suite, d'autres opposants ont voulu savoir ce qui se cachait derrière cette promesse. Trois opposants membres du MAK, le Mouvement autonomiste kabyle, classé organisation terroriste par Alger pour "atteinte à l'unité nationale", donnent rendez-vous dans un petit local parisien qui leur sert de QG. Il y a six mois, l'un d'eux a été approché, via les réseaux sociaux, par un homme qui affirmait parler au nom de l'Etat algérien, avec une proposition explicite : "Si tu veux rentrer, on peut t'aider. Ta condamnation sera effacée."

Le soir de leur rencontre avec "L'Œil du 20 heures", ils ont accepté un rendez-vous téléphonique avec leur interlocuteur, un certain Mourad A. qui affirme travailler au ministère de l'Intérieur algérien. "Un ministère puissant", ajoute-t-il. L'échange est cordial. En réponse à la question de l'un des opposants, "Pourquoi l'Algérie accepte-t-elle qu'on revienne alors qu'on a quand même trahi, qu'on est classifiés comme terroristes ?", Mourad A. l'assure : "L'Algérie n'abandonne jamais ses enfants."

Pour ceux qui acceptent, la suite se passe dans certains consulats algériens en France. Nous avons pu nous procurer l'enregistrement audio de la convocation d'un opposant. Ce document inédit révèle les méthodes d'intimidation pour retourner les voix dissidentes. Ce jour-là, l'homme est conduit vers le bureau de sécurité, un département officieux du consulat, rattaché aux services de renseignements algériens. "Cher monsieur, mettez-vous à l'aise", lui dit un homme. "Ne soyez pas stressé !". Face à lui, deux hommes en civil, dont l'un se présente comme un haut cadre du consulat.

L'échange, d'apparence cordiale, tourne rapidement à l'interrogatoire : "Qui traîne avec vous ? Quand avez-vous rejoint le mouvement ?" Puis les questions se font plus précises : "En tant que militant, vous étiez en charge de quoi ? Qui a l'ascendant ?" Comprendre : qui est le chef ? Et le ton se fait plus pressant : "Qui sont tes amis les plus proches ? Est-ce que tu sens qu'ils sont récupérables ? S'il te plaît, continue."

Les interlocuteurs quittent régulièrement la pièce et reviennent avec des documents. L'opposant découvre qu'il est déjà fiché et que ses hôtes savent tout de lui et de ses proches : "Tous ces noms, on les a, on connait tout le monde. Ce qui nous intéresse, c'est que tu t'engages à combattre ces gens."

Puis vient l'ultimatum : "Je vais te donner le papier, tu vas le signer." L'un des deux hommes tend une lettre de renonciation et d'allégeance. Dans le texte soumis à la signature de l'opposant, il est écrit noir sur blanc que celui-ci s'engage "à cesser toute activité subversive ou hostile susceptible de porter atteinte aux intérêts de [son] pays, l'Algérie, (...) à dévoiler tous les noms et plans de [son] mouvement, (...) à collaborer avec les services de renseignements algériens." Puis il se termine par "Je certifie n'avoir subi aucune sorte de pression." Si l'opposant au régime signe, on lui promet de rentrer au pays sans être inquiété. 

Contacté, le consulat algérien n'a pas répondu. Mais nous avons appelé le fameux Mourad, celui qui approche les opposants. Il l'affirme : "L'Algérie a initié une procédure pour tout Algérien égaré qui veut rentrer dans son pays. Un Algérien qui se considère algérien, il est aux côtés de son pays et il doit défendre l'Algérie face à la France." Quant aux autorités françaises, elles confient : "Alger déploie des moyens substantiels pour récupérer ses opposants. Les procédés, on les connaît. On fait savoir qu'on sait, mais ça n'est pas toujours suffisant."

Et ce n’est pas fini...

 

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Vers un nouvel âge colonial ?

2 Mars 2025, 19:14pm

Publié par Bernardoc

Nous terminons le premier quart du XXI° siècle, et nous voici replongés dans l’esprit du dernier quart du XIX° siècle, avec cependant des acteurs différents. Ce ne sont plus la République Française, le Royaume Uni, le Portugal, l’Allemagne ou l’Italie qui sont à la manœuvre, mais la Russie, les USA et Israël.

Depuis sa création, l’État juif rêve d’effacer le peuple palestinien de la carte. Après Gaza, on n’entend (presque) plus parler de la Cisjordanie. Pourtant les expulsions de Palestiniens, l’annexion de terres et l’établissement de colons se poursuivent. Condamné à de nombreuses reprises par l’ONU (qui, comme chacun sait, est fondamentalement anti-sémite), Israël semble pourtant être sur le point de gagner la bataille sémantique en établissant une vérité alternative, telle qu’entendue mardi dernier sur France-inter : « Cisjordanie, l'autre enclave palestinienne en Israël. »

Après avoir annexé la Crimée il y a plus de dix ans, la Russie tente depuis trois ans d’envahir l’Ukraine, en faisant même appel à des soldats nord-coréens. Les sanctions à l'encontre de ce pays envahisseur semblent insuffisantes pour freiner sa soif d'expansionnisme.

Le porte-parole du fasciste Elon MUSK, le président des USA Donald TRUMP, se croit tout permis : annexer le Groenland, le Canada, reprendre possession du canal de Panama, transformer Gaza en Riviera...Établissant une censure féroce en licenciant tous les démocrates en postes importants, muselant la presse qui refuse de se plier à ses lubies (AP), il est prêt à aller jusqu’au bout puisqu’il est grand et fort. A ce propos, il faut saluer la dignité du président ukrainien devant les insultes proférées par son homomlogue étatsunien.

De nature plutôt optimiste, je dois avouer que l’avenir me paraît pourtant bien sombre.

Et ce n’est pas fini...

 

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Mort de Rémi FRAISSE

27 Février 2025, 09:22am

Publié par Bernardoc

In Franceinfo le 27 février 2025

La France est reconnue responsable et condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme.

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour sa responsabilité dans la mort de Rémi FRAISSE, en 2014, lors d'affrontements contre le projet de barrage de Sivens. Dans leur décision, rendue jeudi 27 février, les juges invoquent une violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l'Homme, concernant le "droit à la vie".

La Cour estime que "le niveau de protection requis" pour parer aux risques posés par le "recours à une force potentiellement meurtrière" n'a pas été "garanti", et souligne les "lacunes du cadre juridique et administratif alors applicable" et les "défaillances de l'encadrement dans la préparation et la conduite des opérations litigieuses".

A Lisle-sur-Tarn (Tarn), où le conseil départemental, avec l'appui de l’État, développe actuellement un nouveau projet de barrage, le botaniste de 21 ans avait été tué par l'explosion d'une grenade offensive lancée par un gendarme, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

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États-Unis : l'agence USAID limoge la majorité de ses effectifs

25 Février 2025, 09:19am

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 24 février 2025

L'agence américaine de développement USAID démantelée par Donald Trump, a annoncé dimanche limoger environ 1.600 employés aux États-Unis et placer la majorité de ses effectifs en congé administratif. «USAID débute la mise en place de la réduction de ses effectifs qui va affecter environ 1.600 employés d'USAID postés aux États-Unis», a indiqué l'agence sur son site internet.

Tous les autres employés directement par USAID, à l'échelle mondiale, seront placés en congé administratif, avec une échéance à 23H59 dimanche soir, à l'exception des responsables pour des «fonctions de missions essentielles, de la direction centrale et/ou des programmes spécialement désignés».

Le président américain Donald Trump a signé un décret le 20 janvier, jour de son retour à la Maison Blanche, ordonnant un gel de l'aide étrangère des États-Unis pour 90 jours, le temps d'un réexamen complet.

L'agence américaine USAID gère un budget de 42,8 milliards de dollars, qui à lui seul représente 42% de l'aide humanitaire déboursée dans le monde. Ce gel de l'aide a provoqué une onde de choc dans le monde, de nombreuses ONG dépendant des fonds américains. La presse avait affirmé que les effectifs d'USAID allaient être quasiment réduits à néant. Ils dépassaient les 10.000 avant le retour au pouvoir du milliardaire républicain.

USAID a par ailleurs déclaré qu'elle informerait dimanche le «personnel désigné essentiel» qui devrait rester en poste, sans préciser leur nombre. L'agence financera les coûts du rapatriement de son personnel déployé à l'étranger, assurant que les employés auront notamment accès aux ressources diplomatiques jusqu'à leur retour aux États-Unis.

Vendredi, un juge fédéral avait suspendu la décision de bloquer certaines mesures de l'administration Trump visant, selon des syndicats d'employés d'USAID, à démanteler l'agence.

Des employés de la puissante agence d'aide humanitaire et au développement du gouvernement américain s'étaient récemment confiés à des journalistes sur leurs vies bouleversées. «Nous ne sommes pas traités comme des êtres humains», s'émouvait l'une d'entre eux.

Et ce n’est pas fini...

 

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Pas de taxe sur ma santé.

17 Février 2025, 09:25am

Publié par Bernardoc

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Le projet de budget 2025, finalement rejeté, se traduisait par un recul des prises en charge de la Sécurité sociale : après la diminution du remboursement des soins dentaires l’an dernier, c’était au tour des consultations médicales et de sage-femme.

Dans la perspective du futur projet de loi de financement de la sécurité sociale, j’attire votre attention sur les conséquences dramatiques de ces reculs envisagés, s’ils devaient être confirmés ou aggravés : l’accès à la santé reposerait de plus en plus sur les patients, soit directement, soit via leur complémentaire santé s’ils en ont une. Ces déremboursements de la Sécurité sociale creuseraient de manière inquiétante les inégalités d’accès à la santé et les renoncements aux soins.

Parallèlement, les taxes sur les cotisations mutualistes atteignent 14,07% pour les contrats « solidaires et responsables » et 21,07% pour les contrats « non-responsables ». Cette fiscalité représente à minima deux mois de la cotisation mutualiste par an. Elle participe donc fortement à l’augmentation du coût de l’accès à la santé et constitue un obstacle à une bonne prise en charge de la population.

Ces taxes sur la santé sont fondamentalement injustes car elles frappent un besoin vital, de première nécessité et assimilent la santé à une marchandise. Cotiser à une complémentaire santé est plus fortement taxé qu’acheter un produit de luxe !

Mettre en place une Sécurité sociale de haut niveau, financée à hauteur des besoins en sollicitant toutes les richesses, permettrait à toutes et à tous de se soigner quand son état de santé le requiert, et non en fonction de l’épaisseur de son porte-monnaie.

Supprimer les taxes sur les cotisations mutualistes aurait pour effet immédiat d’améliorer l’accessibilité et la qualité de la couverture complémentaire santé de chacune et chacun.

J’espère que vous examinerez avec attention les problèmes d’intérêt collectif que je soulève.

Bien cordialement

J’ai écrit il y a huit jours, toujours pas d’accusé de réception. Il est vrai que je ne suis qu’un citoyen de base et pas un « grand électeur ».

Et ce n’est pas fini...



 

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20 ans de la loi handicap

11 Février 2025, 10:44am

Publié par Bernardoc

Ce mardi 11 février marque le vingtième anniversaire de la grande loi française sur le handicap. Un texte qui fait date pour avoir affiché des ambitions fortes en matière d’accessibilité, de compensation humaine et financière, ou d’accès à l’école. Et qui nourrit des déceptions à la hauteur des espoirs suscités à l’époque. Pour l’occasion, nombre d’organismes dressent leur bilan de loi, à l’image du Conseil économique, social et environnemental.
«Sur l’accessibilité, on est complètement en dehors des clous»

Moins de la moitié des établissements recevant du public sont à ce jour accessibles, malgré une obligation inscrite dans la loi depuis 2005. Le gouvernement n’est toujours pas décidé à passer aux sanctions.

A l’État de faire appliquer la loi, mais à chacun de nous d’assumer l’altérité comme une richesse

École inclusive : «Plutôt que de mettre des rustines, tout le système doit changer»

Et ce n’est pas fini...


 

 

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La mairie RN de Beaucaire condamnée pour atteinte à la laïcité

10 Février 2025, 09:37am

Publié par Bernardoc

in l'Humatinale du 10 février 2025

Cette fois, l’atteinte à la laïcité va coûter cher. Le tribunal administratif de Nîmes a ordonné le paiement de l’amende de 122 000 euros à laquelle la municipalité de Beaucaire (Gard), aux mains du Rassemblement national, a été condamnée pour avoir refusé de manière « délibérée » de retirer la crèche de Noël installée devant la mairie.

Le 20 décembre 2024, le tribunal avait ordonné son démontage dans les 48 heures sous peine d’astreinte de 1 000 euros par jour. Devant le refus du maire d’extrême droite de respecter la loi et de se plier à cette décision, une première condamnation à 19 000 euros d’amende a été prononcée le 13 janvier et le montant de l’astreinte a été porté à 5 000 euros par jour. La crèche a été finalement démontée le 2 février.

« Cette décision va dans le bon sens », a expliqué à l’AFP Francis Labbe, de la Ligue des droits de l’homme de Beaucaire, car la municipalité, qui bafoue le principe de laïcité depuis 2014, n’avait été jusqu’à présent que peu sanctionnée.

Et ce n’est pas fini...

 

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Budget : la CGT dénonce un nouveau passage en force au détriment des salariés

9 Février 2025, 11:30am

Publié par Bernardoc

Les projets de loi de finances 2025 et de financement de la sécurité sociale du gouvernement Bayrou ont été adoptés ce jour via l’utilisation de l’article 49 alinéa 3. Ce sont les 25eme et 26eme 49.3 depuis le début du septennat d’Emmanuel Macron. La CGT dénonce, une fois encore, l’utilisation d’un passage en force pour contourner la démocratie.

Malgré les désaveux et les défaites électorales du camp Macron, sanctionné par les urnes, le nouveau Premier ministre tente de poursuivre la même politique de l'offre que ces prédécesseurs. Dans la continuité des gouvernements précédents, les efforts se font sur le dos des salariés, et ce sont elles et eux qui vont de nouveau payer l’addition. Pour la première fois depuis 25 ans un gouvernement réduit les dépenses de l’Etat de 2% en prévoyant une baisse de 32 Mds des dépenses publiques, attaquant notamment les budgets alloués :

Au travail et à l’emploi avec une baisse massive de -3,104 Mds. C’est la coupe la plus importante;

A l’écologie avec une baisse de -2,579 Mds ;

A l’aide publique au développement avec une baisse de -1,674 milliard € ;
• A la recherche et à l’enseignement supérieur avec une baisse de -1,566 milliard €.

Ainsi, tandis que des coupes sont opérées sur des secteurs sociaux et publics, des mesures de maintien ou d'assouplissement sont appliquées lorsqu'il s'agit du patronat, illustrant un traitement inégal des différents acteurs économiques et sociaux. :

La fonction publique où le gouvernement répond à la crise par la baisse du taux d’indemnisation des jours d’arrêt maladie, par le gel du point d'indice et par de vastes coupes dans les dotations aux collectivités ;

L’aide Médicale d’Etat, le Premier ministre fait le choix de tendre la main au Rassemblement national en adoptant une réduction des crédits dédiés à l’AME.
• Le maintien de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises a vu son application réduite d’un an sous la pression du patronat.

Ces coupes ont déjà des conséquences directes et se traduisent par des plans d’austérité comme les baisses des budgets dédiés à la culture, au sport et au secteur associatif dans plusieurs départements et régions. A l’inverse, la remise en cause des cadeaux exorbitants aux entreprises n’est toujours pas à l’ordre du jour : pas question de toucher aux 100 Mds de dividendes versés en 2024.

Cependant, la mobilisation des salariés et la censure ont forcé le gouvernement à revoir leur copie à la marge. La CGT se félicite notamment de l’abandon des 4000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale, des 500 postes à France Travail, et des 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie ; tous à mettre au crédit de la très forte mobilisation du 5 décembre dernier à l'appel de l'intersyndicale de la fonction publique.

Un autre budget et une vraie sécurité sociale sont possibles.

Pour la CGT, il faut un investissement massif dans nos services publics et nos infrastructures pour préparer l’avenir. Le budget est un outil qui doit être mis au service d’un plan stratégique de réindustrialisation du pays.

Pour le financer, la CGT défend une réforme fiscale qui permettrait plus de justice fiscale avec notamment le rétablissement des impôts pour les entreprises (impôt sur les sociétés et CVAE), ou la conditionnalité des 175 milliards d’aides publiques annuelles aux entreprises.

Concernant la sécurité sociale, pour cesser le déshabillage, il est urgent de repartir des fondamentaux : la CGT revendique une sécurité sociale qui réponde intégralement aux besoins et dont les recettes soient assurées par des cotisations. Plutôt que d’empêcher de se soigner ou pénaliser les retraités et pour éviter un déficit artificiellement construit, il est possible de revoir les 80 milliards d’exonérations de cotisations, augmentés de 20 milliards depuis l’arrivée d’Emmanuel MACRON.

La CGT rappelle son opposition à la réforme des retraites et à toute mesure remettant en cause les droits des salarié.es, leur protection sociale et leur niveau de vie. A l’image du semestre dernier, la CGT appelle à multiplier les luttes pour inverser le rapport de force et pousser le gouvernement à renoncer à ses projets néfastes.

Et ce n’est pas fini...
 

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Les sanctions contre Cuba tuent des enfants

8 Février 2025, 16:19pm

Publié par Bernardoc

In Cuba Coopération France du 4 février 2025

Chaque année, près de 400 enfants cubains doivent lutter contre le cancer. Seule la moitié d’entre eux est capable de vaincre la maladie. Alors que Cuba forme énormément de médecins et dʼinfirmières – qui vont aider des malades aux quatre coins du monde, y compris en Europe, depuis plus de 60 ans – lʼÉtat ne peut faire face aux conséquences des sanctions économiques décidées par les États-Unis dans ses propres hôpitaux.

« Le cancer est devenu la principale cause de décès chez les enfants cubains âgés de 1 à 4 ans et la deuxième chez ceux âgés de 5 à 19 ans. En raison des sanctions économiques de Washington, les médicaments vitaux des grandes entreprises pharmaceutiques sont souvent inaccessibles. Pour de nombreux parents, ces restrictions rendent une bataille déjà très compliquée encore plus difficile à supporter », note le média américain Break Through News.

Cuba nʼest pas un « sponsor du terrorisme » comme le maintient le président américain. Cuba « sponsorise » lʼaide internationale lors de catastrophes (envoi dʼéquipes médicales après les tremblements de terre en Haïti ou au Népal, lors de la crise du covid en Italie, etc.), « sponsorise » lʼéducation (éducation gratuite et de qualité de la maternelle à lʼuniversité, taux dʼalphabétisation parmi les plus hauts du monde, etc.), « sponsorise » la culture, « sponsorise » la protection de lʼenvironnement…

Cuba nʼest pas un « sponsor du terrorisme » comme le maintient le président américain. Cuba « sponsorise » lʼéducation (éducation gratuite et de qualité de la maternelle à lʼuniversité, taux dʼalphabétisation parmi les plus hauts du monde, etc.), entre autres.

Les priorités de lʼîle socialiste dans tous ces domaines, et le soutien grandissant des pays du Sud à ces politiques, dérangent forcément les dirigeants du voisin américain dont le projet de société est à lʼopposé. Il faut donc mener une guerre économique, diplomatique, politique contre Cuba. Quitte à laisser mourir des enfants au nom de la « démocratie ».

Un blocus décidé par les États-Unis En vigueur depuis 1962 combattu par le monde (presque) entier empêche le développement du pays. « Pour la seule période de mars 2023 à février 2024, le ministère des Affaires étrangères cubain estime que le blocus a causé à Cuba des pertes matérielles évaluées à 5 056 800 000 dollars, soit une augmentation de 189 millions de dollars par rapport à l’année précédente, avec des conséquences dévastatrices pour la population », explique lʼHumanité.

Chaque année, à lʼONU, tous les pays votent une résolution pour lever complètement ce blocus. Tous ? Non, pas exactement : les États-Unis et Israël sʼy opposaient encore en octobre de lʼannée dernière, contre la volonté de… 187 pays. La levée de ce blocus illégitime sauvera des vies. Comme le dit la mère citée au début, « ce n’est juste pour personne de maintenir un blocus qui empêche lʼacquisition des médicaments, de nourriture... Depuis l’administration précédente de Donald Trump, le blocus s’est intensifié et de nombreuses choses n’ont pas pu entrer dans le pays, même le financement pour acheter des médicaments pour les enfants n’a pas pu être fait... »

Sa conclusion ? « La levée du blocus permettrait à nos enfants de lutter contre la maladie. L’amour et les soins sont là, il ne manque que les ressources. »

Et ce n’est pas fini...

 

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