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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

D’accord avec Macron !

23 Mai 2016, 22:49pm

Publié par Bernardoc

Ça vous étonne, hein ? Mais je viens d’entendre aux infos qu’il prônait la modération salariale. Comment ne pas être d’accord avec ce principe, lorsqu’on voit les salaires des patrons du CAC 40, largement supérieurs à 4 000 € par…jour. Oui je sais on a du mal à imaginer ce que représente une telle somme et comment pouvoir la dépenser utilement pour le bien-être de l’humanité.

Mais, venant d’un banquier de formation, on peut penser qu’une telle injonction prendra d’autant plus de poids et de valeur qu’elle sera appliquée à lui-même, et que par solidarité gouvernementale, nos ministres, même les millionnaires, le suivront dans cette démarche. Ne voulant pas demeurer en reste, les parlementaires prendront la même décision.

Ayant été éducateur à différents niveaux depuis bientôt cinquante ans, je crois aux vertus de l’exemple et de la vérité pour construire des relations confiantes et solides. Dommage qu’il ait attendu la fin du quinquennat pour penser à cette proposition.

Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? J’ai rien compris ? Ce n’est pas de son salaire à lui qu’il parlait ?

Ah bon, ce qu’il voulait dire c’était de bloquer le Smic afin de ne pas mettre en difficulté les patrons et de satisfaire les actionnaires. Mais le gouvernement n’est-il pas socialiste ? Non ! Ah bon, mais alors on m’aurait menti ?

Et ce n’est pas fini…

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Provocation.

21 Mai 2016, 05:52am

Publié par Bernardoc

Je n’étais pas à la dernière manif, un rendez-vous pris bien avant que la date soit arrêtée, m’en a empêché. Mais je viens de visionner sur FB une vidéo de la manif de Bordeaux.

Cela commence par des interviews de différents syndicalistes avant le départ, place de la République. Puis quelques images du défilé (plus de 10 000 personnes) se succèdent, montrant que tout se déroule de manière pacifique et responsable jusqu’à ce que le cortège atteigne le tunnel de Mériadeck.

C’est à ce moment-là que les robocops, qui se préparent à voter à près de 60% pour le parti d’extrême droite, s’insinuent avec toutes leurs armes au milieu du cortège, empêchant la queue, surtout composée de jeunes, de sortir de ce piège. Ils avaient sans doute reçu des ordres qui venaient de très haut, sinon, j’espère bien qu’il y aura une enquête de diligentée pour voir qui est l’auteur de cette grossière et violente provocation. Il faut absolument faire la lumière sur cette attaque, la flicaille cherchant visiblement l’affrontement avec des jeunes qui pour toute réponse aux matraques et aux lacrymogènes n’avaient pour mot d’ordre que : « La police avec nous ! ».

Fort heureusement, les militants syndicaux qui se trouvaient juste à l’endroit de la coupure sont restés et au bout de longues minutes enfumées sous le pont, ont réussi à obtenir le départ des forces qui étaient bien ce jour-là celles du désordre.

Le gouvernement est aux abois et cet épisode montre bien que lorsqu’on établit un rapport de force, on finit par gagner.

Hasta la victoria, sempre !

Et ce n’est pas fini…

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Initiative populaire ?

19 Mai 2016, 16:45pm

Publié par Bernardoc

Lors de la revue de presse ce matin, j’ai appris qu’il existait un appel de quarante personnalités pour légiférer sur le salaire des patrons. Quelle était la demande de cette pétition, signée par plusieurs anciens ministres ? Que les patrons ne touchent pas plus de 100 smics, soit 1,75 million d’euros par an !

Cette pétition a également été signée par la plupart des leaders syndicaux, hormis FO. Est-ce vraiment le bon combat, syndical entre autres ?

Un rapide calcul nous montre que cette somme représente un « salaire » de 4 861 € par jour. Oui, oui, vous avez bien lu : par jour !

On ne nous prendrait pas encore une fois pour des cons, nous les 99% ? Les signataires ne sont-ils pas en retard par rapport à de plus justes revendications ?

Il y a cinq ans, j’avais soutenu un candidat qui se battait pour réduire l’écart de 1 à 20, ce qui revenait à un salaire annuel de 350 000 € et donc à environ 1 000 € par jour. Combien d’entre vous ont besoin de davantage que cette somme journalière pour vivre ? J’ai du mal à me figurer ce que représente une telle somme, qui selon mon train de vie permettrait largement l’épargne et l’investissement au profit de l’économie de notre pays ; alors, 5 fois plus ! Panama ? Luxembourg ? Jersey ? Comment ceux qui touchent de telles sommes produites par la force des travailleurs et qui ne leur profitent pas peuvent-ils être considérés comme honnêtes ? Comme le dit si bien un fameux hymne : L'État comprime et la Loi triche,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs
sans droits.

Il s’agit du troisième couplet de L’Internationale, très rarement chanté.

Et ce n’est pas fini…

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On continue !

18 Mai 2016, 07:30am

Publié par Bernardoc

Pas loin de 5 000 à midi place de la République ; surtout des militants de la CGT ; quelques FSU, peu de FO, 2 CFDT avec drapeau et chasuble ; me souviens pas d’avoir vu Solidaires ni l’UNEF. Mais les présents étaient très combatifs.

Police omniprésente dans leurs habits de robocop, pour ceux qui protégeaient les endroits sensibles (la rue Ste Catherine !), plus décontractés pour ceux qui étaient en retrait et canalisaient les automobilistes, puisque j’en ai même croisé un la cigarette allumée à la main.

La manif aurait dû s’arrêter place de la Comédie, devant le grand théâtre, mais vu le nombre nous avons poursuivi sur les quais avec dissolution devant la place de la Bourse, ce qui donnait un sentiment de non finitude. Mais certains ont rejoint la place de la Victoire où il y a dû y avoir quelques affrontements si j’en juge par la confluence de voitures de police, toutes sirènes hurlantes qui passaient devant la Bourse du travail pendant que nous entamions notre réunion de retraités.

On remet ça après-demain au même endroit, mais une heure plus tôt. Quand je dis « on », ce sera sans moi car depuis plus d’un mois un autre rendez-vous avait été pris en dehors de Bordeaux pour cette heure et ce jour-là. Mais espérons que les manifestants seront au moins aussi nombreux jeudi, surtout avec les nombreuses grèves qui se mettent en branle.

Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6285766578613347681?authkey=CLqVjZ-6--ihdg

Et ce n’est pas fini…

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Vu aux infos.

17 Mai 2016, 10:02am

Publié par Bernardoc

« Les salaires augmentent en Allemagne, c’est bon pour la France. »

C’était asséné tel quel par un jeune journaliste ravi de nous faire la démonstration : les Allemands gagnant plus, ils vont pouvoir consommer davantage, donc ils achèteront plus, notamment des produits français.

Mais on continue de nous prendre pour des gogos ou quoi ? Si les Français gagnaient plus, c’est-à-dire, allez, soyons sympas, retrouvaient leur niveau de vie d’il y a une dizaine d’années, ils ne consommeraient pas plus eux aussi, et des produits français ? Au lieu de cela, nous en sommes toujours à la loi de l’offre, destinée à faire saliver le peuple devant des choses qu’il ne peut pas se payer, et ainsi gripper la machine qui n’a plus besoin de produire puisque personne n’a les moyens d’acheter. Et donc, à quoi bon constituer des stocks ?

Je suis décidément nul en économie socialiste qui aime la bonne finance, comme disait Sapin et malgré tout son sourire le jeune journaliste de F2 n’a pas réussi à me convaincre.

Entendu (je n’allume pas la télé le matin) aux infos ce matin : le successeur de Christiane TAUBIRA : un calme olympien et un art de botter en touche, non sans afficher un mépris appuyé pour les auditeurs dont les questions le dérangeaient.

Et ce n’est pas fini…

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Communiqué unitaire.

16 Mai 2016, 17:45pm

Publié par Bernardoc

Alors que les salariés, les jeunes, les privés d’emploi, les retraités sont mobilisés depuis plus de deux mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, alors que l’opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable !

Ce sont les mobilisations qui ont contraint le gouvernement, à proposer des modifications au projet de loi pour tenter d’en minimiser les impacts. Le compte n’y est toujours pas !

Un code du travail par entreprise à l’opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire, perdure dans le projet de loi. Scandaleux !

Nationalement, les organisations syndicales n’écartent aucun type d’initiatives pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale.

Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d’éléments d’appui et de dynamiques dans la poursuite, l’amplification et l’élargissement du rapport de force.

En effet, au-delà des temps forts nationaux, les organisations syndicales girondines CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent les syndicats à décider et multiplier les initiatives avec les salariés dans les entreprises et les territoires.

À partir de tous ces éléments, les organisations syndicales girondines CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salariés pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Contre le projet de Loi Travail

Pour un code du Travail du 21ème siècle

Le 17 mai : Toutes et tous dans la rue

Tous les jours : Amplifions la mobilisation !

Elles appellent les jeunes à se mobiliser dans les lycées et universités, les syndicats à construire, avec les salariés du public et du privé, et à s’inscrire massivement dans les journées de grèves et manifestations :

Mardi 17 mai 2016

12H00 Départ Place de la République

Et ce n’est pas fini…

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On lâche toujours rien.

12 Mai 2016, 16:29pm

Publié par Bernardoc

En son temps, j’avais protesté contre le fait que la « gauche » se saborde aux régionales des Hauts de France et de PACA et appelle à voter pour la droite officielle. Et hier j’ai entendu un des frondeurs (vous savez ceux qui balancent des marshmallows avec leur fronde, histoire de ne pas blesser leurs camarades) dire qu’en toute logique ils allaient cautionner la loi de destruction du code du travail organisée par leur chef pour rester fidèle à leur logique de comportement et ne pas voter, non pas pour, mais avec la droite.

Je suis sûr que certains de mes lecteurs macrono-vallsistes ne vont pas manquer de m’expliquer, comme ils le feront l’an prochain lors de la campagne pour Juppé.

Donc, nous, je veux parler de la famille Sarlandie, nous sommes retrouvés à plusieurs centaines place de la Victoire ce midi pour lutter contre le coup d’état permanent et demander la restauration de la démocratie parlementaire. C’est un peu ce que j’ai expliqué à Wit-FM qui est venue m’interroger, évoquant le sentiment de colère devant la trahison de ceux qui avaient fait campagne sur des idées et qui faisaient le contraire.

Quels que soient les pressions et le résultat qui apparaîtront l’an prochain, je resterai absolument insensible, et s’il faut descendre dans la rue, nous redescendrons dans la rue puisque je suis maintenant convaincu que le bulletin de vote ne sert, sinon à rien, du moins pas à grand-chose.

Quelques photos de ce midi :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6283808741983150289?authkey=CPqg-7fqhvvaMQ

Et ce n’est pas fini…

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Loi travail, le gouvernement poursuit sa dérive autoritaire.

11 Mai 2016, 11:25am

Publié par Bernardoc

Communiqué LDH

Une fois de plus, le Premier ministre malmène le débat démocratique en tentant de faire adopter le projet de loi travail par le biais de la procédure prévue par l’article 49-3 de la Constitution.

Face aux vagues de critiques que suscite ce projet, le Premier ministre préfère la manière forte ; il prend ce faisant le risque de déplacer le débat en dehors du Parlement et de provoquer le conflit.

Plutôt que de laisser le processus parlementaire aller à son terme, le Premier ministre entend, une nouvelle fois, faire prévaloir l’autorité sur le dialogue et imposer plutôt que débattre.

La LDH condamne fermement cette attitude qui fait litière du débat démocratique et compromet son avenir. Elle appelle le gouvernement à revenir à la raison, à retirer son projet de loi et respecter le travail parlementaire.

Notre députée appartient à la même section LDH que moi ; quelle va être sa position ?

Et ce n’est pas fini…

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9 MAI 2016 : 66e anniversaire de la Déclaration de Robert Schuman.

9 Mai 2016, 10:39am

Publié par Bernardoc

Comme vous n’entendrez probablement pas parler de l’Europe aujourd’hui, je vous offre un article tiré du site « Sauvons l’Europe ».

En ces temps de graves turbulences en Europe et dans le monde, il est utile de se rappeler, à l’occasion du 66e anniversaire de la Déclaration de Robert Schuman qui, conçue en complicité avec Jean Monnet, est l’acte fondateur de ce qu’est l’Union européenne d’aujourd’hui.
« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques…champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre. L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : Elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée…. »

C’est à la lumière de ces propos du 9 mai 1950 qu’il faut apprécier la situation européenne aujourd’hui. Il est indispensable que les 28 Etats membres de l’Union européenne fassent leurs ces fondamentaux qu’il convient de ne jamais oublier.

Quelle serait l’approche des Pères fondateurs de ce qu’est aujourd’hui l’Union européenne face aux situations dramatiques que subissent des femmes, des hommes, des enfants qui se retrouvent sur les routes pour fuir les guerres pour la plupart de ces populations ? Ils inventeraient des mécanismes de solidarité pour trouver des solutions avec détermination, comme cela a été le cas à l’époque, difficile, pour mettre en place la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier – CECA – Ils mettraient devant leurs responsabilités le couple moteur de la naissance de l’aventure européenne, l’Allemagne et la France, pour qu’ils persuadent, entraînent, convainquent les autres Etats membres à sortir de la politique, trop facile et irresponsable dite de « l’autruche ». Ils interpelleraient des Etats membres de l’Europe centrale et orientale pour leur rappeler d’où ils viennent et pour savoir si oui ou non ils se considèrent de la famille européenne mettant en pratique la solidarité active. Car il ne s’agit pas de charbon et d’acier, comme en 1950 mais de femmes, d’hommes et d’enfants, d’êtres humains qui fuient les guerres, les persécutions, les pauvretés. Il est vital et urgent de substituer le temps des discussions et des coups de menton, à celui des propositions concrètes et d’agir résolument, ensemble, et sans délais.

NON A L’EUROPE CUL DE SAC…

Une crise humanitaire s’installe en Grèce. Près de 50.000 réfugiés sont bloqués dans des conditions déplorables sur la route des Balkans.
Récemment encore le « Haut-Commissariat aux Réfugiés » – HCR – a estimé à près de 500 nouvelles victimes suite au nouveau naufrage en mer méditerranée. Seuls 41 rescapés, le 16 avril dernier, ont pu trouver refuge à Kalamata (Péloponnèse), en Grèce. Le pire c’est que nous nous habituons à ce genre d’information dramatique, en Europe.
Débordée par l’arrivée d’un million de personnes fuyant pour la plupart la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan, l’Union européenne en contradiction avec ses valeurs du 9 mai 1950, de solidarité, générosité et respect des droits de la personne humaine, s’est divisée profondément sur les réponses concrètes pour tenter de remédier à cette situation innommable.
Les populations en errance méritent respect et solidarité. Le devoir des dirigeants politiques, associatif, syndicaux est d’expliquer, de faire barrage aux attitudes xénophobes, d’agir, de ne pas se laisser aller au gré des opinions publiques mais d’avoir le courage d’assumer leurs responsabilités. Angela MERKEL, a eu le courage de prendre les siennes y compris pour l’accueil des populations réfugiées en Allemagne. Elle l’a payé cher, politiquement, lors des résultats électoraux dans trois Länder et…elle persiste et ne se renie pas. D’autres personnalités politiques en Europe feraient bien de s’inspirer de cette manière de pratiquer qui donne espoir et crédibilité en l’Europe des citoyens.

…OUI A L’EUROPE DES PONTS

Ce n’est pas de forteresse, de barbelés ou de murs dont l’Europe a besoin mais de ponts pour qu’elle retrouve ses fondamentaux de paix et de solidarité, ceux de 1950, que des Etats membres de l’UE n’auraient jamais dû oublier.

Et ce n’est pas fini…

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Bilan.

29 Avril 2016, 07:42am

Publié par Bernardoc

Hier matin la ministre de la santé et des affaires sociales était sur les ondes nationales. Elle a eu de la chance, la période au cours de laquelle elle s’est exprimée n’a pas été perturbée par ces salauds de grévistes toujours prêts à prendre les auditeurs en otage.

Elle était déjà présente au métingue des happy fous en début de semaine pour vanter les mérites de la politique menée depuis quatre ans et de préparer l’annonce de la candidature du président sortant, puisque le nombre des radiations de Pôle emploi entraîne la baisse du chômage.

Elle s’est donc déclarée très fière d’une grande réussite sociale de ce quatrenat ( ?), je veux dire le passage à 43 ans d’activités et de cotisations sociales afin de pouvoir prétendre à une retraite sans décote. Elle a quand même rajouté que la pénibilité permettrait aux travailleurs l’ayant subie de partir à 60 ans (ce qui avait été mis en place par le gouvernement socialiste sous Mitterrand). Mais j’ai mal entendu ce qui qualifiait un travail pénible, et je me suis mis à imaginer les maîtresses de maternelle, qui, si elles avaient suivi un cursus normal (bac à 18 ans + mastère 5 ans plus tard) entraient dans la vie active au plus tôt à 23 ans. 43 ans plus tard, atteintes par l’arthrose et percluses de rhumatismes engendrés par leur respectable âge de 66 ans, ne pourraient-elles pas aspirer au repos un peu avant ? Etait-ce un cadeau que l’on faisait aux instits en les inscrivant au grand livre de la dette publique à 55 ans ? Je continue à ne pas le penser.

C’est aussi une des raisons pour laquelle j’étais dans la rue avec 8999 autres personnes pour une longue manifestation à travers les artères bordelaises. Ah bon ? La police a dit 283 ? Vous êtes sûrs ?

Bon, quelques photos, avec notamment certains camarades de la CFDT qui refusent le discours anesthésiant de leur organisation.

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6278720496057678481?authkey=COz-ltmGruHs7gE

Et ce n’est pas fini…

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