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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Présage ?

25 Avril 2016, 11:52am

Publié par Bernardoc

« L’extrême droite est arrivée largement en tête dimanche du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, les partis social-démocrate et conservateur réunis au sein d’une grande coalition depuis 2008 étant pour la première fois éliminés d’entrée».

Ce n’est pas le premier pays de l’UE qui se prépare à tomber dans les filets du fascisme. Pourtant, comme certain ministre français le préconise, l’Autriche était gouvernée par l’alliance contre-nature entre la droite et la gauche (enfin, si l’on peut dire). Cela n’a donc servi à rien et refuser de partir au combat – oui, désolé de ce vocabulaire guerrier, mais c’est bien de cela qu’il s’agit – avec un programme de rupture, en se compromettant pour espérer conserver quelques sièges, a prouvé une fois de plus l’inanité de ces magouilles politiciennes.

Comment ne pas voir que ce qui vient de se passer en Autriche risque fort de nous arriver en France d’ici un an ? Et que pouvons-nous faire pour empêcher cette catastrophe ? Entre le charismatique Pierre LAURENT, qui se demande s’il va participer à la primaire socialiste, la souriante (aux dents longues) Rama YADE, qui veut remettre les retraités au boulot (moyen de lutter contre le chômage des jeunes ?), le colonisateur de l’espace Cheminade, les onze de l’équipe de droite, l’autoproclamé représentant de « La France insoumise », sans compter les familles trotskistes (deux pour l’instant), n’est-on pas en train de dégager un boulevard pour celle qui semble toujours avoir le vent en poupe ?

Va-t-on nous sortir Hulot du chapeau pour faire office de sauveur ? Mon optimisme certain est en train de laisser place à un certain pessimisme.

Et ce n’est pas fini…

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Tous ensemble !

29 Mars 2016, 07:25am

Publié par Bernardoc

Comme les 9, 17 et 24 mars, étudiants, lycéens, salariés, privés d’emploi et retraités ont montré ce jour toute leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail.

Les organisations syndicales rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestants.

Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salariés d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.

Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salariés, privés d’emploi, étudiants, lycéens, retraités à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

A Bordeaux, c’est à 12h30 place de la Victoire.

A l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salariés et les jeunes à débattre de la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations.

Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées.

Et ce n’est pas fini…

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Laïcité (encore) ?

25 Mars 2016, 11:23am

Publié par Bernardoc

Je viens de passer devant un panneau lumineux de la ville d’Eysines, censé diffuser les informations municipales. Il y avait le jour, la date, la température,…et la dernière ligne indiquait « Annonciation ». Cela m’a paru bizarre.

Rentré à la maison, je suis donc allé voir sur internet qu’est-ce que c’était donc que cette annonciation. Voici ce que j’ai trouvé :

Le 25 mars : l 'Annonciation, 9 mois avant Noël

L'Annonciation, c'est l'annonce à Marie faite par l'ange Gabriel qui lui révèle qu'elle est enceinte. Selon la Bible, Jésus n'est pas né d'une union charnelle : c'est le saint esprit qui a conçu Jésus. L'Église a choisi de célébrer l'évènement 9 mois avant Noël.

Noël étant fixé le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre. L'annonciation à Marie (qui correspond à la conception de Jésus) est célébrée le jour de l'équinoxe de printemps, soit le 25 mars.

Si je ne m’abuse, la commune est la cellule de base de notre République laïque ; elle a succédé aux « paroisses » à la Révolution. Depuis 1905, il y a une loi de séparation de l’église et de l’Etat. Alors, comment se fait-il qu’une municipalité, de gauche en plus ! (enfin, socialiste, comme notre gouvernement), aille afficher des références bibliques aux yeux de toute la population. Nous ne sommes pas en Alsace, nom de dieu ! Et encore, le panneau n’indiquait pas « vendredi saint », ce sera sans doute pour l’année prochaine où il ne tombera pas le 25 mars. Heureusement qu’il y a le repas de cochonnailles de la Libre Pensée pour affirmer notre patrimoine républicain.

Et ce n’est pas fini…

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Et pendant ce temps-là…

17 Mars 2016, 16:33pm

Publié par Bernardoc

Et pendant ce temps-là…

…les assassins courent toujours.

Fin de manif devant la préfecture à 14 heures aujourd’hui. Nous étions moins nombreux que la semaine dernière, mais j’ai eu l’impression que la police avait reçu des ordres et était vraiment à cran. Comme d’habitude je suis monté sur le parvis pour prendre des photos, mais comme j’avais conservé mon drapeau la maréchaussée m’a fait courir. Peur ? C’est vrai qu’un pépé de bientôt 67 balais avec un petit appareil photo a tout d’un terroriste en puissance.

Pourtant c’est rare de voir une fin de manif aussi compacte. Les jeunes étaient restés en force, bien encadrés par les services d’ordre de FO et de la CGT. Peur de débordement ? Déjà au départ ils n’appréciaient pas d’être derrière une banderole intersyndicale. Combien d’organisés parmi ces lycéens/étudiants ? Vraisemblablement une très faible minorité, sur des mots d’ordre qui rendent songeurs : « Une seule solution, la révolution ! ». Cela avait un délicieux parfum de désuétude. Peut-être bientôt vont-ils apprendre l’Internationale ?

Peu d’enseignants, à part ceux de la CGT ; sûrement qu’ils se réservent pour mardi prochain puisque avec l’aumône que vient de faire le gouvernement aux fonctionnaires en activité, c’est dans la plus large unité que nous serons à nouveau présent dans la rue le 22…en attendant le 31.

Le printemps sera-t-il chaud ? Hélas, je n’y crois pas beaucoup. Mais enfin restons optimistes, ça va bien finir par arriver.

Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6263042658989977281?authkey=CKyl4qj4usz8sQE

Et ce n’est pas fini…

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Surprise ? !

16 Mars 2016, 14:57pm

Publié par Bernardoc

Le « trou » du régime général ressort inférieur à 7 milliards d'euros en 2015, contre 9 milliards prévus.

L'amélioration du solde s'explique tant du côté des recettes que du côté des dépenses. Côté recettes, les revenus d'activité et cotisations ont retrouvé un peu du poil de la bête avec la reprise des créations d'emplois. Et côté dépenses, les efforts ont été au rendez-vous, notamment du côté de l'Assurance-maladie, où l'objectif fixé (Ondam) de 2 % a été respecté. Les Echos, 15 mars 2016

Voici le rossignol habituel : on nous ressort le « trou » de la sécu. On n’arrive pas à équilibrer recettes et dépenses une fois de plus. Mais qu’est-ce qui constitue les recettes ? Ce sont les cotisations sociales, ce que le patronat appelle « les charges », alors qu’il s’agit simplement de la partie du salaire dite « socialisée ». Sur les feuilles de paie, il y a trois colonnes : « à payer » : salaire brut et primes diverses ; « à déduire » : ce sont les cotisations sociales (retraite, sécu, CSG, CRDS, mutuelle éventuellement) et « pour information » : c’est la partie du salaire qui ne nous est pas versée mais versée directement aux organismes sociaux. Ceci, rappelons-le, imaginé par nos anciens du Conseil National de la Résistance.

Lorsque l’on entend aux informations que le gouvernement allège, voire supprime, les « charges » des patrons, c’est-à-dire permet à ceux-ci d’accroître leurs dividendes, en réalité il creuse davantage le fameux « trou », dont les salariés ne sont aucunement responsables.

Quant aux recettes, alors là, tout est bon pour faire cracher au bassinet ceux qui ont le grand tort d’être malade. Je viens de recevoir une feuille de remboursement : en bas figurent deux lignes : « franchise sécurité sociale due » et « honor dispen ». La franchise est un des premières mesure prise par Roselyne BACHELOT après l’élection de Sarkozy. Condamnée par le mouvement mutualiste à l’époque, elle existe toujours. Quant à la seconde, elle revient à faire payer le pharmacien pour faire son métier, comme si ce n’était pas inclus dans le prix des médicaments !

Vraiment, il y a encore des progrès à faire pour revenir aux grands principes des Jours heureux.

Et ce n’est pas fini…

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Réflexion/fiction/alerte ?

14 Mars 2016, 14:34pm

Publié par Bernardoc

Quelques réflexions iconoclastes histoire de faire râler mes lecteurs vallsistes.

Premières élections depuis les régionales ; deux d’entre elles se déroulaient en Nord-Picardie, où, rappelons-le, le PS, après s’être sabordé, avait fait campagne pour le candidat du parti dit « les républicains ». Sûrement, il pensait qu’après cet effacement, il serait récompensé lors des élections suivantes. Mauvais calcul : deux mois après, les habitants de cette région sont complètement satisfaits par la façon de gérer la région du président Bertrand. Donc, d’abord les gens ne se sont pas déplacés : de 65% d’abstention jusqu’à près de 80% selon les circonscriptions. Ensuite, les électeurs ont préféré voter dès le premier tour pour l’original plutôt que d’être appelés à reporter leur voix au deuxième tour sur quelqu’un qu’ils n’auraient pas choisi.

Mais encore, j’avais prédit qu’au bout de six ans il serait très difficile pour le PS de s’implanter à nouveau dans une région d’où il avait choisi de disparaître. Je n’imaginais pas qu’au bout de deux mois le désaveu serait cinglant à ce point.

Il n’y aura vraisemblablement pas d’élection partielle en PACA, Estrosi, le candidat du PS au second tour, ayant affirmé que les recours entamés contre lui par ses concurrents l’empêchaient de démissionner « pour le moment », et après ce sera trop tard pour organiser une partielle. Mais là aussi, tout le monde en PACA est ravi, puisque les seules voix quelque peu dissonantes au parlement régional viennent de ceux qui ont participé à l’élection.

Je me demande si d’ici quelques mois le PS va oser proposer un candidat ou s’il va se rallier à Juppé dès le premier tour ?

Et ce n’est pas fini…

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On en reste là ?

9 Mars 2016, 17:51pm

Publié par Bernardoc

Plus de 15 000 personnes dans les rues de Bordeaux ! Pas mal pour un mouvement parti du net avant d’être rejoint et coordonné par les différents syndicats de classe. Je n’ai pas eu le plaisir de défiler avec mon petit-fils qui a fait, si je ne m’abuse, sa deuxième manif. Encore un futur militant qui aura été bien formé !

La place de la Victoire ne paraissait pas très pleine, mais c’est que les gens continuaient d’arriver alors que le cortège qui s’était formé atteignait le bout du cours Aristide Briand. Et les rangs étaient compacts et serrés, il n’y avait nul besoin de laisser trop d’espaces pour faire nombre.

Beaucoup de jeunes, pas mal d’enseignants, mais aussi un certain nombre de vieux qui n’ont pas attendu demain pour manifester. La solidarité intergénérationnelle, ça doit fonctionner dans tous les sens. J’ai même croisé dans le cortège, mais chut ! ne le répétez pas, des…socialistes, en toute discrétion, sans drapeau ni badge.

Je faisais remarquer à certains camarades que mai 68 avait commencé le 22 mars, et que nous avions donc deux semaines d’avance. Allons-nous donc attendre le 31 pour manifester notre révolte et notre refus de voir cette politique néfaste, qui va dans le bon sens selon la droite et le Merdef, ou bien allons-nous entretenir la mobilisation pour en finir une fois pour toutes ? Ceux qui me connaissent savent quelle est ma réponse.

Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6260094516571965953?authkey=CPzji6CHu7v4JQ

Et ce n’est pas fini…

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Langage.

3 Mars 2016, 11:37am

Publié par Bernardoc

Ce n’est pas un article sur l’orthographe, non, mais sur la langue de bois, enfin ce que l’on appelle maintenant les « éléments de langage ». Pendant des années on nous a bassinés avec « la courroie de transmission » qui faisait référence aux liens de subordination qui existaient entre le PCF et la CGT, ce qu’on ne peut nier, la charte d’Amiens ayant été largement ignorée après 1920, et ce jusqu’à la fin du siècle dernier. Ceci a largement changé et la CGT accueille en son sein des défenseurs intransigeants du PS, comme Gérard FILOCHE, jusqu’à des militants des différents courants de l’extrême gauche, ainsi que les représentants du PCF (sauf dans l’éducation, la majorité des militants de ce parti ayant investi la FSU). Mais la CGT a néanmoins conservé son attitude syndicale qui implique une position de force avant d’aller négocier, position que les média, relayant patronat et gouvernement, se plaisent à qualifier d’archaïque.

Or, ce matin, j’ai entendu une nouvelle expression : « point d’appui ». Cela rappelle le mot « relais » utilisé par la CGPME il y a quelques jours. L’objectif étant de tout faire pour éviter un front syndical uni, en s’appuyant sur ceux qui vont négocier la longueur des chaînes plutôt que l’émancipation (cf. certains dessins de FB). Et il faut dire que la multiplication des syndicats favorise grandement ce projet.

En 1947, lors de la scission syndicale CGT/FO (je ne parle pas du syndicat chrétien qui s’appuyait sur la « doctrine sociale de l’église »), une fédération décidait de rester unie en prônant la réunification ; il s’agissait de la FEN. Mais les sirènes du pouvoir, de l’attachement aux postes de direction, ont fait éclater cette fédération et abandonner l’idée de réunification provoquant au contraire une division supplémentaire avec l’UNSA, la FSU et SUD. Et je dois dire que nous avons été très peu à rejoindre « la maison-mère » lors de cet éclatement.

Donc, effectivement, les points d’appui peuvent être nombreux selon les détricotages programmés. Bien entendu, cela n’a rien à voir avec une quelconque courroie de transmission !

Et ce n’est pas fini…

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Primaire ?

2 Mars 2016, 07:12am

Publié par Bernardoc

Le parti gouvernemental souhaite organiser une primaire de toute la gauche, lui compris, ce qui est un peu surprenant vu la politique menée. S’il insiste là-dessus, c’est justement une manœuvre désespérée pour éviter le crash d’ici quatorze mois, crash annoncé sans parachute, les électeurs de 2012 n’étant pas prêts à renouveler l’expérience. Et ce parti espère bien que ce sera un candidat issu de ses rangs qui remportera cette primaire, les autres devant se contenter d’un poste de ministre, premier éventuellement, s’il remporte remporte l’élection présidentielle.

Plus probablement, au second tour, le parti toujours aux manettes fera la campagne de l’actuel maire de Bordeaux. Et comme Chirac avait appelé à voter Hollande, ce dernier appellera à voter Juppé (comme en son temps Deferre avait appelé à voter Poher).

Il y aurait une seule raison qui me ferait penser que la primaire mériterait quelque intérêt, c’est si les élections législatives suivantes se déroulent à la proportionnelle intégrale, sans limitation de représentativité. Ainsi, si les trotskystes par exemple recueillaient 2% des suffrages, ils auraient 10 ou 11 députés. Et l’assemblée reflèterait bien la composition politique de notre pays. Puisque les voix auraient été confisquées au premier tour, il serait bien normal que le citoyen puisse exprimer ses choix lors des législatives.

Depuis longtemps on entend parler « d’une dose de proportionnelle », eh bien, il y en a marre d’attendre. Et ce n’est pas la droite officielle qui y changera grand-chose. Quant aux verts-centristes, on ne les entend plus sur ce sujet, ils préfèrent négocier une place directement avec leurs mentors respectifs, le PS pour les uns, le parti dit « les républicains » pour les autres.

Et ce n’est pas fini…

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On a voté en Irlande.

1 Mars 2016, 13:25pm

Publié par Bernardoc

Il y a 33 ans, lorsque je bossais en Irlande, j’avais demandé à des collègues de m’expliquer leur système électoral. Quand je parle de collègues, il s’agissait de profs, donc des gens ayant acquis une certaine culture. La réponse fut unanime : « Demande à Seamus, lui saura t’expliquer ». C’est donc avouer que le système est un peu compliqué. Mais c’est une conséquence de la libération du joug anglais, alors que se pratiquait la caricature de démocratie que constitue le vote uninominal à un tour.

Dans sa volonté de démocratie, la nouvelle république de l’Eire a imaginé un système dans lequel aucune voix n’est perdue. Il s’agit d’un scrutin où les candidats figurent sur une liste. On vote pour son candidat préféré, mais lorsqu’il a atteint le nombre de voix suffisant pour être élu, la voix de l’électeur est transférée sur le candidat de deuxième choix, puis de troisième, et ainsi de suite.

C’est pour cela que le dépouillement prend du temps et que les résultats, même s’ils reflètent avec précision l’état de l’opinion, ne débouchent pas forcément sur une majorité évidente.

Le gouvernement sortant, droite alliée au parti travailliste (pour qui Valls serait un dangereux gauchiste) s’est fait balayer, ça, c’est sûr.

« Le peuple a parlé. Mais cela va prendre du temps pour comprendre exactement ce qu’il a voulu dire. » a déclaré un député récemment élu.

Va-t-on demander au peuple de voter à nouveau ? Peut-être, mais cela n’aura rien à voir avec le vote concernant le TCE, où il était prévu de refaire voter « le peuple » jusqu’à ce qu’il vote « oui ».

Dans les blagues, pour les Anglais, les Irlandais sont l’équivalent des Belges pour les Français. Et pourtant, ne sont-ils pas là pour nous montrer une nouvelle voie ?

Et ce n’est pas fini…

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