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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Laïcité (encore) ?

25 Mars 2016, 11:23am

Publié par Bernardoc

Je viens de passer devant un panneau lumineux de la ville d’Eysines, censé diffuser les informations municipales. Il y avait le jour, la date, la température,…et la dernière ligne indiquait « Annonciation ». Cela m’a paru bizarre.

Rentré à la maison, je suis donc allé voir sur internet qu’est-ce que c’était donc que cette annonciation. Voici ce que j’ai trouvé :

Le 25 mars : l 'Annonciation, 9 mois avant Noël

L'Annonciation, c'est l'annonce à Marie faite par l'ange Gabriel qui lui révèle qu'elle est enceinte. Selon la Bible, Jésus n'est pas né d'une union charnelle : c'est le saint esprit qui a conçu Jésus. L'Église a choisi de célébrer l'évènement 9 mois avant Noël.

Noël étant fixé le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre. L'annonciation à Marie (qui correspond à la conception de Jésus) est célébrée le jour de l'équinoxe de printemps, soit le 25 mars.

Si je ne m’abuse, la commune est la cellule de base de notre République laïque ; elle a succédé aux « paroisses » à la Révolution. Depuis 1905, il y a une loi de séparation de l’église et de l’Etat. Alors, comment se fait-il qu’une municipalité, de gauche en plus ! (enfin, socialiste, comme notre gouvernement), aille afficher des références bibliques aux yeux de toute la population. Nous ne sommes pas en Alsace, nom de dieu ! Et encore, le panneau n’indiquait pas « vendredi saint », ce sera sans doute pour l’année prochaine où il ne tombera pas le 25 mars. Heureusement qu’il y a le repas de cochonnailles de la Libre Pensée pour affirmer notre patrimoine républicain.

Et ce n’est pas fini…

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Et pendant ce temps-là…

17 Mars 2016, 16:33pm

Publié par Bernardoc

Et pendant ce temps-là…

…les assassins courent toujours.

Fin de manif devant la préfecture à 14 heures aujourd’hui. Nous étions moins nombreux que la semaine dernière, mais j’ai eu l’impression que la police avait reçu des ordres et était vraiment à cran. Comme d’habitude je suis monté sur le parvis pour prendre des photos, mais comme j’avais conservé mon drapeau la maréchaussée m’a fait courir. Peur ? C’est vrai qu’un pépé de bientôt 67 balais avec un petit appareil photo a tout d’un terroriste en puissance.

Pourtant c’est rare de voir une fin de manif aussi compacte. Les jeunes étaient restés en force, bien encadrés par les services d’ordre de FO et de la CGT. Peur de débordement ? Déjà au départ ils n’appréciaient pas d’être derrière une banderole intersyndicale. Combien d’organisés parmi ces lycéens/étudiants ? Vraisemblablement une très faible minorité, sur des mots d’ordre qui rendent songeurs : « Une seule solution, la révolution ! ». Cela avait un délicieux parfum de désuétude. Peut-être bientôt vont-ils apprendre l’Internationale ?

Peu d’enseignants, à part ceux de la CGT ; sûrement qu’ils se réservent pour mardi prochain puisque avec l’aumône que vient de faire le gouvernement aux fonctionnaires en activité, c’est dans la plus large unité que nous serons à nouveau présent dans la rue le 22…en attendant le 31.

Le printemps sera-t-il chaud ? Hélas, je n’y crois pas beaucoup. Mais enfin restons optimistes, ça va bien finir par arriver.

Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6263042658989977281?authkey=CKyl4qj4usz8sQE

Et ce n’est pas fini…

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Surprise ? !

16 Mars 2016, 14:57pm

Publié par Bernardoc

Le « trou » du régime général ressort inférieur à 7 milliards d'euros en 2015, contre 9 milliards prévus.

L'amélioration du solde s'explique tant du côté des recettes que du côté des dépenses. Côté recettes, les revenus d'activité et cotisations ont retrouvé un peu du poil de la bête avec la reprise des créations d'emplois. Et côté dépenses, les efforts ont été au rendez-vous, notamment du côté de l'Assurance-maladie, où l'objectif fixé (Ondam) de 2 % a été respecté. Les Echos, 15 mars 2016

Voici le rossignol habituel : on nous ressort le « trou » de la sécu. On n’arrive pas à équilibrer recettes et dépenses une fois de plus. Mais qu’est-ce qui constitue les recettes ? Ce sont les cotisations sociales, ce que le patronat appelle « les charges », alors qu’il s’agit simplement de la partie du salaire dite « socialisée ». Sur les feuilles de paie, il y a trois colonnes : « à payer » : salaire brut et primes diverses ; « à déduire » : ce sont les cotisations sociales (retraite, sécu, CSG, CRDS, mutuelle éventuellement) et « pour information » : c’est la partie du salaire qui ne nous est pas versée mais versée directement aux organismes sociaux. Ceci, rappelons-le, imaginé par nos anciens du Conseil National de la Résistance.

Lorsque l’on entend aux informations que le gouvernement allège, voire supprime, les « charges » des patrons, c’est-à-dire permet à ceux-ci d’accroître leurs dividendes, en réalité il creuse davantage le fameux « trou », dont les salariés ne sont aucunement responsables.

Quant aux recettes, alors là, tout est bon pour faire cracher au bassinet ceux qui ont le grand tort d’être malade. Je viens de recevoir une feuille de remboursement : en bas figurent deux lignes : « franchise sécurité sociale due » et « honor dispen ». La franchise est un des premières mesure prise par Roselyne BACHELOT après l’élection de Sarkozy. Condamnée par le mouvement mutualiste à l’époque, elle existe toujours. Quant à la seconde, elle revient à faire payer le pharmacien pour faire son métier, comme si ce n’était pas inclus dans le prix des médicaments !

Vraiment, il y a encore des progrès à faire pour revenir aux grands principes des Jours heureux.

Et ce n’est pas fini…

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Réflexion/fiction/alerte ?

14 Mars 2016, 14:34pm

Publié par Bernardoc

Quelques réflexions iconoclastes histoire de faire râler mes lecteurs vallsistes.

Premières élections depuis les régionales ; deux d’entre elles se déroulaient en Nord-Picardie, où, rappelons-le, le PS, après s’être sabordé, avait fait campagne pour le candidat du parti dit « les républicains ». Sûrement, il pensait qu’après cet effacement, il serait récompensé lors des élections suivantes. Mauvais calcul : deux mois après, les habitants de cette région sont complètement satisfaits par la façon de gérer la région du président Bertrand. Donc, d’abord les gens ne se sont pas déplacés : de 65% d’abstention jusqu’à près de 80% selon les circonscriptions. Ensuite, les électeurs ont préféré voter dès le premier tour pour l’original plutôt que d’être appelés à reporter leur voix au deuxième tour sur quelqu’un qu’ils n’auraient pas choisi.

Mais encore, j’avais prédit qu’au bout de six ans il serait très difficile pour le PS de s’implanter à nouveau dans une région d’où il avait choisi de disparaître. Je n’imaginais pas qu’au bout de deux mois le désaveu serait cinglant à ce point.

Il n’y aura vraisemblablement pas d’élection partielle en PACA, Estrosi, le candidat du PS au second tour, ayant affirmé que les recours entamés contre lui par ses concurrents l’empêchaient de démissionner « pour le moment », et après ce sera trop tard pour organiser une partielle. Mais là aussi, tout le monde en PACA est ravi, puisque les seules voix quelque peu dissonantes au parlement régional viennent de ceux qui ont participé à l’élection.

Je me demande si d’ici quelques mois le PS va oser proposer un candidat ou s’il va se rallier à Juppé dès le premier tour ?

Et ce n’est pas fini…

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On en reste là ?

9 Mars 2016, 17:51pm

Publié par Bernardoc

Plus de 15 000 personnes dans les rues de Bordeaux ! Pas mal pour un mouvement parti du net avant d’être rejoint et coordonné par les différents syndicats de classe. Je n’ai pas eu le plaisir de défiler avec mon petit-fils qui a fait, si je ne m’abuse, sa deuxième manif. Encore un futur militant qui aura été bien formé !

La place de la Victoire ne paraissait pas très pleine, mais c’est que les gens continuaient d’arriver alors que le cortège qui s’était formé atteignait le bout du cours Aristide Briand. Et les rangs étaient compacts et serrés, il n’y avait nul besoin de laisser trop d’espaces pour faire nombre.

Beaucoup de jeunes, pas mal d’enseignants, mais aussi un certain nombre de vieux qui n’ont pas attendu demain pour manifester. La solidarité intergénérationnelle, ça doit fonctionner dans tous les sens. J’ai même croisé dans le cortège, mais chut ! ne le répétez pas, des…socialistes, en toute discrétion, sans drapeau ni badge.

Je faisais remarquer à certains camarades que mai 68 avait commencé le 22 mars, et que nous avions donc deux semaines d’avance. Allons-nous donc attendre le 31 pour manifester notre révolte et notre refus de voir cette politique néfaste, qui va dans le bon sens selon la droite et le Merdef, ou bien allons-nous entretenir la mobilisation pour en finir une fois pour toutes ? Ceux qui me connaissent savent quelle est ma réponse.

Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6260094516571965953?authkey=CPzji6CHu7v4JQ

Et ce n’est pas fini…

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Langage.

3 Mars 2016, 11:37am

Publié par Bernardoc

Ce n’est pas un article sur l’orthographe, non, mais sur la langue de bois, enfin ce que l’on appelle maintenant les « éléments de langage ». Pendant des années on nous a bassinés avec « la courroie de transmission » qui faisait référence aux liens de subordination qui existaient entre le PCF et la CGT, ce qu’on ne peut nier, la charte d’Amiens ayant été largement ignorée après 1920, et ce jusqu’à la fin du siècle dernier. Ceci a largement changé et la CGT accueille en son sein des défenseurs intransigeants du PS, comme Gérard FILOCHE, jusqu’à des militants des différents courants de l’extrême gauche, ainsi que les représentants du PCF (sauf dans l’éducation, la majorité des militants de ce parti ayant investi la FSU). Mais la CGT a néanmoins conservé son attitude syndicale qui implique une position de force avant d’aller négocier, position que les média, relayant patronat et gouvernement, se plaisent à qualifier d’archaïque.

Or, ce matin, j’ai entendu une nouvelle expression : « point d’appui ». Cela rappelle le mot « relais » utilisé par la CGPME il y a quelques jours. L’objectif étant de tout faire pour éviter un front syndical uni, en s’appuyant sur ceux qui vont négocier la longueur des chaînes plutôt que l’émancipation (cf. certains dessins de FB). Et il faut dire que la multiplication des syndicats favorise grandement ce projet.

En 1947, lors de la scission syndicale CGT/FO (je ne parle pas du syndicat chrétien qui s’appuyait sur la « doctrine sociale de l’église »), une fédération décidait de rester unie en prônant la réunification ; il s’agissait de la FEN. Mais les sirènes du pouvoir, de l’attachement aux postes de direction, ont fait éclater cette fédération et abandonner l’idée de réunification provoquant au contraire une division supplémentaire avec l’UNSA, la FSU et SUD. Et je dois dire que nous avons été très peu à rejoindre « la maison-mère » lors de cet éclatement.

Donc, effectivement, les points d’appui peuvent être nombreux selon les détricotages programmés. Bien entendu, cela n’a rien à voir avec une quelconque courroie de transmission !

Et ce n’est pas fini…

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Primaire ?

2 Mars 2016, 07:12am

Publié par Bernardoc

Le parti gouvernemental souhaite organiser une primaire de toute la gauche, lui compris, ce qui est un peu surprenant vu la politique menée. S’il insiste là-dessus, c’est justement une manœuvre désespérée pour éviter le crash d’ici quatorze mois, crash annoncé sans parachute, les électeurs de 2012 n’étant pas prêts à renouveler l’expérience. Et ce parti espère bien que ce sera un candidat issu de ses rangs qui remportera cette primaire, les autres devant se contenter d’un poste de ministre, premier éventuellement, s’il remporte remporte l’élection présidentielle.

Plus probablement, au second tour, le parti toujours aux manettes fera la campagne de l’actuel maire de Bordeaux. Et comme Chirac avait appelé à voter Hollande, ce dernier appellera à voter Juppé (comme en son temps Deferre avait appelé à voter Poher).

Il y aurait une seule raison qui me ferait penser que la primaire mériterait quelque intérêt, c’est si les élections législatives suivantes se déroulent à la proportionnelle intégrale, sans limitation de représentativité. Ainsi, si les trotskystes par exemple recueillaient 2% des suffrages, ils auraient 10 ou 11 députés. Et l’assemblée reflèterait bien la composition politique de notre pays. Puisque les voix auraient été confisquées au premier tour, il serait bien normal que le citoyen puisse exprimer ses choix lors des législatives.

Depuis longtemps on entend parler « d’une dose de proportionnelle », eh bien, il y en a marre d’attendre. Et ce n’est pas la droite officielle qui y changera grand-chose. Quant aux verts-centristes, on ne les entend plus sur ce sujet, ils préfèrent négocier une place directement avec leurs mentors respectifs, le PS pour les uns, le parti dit « les républicains » pour les autres.

Et ce n’est pas fini…

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On a voté en Irlande.

1 Mars 2016, 13:25pm

Publié par Bernardoc

Il y a 33 ans, lorsque je bossais en Irlande, j’avais demandé à des collègues de m’expliquer leur système électoral. Quand je parle de collègues, il s’agissait de profs, donc des gens ayant acquis une certaine culture. La réponse fut unanime : « Demande à Seamus, lui saura t’expliquer ». C’est donc avouer que le système est un peu compliqué. Mais c’est une conséquence de la libération du joug anglais, alors que se pratiquait la caricature de démocratie que constitue le vote uninominal à un tour.

Dans sa volonté de démocratie, la nouvelle république de l’Eire a imaginé un système dans lequel aucune voix n’est perdue. Il s’agit d’un scrutin où les candidats figurent sur une liste. On vote pour son candidat préféré, mais lorsqu’il a atteint le nombre de voix suffisant pour être élu, la voix de l’électeur est transférée sur le candidat de deuxième choix, puis de troisième, et ainsi de suite.

C’est pour cela que le dépouillement prend du temps et que les résultats, même s’ils reflètent avec précision l’état de l’opinion, ne débouchent pas forcément sur une majorité évidente.

Le gouvernement sortant, droite alliée au parti travailliste (pour qui Valls serait un dangereux gauchiste) s’est fait balayer, ça, c’est sûr.

« Le peuple a parlé. Mais cela va prendre du temps pour comprendre exactement ce qu’il a voulu dire. » a déclaré un député récemment élu.

Va-t-on demander au peuple de voter à nouveau ? Peut-être, mais cela n’aura rien à voir avec le vote concernant le TCE, où il était prévu de refaire voter « le peuple » jusqu’à ce qu’il vote « oui ».

Dans les blagues, pour les Anglais, les Irlandais sont l’équivalent des Belges pour les Français. Et pourtant, ne sont-ils pas là pour nous montrer une nouvelle voie ?

Et ce n’est pas fini…

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Le MEDEF en a rêvé HOLLANDE l’a fait.

29 Février 2016, 18:30pm

Publié par Bernardoc

Les Unions Départementales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse UNEF, UNL se sont réunies en Gironde le vendredi 26 février.

Elles dénoncent le projet de loi Travail dit « EL KHOMRI ».

Ce projet de loi, détruit le Code du Travail, remet en cause l’avenir de la jeunesse, va accentuer la précarité par le biais de la flexibilité.

Le forfait jour sera étendu, ce sont nos salaires, nos temps de travail, nos droits, nos garanties collectives qui seraient remis en cause.

Quelques exemples :

 Plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif à des niveaux particulièrement bas ;

 L’élargissement de la définition du licenciement économique facilitant la rupture du contrat même si l’entreprise ou le groupe ne connaît pas de difficultés économiques sérieuses ou déguise des baisses d’activité ;

 Des semblants « d’accords d’entreprises » primeraient sur la loi ;

Durée du travail : flexibilité totale pour les patrons… même sans accord !

Quelques exemples :

 La durée hebdomadaire moyenne pourra être portée à 46 heures par semaine sur 16 semaines par accord contre 12 aujourd’hui ;

 La durée quotidienne pourra être portée à 12h00 par accord d’entreprise même si l’accord de branche ne le prévoit pas ;

 Les majorations des heures supplémentaires pourront descendre à 10% par accord d’entreprise ;

 Le travail pourra être organisé par accord sur une période allant jusqu’à 3 ans en ne payant les heures supplémentaires qu’à la fin, et dans les petites entreprises elles pourront être payées au bout de 16 semaines sur simple décision du patron ;

 Les cadres des petites entreprises pourront passer au forfait-jour sans qu’il y ait besoin d’accord ;

 Le temps de repos des cadres au forfait jour pourra être fractionné ;

 La durée du travail des apprentis pourra être augmentée sur simple décision du patron là où il fallait auparavant une dérogation de l’inspection du travail.

En conséquence les Unions Départementales et les organisations de jeunesse sont déterminées à combattre ce projet de loi inacceptable et scandaleux.

Projet qui contrairement aux arguments avancés ne créera jamais d’emploi, et bien au contraire en détruira.

Elles décident de mobiliser les salariés et les jeunes et de préparer la grève et manifestation pour obtenir le retrait du projet dit « loi El Khomri » qui n’est ni amendable ni négociable.

Et ce n’est pas fini…

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Sécuriser la rupture.

25 Février 2016, 09:28am

Publié par Bernardoc

C’est l’expression qui revenait sans arrêt dans la bouche du patron de la CGPME pour défendre la proposition de loi El Khomri, qui est censée, ne l’oublions pas favoriser l’emploi. Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l’orientation de la loi, c’est bien la preuve éclatante que ce n’est pas la protection des travailleurs qui est visée mais le bien-être et les profits des patrons. Encore une fois, malgré toutes ces tentatives pour amadouer les riches, ils ne voteront pas pour ceux qui se réclameront de cette continuité gouvernementale ; et même s’ils le faisaient, ils sont moins nombreux que la masse des non-possédants.

Autre terme utilisé par ce patron pour qualifier les représentants syndicaux : « relais ». Même la représentante de la CFDT qui se trouvait en face de lui s’est insurgée contre ce terme qui n’a absolument rien à voir avec la description du rôle d’un délégué du personnel. D’où la nécessité de renforcer la représentativité syndicale au sein de l’entreprise pour pouvoir peser lors des négociations annuelles obligatoires pour l’amélioration des conditions de travail et de salaires. Mais au fait, ces NAO sont-elles toujours prévues dans cette future loi ?

Enfin, le patron a terminé en disant que pour embaucher il fallait remplir les cahiers de commandes. Pourtant depuis quatre ans on nous bassine avec la loi de l’offre qui devrait renforcer la consommation. Preuve est donc avouée par ce patron que ces gouvernements avaient tout faux : avec le gel des salaires et des pensions, les gens restreignent leurs achats au maximum, alors que si les salaires avaient augmenté (et non les dividendes) la reprise aurait été là.

Quelques vieux chevaux de retour protestent dans un journal contre la politique gouvernementale, mais une tribune n’a jamais rien changé : c’est à l’assemblée qu’on a la possibilité de s’opposer !

Et ce n’est pas fini…

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