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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Identité nationale.

16 Septembre 2015, 11:22am

Publié par Bernardoc

Vous vous souvenez ? C’était le nom d’un ministère, heureusement éphémère, mais indispensable pour récompenser un ex-socialiste, probablement grand inspirateur du maire de Béziers. Et avec ce qui se passe en ce moment, ces relents nationalistes recommencent à empuantir l’atmosphère de notre République. Alors, quelques rappels chiffrés :

  • 100 000 juifs d’Europe centrale et orientale, fuyant les pogroms, se sont installés en France entre 1880 et 1925 ;
  • 58 000 Arméniens débarquent à Marseille entre 1922 et 1924 en provenance de Grèce, du Liban et de Turquie ; ça a donné aussi bien Guédiguian que Devédjian ;
  • Plusieurs dizaines de milliers de Grecs orthodoxes, chassés de Turquie, viennent s’établir en France à la même époque ;
  • 1933 : nouvelle arrivée de juifs, en provenance d’Allemagne cette fois ;
  • 440 000 réfugiés espagnols (ce n’était pas des fascistes !) étaient parqués en France en 1939 ;
  • 1962 : un million de pieds noirs et 42 000 harkis sont rapatriés, avec leurs us, leurs coutumes et leur accent ;
  • 1979 : les boat people,…

Et on pense que notre République ne serait pas capable d’accueillir 30 réfugiés par jour pendant deux ans ? Sûrement, la patrie des Droits de l’Homme peut se montrer à la hauteur de sa réputation !

Et ce n’est pas fini…

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Et le code du travail n'est pas encore aboli !...

12 Septembre 2015, 07:32am

Publié par Bernardoc

Information piquée sur France tv info : 56,1% des salariés de Smart France sont favorables à un retour aux 39 heures payées 37, annonce la direction, vendredi 11 septembre. Au total, 93% des 800 employés d'Hambach (Moselle) ont participé à la consultation, précise Philippe Steyer, directeur des ressources humaines, qui a précisé que "la direction de Smart France se félicite de ces résultats."

S'il est majoritaire à 74% chez les 385 cadres consultés, le "oui" n'a rassemblé que 39% des suffrages chez les 367 ouvriers votants.

Les 39 heures seraient payées comme 37. En échange, l'entreprise promet le maintien de l'emploi jusqu'en 2020. Dans le détail, les employés obtiendraient une augmentation de 120 euros brut par mois et une prime de 1 000 euros. La direction s'engagerait aussi à embaucher 50 personnes en CDI.

La transmission ne se fait décidément pas : ceux qui pleurent sur le sort des patrons ont-ils jamais entendu parler des luttes pour la réduction du temps de travail ? Nos ancêtres syndicalistes militants doivent se retourner dans leurs tombes. Travailler plus, pour ne pas être payé plus en faisant des heures sup’ mais payé moins que pour les heures normales (environ 8 € de l’heure net). Et en plus ils travaillaient déjà 37 heures et non 35 (à moins que les RTT ?). Tu m’étonnes que la direction se félicite du résultat. Ils n’ont pas honte ? Et comment faire confiance aux engagements des patrons ? On a vu ce que signifiaient les engagements au plus haut niveau de l’Etat. Le rédacteur de la brève fait bien d’utiliser le conditionnel, car promettre d’engager 50 personnes en CDI en ne « garantissant » l’emploi que pour 5 ans, ne me paraît pas très honnête.

Et pourtant les demandes syndicales sont au point mort : trois ans après l’élection du futur ex-président, la revendication est toujours de 300 € tout de suite et du Smic à 1700 €, comme les pensions, comme en 2011.

Et ce n’est pas fini…

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La droite ne se trompe pas.

8 Septembre 2015, 09:08am

Publié par Bernardoc

Aubagne, Bourg-lès-Valence, Chartres, Châteauroux, Duclair (Normandie), Nemours, Nice, Pithiviers, St Quentin, dirigées par des maires du parti dit « les républicains », Viry (UDI), Mazamet (DVD) et même Foix (PS), et il y en a sûrement d’autres…Mais quel est leur point commun ? Eh bien toutes ces municipalités tentent ou ont tenté, d’expulser la CGT des locaux qu’elle occupait, soit seule, soit avec d’autres syndicats.

Soyons honnêtes : les Unions Locales ou Départementales se voyaient en général proposer un relogement, mais dans quelles conditions ! On passait de 200m² à 41m² (pour une UL), de 1600m² à 400m² pour une UD, souvent dans des locaux qu’il aurait fallu transformer et qui n’étaient pas accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Avec les nombreuses tentatives de criminalisation de l’action syndicale (la secrétaire générale de l’UD 33 en a été victime), on voit bien qu’il est important de s’attaquer à une vieille dame qui continue à déranger le patronat et à défendre les salariés 120 ans après sa naissance. Heureusement, partout les travailleurs se mobilisent pour défendre leur outil de revendications et de négociations et des conditions décentes pour qu’ils puissent élaborer leurs défenses.

Mais pas seulement : ainsi la Bourse du travail de Bordeaux a été construite (au moment du front populaire) en deux parties : la maison du peuple et la maison des syndicats. Elle est en voie de rénovation pour qu’elle retrouve son faste d’antan, lorsqu’elle abritait la plus importante salle de spectacle de Bordeaux.

La lutte est donc loin d’être terminée.

Et ce n’est pas fini…

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Service au public.

30 Août 2015, 09:48am

Publié par Bernardoc

J’ai connu les PTT, c’était une administration de l’Etat. Puis, c’est devenu un EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial), et malgré la large votation de l’automne 2009, c’est maintenant, après privatisation, une société anonyme (me semble-t-il) et nous ne sommes plus des usagers, mais des clients. Une fois j’ai utilisé le mot « usager » face à une préposée, visiblement elle n’avait jamais entendu parler de ce terme en relation avec son métier.

Jusqu’à fin juin, notre facteur passait entre 9h30 et 10 heures ; puis, à compter de début juillet, ce n’était plus le même et le courrier arrivait rarement avant 13h30 ou 14 heures. Je me disais que notre facteur était en congé et que c’était un étudiant fils de postier qui le remplaçait pour financer ses droits d’entrée à la fac. Mais ceci s’est prolongé au mois d’août : c’est bien si les facteurs ont deux mois de congés d’été, mais honnêtement j’ai des doutes. De plus, le samedi, la livraison du courrier n’est pas assurée. Alors, je me pose des questions : malgré leur lutte de l’hiver 2014, lutte que les militants du front de Gauche du Haillan étaient allés soutenir à St Médard, des postes ont-ils été supprimés et les tournées allongées ? Mais que dire du service rendu ? Cela ne va pas en s’améliorant, malgré l’augmentation des tarifs. Quand j’étais petit, à Paris, le facteur passait deux fois par jour et je sens venir la proche période où il n’y aura qu’une tournée tous les deux jours, libre à nous de nous tourner vers d’autres transporteurs de courrier si l’on tient à voir nos plis livrés à temps.

Mais ne désespérons pas : peut-être un jour il y aura le socialisme et tout ira mieux, même pour ceux qui ne sont pas patron du CAC40.

Et ce n’est pas fini…

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Toujours plus !

29 Août 2015, 12:30pm

Publié par Bernardoc

« Les patrons écrivent la feuille de route du gouvernement.

Réunis lors de leur université d'été à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, les patrons ne se satisfont pas des crédits d'impôt et des exonérations de cotisations qui ont fait encore augmenter leurs bénéfices.

Ils exhortent le gouvernement à poursuivre la saignée. »

Ce titre de L’Humanité d’hier est, hélas, on ne peut plus réaliste. Les cadeaux faits au patronat depuis l’élection d’un président qui, par tromperie, avait eu ma voix, ne leur suffisent plus. Puisqu’ils sont face à un gouvernement aux ordres, eh bien ils lui en donnent. C’est d’ailleurs ce qui explique la présence d’un ministre important venu les écouter et les caresser dans le sens du poil. Mais ce ministre, qui se défend d’être socialiste, ne sera pas candidat aux prochaines présidentielles, à moins qu’il subisse d’amicales pressions de la part du merdef, mais j’en doute quand même. Et si c’est un encarté du PS qui est candidat, ce fait même empêchera les patrons de voter pour lui. De toute façon, même s’ils ruinent notre pays, ils sont moins nombreux que nous, le peuple, qui subissons le contrecoup des cadeaux qui leur sont attribués, puisqu’il faut bien trouver l’argent quelque part.

Ce qui me désole, c’est que des militants de mon syndicat, qui étaient engagés dans les mêmes luttes que moi sous Sarkozy, privilégient leur parti plutôt que leur syndicat. Et leurs discours n’y changeront rien s’ils ne se traduisent pas en actes.

Je viens de lire dans L’Echo de l’Indre que le SDEN de ce département avait lancé un préavis de grève active pour protester contre la rentrée au mois d’août : ça part fort !

Et ce n’est pas fini…

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Sécu, où es-tu ?

25 Août 2015, 13:50pm

Publié par Bernardoc

Deux citations tirées du Monde donnent à réfléchir :

« Malgré la mise en place de l'Obama care, 11 % de la population américaine n'a pas d'assurance-maladie. En Virginie, une association propose un accès gratuit aux soins…sur tirage au sort. »

En France : « Des services d'urgences fermés au mois d'août faute de médecins.

Six communes de la Manche ont déposé recours en référé contre la fermeture des urgences de l'hôpital de Valognes. »

Le premier pays, donné comme un modèle démocratique par d’aucuns, et qui voudrait nous imposer le TAFTA (quelles conséquences sur notre santé ? Ce sera l’objet éventuellement d’une prochaine chronique), n’a pas de quoi être fier : plus de 35 millions de non assurés, et inutile de préciser que ce sont les plus pauvres qui sont dans ce cas.

Il y a cinq ans, lors de notre voyage à Cuba, un des participants, octogénaire cardiaque, était allé voir son médecin avant. Ce dernier lui avait dit : « A Cuba, pas de problème, mais je vous aurais déconseillé un voyage aux USA, car en cas de problème vous n’auriez pas été assez riche pour prétendre être soigné.

En France, les attaques continuent d’être perpétrées contre le système mis en place par nos anciens du Conseil National de la Résistance. A quoi bon les panthéoniser, si c’est pour détruire leur œuvre ? En effet, la sécu se décharge de plus en plus sur les mutuelles, et chez nous aussi les plus pauvres (dont les cinq millions de chômeurs) n’ont pas les moyens de se payer une complémentaire santé.

La santé, comme la culture et l’éducation, est elle aussi gérée par des impératifs de rentabilité. On manque de médecins, mais a-t-on augmenté le numérus clausus afin, d’ici sept ans, d’arriver à nouveau à pourvoir aux remplacements ? Mais attendez, sept ans, c’est plus qu’un mandat présidentiel, alors qui pourrait se sentir concerné ?

Mes chers compatriotes (tiens, je me crois en campagne !) restez en bonne santé et donc, soyez optimistes, ça aide.

Et ce n’est pas fini…

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"Après la Macédoine, des milliers de migrants parviennent en Serbie."

24 Août 2015, 11:25am

Publié par Bernardoc

Ce titre du Monde.fr me rappelle un livre de 1973, que j’avais lu une dizaine d’années plus tard, conseillé par Volo, le libraire de L’Ecole Emancipée, qui pensait qu’il était intéressant de connaître ce qu’écrivaient nos « ennemis ». Ce livre de Jean RASPAIL s’intitule Le camp des saints. Voici le thème : dans le delta du Gange, un million de « miséreux » prennent d'assaut des cargos. Les immigrants voguent alors vers un Occident incapable de leur faire modifier leur route. Les bateaux s'échouent sur la Côte d'Azur.

42 ans plus tard, plus de 6 000 de migrants arrivés depuis la Grèce et retenus quelques jours à la frontière macédonienne ont franchi sans entraves le petit pays, dimanche 23 août, pour parvenir rapidement en Serbie.

Pendant ce temps-là, la Hongrie est en train de construire une clôture de quatre mètres de haut et 175 km de long, à sa frontière avec la Serbie, pour empêcher les migrants de passer sur son sol.

Tant que les pays riches et en paix ne proposeront pas d’autre solution en amont, le phénomène risque de s’amplifier. Il est grand temps de partager les richesses, sinon, comme le dit un slogan maintes fois répété dans les manifestations, « Qui sème la misère, récolte la colère ». Et là, n’oublions pas, que NOUS sommes les 99% !

Bonne rentrée quand même, la radio a déjà abandonné sa grille d’été afin de préparer les esprits à la rentrée des classes.

Et ce n’est pas fini…

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Déception.

21 Août 2015, 22:54pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de la hollandisation de Tsipras ; on aurait tant aimé que ce fut en sens inverse. Syriza se pasokise mais heureusement 25 courageux députés ont décidé de continuer à se battre sous le beau nom d’Unité populaire. Espérons qu’ils ne vivent pas le même revers que les gens de gauche qui ont quitté le PS (je n’en fais partie) pour fonder le Parti de Gauche.

Apparemment, le démissionnaire premier ministre grec est toujours très populaire et c’est pour éviter que les gens ne se rendent compte des méfaits de sa politique qu’il précipite ces élections législatives. Et là, contrairement à ce qu’il s’était passé en France en 2005, il n’y a pas eu besoin d’artifice pour aller à l’encontre du mandat référendaire qu’il avait reçu : il devait y avoir une question subliminale.

Sans doute s’est-il senti bien seul face à la troïka et à son débiteur Merkel. Nos manifestations de soutien (en France du moins) se sont arrêtées après la formidable victoire du non au référendum du 5 juillet. Une mobilisation des gens de gauche en Europe aurait-elle pu faire bouger les lignes ? Mais c’est quoi la gauche en Europe ? Où se cache-t-elle ? Elle se contente d’assister impuissante à la mainmise germanique sur les aéroports grecs (tiens, c’était dans le programme de Syriza ça ?) avant de lancer un grecothon pour aider les retraités de là-bas à joindre les deux bouts ?

Quand on assiste à ces retournements de veste de gens qui paraissaient honnêtes, cela ne donne vraiment pas envie de militer politiquement, et quel que soit le parti. Je suis de plus en plus convaincu que les idées sont mortes et que les politiciens visent avant tout la consolidation de leur carrière, surtout financière.

Et ce n’est pas fini…

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Hyères 2015.

15 Août 2015, 23:28pm

Publié par Bernardoc

Pas de photos cette année, et nous avons bien pu profiter de la plage, après le passage obligé par le cimetière : toujours de douloureux souvenirs même si l’écho des 200 et quelques personnes qui avaient repris L’Internationale après moi pour l’enterrement de Ninan résonne toujours à mes oreilles.

Il est bien loin le temps ou Hyères avait un maire communiste, précurseur de l’union de la gauche quelques années avant le programme commun. Maintenant fleurissent un peu partout des kakemonos annonçant que la ville est candidate pour l’organisation des épreuves de voile si Paris obtient les JO en 2024. N’y voyez surtout rien de politique puisque Hyères a un maire, fonction qu’il cumule avec son mandat de député, membre du parti dit « les républicains ».

J’ai vu le magazine municipal de la ville : 24 pages assez luxueuses, dont une page intitulée « démocratie ». On y trouve un rappel de la loi 2002-276 et la précision : «cet espace est réservé à l’expression des groupes municipaux d’opposition ». Il y en a trois, et ces trois groupes, qu’ils aient 2, 3 ou 9 élus, se partagent de façon équivalente la totalité de la page.

J’ai également lu dans un supplément varois de L’Express que le maire de Fréjus, devenu depuis également sénateur FN sans démissionner de son premier mandat, nommait lui-même les présidents des conseils de quartiers.

Ces deux constatations m’ont laissé songeur.

Et ce n’est pas fini…

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Où va la République ?

29 Juillet 2015, 10:17am

Publié par Bernardoc

Hier soir, au journal télévisé, on nous a montré des « agriculteurs » (FNSEA ou JA) qui envahissaient une préfecture et se permettaient d’agir comme s’ils se trouvaient dans leurs étables.

Devant ce spectacle, on se serait attendu à voir des « représentants de l’ordre » s’interposer afin de préserver la quiétude et l’intégrité de la maison où siège le représentant de l’Etat. Surprise ( ??), rien de tout ça, et aucun commentaire journalistique nous invitant à un quelconque questionnement. Cela semblait aller de soi et être dans l’ordre des choses, comme l’action des bonnets (d’ânes) rouges l’avait été en son temps.

Je sais que ce qui reste de notre agriculture nationale est en souffrance et qu’on encourage les paysans à gérer leurs propriétés de la façon diamétralement opposée à ce que prône le gouvernement concernant l’endettement. Je sais que les intermédiaires s’en mettent plein les poches et que les actionnaires se moquent bien de l’empreinte carbone des aliments qui arrivent dans nos assiettes. Après eux le déluge ?

Mais je ne peux m’empêcher de rapprocher ces faits de la lutte des « Conti » par exemple et de la criminalisation de l’action syndicale autre que paysanne. La secrétaire générale de l’UD-CGT de Gironde en est actuellement victime. Et je me demande si les média nous annonceront des condamnations, ne serait-ce que pour violation de domicile. J’ai une telle confiance en la justice de mon pays que j’en doute.

Quant au gouvernement, s’il pense que son laxisme vis-à-vis de ces casseurs amènera ceux-ci à voter pour lui, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Et ce n’est pas fini…

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