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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Merci Monsieur Guillebaud.

22 Janvier 2017, 13:21pm

Publié par Bernardoc

Si vous ne l'avez pas encore lu, précipitez-vous sur l'édito de Jean-Claude GUILLEBAUD dans Sud Ouest dimanche d'aujourd'hui. Il est intitulé « Un radio-crochet politique » et démonte avec un raisonnement sensé le mécanisme de ce qu'il est convenu d'appeler, à la mode étatsunienne, les « primaires ». Je n'ai rien à ajouter à ce qu'il écrit, la seule différence, c'est que lui s'est infligé les six émissions de télé-réalité « asservies aux lois du spectacle télévisé », et que moi je les ai systématiquement fuies. Je n'ai rien perdu, « tant l'ennui était lourd ». Et malgré tout, nous aboutissons à la même conclusion : « Avec la présidentielle, on ne choisit pas un programme mais une femme ou un homme. » C'est ce qu'a bien saisi Mélenchon, qui, même s'il a un programme, s'est lancé il y a bientôt un an dans la campagne, hors de tout parti, y compris celui qu'il avait fondé, ayant constaté à l'époque qu'on ne pourrait jamais changer le PS de l'intérieur.

Autres citations : « Les débats télévisés, dans leur dispositif et leur cérémonial, m'ont semblé désastreux pour la démocratie et dangereux pour la dignité minimale qu'elle requiert. » Ce système « entre en contradiction radicale avec ce qu'on appelle « politique », au sens noble du terme, c'est à dire « gouvernement de l’État ». « on était dans l'univers mental du texto, c'est à dire pas très loin de la bêtise simplificatrice. »

Je vais m'arrêter là, il faut bien que je vous laisse découvrir l'intégralité par vous même.

A ma connaissance, je ne crois pas que Jean-Claude GUILLEBAUD soit un gauchiste radical.

Et ce n'est pas fini...

 

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Mobilité.

19 Janvier 2017, 00:12am

Publié par Bernardoc

Chiffres tirés du Figaro du 18 janvier 2017 :

Un Français sur quatre a déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer ; un sur cinq a renoncé à se rendre à un entretien d'embauche ou à Pôle emploi.

20 % ont des difficultés à se déplacer, 40 % se déplacent mal tous les jours.

79 % des Français jugent que les questions de mobilité (transports et déplacements) doivent être une priorité pour les pouvoirs publics.

 

Voici des chiffres parlants qui peuvent expliquer la baisse (?) du nombre de chômeurs : radiation pour non respect des règles d'indemnisation. Et la loi El Khomri, si elle n'est pas abrogée par le futur gouvernement (c'est curieux comme certains ardents défenseurs de cette loi se mettent maintenant à soutenir des candidats potentiels qui disent tout le mal qu'ils pensent d'elle) ne fera qu'accentuer ce phénomène. A part quelques rares agglomérations, les transports en commun ne sont toujours pas gratuits, même pour les chômeurs ; les plans « sociaux » (tu parles !) entraînent souvent des déracinements qui ne servent qu'à reculer pour mieux sauter. On vient d'en avoir un exemple avec la fermeture de l'usine à tabac de Riom, qui avait été le point de chute de travailleurs nantais, eux-mêmes ayant abouti là après la fermeture de Tonneins. Je ne vais pas me plaindre de la fermeture de ces usines à drogue légale, je déplore qu'il n'y ait pas eu de reclassement sur place par une réorientation industrielle.

Parmi les candidats aux présidentielles, il y en a un pour le moment qui fait des propositions : c'est Jean-Luc MELENCHON. On verra le candidat qui sera désigné par les socialistes (Sylvia PINEL ?), car apparemment, d'après ce que j'en entends à la radio, on a tout et son contraire dans ce que proposent les compétiteurs.

Il y a donc vraiment un problème concret à résoudre avant de se lancer dans de fumeuses promesses irréalistes.

Et ce n'est pas fini...

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Hard brexit ?

18 Janvier 2017, 11:32am

Publié par Bernardoc

C'est ce qu'on entend depuis hier dans tous les médias, qui paraissent s'en étonner. Mais pourtant, c'est bien ce qui était annoncé, sinon à quoi bon avoir fait un référendum ? Il faut dire que ce n'était pas évident vu le résultat qui a surpris tout le monde, y compris les initiateurs et les militants pour cette sortie de l'Europe. D'ailleurs ces derniers ont préféré disparaître une fois leur forfait accompli. Comment on appelle ça ? De la perfidie ? Non, tout simplement de la lâcheté. En France au moins, notre président sortant a assumé jusqu'au bout son refus de renégocier les traités européens après en avoir fait un des points forts de sa campagne. Mais outre-Manche il a fallu trouver un nouveau premier ministre, comparée dès le début à la sinistre Thatcher (le modèle de certains de nos candidats), ce qu'elle se révèle bien être. Deviendra-t-elle le lampadaire cher à Renaud ?

Il nous reste donc à aider ce pays à réaliser bien vite sa séparation : que la frontière britannique se retrouve de nouveau à Douvres et non plus à Calais, les accords du Touquet devenant caducs. Cessons d'utiliser l'anglais comme langue privilégiée au sein de l'UE ; mettons fin aux contrats des fonctionnaires recrutés parce qu'ils étaient des « native English speakers ». Abandonnons l'anglais comme langue de travail dans toutes les relations intra-européennes, notamment éducatives ou syndicales. On ne va pas quand même ne pas prôner la réciprocité : nous leur devons bien ça !

Tiens, à propos de référendum, j'ai entendu Hamon parler du 49,3 citoyen ce matin ; intéressant comme promesse...électorale, dont chacun sait bien etc, etc...

Et ce n'est pas fini...

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Politicailleries.

15 Janvier 2017, 09:43am

Publié par Bernardoc

L'an dernier sont apparues quelques affiches de politiciens carriéristes de droite annonçant leur participation à ce qu'ils appelaient « les primaires », un truc importé des États-Unis d'Amérique du nord et qui n'a rien à voir avec notre vie politique française, toujours gérée par la constitution de la V° République.

Et voici maintenant que c'est au tour du PS d'envahir la télé et les panneaux d'affichage. Heureusement sur ma commune ils sont en train de disparaître peu à peu, ce qui évite le trop plein de pollution visuelle. Néanmoins, celui de ma rue semble être un âpre lieu de lutte entre les suppôts de Valls et les soutiens de Hamon, et la colle a rarement le temps de sécher entre deux passages. Je n'ai pas encore entendu parler d'affrontement physique entre équipes de colleurs, mais ça ne devrait pas tarder : une bonne rouste entre camarades créera les conditions nécessaires à l'unité retrouvée à la fin du mois et l'abandon de toutes les idées défendues par le perdant qui se rangera inconditionnellement derrière le vainqueur...Je n'ai pas encore vu d'affiches de Montebourg au Haillan, seulement sur la route de Bordeaux. Le quatrième ancien ministre candidat est assez discret pour le moment. Bref nous nageons en plein renouvellement du personnel politique.

Après, pour les vraies élections, ils accuseront leur ancien collègue Macron de créer la division, et ils essaieront de ne pas être trop loin derrière le candidat de la « France insoumise », qui sera soutenu par le PCF (dont les finances ne lui permettent certainement pas d'envisager une campagne non remboursée), mais qui présentera des candidats dans toutes les circonscriptions sur un programme à lui.

Dans cette législature, il y avait deux élus d'extrême droite ; les communistes seront-ils aussi nombreux dans la prochaine ? Et la gauche, de la gauche aura-t-elle des élus ? Sombres perspectives !

Et après on s'étonne que le peuple se détourne de plus en plus des urnes...

Et ce n'est pas fini...

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Agenda 21.

14 Janvier 2017, 15:05pm

Publié par Bernardoc

Extraits d'un article de Reporterre/Rue89

Sous l’impulsion de parents d’élèves, la mairie de Strasbourg va remplacer progressivement les barquettes en plastique des cantines scolaires par de la vaisselle réutilisable ; moins de déchets, une nuisance sanitaire en moins.

« Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables ». Tel est désormais l’engagement de l’adjointe au maire en charge de l’Éducation, Françoise BUFFET.

Depuis le mois de septembre 2016, des parents d’élèves tentent de sensibiliser la municipalité à l’opportunité de se débarrasser des barquettes en plastique dans ses cantines. Le renouvellement du marché de la restauration scolaire pour la rentrée 2017 serait l’occasion idéale.

Le collectif Projet cantines a mis en avant deux aspects. D’une part la réduction des déchets nécessaire, car l’Eurométropole de Strasbourg est engagée dans un projet « territoire zéro déchet ».

De l’autre, il voit un risque sanitaire lié au réchauffement du plastique. En effet, tout matériel plastique relargue des molécules chimiques lorsqu’il est chauffé et les jeunes enfants, dont le corps est en formation, sont les plus exposés aux perturbateurs endocriniens.

Le cahier des charges fixe des objectifs de remplacement progressif. Le texte demande un remplacement « a minima » de 50 % des barquettes par des contenants réutilisables (vraisemblablement de l’inox) en deux ans et 100 %, « ou être proche », en quatre ans. En août 2021, toutes les cantines de Strasbourg devraient donc utiliser des contenants réutilisables.

Si cet objectif de remplacement est suivi par l’attributaire et tenu, Strasbourg serait la première grande ville de France à se débarrasser des barquettes en plastique. Pour assurer un suivi, la durée du marché a été abaissée de quatre à deux ans, reconductible une fois. Si en revanche l’objectif de 50 % n’est pas rempli en deux ans, le prestataire pourrait être démis et un nouvel appel à candidatures lancé.

Pour veiller au respect de ces engagements, un groupe de travail qui associe les parents, les agents de la ville et les élus assurera un suivi. Des représentants du personnel en feront partie, car ces modifications techniques demanderont aussi aux agents de s’adapter. Le ou les prestataires sélectionnés s’y joindront.

L’enjeu pourrait être décliné dans la restauration d’entreprises, d’administrations et surtout des hôpitaux.

Et ce n'est pas fini...

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Erasmus fête ses 30 ans.

11 Janvier 2017, 11:31am

Publié par Bernardoc

Extraits remaniés d'un article de Jean-Pierre BOBICHON, du site « Sauvons l'Europe ».

Erasmus fut effectivement un grand progrès par rapport à ce que moi, étudiant angliciste, avait vécu une vingtaine d'années auparavant. Et il est bien dommage que les municipalités ne s'impliquent pas davantage dans des projets européens, qui représenteraient quand même autre chose que des jumelages à bout de souffle.

Erasmus, un des programmes européens conçu pour rapprocher les jeunes citoyens européens, est né officiellement le 15 juin 1987, lorsqu'il n'y avait que 12 Etats membres de la Communauté européenne.

Erasmus est un acronyme de «EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students – « Programme d’action européen pour la mobilité des étudiants »

Tout au long de l’année 2017, à partir de lundi 9 janvier, de nombreuses initiatives marqueront ce trentième anniversaire.

Pour en savoir plus sur les initiatives qui marqueront le 30e anniversaire de ce programme européen : www.generation-eramus.fr

Erasmus ce sont des réponses concrètes et des moyens qui répondent à une question souvent exprimée : A quoi sert l’Europe ?

Ce programme est ouvert aux européens des 28 Etats membres de l’Union, aux populations concernées d’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège ainsi que de la Macédoine et de la Turquie.

En 2013, le cap des 3 millions d’étudiants Erasmus a été franchi. 4 millions d’Européens bénéficieront d’une mobilité d’ici à 2020.

Une étude d’impact réalisée en 2014 montre que 700 000 d’entre eux y ont rencontré leur partenaire. Il est estimé à environ un million de bébés européens nés de couples « Erasmus » depuis 1987. Notre petit fils en fait partie !

Les principaux pays de destinations depuis la France sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et le Portugal.

Le budget européen pour ce programme était de 3,1 milliards d’euro pour la période 2007/2013. Fin 2011 la Commission européenne a programmé une augmentation d’environ 64%, ce qui a conduit à une affectation budgétaire européenne d’environ 14,7 milliards du budget global pour l’actuelle période 2014/2020, et pour la France à 1 milliard d’euro.

Progressivement tout au long de ces 30 dernières années, le programme Erasmus s’est étendu aux enseignants, aux apprentis… mais encore faut-il qu’il soit financé : La Commission européenne a annoncé une enveloppe de 782000 euros pour financer des cours de langues et favoriser la mise en réseau de centres de formation. Cette dotation risque d’être remise en cause. Le parlement européen intervient… contre « la rigidité des procédures qui tue l’innovation dont l’Europe à tant besoin ». Les bourses devraient être versées au second semestre.

L’année 2017, n’est-elle pas l’occasion de réfléchir et faire des propositions pour inventer et organiser un « Erasmus Séniors » ? Un moyen pour favoriser des échanges de populations en direction des retraités et personnes âgés, via les sociétés civiles organisées telle la Fédération Européenne des Retraités et Personnes âgées – FERPA – (affiliée à la Confédération Européenne des Syndicats – CES -) les universités ou clubs du troisième âge… qui n’ont pas toujours les possibilités de voyager et donc de connaître la multiplicité des cultures européennes.

Une piste, parmi d’autres, pour redonner envie d’Europe dans une période où nous en avons tant besoin.

Un brassage de populations vaut, parfois, autant que les discours, pour accroître les connaissances de l’Europe des Européens, de toutes générations et conditions et aussi mobiliser leurs énergies.

Et ce n'est pas fini...

 

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Où allons-nous ?

7 Janvier 2017, 13:36pm

Publié par Bernardoc

Les gouvernements successifs nous ont emmenés dans le mur. Ça c'est sûr. Maintenant, beaucoup de ceux qui nous ont imposé leur politique de droite se tirent dans les pattes et prétendent ne plus rien à voir avec ce qui s'est passé depuis quatre ans et demi. L'ancien ministre venu de l’Élysée et porté aux nues en son temps pour la casse qu'il a organisée de notre modèle social, est vu comme un traître par ses anciens collègues. Ceux qui s'étaient fait virer par Valls ont déclaré qu'ils mangeraient leur chapeau sans problème pour le soutenir quand il sortira vainqueur de la primaire socialiste, et les militants feront de même, tant ils haïssent le candidat de gauche, le seul pourtant capable de battre Fillon au second tour.

Et les législatives me direz-vous ? Cela s'annonce encore pire. Notre association « Les Amis du FdG du Haillan », qui fête ses trois ans a écrit aux différentes composantes qui soutiennent Jean-Luc MELENCHON pour leur proposer une rencontre afin qu'il y ait une candidature unique sur la circonscription : aucune réponse. Encore une fois la querelle des égos triomphe et nous conduit à la catastrophe : les législatives s'annoncent pires que les régionales. Il y a plusieurs semaines la France Insoumise a présenté ses candidats ; le 19 janvier, le PCF présente les siens ; Ensemble ! menace de faire de même. Et on espérerait qu'un de ces candidats fasse mieux que la sortante ? Si ça continue, il faudrait se demander si on va faire aussi bien que le NPA !

Un ancien directeur de l'Humanité, Étienne FAJON a écrit un livre dont le titre était : « L'union est un combat » ; eh bien ne baissons pas les bras et continuons le combat !

Et ce n'est pas fini...

 

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Emploi des seniors.

6 Janvier 2017, 12:39pm

Publié par Bernardoc

Deux titres dans Les Échos de ce jour, journal qui n'est pas spécialement de gauche :

 

Le report de l'âge de départ en retraite a accru le taux d'emploi des seniors. Mais il n'a pas eu d'effet d'entraînement pour les seniors au chômage.

Le recul des bornes d'âge de la retraite a un effet antiredistributif : les chômeurs et les bas salaires sont les premiers perdants.

 

Donc, les accords signés par les syndicats dits « réformistes » n'ont servi à rien pour les travailleurs en grande précarité. Pourtant, ce ne sera pas le « revenu universel » style Hamon qui changera cet état de fait. Ce n'est pas non plus le programme qui, tout en disant vouloir revenir à la retraite à 60 ans mais avec obligation de 40 annuités de cotisation pour toucher une retraite complète, qui permettra aux « seniors » (c'est curieux, les politiques n'osent plus parler de « vieux », et à peine de « retraités ») de percevoir un revenu décent à partir de l'âge légal de la retraite.

Non, décidément, c'est encore la lutte syndicale pour les 32 heures qui permettra la nécessaire amélioration du bien-être collectif.

Et ce n'est pas fini...

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Revenu universel.

4 Janvier 2017, 09:31am

Publié par Bernardoc

Pour alimenter certains des débats qui nous agitent, extrait d'un article des « Décodeurs » de lemonde,fr

Considéré jusqu’à il y a peu comme une utopie, le revenu universel est désormais une idée à la mode dans la classe politique française.

Mais derrière des positions de principe se cache une grande variété de positions ; car tout le monde ne met pas la même chose derrière l’expression « revenu universel ».

Qu’est-ce que le revenu universel ?

Un revenu qui serait versé à tous les citoyens sans condition et tout au long de leur vie, pour leur permettre de subsister, en complément ou en remplacement de revenus du travail. Certains le défendent au nom de l’autonomie et du développement personnel des citoyens, pour repenser la place du travail dans la société ; d’autres mettent en avant un argument plus pragmatique : le partage de la richesse dans une nouvelle société robotisée, où il n’y a plus suffisamment de travail pour tout le monde.

Les avocats traditionnels du revenu universel, comme le Mouvement français pour un revenu de base, estiment qu’il doit être :

  • inconditionnel (versé que l’on travaille ou non) ;

  • universel (versé que l’on soit étudiant, salarié ou retraité) ;

  • individuel (versé quelle que soit la situation financière des autres membres du foyer) ;

  • cumulable (avec un salaire ou d’autres prestations) ;

  • automatique (versé sans que la personne doive en faire la demande) ;

  • permanent (perçu sans interruption tout au long de la vie, à partir de la naissance).

Les prestations sociales actuellement versées en France ne correspondent pas du tout à ce modèle, car elles dépendent :

  • de l’âge (les conditions d’accès au RSA diffèrent selon que la personne a plus ou moins de 25 ans) ;

  • du statut (de 18 à 25 ans, le RSA n’est versé qu’aux personnes qui travaillent ; au-dessus de 25 ans, il n’est pas ouvert aux étudiants) ;

  • des revenus (le montant du RSA et de la prime d’activité dépendent des ressources de la personne) ;

  • de la demande (il faut réclamer le RSA ou la prime d’activité pour la recevoir).

Qui le propose véritablement ?

Seuls cinq des principaux candidats déclarés à l’élection présidentielle prônent un revenu universel véritablement inconditionnel et universel, en phase avec l’esprit originel de ce projet :

  • Jean-Luc Bennahmias et Benoît Hamon, candidats à la primaire de la gauche ;

  • Yannick Jadot, le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts ;

  • Pierre Larrouturou, le candidat de Nouvelle Donne ;

  • Charlotte Marchandise, la candidate de LaPrimaire.org.

Et ce n'est pas fini...


 

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2016 est finie.

2 Janvier 2017, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Si vous avez l'occasion d'acheter le dernier numéro de l'année de Marianne ( pressez-vous : en vente jusqu'au 5 janvier ), vous trouverez un excellent édito de Jack DION : "Cachez ce Front populaire qu'ils veulent oublier".

Le coeur de l'article nous rappelle les grandes réalisations du gouvernement socialiste et radical soutenu par le PCF. Il insiste sur le fait que les grandes mesures prises ont été précurseurs de celles de 1945, 1968 et même celles qui ont suivi 1981.

On comprend que les différents gouvernements de ce quinquennat finissant n'avaient pas intérêt à faire référence, encore moins à commémorer, le quatre - vingtième anniversaire de cette volonté de progrès impulsée par Léon BLUM. Ils se seraient encore plus déconsidérés. Quand on pense que les anciens ministres responsables du détricotage de ces lois progressistes se bousculent au portillon pour poursuivre leur sinistre besogne, ils n'ont vraiment aucune idée du rejet qu'ils suscitent.

Il faut reconnaître quand même qu'une personnalité socialiste a rendu hommage au Front populaire par une magnifique exposition dans l'hôtel de ville : c'est Anne HIDALGO, la maire de Paris. Merci à elle. (J'ai parlé de cette exposition sur ce blog au mois de juillet dernier).

Et ce n'est pas fini. ..

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