Ubérisation des revendications.
Comme on dit : un bon dessin vaut mieux qu'un long discours.

Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
Comme on dit : un bon dessin vaut mieux qu'un long discours.

Et ce n'est pas fini...

Pour la troisième année, je suis allé à la rencontre des petits de la crèche. Quel plaisir ! La surprise chez certaines professionnelles : « Vous étiez mon Principal. » « Celui de ma fille aussi. ».
De ma grotte j'entendais les enfants chanter des chants de Noël, accompagnés à la guitare par la directrice. Petit Papa Noël était le signal de mon arrivée.
Installé dans un fauteuil, j'accueillai chacun l'un après l'autre avec plus ou moins de succès. Certains auraient bien voulu recevoir leur paquet de friandises, mais sans s'approcher de moi : grave dilemme ! Mais d'autres n'hésitaient pas à revenir pour refaire une photo supplémentaire. L'un d'entre eux, porteur de lunettes, m'a fait remarquer que j'avais oublié les miennes. Le Père Noël doit-il avoir des lunettes ? Je n'en avais pas l'an dernier ; les mettrai-je l'an prochain ? Car bien entendu, rendez-vous est déjà pris. Le Père Noël, c'est moi et en plus il paraît que je suis gentil !
Et ce n'est pas fini...
Je ne suis pas militant de la CIMADE, mais je pense que tout être pétri d'humanité et de fraternité ne peut que souscrire à cette adresse envoyée par le président Deltombe.
Monsieur le Président,
Cette année, vous avez permis l’enfermement, en métropole, de plus de 180 enfants derrière les barbelés des centres de rétention, et des milliers à Mayotte.
Cette année, des juges ont libéré de ces mêmes centres près d’une personne sur deux, sanctionnant ainsi les irrégularités commises par les administrations.
Cette année, vous avez fait adopter une loi, qui permet d’enfermer, d’expulser, de condamner, de bannir des personnes migrantes en réduisant leurs droits au risque d’aggraver leur désespoir.
Des hommes et des femmes sont poursuivies pour avoir voulu les secourir devant les tribunaux de Nice, de Gap et d’ailleurs.
Cette année, aux frontières italienne et espagnole, des exilés – dont des enfants – sont quotidiennement refoulés au mépris de la loi.
Partout en France, des personnes migrantes dorment à la rue ou dans des squats, parce qu’elles sont abandonnées par les pouvoirs publics. Faut-il rappeler votre engagement que personne ne dorme dehors ?
Pour lutter contre un prétendu appel d’air, dont l’existence n’a jamais été démontrée, vous appliquez une politique inhumaine à l’encontre des exilés.
Nous vous demandons d’adopter résolument une politique conforme aux droits fondamentaux auxquels vous affirmez votre attachement.
Monsieur le Président, faites que la France n’ait pas honte d’elle-même.
Et ce n'est pas fini...
Parce que c'est encore, et plus que jamais, un combat d'une brûlante actualité :
Intervention des DDEN au
COLLECTIF LAICITE NATIONAL du 15 décembre 2018
Avec les membres des organisations du COLLECTIF LAIQUE NATIONAL, je souhaite ici, au nom de la Fédération nationale des DDEN, évoquer la nécessité de la laïcité dans la République et dans son école publique
La France est une République laïque, elle respecte toutes les convictions et croyances. La liberté de conscience, socle et synonyme de la laïcité, est une égale liberté publique pour tous, alors que les libertés de conviction ou religieuse qui en découlent sont la liberté de chacun.
L’enjeu républicain de l’école c’est la République et réciproquement. L'éducation est ainsi le but et le moyen de la République, le but car elle permet à chacun de devenir citoyen, le moyen car seuls les citoyens font vivre la République.
La République réaffirme par son système éducatif laïque la double nécessité d’édifier peu à peu, et tout à la fois, de respecter la liberté de conscience des élèves qui lui sont confiés, d’éveiller leur sens critique et d’œuvrer à l’émancipation de toutes et de tous. Eduquer et instruire c’est former le jugement.
Il s’agit aussi de retisser le lien consubstantiel entre l’École publique et la République. Il structure la « Charte de la laïcité » du ministère de l’Éducation nationale qui doit être affichée dans les écoles, collèges et lycées publics.
L’École publique laïque assume la mission fondamentale d’instruire et d’éduquer les jeunes citoyens appelés à devenir maîtres de leur destin et capables d’autonomie de jugement pour leur émancipation. Elle a aussi la mission de promouvoir une conscience collective dans la République laïque dans le respect de ses autres principes fondateurs. Elle est en ce sens génératrice du vivre ensemble pour forger l’unité nationale.
Pour une raison fondamentale la laïcité est inséparable de l’idée même de République. L’électeur légitime la République, il doit être instruit et éduqué pour que son vote s’accomplisse en connaissance de cause et dans la liberté souveraine de sa conscience. L’Homme ne peut devenir Homme et se construire citoyen que par l’éducation. L’école joue, ainsi, un rôle essentiel dans la formation à la citoyenneté républicaine pour que la conscience citoyenne soit libre. Il convient donc que l’enseignement reçu, échappe à tout présupposé : qu’il soit laïque.
Laïcité qui permet de se déterminer librement et individuellement.
L’école, laïque, obligatoire et gratuite n’est donc pas une institution parmi d’autres.
Elle n’est pas l’émanation d’un groupe, mais celle de la nation.
Elle est la clé de voûte de la République française. Montesquieu soulignait déjà : « C’est dans le gouvernement républicain qu’on a besoin de toute la puissance de l’éducation ». Toucher à la laïcité de l’école, toucher à la loi de séparation de 1905 c’est proposer un modèle institutionnel différent, communautaire, c’est porter atteinte au fondement même de l’idée républicaine. C’est remettre en cause la notion même de citoyen, pour lui substituer une autre conception de l’organisation de notre société. Conception qui ferait qu’elle serait non plus composée d’hommes décidant individuellement de fonder la République, mais de communautés d’individus, chacune ayant ses valeurs propres et coexistant dans un consensus institutionnel où les Églises organisent la sphère publique et se font financer leurs activités prosélytes et leurs écoles par la puissance publique.
ON N’ENSEIGNE PAS LA LIBERTE, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue.
ON N’ENSEIGNE PAS L’EGALITE quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil, au service des élites et des gens fortunés.
ON N’ENSEIGNE PAS LA FRATERNITE du vivre ensemble quand l’enseignement est fondé et organisé sur un entre soi-communautaire.
LA LIBERTE est un bien indispensable pour l’émancipation de chacune et de chacun.
L’EGALITE est un droit pour éradiquer les inégalités économiques et sociales, en particulier.
LA FRATERNITE et son expression concrète, la solidarité est un devoir, pour vivre ensemble non pas entre communautés, mais entre citoyens
La laïcité, conjugaison et synthèse des trois principes constitutionnels, peut, seule, rassembler pour réaffirmer la République autour de la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.
Eddy KHALDI
Président de la Fédération nationale des DDEN
Face au mouvement social, Emmanuel MACRON a annoncé des mesures en trompe-l'oeil limitées à celles et ceux ayant les revenus les plus faibles. Pour épargner les entreprises et les ultrariches, elles seront financées par de nouvelles coupes dans les services publics et la protection sociale.
Les entreprises sont également "invitées" à verser une prime de fin d'année à leurs salariés. Cette prime n'étant pas obligatoire, la majorité des entreprises ne la versera pas ou s'en servira comme d'un effet d'aubaine pour ne pas verser des augmentations prévues et profiter de la défiscalisation. C’est ce que confirment les premières remontées des grands groupes : une prime forfaitaire et limitée aux plus bas salaires alors que les négociations salariales sont bloquées et que, notamment pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, les augmentations collectives sont de plus en plus rares, remplacées par quelques augmentations individuelles arbitraires et inégalitaires. Dans de nombreuses entreprises, il n’y a pas eu d’accord salarial, ce qui signifiera souvent alors que l’inflation est estimée à 1,9 % en 2018, une baisse de pouvoir d’achat.
Au lieu de taxer les profits et dividendes records, Emmanuel MACRON partage la pénurie au sein du monde du travail, au mépris de l'exigence de justice sociale et fiscale de la mobilisation.
Depuis 2009, 2/3 des bénéfices des entreprises du CAC 40 ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes, contre 30 % en 2000. La France est la championne du monde du versement de dividendes.
25 % de cadres sont payés en-dessous du plafond de la sécurité sociale (3 311 € brut mensuel) en 2018 contre 18 % en 2008. Le tassement des salaires pénalise les plus qualifiés.
Un an après avoir validé son bac+5, un jeune diplômé est seulement rémunéré 30 000 € brut en moyenne, et 28 000 € brut un an après le bac +3.
62 % des techniciens et professions intermédiaires considèrent que leur rémunération est en décalage avec leur implication, 61 % avec leur charge de travail et 51 % avec leur qualification.
Les femmes cadres gagnent toujours 26 % de moins que les hommes pour un même temps de travail.
La CGT et son Ugict exigent des augmentations de salaires générales, la reconnaissance et la rémunération des qualifications et la suppression des inégalités F/H et appellent à la mobilisation aujourd'hui.
Dans les entreprises, les syndicats CGT interpellent leurs PDG et mobilisent les salariés pour exiger des augmentations collectives de salaires.
Et ce n'est pas fini...
Aujourd'hui, comme deux lundis par mois, je suis allé travailler aux archives à la Bourse du Travail. Outre les archives syndicales (en ce moment je travaille sur celles de l'Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie bordelaise), la bibliothèque de l'Institut d'Histoire Sociale renferme des trésors dont certains remontent bien avant la création de la CGT. C'est une preuve, s'il en était besoin que l'organisation ouvrière attachait une grande importance à la culture, outil nécessaire à l'émancipation des travailleurs.
Quelques exemples de ce qu'on y trouve, hors collections de journaux du XVIII° siècle :
Costumes historiques de la France

Oeuvres de Voltaire

Revue politique

Revue scientifique

Oeuvres complètes de Balzac

Oeuvres complètes de Victor HUGO

Histoire de France

La Jurade (archives de Bordeaux)

Histoire socialiste de la France (Jean JAURES)

Résistance

Le Maîtron, auquel certains d'entre nous participent, soit en envoyant des notices biographiques, soit en y étant présents

Et ce n'est pas fini...
Ludwik Lejzer Zamenhof (parfois francisé en Louis Lazare) naquit le 15 décembre 1859 à Białystok, ville alors située dans l’Empire russe (mais aujourd’hui en Pologne). Son père était professeur de français et d’allemand et enseigna aussi la géographie. Il parlait à son fils en russe, langue dans laquelle Ludwik étudiait aussi à l’école. Sa mère, femme au foyer, lui parlait en yiddish. Dès son enfance, Ludwik montrait un grand intérêt pour les langues. Il rêvait de devenir un grand écrivain russe et écrivit plusieurs poèmes et même une tragédie en cinq actes. Une fois adulte, il mentionna dans l’une de ses lettres qu’il parlait trois langues couramment (le russe, le polonais et l’allemand) ; il lisait le français couramment, mais le parlait peu et mal. Au cours de sa vie, il étudiera environ huit autre langues.
Le milieu dans lequel Zamenhof est né et a grandi n’était pas facile. La ville était cosmopolite et des peuples de langues diverses y vivaient et, d’après les souvenirs de Zamenhof, les rapports entre les habitants étaient loin d’être amicaux. Le jeune Ludwik se rendait souvent à la place du marché où il voyait des membres de ces peuples s’attaquer entre eux. Tout ceci impressionna le petit Zamenhof qui, encore enfant, se dit que la manque de langue commune devait être la principale cause des relations hostiles entre les peuples. C’est là qu’il eut le rêve d’une langue pour l’humanité, qui ne le quittera jamais.
Zamenhof (derrière, à gauche) avec des camarades de classe à Varsovie, 1873
En 1869, il entra au lycée où il commença à apprendre les langues étrangères. Il a toujours été un élève studieux et ses professeurs disaient de lui qu’il était très doué. En 1873, sa famille déménagea à Varsovie, où le père de Ludwik commença à enseigner l’allemand au lycée.
D’après les souvenirs de Zamenhof, ce qu’il y avait de plus désagréable, c’était qu’à Varsovie il ne voyait plus d’hommes : il ne voyait que des Russes, des Polonais, des Juifs, etc. qui se haïssaient mutuellement, et chacun ne pensait qu’à son peuple. Ludwik se rendit compte assez tôt qu’il était juif, parce que la politique de l’Empire de Russie n’était pas favorable aux Juifs.
Quand, en 1873 au lycée à Varsovie, il commença à étudier les langues anciennes, fidèle à son rêve, il se mit songer à ressusciter l’une de ces langues pour un usage commun. Mais il arriva ensuite à la conviction ferme qu’aucune des langues existante ou ayant existé n’était appropriée pour ce but, mais qu’il fallait une nouvelle langue, artificielle. Dès lors, il ne se contenta plus de rêver d’une langue neutre, mais il s’attela à sa création.
Quand Ludwik fit connaissance avec la grammaire anglaise, très simple comparée à celle du grec et du latin, cela le surprit et le convainquit qu’avoir des règles de grammaire abondantes n’est pas nécessaire pour une langue. Il avait déjà élaboré dans sa tête une ébauche grossière de langue. Il commença à rejeter les formes superflues et atteignit bientôt une grammaire minimale qui tenait sur quelques pages. Cela réjouit Ludwik et, plein d’énergie, il continua ses recherches, mais le problème de la taille immense du vocabulaire l’inquiétait.
En travaillant à son lexique, l’auteur remarqua rapidement que les langues actuelles possèdent déjà une grande quantité de mots déjà internationaux et connus de beaucoup de peuples. C’était un véritable trésor pour la future langue, et il réussit à tirer profit de ce trésor. Il utilisa comme source de vocabulaire les racines latines et germaniques, en choisissant parmi les formes les plus simples et internationales.
En 1878, la langue était presque prête. Ludwik, alors âgé de 19 ans, l’intitula « Lingwe uniwersala ». Quelques uns de ses camarades de classe apprirent la langue. Ludwik fêta avec eux chez ses parents la naissance de la langue universelle, même s’il y avait encore une grande différence entre la Lingwe uniwersala et l’espéranto actuel. Ce fut la première période du développement de la langue.
L’année suivante, en 1879, Ludwik déménagea à Moscou pour étudier à l’université. Il choisit la médecine. Bien entendu, il s’intéressait plus aux langues, mais son père estimait que la linguistique ou la littérature étaient des professions sans avenir et que la médecine ouvrait plus de perspectives, et il dit à Ludwik que les langues ne nourriraient pas sa famille. Ludwik finit par céder à l’influence de son père et commença des études de médecine. Son père brûla les cahiers de la Lingwe uniwersala alors que Ludwik était à Moscou. Il voulait que son fils se concentre sur ses études pour devenir un bon médecin.
En 1881, Ludwik dut revenir à Varsovie, où il poursuivit ses études de médecine. Son père ne pouvait plus se permettre de lui envoyer de l’argent pour se loger et se nourrir. Ludwik avait en effet des frères et sœurs qui devaient aussi faire des études, ce qui nécessitait de l’argent.
La même année, après être rentré chez lui et avoir appris la destruction de ses cahiers de Lingwe uniwersala, il recommença à travailler sur sa langue internationale parce que l’essentiel était encore dans sa mémoire. Il fut d’abord contrarié de ne plus avoir ses notes, mais il comprit par la suite que la première version de la langue était très imparfaite. Ce qui lui semblait prêt en théorie n’était pas encore prêt pour la pratique. Il commença à beaucoup traduire, en évitant si possible les traductions littérales et en s’efforçant de penser directement dans la langue neutre. Il remarqua alors que la langue avait acquis son propre esprit, sa propre vie, une physionomie propre et clairement exprimée qui ne dépendait plus d’influences extérieures. Il appela la nouvelle version de sa langue « Lingvo internacia ». Pendant sa dernière année de médecine, en 1884, la langue avait enfin la forme de l’espéranto actuel.
En 1885, Ludwik partit en habiter chez sa sœur et son beau-frère en Lituanie pour un stage de médecine. Il se mit alors à la recherche d’un éditeur pour sa langue, mais n’y parvint que deux années plus tard. C’est aussi à cette époque qu’il se spécialisa en ophtalmologie, parce qu’il pensait que ce domaine était l’un des plus tranquilles. Il revint à Varsovie peu après.
Zamenhof et Klara Zilbernik en 1887
Pendant l’hiver 1886-1887, Ludwik, qui vivait alors à Varsovie, fit connaissance de Klara Zilbernik, qui habitait chez sa sœur. Ils tombèrent amoureux. Le père de Klara était fabricant de savon et donna de l’argent à Ludwik pour qu’il puisse faire imprimer ses livres. Zamenhof décida d’utiliser le pseudonyme Doktoro Esperanto (« docteur qui espère »).
L’année 1887 fut donc très importante pour Ludwik : l’espéranto naquit le 26 juillet, et le 9 août il épousa Klara, qui resta fidèle à son mari pendant toute sa vie.
Le premier manuel de la langue internationale aujourd’hui appelée espéranto parut le 26 juillet. Ce jour est considéré comme la date de naissance de l’espéranto. L’édition originale était seulement en russe, mais avant la fin de l’année 1887, le livre parut en polonais, allemand et français, et une deuxième édition russe fut publiée. La première version en anglais, mal traduite, parut en 1888, et à ce qu’on raconte, Zamenhof lui-même interrompit sa vente jusqu’à ce que Richard H. Geoghegan, Irlandais habitant en Grande-Bretagne, retraduise le livre.
Le nouveau projet de langue fut accepté avec un grand enthousiasme. Malgré le succès mitigé du volapük, une autre langue construite créée en 1879, l’espéranto trouva rapidement des adeptes dans le monde entier. Il s’avéra rapidement qu’il était plus approprié pour la communication internationale en raison de sa facilité, de sa logique et de sa beauté. C’était pour Zamenhof une grande joie de se sentir entouré de partisans de son idée. Il vit la langue commencer à être utilisée et prendre vie. Ludwik commença à recevoir des lettres avec des questions, des conseils, du soutien, et beaucoup étaient écrites en espéranto.
Après un succès presque immédiat, un deuxième livre (Dua Libro de l’ Lingvo Internacia, « Deuxième livre de la langue internationale ») fut publié en 1888. Celui-ci décrivait la langue internationale et fut le premier livre entièrement écrit en espéranto. Le premier numéro de Dua Libro de l’ Lingvo Internacia (« L’Espérantiste »), premier périodique en espéranto, parut à Nuremberg (Allemagne) le 1er septembre 1889. Les premiers groupes espérantistes commencèrent à germer dans de nombreuses villes du monde entier (dans un premier temps surtout en Europe). Un mouvement international se forma.
L’espéranto devenait de plus en plus populaire et Zamenhof correspondait avec beaucoup de nouveaux espérantistes de différents pays. Zamenhof ne s’occupait pas seulement de sa langue, mais il trouvait aussi du temps pour s’améliorer en médecine. Ainsi, en 1897, il retourna à l’université à Vienne pour parfaire ses connaissances en ophtalmologie.
À Varsovie, il habitait dans une rue pauvre du quartier juif où il reste jusqu’à la Première Guerre mondiale. Il travaillait comme ophtalmologiste et ses tarifs étaient très bas, comparés aux autres médecins de la ville. Zamenhof acceptait souvent des patients gratuitement s’il voyait qu’ils n’avaient pas d’argent et vivaient dans la misère. Il devint un médecin véritablement populaire, parce que beaucoup de monde ne pouvait consulter que lui, en raisons de ses tarifs réduits. Zamenhof devait travailler toute la journée, et il consacrait ses nuits à l’espéranto. Il vécut ainsi dans la modestie et la pauvreté jusqu’à sa mort.
Zamenhof au premier congrès mondial d’espéranto à Boulogne-sur-Mer
À partir de 1898, le travail pour l’espéranto s’intensifia et il se répandit dans un grand nombre de pays. L’une des conséquences de cette expansion fut l’apparition des congrès mondiaux. Le premier congrès eut lieu du 5 au 12 août 1905 en France, à Boulogne-sur-Mer ; il regroupa 688 participants de 20 pays, dont le créateur de la langue. Le Dr. Zamenhof fit un long discours. Ce moment fut l’un des plus beaux de sa vie. Il était très ému. Il avait désormais la preuve que l’espéranto pouvait être parlé couramment et facilement compris par les peuples les plus divers. Au total, Ludwik Zamenhof put participer à neuf congrès ; le dixième en 1914 fut annulé à cause du début de la Première Guerre mondiale. Sa femme Klara l’a toujours accompagné aux congrès.
Pendant que la langue se diffusait, des propositions de réforme de l’espéranto apparurent, presque dès le début. Au début, Zamenhof les écoutait démocratiquement et rapportait assidûment dans le journal La Esperantisto. Mais au fur et à mesure que les propositions arrivaient, le créateur de la langue se rendit vite compte que beaucoup de propositions se contredisaient. Il avait aussi de l’expérience et avait bien compris que ce qui a l’air beau en théorie ne l’est pas forcément en pratique. Certaines propositions pourraient satisfaire une partie des espérantistes mais être rejetées par les autres.
Zamenhof refusa de changer l’espéranto, décision soutenue par la plupart des espérantistes. Il n’a jamais prétendu avoir des droits sur la langue. Il a écrit qu’il ne voulait pas être le créateur de la langue, mais seulement son initiateur. Zamenhof estimait en effet qu’il avait créé une base, mais que le reste devait être formé par une communauté de personnes et par la vie, comme pour toutes les langues vivantes. Il pensait que l’espéranto devait vivre, grandir et progresser selon les mêmes lois que les langues vivantes. C’est pour ça qu’en 1905 fut adopté le Fundamento de Esperanto (« Fondement de l’espéranto »), un document important et intouchable que personne n’a le droit de changer. Cela n’empêcha pas les propositions de changements d’apparaître, ce qui conduisit en 1907 à un schisme dans le mouvement pour l’espéranto et à la naissance de l’ido. Ce fut un coup dur pour Zamenhof, mais, d’une nature modeste et paisible, il s’efforçait toujours d’atténuer les conflits autour de lui et il ne montra jamais d’hostilité envers ses rivaux. Il voulait même aider Louis de Beaufront (le créateur d’un espéranto réformé appelé ido), qui l’avait cruellement trahi, jusqu’à la fin, et il lui écrivit une lettre étonnante pour le pardonner.
La fin de la vie de Zamenhof
La tombe de Zamenhof à Varsovie
La Première Guerre mondiale fut un coup dur pour Zamenhof, un homme qui consiérait l’humanité comme une « grande famille ». Il ne put pas participer au onzième congrès mondial aux États-Unis, tout comme d’autres espérantistes européens. Ils ne pouvaient plus voyager en Amérique à cause de la guerre. Son état empira et le docteur Zamenhof ne pouvait plus travailler toute la journée. Son fils Adam se chargea d’une grande partie de son travail. En août, l’armée allemande occupa Varsovie. La famille Zamenhof fut séparée et Ludwik n’avait même pas la possibilité de contacter les membres de sa famille qui n’étaient pas à Varsovie, comme sa fille.
Zamenhof mourut le 14 avril 1917. Il travailla beaucoup pour le mouvement et la langue jusqu’à sa mort.
Et ce n'est pas fini...
GILETS JAUNES, n’oublions pas cette TAXE ignoble et inacceptable :
les dépassements d’honoraires médicaux !
En cette période salutaire ou les injustices sociales et fiscales sont dénoncées, la taxation de nos parcours de santé amène 30% de nos concitoyens à renoncer à se soigner pour raison financière. Nos plus grands malades, le plus souvent « nos anciens », sont ainsi victimes d’une double peine au bénéfice d’une minorité de médecins : « les dépasseurs », qui sans scrupules et déjà bien rémunérés, n’hésitent pas à piocher dans la poche des assurés sociaux !
Il est temps que cela cesse !
Alors que le quinquennat précédent, n’a rien fait pour limiter cette dérive du chacun pour soi et que le gouvernement actuel reste muet dans ce dossier…
Exigeons de revenir aux principes fondateurs de Notre Sécurité Sociale avec des tarifs médicaux clairement annoncés et remboursés.
Respectons le grand principe de notre Système de Santé Solidaire :
« Contribution en fonction des revenus, prestations en fonction des besoins »
FAISONS SUPPRIMER LES DÉPASSEMENTS d’HONORAIRES MÉDICAUX !
Et ce n'est pas fini...

Toute petite manif ce midi dans les rues de Bordeaux, avec un très court trajet : République – Bourse par le chemin le plus court. Combien étions-nous ? Je disais 2 000 ; une camarade disait 4 000 ; alors disons 3 000. Trois points fixes politiques : Lutte Ouvrière, les plus nombreux m'a-t-il semblé, ou tout au moins les plus sonores, puis le PCF et La France Insoumise dont un douzaine de militants entouraient le député. Pourtant, quand on parle de convergence des luttes, ç'aurait été bien de voir les « gilets jaunes » actifs se mettre en grève eux aussi et commencer à bloquer la production.
En 1936 (merci Papa), en 1968 (merci moi !) c'est comme cela que d'immenses avancées ont été obtenues : congés payés, augmentation des salaires et non pas diminution des prestations sociales à venir comme ce que vient d'octroyer à certains le méprisant de la République. Je dis bien à certains, car pour ce qui nous concerne, ça continue d'empirer et les 900 € de retraite de Rose continueront d'être amputés de 20 € tous les mois.
Les retraités seront à nouveau dans la rue dans quatre jours pour réclamer l'annulation des plus de 20% d'augmentation de la CSG pour tous et l'indexation des pensions au moins sur le taux de l'inflation. Mais le pessimisme commence à me gagner, moi qui ai été un optimiste résolu pendant plus de six décennies. Vraiment il vaudrait mieux un vieux sage à la tête de l'Etat qu'un jeune sans expérience locale et populaire.
Et ce n'est pas fini...
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Pressurés et maltraités, c’est assez ! Nous sommes 17 millions de retraités : |
Nous sommes particulièrement pressurés depuis 2013 :
La liste est longue des mesures ayant diminué le pouvoir d’achat : le gel des pensions pendant plusieurs années, la fiscalisation de la majoration familiale de pension, la suppression totale de la ½ part fiscale pour les personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant.
De nouvelles taxes apparaissent, elles ont diminué la retraite : de 0,3 % avec la CASA, de 1,7 % avec la CSG, soit une baisse de pension de 3 %, c’est-à-dire un tiers de mois de pension perdu chaque année.
Nous sommes fortement pressurés et maltraités depuis 2018 :
En 2018, perte de près de la moitié d’un mois de pension à cause de la hausse de la CSG et du gel de la pension alors que l’inflation de ces 12 derniers mois s’élève à 2,2 %
En 2019, la perte s’élève à 2/3 d’un mois de pension, à cause de la maigre revalorisation des pensions de 0,3 % alors que l’inflation est annoncée à 1,7 %, pour le moment…
En 2020, la perte atteint 90 % d’un mois de pension, à cause de la revalorisation de 0,3 %, bien moins que l’inflation prévue à 1,8 %.
Sur les trois années, nous perdons plus de 2 mois de pension ! Sur une même période de 3 ans, en tant qu’actif, aurions-nous accepté de ne pas être payés pendant 2 mois ?
Nous serions indéfiniment
pressurés si nous laissions faire.
C’est un recul social de 70 ans qui est inscrit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019, le PLFSS, actuellement en discussion au parlement. Jusqu’à maintenant, nos cotisations sociales nous donnaient droit à une pension, revalorisée chaque année selon une règle précise, le salaire moyen ou l’inflation.
Si nous laissons faire, nous n’aurions plus de retraite, plus de pension, mais une « allocation sociale », revalorisée, ou pas, selon le fait du prince (0,3 % pour 2019 et 2020, bien moins que les prix qui continuent d’augmenter).
Si nous ne réagissons pas à ce test en 2019 et 2020, cette « allocation sociale » remplacerait la retraite et la pension définitivement, elle serait inscrite dans la loi retraite que veut faire voter le gouvernement en 2019.
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Où va notre argent ? Aux plus riches ! Les millions d’euros pris dans nos poches ne sont pas perdus pour tout le monde : • suppression de l’ISF, l’impôt sur la fortune, • mise en place de la « flat tax » sur les revenus des actions (12,5 % d’impôts au lieu de 45 % pour les plus riches) • suppression de « l’exit taxe » (qui luttait contre l’évasion fiscale), baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022), • baisse de 1,8 point de la cotisation famille, • baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019, etc. Pressurer, maltraiter les personnes en retraites n’est pas une obligation économique, c’est un choix politique de répartition des richesses. |
Ne nous laissons pas faire, nous revendiquons :
La suppression de la hausse de la CSG dans le PLFSS 2019.
La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % en 2019 et 2020.
L’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète.
Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.
La prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et l’ouverture d'un droit universel dans le cadre du service public.
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Les 9 organisations de retraités appellent à agir Nous appelons les retraité-es à se défendre, sans relâche :
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Ni nantis, ni privilégiés, nous sommes
plus que jamais déterminés à défendre nos droits acquis au cours de nos vies de travail.
Les retraités de la Gironde soutiennent les luttes qui exigent la défense des services publics notamment de santé, de transports, d’éducation, de formation, indispensables à la population tout particulièrement en milieu rural.
Ils appellent au renforcement des luttes et à leur convergence.
Afin d’ôter tout doute nous vous informons que la manifestation de demain vendredi 14 décembre est autorisée et maintenue.
RDV 11h30 Place de la République - Bordeaux
Et ce n'est pas fini...