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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Sans complexe.

5 Janvier 2016, 11:33am

Publié par Bernardoc

Mais pourquoi en auraient-ils ? Je veux parler des nouveaux présidents, de droite comme de gauche, des nouvelles régions agrandies qui conservent leurs mandats antérieurs. En effet, le gouvernement actuel avait fait voter une loi tendant à réduire (mais non à supprimer) le cumul des mandats…en disant que la loi entrerait en vigueur en…2017.

Or, la droite qui se prépare à revenir au pouvoir (puisque vraisemblablement nous assisterons pour la présidentielle à ce qui s’est produit dans le nord et dans le sud pour les régionales, et que nous avions déjà expérimenté – avec le succès que l’on sait – en 2002, mais « chat échaudé craint l’eau froide ») a déjà déclaré qu’elle abolirait cette loi anti-cumul. Donc, il n’y a plus qu’un an à attendre pour continuer à bénéficier des privilèges des grasses indemnités versées aux gens qui ont été élus par une minorité de la population.

Mais comment s’étonner que justement les gens délaissent de plus en plus les urnes puisqu’il n’y a aucun renouvellement des candidats ? Visiblement les partis en place pensent que la majorité de la population n’est pas assez capable de comprendre les enjeux de la politique et qu’il vaut mieux laisser cela à ceux qui savent. Et il est bien dommage, et assez angoissant, que le seul parti qui laisse de la place à des visages nouveaux est un parti d’extrême droite. Mais on voit que lorsqu’il est au pouvoir, il a tout compris et se conforme avec application au modèle qu’il a sous les yeux.

Pas terrible pour un début d’année.

Et ce n’est pas fini…

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Défenseur des droits.

2 Janvier 2016, 19:18pm

Publié par Bernardoc

Mais pourquoi diable avoir nommé un mec de droite, et pas forcément modérée, à ce poste ? C'est sans doute ce que doit se demander notre président suite aux prises de position progressistes de Jacques TOUBON. J'avais a l'époque signé une pétition contre sa nomination. Pourtant, force est de constater que, à l'instar de son prédécesseur Dominique BAUDIS (centriste modéré ), les remarques qu'il formule sont pleines d'un humanisme réconfortant.

Ainsi, voici ce qu'il a déclaré devant les coups de menton du président et de son premier ministre : "La citoyenneté est aussi indivisible que la République. Son principe fondamental est que les citoyens sont égaux et qu'il n'y a pas de citoyens moins citoyens que d'autres. " On croirait lire une phrase de la LDH !

L'expression de son (ancien ? ) camarade de parti, Claude GOASGUEN n'en est que plus abjecte : c'est la démarche d'un ancien du mouvement Occident (un des groupuscules à l'origine du FN) qui a décidément du mal à renier son passé.

Et ce n'est pas fini...

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Au pays des hommes intègres.

22 Décembre 2015, 16:50pm

Publié par Bernardoc

C’est la traduction de Burkina Faso, tel qu’avait été rebaptisé la Haute Volta après la prise de pouvoir par Thomas SANKARA le 4 août 1983, suite à un coup d’état qui l’a fait sortir, lui l’ancien premier ministre, de prison. Anti-impérialiste, panafricaniste (influence de Kwame N’KRUMAH ?) et tiers-mondiste, ses quatre ans à la tête de l’état ont considérablement modifié son pays. Ce pays qui relevait la tête dérangeait fortement l’occident et sans doute la France, l’ancien colonisateur. Sankara finit donc sa vie assassiné le 15 octobre 1987 (il aurait eu 66 ans hier).

Lui a succédé Blaise COMPAORE, un de ses compagnons avec lequel il avait fondé le Regroupement des Officiers Communistes. Ce dernier est resté 27 ans au pouvoir, jusqu’à ce que le peuple burkinabé l’oblige à fuir en Côte d’Ivoire. Mais déjà en 2011, après les révolutions arabes, lorsque nous avons séjourné au Burkina, la presse (étonnamment libre) comparaît Compaore à Ben Ali et souhaitait son départ. Il aura fallu attendre trois ans de plus.

Et que se passe-t-il à la date anniversaire de la naissance de Sankara ? Un mandat d’arrêt international est lancé (enfin ?!?) contre Compaore, fortement soupçonné d’être à l’origine de l’assassinat de son prédécesseur. C’est la justice militaire burkinabé qui a lancé ce mandat ; va-t-il aboutir ? Est-ce que ça ne relèverait pas davantage du TPI de La Haye ? Attendons et espérons que la lumière et la justice soit faite : le peuple burkinabé le mérite.

Et ce n’est pas fini…

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Etat d’urgence.

21 Décembre 2015, 12:57pm

Publié par Bernardoc

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Sortir de l’état d’urgence.

18 Décembre 2015, 09:15am

Publié par Bernardoc

Encore un communiqué signé par beaucoup d'associations (et je suis membres de certaines).

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception ; ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.

La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis à Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le 13 novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient. Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.

Le ministère de l’Intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ?
La censure, ici, s’avère doublement contreproductive…

L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées, des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.

Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’Intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.

L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas « les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.

Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.

Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.

Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :

  • jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques ;
  • rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ;
  • cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ;
  • mettre en place des garanties effectives de contrôle ;
  • lever l’état d’urgence ;
  • renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.

Paris, le 17 décembre 2015

Et ce n’est pas fini…

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Fraternisation.

17 Décembre 2015, 13:44pm

Publié par Bernardoc

Pas vu d’images, mais apparemment il s’agit d’un demi-symbole (ou alors France-Inter n’a donné que des informations tronquées). Tout le monde se souvient de Joyeux Noël, ce film émouvant sorti il y a dix ans et qui montrait justement que la guerre n’était pas ce qui intéressait les soldats, tant français, qu’allemands ou britanniques, dans les tranchées. Allez, encore un p’tit coup de Paul VALERY : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».

Donc, aujourd’hui, il y a fraternisation entre le président de la République issu du PS et le président de la région Nord-Picardie issu de l’alliance ex-UMP/PS. Rien à dire là-dessus, nous sommes en République et tous les élus doivent être considérés sur le même plan, puisque c’est le peuple (enfin, une partie) qui les a placés là où ils sont. Mais je parlais de demi-symbole car on n’a pas mentionné la présence de représentants de l’Allemagne lors de cette inauguration. Il me semble qu’ils devraient être au moins aussi impliqués que les Français, car c’était le cas à l’époque.

Et pourtant ces soldats savaient ce qu’ils risquaient : n’oublions pas que dès le début de la guerre il y avait eu des fusillés pour l’exemple (en commençant par un officier – cf. mon billet du 11 novembre).

Donc, maintenant que l’on honore ces soldats qui ont fraternisés, il serait bon, comme jadis promis, de réhabiliter collectivement l’ensemble des fusillés pour l’exemple de cette grande boucherie. Et une promesse tenue, ça peut compter !

Et ce n’est pas fini…

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Bravo !

14 Décembre 2015, 07:17am

Publié par Bernardoc

Ce mot pour féliciter l’exclu du PS alsacien qui s’est maintenu malgré les pressions et les départs de la liste qu’il conduisait de plusieurs dizaines de colistiers. Malgré l’appel du premier ministre à voter contre une liste de gauche, le résultat est là : il maintient son score du premier tour, et cela n’a pas empêché la droite dite républicaine d’arriver en tête au soir du deuxième tour. Je suppose que dans cette région les micros scores de la gauche au premier tour ont conduit à un report massif des voix sur celui qui incarnait des valeurs auxquelles il voulait rester fidèle.

Résultat, malgré la volonté du gouvernement de voir disparaître la gauche de la région concordataire élargie, des voix progressistes continueront à se faire entendre dans cet hémicycle.

Ce ne sera pas le cas dans le Nord-Picardie ni en PACA. La gauche sera-t-elle capable de se réimplanter dans ces deux régions après six ans d’absence aux débats ? Il faudra faire de sacrés progrès à la fois pédagogiques et militants et trouver de nouvelles têtes pour partir au combat la prochaine fois. Mais au moins cette absence engendrera-t-elle un renouvellement complet du personnel politique de gauche, complètement décrédibilisé après cette retraite devant les adversaires politiques.

J’ai remarqué qu’Estrosi et Bertrand remerciaient les électeurs de gauche qui avaient permis leur confortable élection ; leur gestion sur le long terme sera-t-elle similaire à celle du quinquennat de Chirac ? Je pense que oui, mais laissons leur un peu de temps avant d'apprécier.

Quant à la région corse, dirigée maintenant par des régionalistes, va-t-elle nous faire le coup des Catalans ? Déjà lorsque j’étais étudiant à Nice, certains de mes camarades insulaires en rêvaient.

Et ce n’est pas fini…

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Ah bon ?

12 Décembre 2015, 22:03pm

Publié par Bernardoc

« Selon les informations d’Europe 1, le prochain changement de ministres devrait avoir lieu début 2016. L’Elysée pourrait notamment faire une ouverture à la gauche radicale. »

La radio privée semble bien informée à moins qu’elle ne raconte n’importe quoi. Quoi que…

Quand on entend parler de gauche radicale en ce moment pour entrer au gouvernement, on pense au Front de Gauche, car je ne vois pas quelle autre gauche « radicale » en aurait envie. Mais cela supposerait un changement de politique, c’est-à-dire l’éviction du premier ministre qui n’en a aucune envie tant qu’il n’aura pas achevé la transformation officielle du PS en parti ouvertement de droite, qui pourra entrer dans des alliances futures qui ne seront plus seulement régionales, mais nationales. Attendons Juppé 2017 pour voir.

Non, en fait, la gauche radicale, c’est le PRG avec Jean-Michel BAYLET. Il faut dire qu’en ce qui concerne la laïcité et le cannabis ils sont effectivement plus radicaux que le grand frère, et JMB avait réalisé un score à peine moindre que celui de notre premier ministre lors des primaires socialistes : il a donc toutes ses chances.

En revanche, quand on voit apparaître parmi les suggestions Pompili ou Placé, eux qui ont quitté les verts parce qu’ils étaient trop à gauche, il est permis de s’interroger. Mais vu leur attitude, ils méritent sans doute une récompense.

Non, décidément, quels que soient les arguments qui seront avancés dans dix-huit mois, je ne referai plus le geste que j’avais fait en 2002 : chat échaudé craint l’eau froide.

Et ce n’est pas fini…

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Luttons contre le désespoir.

11 Décembre 2015, 17:50pm

Publié par Bernardoc

« L'extrême droite prospère à l'ombre des hauts-fourneaux.

En Moselle, les capitulations de Sarkozy, puis de Hollande face à Mittal, l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, après ceux de Gandrange, ont fait de gros dégâts. L'extrême droite prospère au cœur du vide politique et de la désespérance sociale que laisse le démantèlement de la sidérurgie. »

Ce titre est dans L’Humanité d’aujourd’hui. Je ne peux m’empêcher de me rappeler ma traversée de Florange au mois de juillet, avec la misère qui transpirait dans les rues bordées de magasins fermés. Les maisons en vente doivent toujours l’être ; car qui voudrait s’établir dans une ville à l’abandon ?

On a dressé des cartes du chômage et des cartes du vote FN : elles se superposent presque parfaitement. Quand le peuple se sent à l’abandon, passant du PC au PS sans voir aucune amélioration, il est prêt à se jeter dans les bras du premier führer, lider maximo, duce, caudillo, timonier (choisissez) venu. Celui qui flattera les bas instincts qui sommeillent au fond de la plupart d’entre nous et prétendra leur redonner une fierté à laquelle ils n’osent plus aspirer remportera la mise. Il suffira de faire allégeance pour bénéficier des avantages auxquels tout client a droit. Et après, cela peut durer pendant quelques (longues) années, jusqu’à ce que le mouvement de résistance s’organise et devienne suffisamment fort pour rétablir la démocratie.

Mais peut-être pourrait-on songer à lutter contre le chômage en travaillant moins et en partageant le travail. Ceci contribuerait à remplir les caisses de retraite et à boucher le pseudo trou de la Sécu. Et en ayant plus de loisirs, il serait possible de se tourner à nouveau vers la culture et aller vers davantage de bonheur.

Et ce n’est pas fini…

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Un bon dessin...

8 Décembre 2015, 06:36am

Publié par Bernardoc

Un bon dessin...

Pour mes lecteurs qui sont hors de la zone de distribution de Sud Ouest.

Et ce n'est pas fini...

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