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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Vers une évolution de nos institutions ?

30 Septembre 2015, 16:53pm

Publié par Bernardoc

Si j’en crois les indiscrétions de Libération, le Président de l’Assemblée nationale doit remettre un rapport après-demain, révélant 17 propositions qui devraient secouer le cocotier de nos politiciens professionnels et qui auront donc fort peu de chance d’être adoptées, les élus étant fort peu enclins à se tirer une balle dans le pied, voire pire.

Parmi celles-ci :

  • Septennat non renouvelable ;
  • Proportionnelle aux législatives ;
  • Réduction du nombre de parlementaires ;
  • Interdiction du cumul dans le temps.

Ne sont-ce pas de beaux principes que l’on aimerait voir appliquer ?

Revenir au septennat permettrait au président de ne pas penser à sa réélection et de conduire le pays en suivant les bases sur lesquelles il a été élu. Et puis, tout le monde n’est pas Mitterrand pour accomplir deux septennats. Et n’oublions pas que souvent la vieillesse est un naufrage.

La proportionnelle : en tant qu’électeur, je ne l’ai connu qu’en 1986 ; c’est pourtant la façon de représenter le plus fidèlement les citoyens. Et qu’on ne nous parle pas de dose, s’il vous plaît !

La proposition suivante est celle qui risque de faire le plus mal aux portefeuilles de ces messieurs-dames, dont certains seront peut-être obligés de retourner au boulot. Mais gageons que d’ici-là ils auront trouvé comment bien s’arranger leur retraite.

Quant à l’interdiction du cumul dans le temps, elle est fort peu évoquée ; c’est pourtant le seul moyen de renouveler un peu le personnel politique et de redonner envie aux citoyens de se déplacer pour aller voter. Je pense néanmoins qu’il faut parler du non-cumul du même mandat. Ainsi un maire pourra toujours se présenter ensuite aux conseils départemental, régional, législatives, sénatoriales et présidentielle (pas forcément dans ce sens), mais en n’accomplissant qu’un seul de ces mandats.

Mais n’espérons pas trop vite, le bon sens n’est pas ce qui est le mieux partagé en politique.

Et ce n’est pas fini…

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Infrastructures.

29 Septembre 2015, 08:58am

Publié par Bernardoc

Le TGV va arriver à Dax, ville de 20 810 habitants, sous-préfecture des Landes ; une déviation semble prévue vers la préfecture, Mont de Marsan et ses 32 000 habitants. Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de faire remarquer que le maire de Dax est socialiste et que la maire de Mont de Marsan est de droite et que cela a pu inspirer le choix.

Le TGV assurera également la ligne Bordeaux –Toulouse.

Le coût total dépassera les 8 milliards d’euros ; si le coût est équivalent, cela représente environ 4 milliards pour nos voisins landais, soit environ 80 000 € par habitant. La dépense est-elle vraiment nécessaire en ces temps d’économies forcées ? Je n’en suis pas intimement persuadé. D’ailleurs c’est pour cela qu’on parle de Partenariat Public Privé (comme la tristement fameuse autoroute vide Langon-Pau), ce qui entraînera des augmentations d’impôts supplémentaires, puisque le TGV sera trop cher et que les gens utiliseront les autocars Macron, et donc il faudra bien combler le déficit de ce qui reste encore une Société Nationale.

Il y a quelques décennies, j’avais le temps de lire un livre entre Bordeaux et Paris. Depuis la LGV partielle, je n’ai pas le loisir de terminer mon ouvrage. Sans compter que l’on peut s’attendre à l’abandon, d’abord des voies, puis des trains reliant ces villes. Tu parles d’un progrès ! Et je n’aborde pas le problème des expropriations et de défiguration du paysage que ces LGV vont entraîner ! N’y aurait-il pas eu moyen d’augmenter légèrement la vitesse (si vraiment nécessaire) en rénovant les voies existantes ? Hier il y a encore eu un accident de passage à niveau ; les sommes envisagées ne seraient-elles pas mieux utilisées pour supprimer ces lieux accidentogènes ?

Finalement, le maire de notre commune voisine est bien modeste en ne réclamant qu’un tram pour ses 30 000 habitants !

Et ce n’est pas fini…

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Deux poids, deux mesures ?

27 Septembre 2015, 12:32pm

Publié par Bernardoc

« En Catalogne, les indépendantistes tentent un nouveau coup de force ».

Titre du monde.fr de ce jour.

Il y aura bientôt 80 ans, les Catalans n’ont pas été les derniers à lutter contre la brutalité fasciste de Franco, et ils en ont payé le prix du sang (comme les Basques d’ailleurs). Malgré la chape de plomb qui pesait sur eux, ils ont réussi à maintenir leur langue interdite. Depuis plusieurs années, ce ne sont pas les partis espagnols qui sont au pouvoir, mais des partis catalans, pas tous progressistes, convenons-en. Et une campagne européenne se déchaîne contre la liberté proposée aux citoyens de choisir eux-mêmes leur avenir, avec menaces à la clé d’exclusion immédiate des institutions européennes. Vu l’état de l’Union européenne en ce moment, on peut se demander si c’est véritablement une menace, et en tout cas, je ne pense pas que cela pèse sur le vote d’aujourd’hui. Et un pays qui va choisir la République plutôt que la royauté est-il si rétrograde que ça ? Je pense qu’une Catalogne indépendante ne serait pas pire au sein de l’Europe que la Hongrie, par exemple, ou les pays issus de l’ex-Yougoslavie. A-t-on vu des institutions protester lors de la partition de la Tchéco/Slovaquie ? Et les réactions face aux réfugiés de pays qui se déclarent chrétiens, est-ce bien acceptable ? Les quelques fois où je suis allé en Catalogne, il m’a semblé que c’était un pays très dynamique, le seul loupé étant la Sagrada Familia à Barcelone (mais après tout, c’est peut-être le vieux fond anar des Catalans qui fait traîner le projet de Gaudi en longueur !).

Il y a quelques mois, les réactions étaient tout autres lors du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, et l’UE était prête à ouvrir en grand les bras à ce nouveau pays, en profitant peut-être au passage pour se débarrasser de l’Angleterre dont l’engagement européen est pour le moins tiède, et c’est une litote.

Wait and see.

Et ce n’est pas fini…

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Belle réflexion.

25 Septembre 2015, 19:50pm

Publié par Bernardoc

J’ai entendu lors de la revue de presse de ce matin une citation de Régis DEBRAY ; ce philosophe n’est pas habituellement ma tasse de thé (je veux dire que je le connais mal), mais j’ai dressé l’oreille lorsque la journaliste a lu : « La gauche préfère le pouvoir sans idée aux idées sans pouvoir. »

Et je dois dire que cette réflexion est hélas tristement actuelle.

Par défaut, avec quatre millions de concitoyens, nous avions voté Hollande au deuxième tour, en accordant quelque crédit aux 60 propositions du candidat. Las, bien vite, les idées qui auraient pu apparaître progressistes et même, j’ose le mot, socialistes, ont été remplacées par les macroneries, célébrées par celui qui avait promis d’abandonner la politique, Sarkozy.

Et une belle illustration de la pensée de Régis DEBRAY est bien l’utilisation de l’article 49.3. D’aucuns considèrent cette manœuvre comme une victoire, mais là aussi, c’est bien le pouvoir et le statut de député qui leur interdit de proposer une motion de censure ! Pourtant, faire tomber le gouvernement n’implique pas obligatoirement la dissolution de l’assemblée, simplement le remplacement de ceux qui se pavanent devant le merdef par des gens de gauche. Et cela redonnerait peut-être aux citoyens l’envie d’aller voter plutôt que de se réfugier dans l’abstention devant les trahisons à répétition de ceux qui ne sont qu’attachés au pouvoir, et ce à tous les niveaux.

Je veux ici saluer les militants de l’Unité Populaire en Grèce, qui pour rester fidèles à leurs engagements et à leurs convictions, ont refusé de rester dans un parti qui gère l’austérité imposée par la Troïka à leur pays. Bravo Camarades, votre tour viendra quand le peuple n’en pourra vraiment plus !

Et ce n’est pas fini…

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Drames de la retraite.

24 Septembre 2015, 00:02am

Publié par Bernardoc

Environ 452 000 retraités continuent de travailler pour percevoir un salaire afin de compléter leur pension, soit 3% des personnes parties à la retraite.

Le départ à la retraite ne rime pas forcément avec l’arrêt de sa carrière. 452 000 retraités travaillaient en 2013, selon une étude de l’Insee publiée récemment. Un chiffre en hausse de 6% en un an.

"Un véritable bond en quelques années, encouragé notamment par l'article 88 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009 visant à développer le dispositif et ouvrant la possibilité du cumul à tous les retraités ayant réuni les conditions d'une retraite à taux plein et ayant liquidé ses droits", précise Le Figaro, qui relaie l’étude.

Parmi ces retraités qui travaillent, on trouve principalement des cadres et diplômés du supérieur, avec des compétences plus recherchées par les employeurs. "Ces catégories connaissent des taux de remplacement retraite-salaire plus faibles et peuvent aussi bénéficier d’opportunités accrues de cumul", explique l’Insee.

Les emplois non-salariés sont eux-aussi surreprésentés : professions libérales, agriculteurs, artisans et commerçants. 30% des retraités qui travaillent ont l’une de ces professions. Les trois quarts des retraités travaillant sont en temps partiel, le plus souvent à mi-temps.

On remarque également des disparités en fonction de la situation géographique des retraités. Ainsi, ce sont dans les régions les plus dynamiques que l’on trouve le plus de seniors au travail. Ils sont 18,9% à travailler en Île-de-France et 10,5% dans la région Rhône-Alpes, selon des chiffres de la CNAV de 2014.

A noter que tous ces chiffres de l’Insee ne comprennent pas les anciens fonctionnaires, qui eux aussi peuvent cumuler un travail et une pension de retraite.

Article tiré de planet.fr

Et ce n’est pas fini…

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La coopération territoriale européenne en Aquitaine.

19 Septembre 2015, 08:01am

Publié par Bernardoc

Fort intéressant séminaire hier matin au conseil régional, où l’on a présenté, à un hémicycle bien plein, trois types de programmes :

  • Coopération interrégionale ;
  • Coopération transfrontalière ;
  • Coopération transfrontalière.

L’Aquitaine, et donc la région APOIL, est éligible à quatre espaces de coopération territoriale, ce qui n’était pas le cas du Limousin ni de Charentes - Poitou. Dans l’Aquitaine actuelle, il y a eu 147 projets entre 2007 et 2013. Les relations internationales sont donc bien présentes, et le budget européen est en augmentation pour la période 2014 – 2020. C’est vraiment une porte qu’il ne faut pas hésiter à pousser, en sachant bien que l’Europe ne prendra pas plus de 85% des dépenses engagées.

Le programme interrégional couvre l’ensemble des pays de l’UE en y ajoutant la Norvège et la Suisse. Les axes retenus, orientés agenda 21, sont le renforcement de la recherche et de l’innovation et l’amélioration de la compétitivité des PME.

La coopération transfrontalière implique les départements et les provinces espagnoles limitrophes de la frontière, y compris Andorre ; le programme s’appelle POCTEFA, et nous eûmes droit à des descriptions d’action en direction de la jeunesse et des transports notamment.

L’espace atlantique est beaucoup plus large puisqu’il commence à John o’Groats (pointe nord de l’Ecosse), englobe l’ensemble des pays celtes pour arriver jusqu’à Gibraltar, en incluant les îles espagnoles. Les thèmes retenus pour cet espace sont : stimuler l’innovation, encourager l’efficacité des ressources, renforcer les systèmes de gestion des risques et promouvoir la biodiversité et les atouts naturels et culturels. Le financement européen pour les actions dans cet espace se monte à plus de 131 M €.

A vos projets ! Mais attention à ne pas dépasser la date limite.

Et ce n’est pas fini…

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Identité nationale.

16 Septembre 2015, 11:22am

Publié par Bernardoc

Vous vous souvenez ? C’était le nom d’un ministère, heureusement éphémère, mais indispensable pour récompenser un ex-socialiste, probablement grand inspirateur du maire de Béziers. Et avec ce qui se passe en ce moment, ces relents nationalistes recommencent à empuantir l’atmosphère de notre République. Alors, quelques rappels chiffrés :

  • 100 000 juifs d’Europe centrale et orientale, fuyant les pogroms, se sont installés en France entre 1880 et 1925 ;
  • 58 000 Arméniens débarquent à Marseille entre 1922 et 1924 en provenance de Grèce, du Liban et de Turquie ; ça a donné aussi bien Guédiguian que Devédjian ;
  • Plusieurs dizaines de milliers de Grecs orthodoxes, chassés de Turquie, viennent s’établir en France à la même époque ;
  • 1933 : nouvelle arrivée de juifs, en provenance d’Allemagne cette fois ;
  • 440 000 réfugiés espagnols (ce n’était pas des fascistes !) étaient parqués en France en 1939 ;
  • 1962 : un million de pieds noirs et 42 000 harkis sont rapatriés, avec leurs us, leurs coutumes et leur accent ;
  • 1979 : les boat people,…

Et on pense que notre République ne serait pas capable d’accueillir 30 réfugiés par jour pendant deux ans ? Sûrement, la patrie des Droits de l’Homme peut se montrer à la hauteur de sa réputation !

Et ce n’est pas fini…

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Et le code du travail n'est pas encore aboli !...

12 Septembre 2015, 07:32am

Publié par Bernardoc

Information piquée sur France tv info : 56,1% des salariés de Smart France sont favorables à un retour aux 39 heures payées 37, annonce la direction, vendredi 11 septembre. Au total, 93% des 800 employés d'Hambach (Moselle) ont participé à la consultation, précise Philippe Steyer, directeur des ressources humaines, qui a précisé que "la direction de Smart France se félicite de ces résultats."

S'il est majoritaire à 74% chez les 385 cadres consultés, le "oui" n'a rassemblé que 39% des suffrages chez les 367 ouvriers votants.

Les 39 heures seraient payées comme 37. En échange, l'entreprise promet le maintien de l'emploi jusqu'en 2020. Dans le détail, les employés obtiendraient une augmentation de 120 euros brut par mois et une prime de 1 000 euros. La direction s'engagerait aussi à embaucher 50 personnes en CDI.

La transmission ne se fait décidément pas : ceux qui pleurent sur le sort des patrons ont-ils jamais entendu parler des luttes pour la réduction du temps de travail ? Nos ancêtres syndicalistes militants doivent se retourner dans leurs tombes. Travailler plus, pour ne pas être payé plus en faisant des heures sup’ mais payé moins que pour les heures normales (environ 8 € de l’heure net). Et en plus ils travaillaient déjà 37 heures et non 35 (à moins que les RTT ?). Tu m’étonnes que la direction se félicite du résultat. Ils n’ont pas honte ? Et comment faire confiance aux engagements des patrons ? On a vu ce que signifiaient les engagements au plus haut niveau de l’Etat. Le rédacteur de la brève fait bien d’utiliser le conditionnel, car promettre d’engager 50 personnes en CDI en ne « garantissant » l’emploi que pour 5 ans, ne me paraît pas très honnête.

Et pourtant les demandes syndicales sont au point mort : trois ans après l’élection du futur ex-président, la revendication est toujours de 300 € tout de suite et du Smic à 1700 €, comme les pensions, comme en 2011.

Et ce n’est pas fini…

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La droite ne se trompe pas.

8 Septembre 2015, 09:08am

Publié par Bernardoc

Aubagne, Bourg-lès-Valence, Chartres, Châteauroux, Duclair (Normandie), Nemours, Nice, Pithiviers, St Quentin, dirigées par des maires du parti dit « les républicains », Viry (UDI), Mazamet (DVD) et même Foix (PS), et il y en a sûrement d’autres…Mais quel est leur point commun ? Eh bien toutes ces municipalités tentent ou ont tenté, d’expulser la CGT des locaux qu’elle occupait, soit seule, soit avec d’autres syndicats.

Soyons honnêtes : les Unions Locales ou Départementales se voyaient en général proposer un relogement, mais dans quelles conditions ! On passait de 200m² à 41m² (pour une UL), de 1600m² à 400m² pour une UD, souvent dans des locaux qu’il aurait fallu transformer et qui n’étaient pas accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Avec les nombreuses tentatives de criminalisation de l’action syndicale (la secrétaire générale de l’UD 33 en a été victime), on voit bien qu’il est important de s’attaquer à une vieille dame qui continue à déranger le patronat et à défendre les salariés 120 ans après sa naissance. Heureusement, partout les travailleurs se mobilisent pour défendre leur outil de revendications et de négociations et des conditions décentes pour qu’ils puissent élaborer leurs défenses.

Mais pas seulement : ainsi la Bourse du travail de Bordeaux a été construite (au moment du front populaire) en deux parties : la maison du peuple et la maison des syndicats. Elle est en voie de rénovation pour qu’elle retrouve son faste d’antan, lorsqu’elle abritait la plus importante salle de spectacle de Bordeaux.

La lutte est donc loin d’être terminée.

Et ce n’est pas fini…

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Service au public.

30 Août 2015, 09:48am

Publié par Bernardoc

J’ai connu les PTT, c’était une administration de l’Etat. Puis, c’est devenu un EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial), et malgré la large votation de l’automne 2009, c’est maintenant, après privatisation, une société anonyme (me semble-t-il) et nous ne sommes plus des usagers, mais des clients. Une fois j’ai utilisé le mot « usager » face à une préposée, visiblement elle n’avait jamais entendu parler de ce terme en relation avec son métier.

Jusqu’à fin juin, notre facteur passait entre 9h30 et 10 heures ; puis, à compter de début juillet, ce n’était plus le même et le courrier arrivait rarement avant 13h30 ou 14 heures. Je me disais que notre facteur était en congé et que c’était un étudiant fils de postier qui le remplaçait pour financer ses droits d’entrée à la fac. Mais ceci s’est prolongé au mois d’août : c’est bien si les facteurs ont deux mois de congés d’été, mais honnêtement j’ai des doutes. De plus, le samedi, la livraison du courrier n’est pas assurée. Alors, je me pose des questions : malgré leur lutte de l’hiver 2014, lutte que les militants du front de Gauche du Haillan étaient allés soutenir à St Médard, des postes ont-ils été supprimés et les tournées allongées ? Mais que dire du service rendu ? Cela ne va pas en s’améliorant, malgré l’augmentation des tarifs. Quand j’étais petit, à Paris, le facteur passait deux fois par jour et je sens venir la proche période où il n’y aura qu’une tournée tous les deux jours, libre à nous de nous tourner vers d’autres transporteurs de courrier si l’on tient à voir nos plis livrés à temps.

Mais ne désespérons pas : peut-être un jour il y aura le socialisme et tout ira mieux, même pour ceux qui ne sont pas patron du CAC40.

Et ce n’est pas fini…

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