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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Le florilège du racisme décomplexé des candidats RN aux municipales

5 Mars 2026, 16:38pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 4 mars 2026

Alric NAZON, candidat à Carcassonne (Aude) sur la liste du député Christophe BARTHES Été 2023 sur X :

« Ces bougnes de merde, brûlez-les. »


Jean-Louis MORELLI, candidat à Bagnols-sur-Cèze (Gard) sur la liste de la députée Pascale BORDES Le 24 juillet 2025 sur Facebook :
« Bienvenue en France, racaille Land maghrébine. »

 

Caroline PARMENTIER, députée et candidate à Béthune (Pas de Calais) en 2010 dans les colonnes de Présent :

« Le principal vecteur du sida, ce sont les pratiques homosexuelles elles-mêmes. »

 

Monique GRISETTI, députée et candidate à Marseille (Bouches-du-Rhône) Janvier 2022 sur Facebook :

« Qu’il (le chanteur Gims – NDLR) retourne de là où il vient, qu’il amène toute sa tribu avec lui. Qu’il aille traire la chèvre, ça nous fera des vacances. »

 

Christian Richaud-Simoni, tête de liste (désinvesti) à Carpentras (Vaucluse) Le 1er octobre 2017 sur X :

« Que cette Obono retourne avec les bonobos de son pays. »

 

Christian PEREZ, Concarneau (Finistère) Le 19 août 2022 sur X :
« Je ne serai plus client, puisque Carrefour boycotte Rivarol. »

 

Agnès d’Amilly, candidate à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) le 9 janvier 2026 sur X :

« L’islam, secte de tarés libidineux frustrés, qui invisibilisent, violent et lapident les femmes. »

 

Patrick REAN, tête de liste à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) en mars 2025 sur Facebook :

« Je refuse de devenir un étranger chez moi… la France aux Français ! »

 

Maxime BOT, tête de liste à Limoux (Aude) Le 2 octobre 2017 sur X :

« Honte à ceux qui nous imposent le vivre-ensemble et les clandestins. « Ils viennent jusque dans vos bras égorger vos fils, vos compagnes ! » 

 

Fernand BEAUVILLAIN, tête de liste à Pugnac (Gironde) Le 25 avril 2025 sur Facebook :

« Si l’Afrique est si riche que ça… pourquoi venez-vous harceler les Français dans le métro ! Rien ne vous retient et allez profiter des richesses de l’Afrique plutôt que d’appauvrir ceux qui travaillent, qui paient des impôts pour financer l’éventail d’aides sociales qui servent de pompes aspirantes. »

Et ce n’est pas fini...


 

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Non à l’intimidation et à l’extrême droite

2 Mars 2026, 07:36am

Publié par Bernardoc

La CGT Educ’Action Aquitaine condamne la mise en cause du secrétaire départemental de la CGT Educ’Action de la Gironde par la députée du RN Edwige DIAZ dans une publication sur ses réseaux sociaux en date du 26 février 2026.

Notre camarade est positionné sur la liste LFI pour les élections municipales et la députée s’inscrit dans une campagne de dénigrement de cette organisation politique qui ne sert qu’à légitimer l’extrême droite.

Il est qualifié d’extrémiste et est publiquement ciblé avec son nom et sa
photo accompagnés de certains propos provenant de ses publications sur X.

Au delà de sa candidature, c’est son engagement à la CGT et ses prises de positions qui sont visées.

La campagne électorale ne justifie en rien le ciblage individuel d’un candidat avec tous les risques que cela comporte.

Nous affirmons notre soutien sans réserve à notre camarade et nous ne
comptons pas céder aux pressions et intimidations dont l’extrême-droite est coutumière.
La CGT réaffirme son engagement contre le RN et ses idées nauséabondes ainsi que contre toutes tentatives pour faire taire nos militants et toutes celles et ceux qui luttent contre l’extrême-droite et ses soutiens.

Le 27/02/2026,
La CGT Educ’Action
Académie de Bordeaux – Nationale

Et ce n’est pas fini...

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La campagne des municipales est ouverte.

27 Février 2026, 17:52pm

Publié par Bernardoc

Ce matin, en rentrant de ma séance de kiné, je croise dans ma rue deux hommes aux K-way bleu siglés Poulliat (le député que nous avons mis à la retraite, sans attendre ses 64 ans, il y a deux ans) qui, en attendant la réaction de notre voisine chez qui ils avaient sonné, tentent d’entamer la discussion avec moi ; j’y ai mis fin immédiatement en disant que je n’avais toujours pas digéré tout le mal qu’il avait fait pendant sept ans à l’Assemblée, la dernière expression en étant la retraite à 64 ans en précisant que si moi j’étais parti à 60 ans c’’était grâce à Mitterrand. J’ai quand même pris le programme car je n’ai aucune intention d’aller l’écouter.

De même je n’irai pas au meeting de la maire sortante : en 12 ans, toute la population a pu se rendre compte de l’évolution de la ville, qui a toutes les chances de se poursuivre dans le même sens. Et nous avons pu discuter un long moment à la maison avec deux colistiers.

En revanche, en rentrant des Landes hier soir, nous avons fait un saut pour écouter le troisième candidat, le moins connu. Dynamique, il semble connaître les dossiers et ne se cache pas d’être un homme de droite, bien que non encarté. Nous n’avons pas ressenti le sectarisme qui apparaît lorsque les partis quels qu’ils soient verrouillent le débat. Ce qui était surprenant, c’était la qualité du public : toutes les tendances politiques se retrouvaient au Forum : la droite, bien sûr, mais aussi d’anciens du NPA, du PG, du PS, d’anciens conseillers municipaux de la majorité comme de l’opposition, des militants associatifs, des votants LFI,… : une belle palette ! Les gens étaient-ils venus par curiosité ? Par soutien ? Il y avait sûrement les deux.

J’ai bien aimé la volonté exprimée par le candidat tête de liste : « Quand je serai maire... ». C’était le débat lorsque j’étais candidat aux départementales : mes camarades communistes disaient : « Si nous sommes élus... » alors que moi je suggérais : « Quand nous serons élus... »

La question a été posée : quelle position pour le second tour éventuel ? La réponse fut claire et nette : pas d’alliance. Il faut 10 % pour se maintenir, nous nous maintiendrons.

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Le rêve brun d’un cordon sanitaire contre LFI

25 Février 2026, 17:17pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 25 février 2026

À la suite du meurtre de Quentin DERANQUE, l’extrême droite, LR, et une partie de la Macronie peaufinent désormais un front républicain renversé, qui viserait cette fois les insoumis et leurs éventuels alliés. Le RN pense détenir là la clé de son accession au pouvoir.

Pour la ministre de l’Égalité femmes-hommes, Aurore BERGE, l’affaire est entendue. Après la mort de Quentin DERANQUE, tabassé le 12 février par des militants antifascistes de la Jeune Garde, parmi lesquels des collaborateurs parlementaires du député La France insoumise Raphaël ARNAULT, LFI est un parti radioactif, « anti-France » et qui nécessite le déploiement d’un« cordon sanitaire ».

En l’espace de 48 heures, la macroniste aura donc employé une expression issue du vocabulaire de l’extrême droite antisémite pour diaboliser un parti de gauche, puis retourner complètement le concept de« cordon sanitaire », qui désigne normalement les stratégies partisanes de mise à l’écart de l’extrême droite des majorités parlementaires.

Dans un premier temps, c’est le Rassemblement national qui s’est engouffré dans la brèche, voyant dans la mort de Quentin DERANQUE l’opportunité rêvée de neutraliser définitivement le front républicain qui lui a toujours barré la route du pouvoir, voire de le retourner à son profit. « L’extrême gauche tue. (…) J’appelle à constituer un cordon sanitaire pour isoler LFI », a prôné le président du RN, Jordan BARDELLA, rejoint en cela par le président des « Républicains », Bruno RETAILLEAU, et le patron des députés LR, Laurent WAUQUIEZ. Éric CIOTTI, chef du parti satellite du RN, l’UDR, en a, lui, profité pour réactiver sa proposition formulée en 2024 de dissoudre administrativement LFI. Une telle convergence entre la droite traditionnelle et le RN s’inscrit dans la continuité de la consigne transmise par Bruno RETAILLEAU, en octobre 2025, lors d’une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne qui opposait l’UDR au PS : « Pas une seule voix à la gauche ». « On ne peut comprendre la séquence que nous vivons qu’en l’intégrant dans le processus en cours de convergence des droites, étant donné que c’est la seule option pour les classes bourgeoises de sortir de la crise d’ingouvernabilité », juge le sociologue de l’extrême droite Ugo PALHETA.

Le RN a bien compris que les choses s’accélèrent et fait désormais pression sur la Macronie qui, aux législatives de 2024, jouait encore le jeu du front républicain et avait retiré de nombreux candidats au profit de la gauche, y compris de LFI. La mort de Quentin DERANQUE permet désormais à Jordan BARDELLA d’affirmer qu’« Édouard PHILIPPE et Gabriel ATTAL ont ouvert les portes de l’Assemblée nationale aux pires nervis de l’extrême gauche ».

Les macronistes ont donc révisé leur stratégie, basculant pour les municipales des 15 et 22 mars prochains dans un« ni LFI ni RN » qui enterre le front républicain traditionnel. Pis, Aurore BERGE, encore elle, appelle désormais Jordan BARDELLA à retirer les candidats RN pour faire barrage aux insoumis : « Si vraiment il veut mettre en place le cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire : retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner et où il sait pertinemment que le RN n’a aucune chance », propose la ministre, sans qu’on sache vraiment de quelles villes elle veut parler – la liste des conquêtes possibles de LFI étant très courte. Reste que cette sortie, qui ne fait pas l’unanimité dans le camp présidentiel, revient à dire que les macronistes se satisferaient d’un accord de désistement pour faire barrage à la gauche. À front républicain renversé.

Le tout, dans un climat d’explosion des violences, des menaces et des dégradations visant l’ensemble de la gauche, des locaux de campagne, des militants des Jeunes communistes, des organisations syndicales – après le siège parisien de LFI, c’est la CGT Lyon qui a été menacée d’une attaque à la bombe, ce week-end. « Nous sommes à un moment de clarification politique,a déclaré le coordinateur national de LFI, Manuel BOMPARD. Il y a ceux qui tiennent bon face à l’offensive d’instrumentalisation de l’extrême droite et des groupuscules fascistes, et ceux qui la nourrissent. »

Le chef du mouvement insoumis cible sans le dire ceux qui, à gauche, se sont aussi essayés à l’exercice d’excommunication de LFI de« l’arc républicain », non sans arrière-pensées vis-à-vis des municipales ou de la présidentielle 2027. L’eurodéputé Raphaël GLUCKSMANN, candidat et hostile aux mélenchonistes de longue date, estime que « pour être la digue (contre l’extrême droite), il faut être absolument clairs sur le fait que nous n’avons pas d’alliance avec le moindre parti qui remet en cause les fondements démocratiques ». L’ex-président de la République François HOLLANDE annonce, lui, que« la relation avec LFI est terminée ». Quant au sénateur écologiste Yannick JADOT, il appelle les insoumis« à donner des gages pour montrer qu’ils sont encore dans l’arc républicain », après l’affaire Quentin DERANQUE.

L’essentiel des forces de gauche n’est fort heureusement pas dupe de la bascule en cours. « Dans quelques années, on regardera avec sidération cette période de quelques jours pendant lesquels la droite, la Macronie et (malheureusement) une partie de la gauche ont jeté à la rivière leur boussole morale et républicaine », a dénoncé sur X le député Génération.s Benjamin LUCAS-LUNDY. « Tout ne se vaut pas, renchérit le président du groupe des députés PS Boris VALLAUD, par ailleurs très critique de LFI. Ceux qui retournent le front républicain en son contraire, blanchissent l’extrême droite ou tiennent à équidistance le Rassemblement national et La France insoumise menacent gravement la République ». « LFI assume son lien avec la Jeune Garde et les écologistes sont antiviolents, mais de là à pointer La France insoumise comme si c’était le mal absolu… Nous, écologistes, avons connu cette accusation et on pourrait la connaître de nouveau »,a alerté le chef des sénateurs écolos Guillaume GONTARD, sur Public Sénat.

La fédération PCF du Rhône a dénoncé, dans un communiqué,« l’offensive médiatique qui vise à banaliser l’extrême droite et décrédibiliser les forces progressistes ».« S’il y a un cordon sanitaire à faire, c’est contre la vie chère, les bas salaires, les retraites à 900 euros, les hôpitaux publics exsangues, les classes sans prof, les agriculteurs qui se suicident, s’agace enfin le secrétaire national du PCF, Fabien ROUSSEL, dans une interpellation du camp présidentiel. À quelques jours des municipales, les maires comme les Français sont abandonnés. C’est vous qui dirigez le pays : alors avant de parler de cordon sanitaire, interrogez-vous. Que faites-vous pour défendre nos concitoyens ? »

Et ce n'est pas fini...

 

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Grève générale en Argentine : suivi « très important », revendique la grande centrale syndicale CGT

23 Février 2026, 13:10pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart du 19 février 2026

La grève générale jeudi en Argentine contre la réforme du travail portée par le président ultralibéral Javier MILEI a un suivi « très important », a affirmé un dirigeant de la CGT, première centrale syndicale du pays, à mi-chemin d’une grève de 24 heures qui affecte notamment les transports.

« Beaucoup ne seront pas d’accord, mais le niveau de suivi, d’accompagnement est impressionnant », a estimé, sur Radio con Vos, Jorge SOLA, co-secrétaire général de la CGT (péroniste, centre gauche), à l’origine de la mobilisation. Une grève « avec des niveaux de suivi comme il n’y en a jamais eu sous ce gouvernement », a-t-il insisté.

La grève illustre un regain de tension sociale, quatre mois après le succès électoral de l’ultralibéral Javier MILEI, sorti renforcé des législatives de mi-mandat d’octobre. Elle vise la réforme de dérégulation du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débat jeudi la Chambre des députés.

Le chef de cabinet des ministres (équivalent du Premier ministre) Manuel ADORNI a pour sa part dénoncé une grève « perverse », une « extorsion », car « pour autant que les gens aient envie de travailler, si on leur coupe le transport, ils ne peuvent pas ».

Plus que tout jeudi les transports aériens, ferroviaires, paralysés à l’image d’aéroports et gares vides, et les bus dans une moindre mesure, traduisaient un impact palpable de la grève de 24 heures, a constaté l’AFP en divers points de capitale.

Dans des rues moins animées qu’à l’habitude, mais au trafic de voitures plus dense, une très grande majorité de commerces, bars, restaurants étaient toutefois ouverts. Suggérant davantage une journée au ralenti, similaire à un samedi, qu’une paralysie.

La CGT n’a pas appelé à manifester jeudi, contrairement à plusieurs syndicats et des petits partis ou mouvements de gauche radicale. Plusieurs colonnes, éparses, ont convergé ainsi en début d’après-midi vers le parlement, à l’heure où devait débuter le débat des députés, a constaté l’AFP.

Une manifestation la semaine dernière, en plein débat sur cette loi au Sénat, avait donné lieu à de brefs mais violents heurts entre petits groupes de manifestants et police, à coups de jets de pierres et cocktails Molotov contre gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et canons à eau. Une trentaine de personnes avaient été interpellées.

Mardi, dans un communiqué au ton inhabituellement martial, le ministère de la Sécurité a mis en garde les journalistes afin de « préserver leur intégrité physique » lors la couverture des manifestations à venir. Il leur a recommandé de rester dans un endroit délimité, ou risquer une « mise en danger volontaire ».

Ce qui nous attend en France ? Pour mémoire, c’était les transports qui avaient attaqué et affaibli le gouvernement de Salvador ALLENDE ;

Et ce n’est pas fini...

 

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Les déremboursements, le risque d’une médecine à deux vitesses

21 Février 2026, 17:50pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 18 février 2026

Comment rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale ? Cette question ressurgit chaque année à l’automne, à l’occasion des débats au Parlement autour de la rédaction du budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année à venir. Pour faire des économies, le gouvernement de François BAYROU avait proposé d’augmenter le montant et le plafond des franchises médicales, ce reste à charge que les patients payent de leur poche après remboursement par la Sécurité sociale et leur mutuelle. L’idée a été abandonnée par Sébastien LECORNU, face à l’opposition farouche de certains parlementaires. Une étude de la Drees, l’institut de statistique rattaché au ministère de la Santé, quantifie l’impact qu’aurait une telle baisse des remboursements - qui ne manquera pas de revenir dans le débat.

L’étude de la Drees compare plusieurs scénarios de déremboursement, tous « calibrés pour dégager 1 milliard d’euros d’économies ». Ce mécanisme peut prendre deux formes : soit la hausse du reste à charge - la somme déjà payée par chacun lorsqu’il consulte un praticien ou achète un médicament, soit la hausse du ticket modérateur, cette partie non prise en charge par la Sécurité sociale mais couverte par les complémentaires santé. Dans le premier cas, le patient débourse plus à chaque fois qu’il se soigne. Dans le second, sa mutuelle augmente ses tarifs pour continuer à prendre en charge ses soins.

La Drees révèle que le coût d’une hausse du ticket modérateur serait « partiellement mutualisé entre les assurés couverts par une complémentaire santé, car les primes d’assurance ne peuvent pas être directement fixées en fonction de l’état de santé ». Une mutualisation toutefois limitée, « car certaines complémentaires santé tarifient à l’âge ». Une hausse du ticket modérateur, « si la mesure porte sur des postes de dépenses principalement consommés par les personnes âgées, comme les médicaments », pourrait ainsi avoir un coût final bien plus important pour les personnes âgées.

Pour ce qui est d’une hausse des franchises et participations, envisagée par les gouvernements Barnier et Bayrou, les personnes en plus mauvaise santé seraient les plus pénalisées, « en raison de leur consommation plus élevée de soins », explique la Drees. À chaque paiement pour un acte ou un médicament, une franchise est ôtée du montant remboursable. Actuellement, « les franchises médicales sont plafonnées chaque année pour éviter un fardeau trop élevé pour certains ménages ». Relever ce plafond affecterait donc davantage « les ménages âgés ou en mauvaise santé qu’une hausse de leur montant unitaire, comme celle intervenue en 2024, car seuls les plus gros consommateurs de soins atteignent effectivement ces plafonds ».

Malgré l’exonération du ticket modérateur et des franchises pour les ménages modestes prévue par la complémentaire santé solidaire (C2S), l’effet d’un déremboursement serait « proportionnellement plus important » pour les Français les plus pauvres, prévient la Drees dans son étude. En effet, la C2S ne couvre pas l’ensemble des ménages les plus défavorisés, « en raison du non-recours ou de revenus légèrement supérieurs au seuil d’éligibilité ».

Ainsi, le coût de ces déremboursements serait « inférieur en euros » pour les plus pauvres, mais l’effort demandé, « rapporté à leur revenu », deux fois plus élevé que pour les ménages aisés. Un remboursement plus faible pourrait en outre se traduire par « une moindre observance des traitements prescrits ou par une diminution du nombre de consultations », contraignant alors certains Français, vivant à l’euro près, à renoncer à se faire soigner correctement.

Derrière l’illusion de la gratuité des soins et du miracle de la carte Vitale, la santé des Français représente une dépense publique importante : 80 % des frais de santé sont pris en charge par l’Assurance-maladie. Dans le PLFSS 2026, le plafond annuel pour les dépenses de santé (l’hôpital et la médecine de ville) a été fixé à 270 milliards d’euros. Au sein de la Sécurité sociale, l’Assurance-maladie est toutefois la branche avec le déficit le plus important (environ 17 milliards d’euros en 2025 et 14 milliards en 2026).

Et ce n’est pas fini...

 

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L’infamie.

30 Janvier 2026, 11:26am

Publié par Bernardoc

In Les Jours du 27 janvier 2026 (extraits)

Le constat dressé par la CGT-Conseil d’État-Cour nationale du droit d’asile (CGT-CE-CNDA) est sans appel : « La majorité des agents sont témoins, lors des audiences, des propos de nature discriminatoire tenus par les membres de la formation de jugement, lesquels créent un doute sérieux sur l’impartialité de ces derniers pour rendre des décisions sur la situation des demandeurs et demandeuses d’asile. » Cet état des lieux préoccupant provient d’un rapport du syndicat portant sur le déroulement des audiences à la Cour nationale du droit d’asile, la CNDA, et que Les Jours se sont procuré. Ce document de 45 pages a été transmis aux agents de la Cour et rend compte de leurs réponses à un questionnaire diffusé entre le 15 juillet et le 15 septembre 2025. Au total, 288 d’entre eux, notamment secrétaires d’audience ou rapporteurs, se sont prêtés à cet exercice, dont 168 ont répondu de façon complète et 120 de manière incomplète. Et la violence des propos comme des situations dont ils témoignent paraît effarante, à l’image du niveau de leur souffrance au travail.

Des déclarations racistes entendues durant l’audience illustrent ces discriminations qui seraient perpétrées par des « membres de formations de jugement », composée de juges assesseurs et des magistrats professionnels, statuant sur le sort des demandeurs d’asile déboutés par l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Florilège reproduit par la CGT : « Avant de protéger un Afghan, il faut être sûr qu’il ne fera pas d’attaque au couteau » ; « J’espère qu’il ne va pas nous poser une bombe » ; « Vous avez envie de l’avoir comme voisin ? » ; « S’il est mauritanien, il est forcément pour l’excision » ; « Une femme noire sans enfants, ce n’est pas possible » ; « Les Africains, c’est des sauvages »

À cela s’ajoutent des propos qui auraient été tenus par des juges que les auteurs du rapport qualifient de « méprisants et colonialistes ». Et pour cause : « Des Somaliens, j’en ai tué moi quand j’étais dans l’armée » ; « Je connais mal l’âme africaine, mais la tradition a bon dos » ; « Je sais que ça ne se passe pas comme ça là-bas, j’y ai travaillé quelques mois » ; « Le droit d’asile n’a pas été créé pour offrir un droit de séjour aux prostituées africaines »…

Le sexisme ne serait pas en reste lors des audiences de cette cour située à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Les phrases suivantes auraient, elles, été prononcées à l’adresse de demandeuses d’asile : « Comment avez-vous pu, en tant que mère, laisser vos enfants derrière vous ? » ; « Si vous vous préoccupez du sort des enfants, pourquoi avez-vous avorté ? » ; « Pourquoi ne vous êtes-vous pas débattue pour éviter d’être violée ? ». Dans un contexte de violences conjugales, une femme se serait vu reprocher sa passivité : « Même un chien ça ne reste pas dix ans avec son maître quand il se fait taper. »

Certaines requérantes, victimes de réseaux de traite d’humains, auraient fait l’objet de remarques désobligeantes sur leur physique : « trop moches », « trop usées » ; « Qui voudrait la violer, elle est aussi vieille qu’un parchemin » ; « On va bientôt créer le groupe social des femmes du 93 ». Il arriverait que, lorsque les enfants des requérantes sont présents, ces derniers soient exposés aux récits traumatisants de leurs parents. En pleine salle d’audience, un juge assesseur aurait demandé à une mère accompagnée de son fils de 4 ans : « Qui est le père de l’enfant ? » Cette dernière se serait effondrée. Toujours d’après la CGT, des membres de formations de jugement refuseraient à des demandeuses d’asile d’allaiter : « Si on autorise l’allaitement en salle d’audience, on va finir par autoriser à fumer un pétard », aurait asséné l’un des juges.

Le rapport de la CGT-CE-CNDA fait également état d’une homophobie décomplexée de la part de juges ou magistrats lors des audiences. Là-encore, les phrases reproduites paraissent tout droit sorties d’un autre temps : « Vous êtes quel type de gay ? » ; « Les pédés, au moins, ils ne se reproduisent pas » ; « Vous aimez juste prendre des gens par le cul » ; « Tous les homosexuels aiment danser en Afrique » ; « Moi aussi si je dormais dans la même pièce qu’un homosexuel, je ne serais pas tranquille ». L’enquête du syndicat ne précise pas à combien de juges de la CNDA différents sont attribués ces propos, ni sur quelle période ils auraient été tenus. Joints par Les Jours, les auteurs du rapport précisent toutefois que « c’est une expérience largement partagée » par les agents, « y compris depuis l’ouverture récente des chambres territoriales ».

En réaction, le syndicat pointe dans son compte-rendu une « absence d’empathie et [un] manque de respect des requérants en audience et lors des délibérés », ainsi qu’un « manque de compétences juridiques lié au profil varié des juges ». Parmi ceux-là, selon la CGT, certains feraient preuve « parfois d’une volonté de piéger ou de mettre en difficulté les requérants ».

Des rapporteurs parlent enfin d’atteintes « déontologiques ». Le document mentionne par exemple le « signalement d’une pression hiérarchique directe exercée sur un rapporteur pour modifier un rapport avant audience », ce qui est parfaitement illégal. D’autres répondants parlent de « cas de décisions parfois rendues de façon arbitraire ou fondées sur des préjugés “à la tête du client” » qui, d’après le compte-rendu du syndicat, conduiraient à « des comportements déshumanisants » et fragiliseraient « l’unification de la jurisprudence de la CNDA ». Autre témoignage particulièrement inquiétant : un agent confie avoir surpris un membre de formation de jugement en train, durant une audience, « de photographier des passeports pour les transmettre à la préfecture dans le but d’ordonner une OQTF » , une obligation de quitter le territoire français.

L’enquête fait également état d’un mal-être au travail chez les agents de la CNDA, confrontés aux récits difficiles des requérants et accablés par des audiences à rallonge

Toutes ces situations pourraient avoir de graves conséquences selon la CGT : « Les membres des formations de jugement profitent de la liberté que leur offre le secret du délibéré […] pour délivrer le fruit d’une réflexion nourrie par des stéréotypes racistes, sexistes ou LGBTphobes. » Les six recommandations de la CGT sur ces points sont tout aussi claires que ses constats : « former les juges sur le droit d’asile, la géopolitique, l’accueil des récits de souffrance, les VSS [violences sexistes et sexuelles], les discriminations, l’interculturalité et la déontologie », créer une « charte d’audience déontologique, affichée dans chaque salle d’audience » ou encore un « poste de référent déontologique propre à la CNDA ».

Outre ces multiples situations discriminatoires, l’enquête fait état d’un véritable mal-être au travail chez des agents confrontés aux récits difficiles des requérants et accablés par des audiences à rallonge ou des pauses méridiennes « rognées ». Les mots qui reviennent le plus fréquemment dans les témoignages sont « fatigue », « pleurs », « insomnie », « tristesse », « découragements ». Près de sept répondants sur dix (68 %) indiquent que les audiences ont déjà eu des « répercussions » sur leur santé mentale ou physique.

« La spécificité des fonctions exercées à la Cour nécessite un réel accompagnement des agents, qui doivent être formés à accueillir les récits de souffrance et bénéficier d’un accompagnement psychologique renforcé », souligne la CGT, qui écrit trouver « intolérable » que le mal-être des petites mains de la CNDA procède de « comportement méprisant et irrespectueux de certains membres de formation de jugement envers les requérants et de leur impuissance face à ces situations qui se produisent très régulièrement ».

Près de trois répondants sur dix (27 %) auraient eux-mêmes fait l’objet « de propos déplacés, agressifs ou de nature discriminatoire lors d’une audience » et 15 % de ceux-là indiquent que « le/la président·e de la formation de jugement était à l’origine de [ces] propos ». La CGT propose sept recommandations pour pallier ce mal-être, telles qu’une « évaluation sur le déroulement des audiences dans les chambres territoriales », un meilleur « encadrement » du temps de l’audience, une « réduction de la charge de travail », un « système d’alerte » ou encore « un appui psychologique ».

La nouvelle direction de la CNDA aurait, quant à elle, été « alertée » par le syndicat dès octobre 2025 concernant la teneur des réactions recueillies. Cette dernière a alors déclaré « vouloir s’occuper de ces difficultés », nous font savoir les auteurs du rapport qui précisent que « des juges ont déjà été reçus et démis de leurs fonctions lorsque des propos tenus publiquement ont été de nature à remettre en cause leur impartialité en tant que juges de l’asile. D’autres ont été reçus pour faire le point sur leur questionnement lorsque celui-ci n’est pas adapté à la situation de vulnérabilité des demandeurs d’asile ». Un groupe de travail aurait également été mis en place. « Nous saluons ces actions et ces annonces », précisent les membres de la CGT-CE-CNDA. Avant de nuancer : « C’est toute la culture de l’institution qui doit changer. » Et de conclure : « La souveraineté des formations de jugement, qui implique leur liberté de questionnement, ne doit pas servir d’excuse pour se laisser aller à des propos brutaux ou discriminatoires. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Un intéressant outil de mesure.

29 Janvier 2026, 16:34pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Le cri d’alarme de la Cimade

28 Janvier 2026, 11:25am

Publié par Bernardoc

Il y a deux ans, la loi asile et immigration dite loi Darmanin (janvier 2024) et, un an plus tard, la circulaire prise par Bruno RETAILLEAU alors ministre de l’Intérieur (janvier 2025), marquaient un cap supplémentaire en matière de graves atteintes aux droits des personnes étrangères.  

Sous couvert de "fermeté", ces textes consacrent la primauté de l’arbitraire de l’administration, au service de politiques migratoires dont la seule boussole semble être devenue l’assimilation des personnes étrangères à des indésirables. Le tout dans un contexte politique et médiatique où règne la suspicion à l’égard des personnes exilées, et où la restriction sans précédent des voies de régularisation s'impose avec, en parallèle, une criminalisation croissante des personnes étrangères.

Deux ans après, les équipes de La Cimade font un bilan particulièrement alarmant des effets délétères de ces textes sur la vie des personnes étrangères.  

Des vies brisées : en 2025, 46 parents d’enfants français et 20 personnes arrivées mineures en France ont été placées en centre de rétention administrative rien qu’à Rennes et en Guyane. Combien d’autres, invisibles, ont subi et subiront le même sort ?

Des régularisations devenues mission impossible : les critères d'appréciations sont si restrictifs qu'ils excluent la majorité des personnes sans papiers, même si elles travaillent en France depuis plusieurs années.

Ces lois ne ciblent pas des "statistiques", mais des personnes réelles bien vivantes : des voisins, des collègues, des parents d’élèves et bien d’autres encore. Certains même travaillent depuis des années. Pourtant, l’État persiste à les traiter comme des indésirables, au mépris des conventions internationales et des valeurs de la France que sont la solidarité, l’accueil et le respect des droits humains. 

Et ce n’est pas fini...

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Les municipales (suite).

27 Janvier 2026, 10:12am

Publié par Bernardoc

Deuxième grande distribution dans les boîtes aux lettres : pas un programme mais la tête des candidats qui (re)partent avec la maire sortante. On peut remarquer l’absence de l’ancien premier adjoint au bout de trois mandats au service de la commune (il avait été élu comme conseiller délégué en même temps que moi).

35 candidats : 10 socialistes ou apparentés, LE communiste du Haillan (qui portait les couleurs radicales de gauche lors du précédent scrutin), l’écolo, et un « insoumis » (représentativité de ce courant divisée par deux par rapport à la municipalité sortante).

Deux septuagénaires, le plus vieux ayant mon âge, et neuf qui atteindront leur septième dizaine, et bien au-delà, d’ici la fin du mandat : pas besoin de prévoir un conseil des anciens, ils y sont déjà !

Je ne connais personnellement que 16 candidats, donc, attendons le programme pour voir ce qu’il contiendra, car ce n’est pas le portrait qui suffit pour susciter un vote.

Et ce n’est pas fini...

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