Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Rapport Oxfam

20 Janvier 2025, 16:59pm

Publié par Bernardoc

La fortune des milliardaires a augmenté de 2 000 milliards de dollars en 2024

Selon Oxfam, un milliardaire a amassé, l’an dernier, 2 millions de dollars de plus en moyenne par jour. S’il fait partie des 10 plus riches du monde, c’est 100 millions supplémentaires au quotidien. L’ONG alerte sur les dangers démocratiques de cette accumulation extrême de richesses.

Ce lundi 20 janvier, les milliardaires ont l’embarras du choix sur le lieu où passer leur journée. Les trois hommes les plus riches du monde ont opté pour rester aux Etats-Unis. Elon MUSK, le PDG de Tesla (430 milliards de dollars de fortune – soit environ 418 milliards d’euros –, selon le magazine Forbes), Jeff BEZOS, le fondateur d’Amazon (235 milliards de fortune) et Mark ZUCKERBERG, le fondateur de Facebook (213 milliards) seront aux premières loges de l’investiture de Donald Trump à Washington DC. Ils ne seront pas les seuls milliardaires aux alentours. Une bonne dizaine d’autres sont recensés parmi les invités dont, selon le Canard enchaîné, le Français Bernard ARNAULT.

Ceux qui n’auront pas été invités se retrouveront, comme chaque année, à Davos.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Une info pédagogique de Greenpeace

17 Janvier 2025, 10:04am

Publié par Bernardoc

En ce début d’année on aurait dû vous annoncer l’entrée en vigueur du règlement européen de lutte contre la déforestation promis depuis deux ans.

Ce règlement est une importante victoire de Greenpeace et ses alliés et fait partie d’un des plus grands efforts mondiaux pour lutter contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes. Il a été approuvé par les États européens en 2023 et devait être mis en œuvre deux ans plus tard. Oui mais voilà, les décideurs européens en ont décidé autrement et ont reporté la mise en application de cette législation à… 2026. Un gâchis.

Quel est l’impact d’une telle décision et pourquoi y-a-t-il urgence à agir? On vous explique tout dans ce mail de décryptage.

Report de 2025 à 2026 : un an de perdu pour les forêts et le climat
Alors que des incendies d’une extrême intensité aux États-Unis font la une de l’actualité, saviez-vous que les forêts sud-américaines continuent à être incendiées volontairement par les lobbys agro-industriels de façon alarmante ?

Leur objectif ? Faire place nette afin d’installer des élevages de bovins et des cultures de soja destinées à l’exportation pour l’alimentation animale, notamment en Europe.

Chaque hectare déforesté en Amazonie est un hectare de trop
L’Amazonie héberge à elle seule 10% de la biodiversité terrestre. On estime qu’elle a déjà perdu 17% de sa surface.  Plus d’un tiers de cette région est aujourd’hui considérée comme “fortement dégradée”.

La destruction de ces forêts essentielles entraîne les écosystèmes dans des cercles vicieux et néfastes pour la biodiversité et le climat : assèchement des sols, sécheresses plus longues, inondations… Cela participe inévitablement à l’emballement du dérèglement climatique.

L'Europe est en partie responsable de cette déforestation (même à des milliers de kilomètres)

Que devient la viande provenant de ces élevages bovins élevés au Brésil ? Surprise ! Elle est exportée notamment en Chine, aux États-Unis mais aussi en Europe

Malheureusement, la déforestation ne se limite pas à l’Amazonie. Des écosystèmes uniques au monde, comme l’immense savane du Cerrado au Brésil, sont détruits pour y cultiver du soja. Ce soja est lui aussi importé en grande quantité par l’Union européenne pour nourrir ses animaux d’élevage. On estime qu’au Cerrado, plus de 1,11 million d’hectares ont été détruits en 2023, soit 68 % de plus qu’en 2022.

Vous l’avez compris : même à des milliers de kilomètres, l’Europe a un impact direct sur la déforestation. C’est pourquoi la mise en application de cette législation ambitieuse est urgente.

Pour sauver les forêts, le climat et protéger les populations locales : plus aucun report possible

Interdire l'importation de produits ayant généré de la déforestation (comme l’huile de palme, le cacao, le café, le soja, le caoutchouc, et bien d’autres) est une avancée décisive pour la préservation des forêts tropicales et des droits des populations locales qui en dépendent.

C’est pourquoi nous allons suivre de près les processus législatifs pour nous assurer de l’application pleine et entière du règlement par l’ensemble des États membres dès le 1er janvier 2026, notamment de la France qui doit mettre des moyens exemplaires.

Et ce n’est pas fini... 
 

Voir les commentaires

La loi sur l’avortement arrachée en 1975 a 50 ans : une lutte exemplaire toujours d’actualité

16 Janvier 2025, 10:52am

Publié par Bernardoc

Il y a 50 ans était votée la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse dite « loi Veil » du nom de la ministre de la santé, Simone Veil, qui a vaillamment porté ce texte – en prenant appui sur la lutte féministe menée intensivement depuis 1970 pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

La lutte pour l’avortement a été très dure et partiellement victorieuse à l’époque : c’était une loi « à l’essai », pour 5 ans ; le délai était de 10 semaines, porté à 12 semaines en 2001 seulement ; le remboursement n’a été arraché qu’en 1982 ; le délit d’entrave à l’IVG reconnu en 1993… La bataille menée s’est incarnée dans plusieurs structures, parmi lesquelles le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et la contraception), le Planning familial ainsi que d’autres associations et réseaux, organisations politiques de gauche, des syndicats (CGT notamment), des groupes de quartier et d’entreprise, etc. La lutte a pris des formes variées : Manifeste des 343 en 1971, procès de Bobigny en 1972, création du MLAC en 1973, manifestations, débats organisés partout en France, lobbying, etc. Et c’est une stratégie radicale de désobéissance sociale qui a été adoptée avec une pratique massive d’avortements illégaux à travers tout le pays, dans l’Hexagone et dans les Outres-mers, pour créer un état de fait incontournable et acculer l’État et les parlementaires au changement, malgré l’opposition
acharnée de conservateurs, natalistes, intégristes et rétrogrades divers

Aujourd’hui, derrière l’unanimisme de façade autour du droit à l’avortement en France, il reste beaucoup à faire pour que toutes les femmes puissent effectivement exercer ce droit. Et la constitutionnalisation de « la liberté garantie pour une femme d’avoir recours à l’IVG » en 2024 n’y change rien. Nombre d’obstacles demeurent voire se renforcent : fermetures de centres d’IVG (130 en 15 ans), désinformation orchestrée sur Internet par les opposants anti-choix, prières de rue de catholiques intégristes devant des CIVG…
Dans le monde, 700 millions de femmes résident dans des pays où le droit à l’avortement est restreint ou interdit et une femme décède toutes les 15 minutes des suites d’un avortement non sécurisé. Ce droit est menacé du fait de la montée des extrêmes droites, des intégrismes religieux, du recul des droits des femmes et du conservatisme. Même dans les pays où l’avortement est légal, des obstacles peuvent encore exister, tels que des procédures particulièrement dissuasives, des coûts élevés, des délais d’attente, des exigences de consentement parental ou conjugal et la stigmatisation sociale.

Quels enseignements tirer de tout cela aujourd’hui ?

- Une avancée majeure a été conquise grâce au rapport de force construit à partir d’un mouvement social massif, en particulier de femmes, articulant une diversité d’acteurs et d’actrices et de modalités d’action ;

- La lutte exemplaire qui a été menée n’a pas permis d’obtenir LA loi complète et parfaite, il aura fallu maintenir la pression et continuer les actions de revendication et de plaidoyer pour gagner au fur et à mesure les compléments nécessaires ;

- La vigilance s’impose, toujours, s’agissant particulièrement des droits des femmes, jamais acquis mais à défendre inlassablement contre les remises en question, multiples et protéiformes – en attestent les reculs observés dans d’autres pays, comme aux États-Unis ou en Pologne par exemple ;

- Un demi-siècle après le vote de la loi dépénalisant l’IVG, la mobilisation demeure nécessaire pour que l’accès à l’avortement soit effectif et égal pour toutes : allongement du délai légal, abolition de la double clause de conscience, suppression des zones blanches dans les territoires. La CGT y prend toute sa part, notamment dans le cadre du collectif « Avortement
en Europe, les femmes décident ! » et au quotidien en coordination avec les organisations qui luttent dans le domaine de la santé et des droits des femmes, au niveau national et au niveau local.

Ce vendredi 17 janvier, le collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! » dont la CGT fait partie organise un meeting national à Paris (20h00 à l’Auditorium de la MGEN, 3 square Max Hymans, 15ème arr.) : « 1975-2025 : 50 ans de la loi sur l’avortement. Récit d’une conquête par celles (et ceux) qui l’ont gagnée ».

Entrée libre sur inscription :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScADJuziaLNmcj9jQKtY4wSdYD8aNfCMuq_zGAH4XioePe1fA/viewform?usp=header

La CGT le répète solennellement : les immigré·es ne sont pas des boucs émissaires. La CGT exige la régularisation de tous les travailleurs et travailleuses sans papier, pour empêcher le dumping social organisé aujourd’hui par le patronat.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Une déclaration de politique générale très loin des attentes du monde du travail

15 Janvier 2025, 09:18am

Publié par Bernardoc

La CGT s'alarme d'une déclaration de politique générale à mille lieues des attentes du monde du travail. Le Premier Ministre n'a apporté aucune réponse à la question des salaires, des services publics et de l'emploi notamment.
Dans un contexte où la CGT recense plus de 300 plans de licenciement menaçant quelques 200 à 300 000 emplois, où l'hôpital public est au bord du gouffre, et où le pouvoir d'achat est toujours en baisse, la priorité du gouvernement est visiblement de poursuivre la coûteuse politique de l'offre et de cadeaux aux grandes entreprises et aux plus riches. Même le précédent gouvernement avait pointé le besoin de justice fiscale, aujourd'hui écarté d'un
revers de main par le nouveau Premier Ministre ! La CGT appelle le Premier Ministre à s'émanciper de la tutelle du patronat !

Alors que les fonctionnaires ont été très nombreux et nombreuses à se mobiliser le 5 décembre dernier, le Premier Ministre n'a annoncé ni la suppression des 3 jours de carence ni l'abandon des 4 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Au contraire, il a confirmé les 2,2 milliards de coupes budgétaires pour les collectivités territoriales. La grave paupérisation de nos hôpitaux, de nos écoles et de nos infrastructures impose pourtant un plan de financement ambitieux et une fiscalité plus juste pour répondre aux enjeux d’avenir, au défi environnemental, au vieillissement de la population et au désenclavement de nos territoires.

Sur l’audiovisuel public, le Premier Ministre reprend les contours d’une réforme coûteuse qui fragilise la pluralité et la richesse éditoriale si précieuses à notre vie démocratique.

Grâce à la mobilisation des soignants, le Premier Ministre annonce une très légère augmentation de l'ONDAM, très loin cependant des besoins des hôpitaux et des EHPAD et recule sur le déremboursement des médicaments et des consultations médicales.

Sur les retraites, une "méthode radicale" : le grand vide !

La CGT dénonce la décision du gouvernement de ne pas abroger ni même bloquer la réforme des retraites. Nous le savons, cette réforme fait déjà des ravages : le nombre de personnes de plus de 62 ans inscrites à France Travail a déjà augmenté de 50%.

La CGT regrette que seule la vision budgétaire ait été au centre du discours, sur la base d'un rapport que même le Conseil d'Orientation des Retraites a dénoncé. Sous la pression du rapport de force, le Premier Ministre a été obligé d'annoncer l'ouverture de discussions dans un format encore nébuleux. Pour la CGT, toute discussion ne peut être qu'une étape vers l'abrogation de la réforme des retraites. Cependant, en annonçant d'ores et déjà que l'absence d'accord se traduirait par le maintien de la réforme actuelle, le Premier Ministre biaise d'entrée de jeu les discussions et place le patronat en position de force.

La CGT le réaffirme, la démocratie doit trancher. Le parlement doit pouvoir voter sans 49-3 ou un referendum doit être organisé.

Sur l'immigration, le Premier Ministre préfère tendre la main à l'extrême-droite en embrassant les thèses racistes de prédilection de Marine Le Pen.

Alors que la population mahoraise doit se reconstruire après le cyclone le plus meurtrier de son histoire, François BAYROU hiérarchise les victimes et appelle à l'exclusion de dizaines de milliers de personnes endeuillées.

La CGT suivra avec la plus grande vigilance le contenu du Projet de Loi de Finances et du Projet de loi de Finances de la Sécurité Sociale et réunira ses instances dirigeantes dans les prochains jours pour décider des suites.

Montreuil, le 14 janvier 2025

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Pas mieux.

12 Janvier 2025, 09:14am

Publié par Bernardoc

QUELLE HONTE !

Le MEDEF déclare vouloir faire annuler pour les retraités, l’avantage fiscal des 10 % de « Frais professionnels » au motif, qu’ils et elles n’en ont plus. Ce qui est une évidence ! Cependant, dans l’esprit du législateur, conserver cet avantage, est destiné à compenser, partiellement, la perte trop brutale et mutilante de leurs revenus (30/40 %) au moment de leurs départs.

  • Ainsi, le MEDEF, non seulement a exploité les actifs toute leur vie, mais ambitionne de continuer, pendant leurs retraites ! Quelle HONTE !

  • Ainsi le MEDEF, pour que l’imposition ne touche surtout pas aux revenus du PATRIMOINE, des 0,OO1 % les plus riches, tel que semblerait vouloir le faire le gouvernement, s’attaque aux retraites ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, ne protège pas de cette façon ses entrepreneurs, pas concernés par cette mesure très limitée à une population restreinte, infinitésimale, mais s’attaque aux plus petites gens ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, qui devrait louer et encourager l’esprit entrepreneurial, le dévouement, la participation à la vie publique et sociétale, s’attaque aux retraités qui s’investissent bénévolement, sur leur temps personnel, et, souvent, avec leurs deniers propres, dans la vie associative, culturelle, scientifique, sportive et les attaque frontalement ! Quelle HONTE !

  • Alors que le MEDEF, ne reconnaît toujours pas, les maladies professionnelles issues des pénibilités mutilantes et coûteuses de leurs salariés, veut lors de leurs retraites, souvent anticipées, pour cette raison, les pénaliseraient doublement ! Quelle HONTE !

  • Le MEDEF, qui glorifie, mais gratuitement, la famille, le travail partiel forcé des femmes pour s’occuper des enfants, sanctionne ainsi l’utilité, souvent conditionnelle pour les familles, l’engagement des retraités, pour pallier les carences étatiques et professionnelles, en matière d’aide et d’assistance à la petite-enfance ! Quelle HONTE !

On pourrait dire bien des choses encore, mais nos voix s’étranglent devant tant d’infamie. Les retraités sont utiles à la vie du pays, ils produisent une forme de PIB social, ils contribuent à l’enrichissement économique du pays.

Le patrimoine des très, très riches ne rapporte rien à la France, celui des retraités, contribue à leur permettre d’aider et à enrichir la vie familiale, sociale et économique de la France ! Ils sont UTILES, EUX !

QUELLE HONTE !

Jean DARTIGUES

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Sous le signe de la justice.

9 Janvier 2025, 16:05pm

Publié par Bernardoc

Cette année 2025 s’ouvre sous le signe de la justice : ce lundi, débutait le procès portant sur les accusations des financements libyens de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

À la suite du séisme provoqué par les révélations de la presse, Sherpa s’est constituée partie civile en 2013. S’en est suivi pendant plus de 10 ans une longue enquête et un combat judiciaire acharné.

SHERPA, aux côtés de Transparency International France et Anticor, elles aussi parties civiles, aura à cœur de mettre en lumière les enjeux autour d’un tel procès, entre intérêts politiques et économiques, au détriment des victimes.

TotalEnergies, Vinci au Qatar, Bolloré au Cameroun, Yves Rocher en Turquie… L’année 2025 sera intense. Dans l’affaire Lafarge, le procès pour financement de terrorisme s’ouvrira en novembre. Engagées dans ce dossier depuis 2016, nous continuerons à porter la voix des salariés syriens pour qu’ils puissent obtenir justice.

À Sherpa, nous rendons visible les violations des droits humains et environnementaux observées sur le terrain par nos partenaires. Notre objectif : démontrer que le droit est souvent inadapté aux dysfonctionnements graves causés par la mondialisation et remettre en cause les cadres juridiques qui permettent, voire encouragent, l’impunité des acteurs économiques.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Mort de Jean-Marie Le Pen

8 Janvier 2025, 09:52am

Publié par Bernardoc

Trois titres dans L’Humanité du 8 janvier 2025

Antisémite, tortionnaire et patriarche de l’extrême droite.

 

« Une vie dédiée à la haine du rouge »

 

Le « dernier des géants », un « homme courageux » » : l’extrême droite et la droite volent au secours de Jean-Marie le Pen.

 

Pas besoin d’en rajouter, c’est très bien résumé.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Les chiffres-clés de la pauvreté en France

7 Janvier 2025, 09:11am

Publié par Bernardoc

5,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté selon l’Insee en 2022 (dernière année disponible). Elles représentent 8,1 % de la population.

Être pauvre, selon le seuil que nous utilisons, c’est vivre avec moins de la moitié du niveau de vie du Français du milieu, celui qui se situe entre les 50 % les plus pauvres et les 50 % les plus riches. Pour une personne seule, le seuil de pauvreté est de 1 000 euros par mois, prestations sociales comprises. Pour un couple sans enfant, cela représente 1 500 euros. Et pour une famille avec deux enfants de plus de 14 ans, 2 500 euros.

La pauvreté n’explose pas. Mais elle gagne du terrain. Les chiffres avaient atteint un point bas en 2002. Vingt ans plus tard, on compte 1,4 million de pauvres supplémentaires. Le taux de pauvreté a augmenté d’1,5 point.

Les revenus des pauvres stagnent. Leur niveau de vie médian a gagné seulement 60 euros en 20 ans, passant de 772 euros par mois en 2002 pour une personne seule à 832 euros en 2022.

Notre modèle social a amorti les crises récentes, mais pour toute une partie de la population, les revenus du travail régressent, malgré la baisse du chômage. Deux décennies d’extension de la pauvreté et de stagnation des bas revenus pèsent lourd sur les perspectives et le sentiment d’abandon des catégories populaires par les responsables politiques. Pendant ce temps, le soutien massif des Français pour les plus pauvres ne se dément pas : seuls 12 % des Français estiment que l’État en fait trop pour les plus démunis, selon le ministère des Solidarités (donnée 2023).

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Tout à fait !

6 Janvier 2025, 17:10pm

Publié par Bernardoc

 Article complet dans l'antépénultième numéro de l'excellent Siné mensuel, puisque, hélas, il mettra la clé sous la porte au mois de mars.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Les mutuelles augmenteront leurs tarifs de 6 % en moyenne en 2025

22 Décembre 2024, 09:13am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 18 décembre 2024

L’augmentation des tarifs des mutuelles en 2025 sera en moyenne de 6 %, a indiqué la Mutualité française mercredi 18 décembre. Moins forte que l’année précédente, cette hausse restera supérieure à la moyenne observée sur la dernière décennie.

Les complémentaires santé à statut mutualiste augmenteront leurs tarifs en moyenne de 6 % en 2025, une hausse moins forte qu’en 2024, mais qui reste bien supérieure à celle observée sur la dernière décennie, a indiqué la Mutualité française, la fédération qui les représente, mercredi 18 décembre.

Les complémentaires santé à statut mutualiste sont la plus importante famille de complémentaires santé, avec 47 % des cotisations collectées, et les chiffres qu’elles annoncent peuvent être considérées comme une bonne approximation de l’ensemble du marché.

Les contrats individuels, souscrits notamment par les retraités, « augmenteront en moyenne de 5,3 % », a indiqué mercredi dans un communiqué la Mutualité française, en se basant sur les chiffres de 41 mutuelles, représentant 19,9 millions de personnes couvertes.

Les contrats collectifs obligatoires couvrant les salariés via leur entreprise « augmenteront de 7,3 % en moyenne », et les contrats collectifs facultatifs « de 6,8 % », détaille la Mutualité.

Pour 2024, la Mutualité et les autres familles avaient affiché des hausses record (+ 8,1 % pour la Mutualité), après + 4,7 % en 2023, et + 3,4 % en 2022.

Sur les dix années antérieures, la hausse était de 2,6 % en moyenne chaque année. « L’augmentation des cotisations des mutuelles en 2025 est inévitable » en raison de plusieurs facteurs, dont la hausse « structurelle » des dépenses de santé en France, soit + 5,2 % en 2023, indique la Mutualité.

À cet effet structurel vient s’ajouter une participation plus grande des complémentaires santé au financement de certaines dépenses, comme les frais dentaires – dont les complémentaires santé assument désormais 40 %, contre 30 % avant 2023, ajoute-t-elle.

« Nous comprenons que les personnes s’interrogent sur cette augmentation mais celle-ci se fait au niveau strictement nécessaire pour pérenniser la protection de tous », indique le président de la Mutualité, Éric CHENUT, qui appelle tous les acteurs de la santé à se mettre autour de la table pour tenter de mieux maîtriser la croissance des dépenses du secteur.

Celles-ci « augmentent deux à trois fois plus vite que la richesse nationale. Avec le vieillissement de notre population et les avancées scientifiques, et sans refonte structurelle, ces dépenses continueront d’augmenter jusqu’à ce que nous ne puissions plus y faire face », avertit-il.

Les deux autres grandes familles de complémentaires santé sont les entreprises d’assurances (36 % des cotisations collectées) et les institutions de prévoyance, à gestion paritaire patronat/syndicat (17 % des cotisations collectées).

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>