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Le blog de Bernard SARLANDIE

engagements

Anthony Smith attend réparation

28 Septembre 2022, 10:14am

Publié par Bernardoc

Stéphane Guérard in L'Humanité du 28 septembre 2022

Deux ministres du Travail successifs et toute la haute hiérarchie du ministère dressée contre lui ne sont pas parvenus à le faire flancher. Ce mercredi, l’inspecteur du travail Anthony Smith se présente devant le tribunal administratif de Nancy pour obtenir l’annulation de la sanction qui lui a été infligée il y a deux ans. Son tort ? Avoir déposé un référé contre une association d’aide à domicile, afin d’obtenir pour ses salariées des charlottes, blouses et autres masques FFP2 que leur refusait la direction de la structure… en plein cœur du premier confinement dû à l’irruption du Covid.

« Ce n’était pas grand-chose. Pourtant, c’était comme si j’avais porté atteinte à la sûreté de l’État. Je suis d’un coup devenu le pire des agents : il ne fallait alors surtout pas demander des mesures de protection pour ces salariées », résume Anthony Smith. Presque immédiatement mis à pied par sa ministre de tutelle, Muriel Pénicaud, il est démis de ses mandats syndicaux, suspendu de ses fonctions et muté « dans un placard » à Melun, à 200 kilomètres de son domicile. Trois mois plus tard, Élisabeth Borne, successeur de Pénicaud, est contrainte de plier face aux mobilisations de soutien, aux pétitions (165 000 signatures) et à l’appel signé par plus de 1 300 de ses collègues des services de l’inspection du travail demandant sa réintégration. Reconnaissant que la procédure à son encontre n’était« ni fait ni à faire », la future cheffe du gouvernement réintègre l’inspecteur dans ses fonctions, mais à Bar-le-Duc, soit à 75 km de chez lui, ainsi que dans son mandat d’élu CGT de la région Grand Est.

« J’ai été stigmatisé, mis au ban. Muriel Pénicaud a même demandé que l’ensemble de la hiérarchie reçoive la note de ma sanction. J’ai été réintégré, mais la sanction demeure. Je viens donc chercher son annulation », explique celui qui fut aussi secrétaire général de la CGT du ministère du Travail. Devant le tribunal, une large manifestation l’attend avant l’audience, regroupant l’ensemble des syndicats, des personnalités politiques comme des citoyens touchés par pareille répression.« Deux ans après son déclenchement, cette affaire mobilise toujours largement car elle dépasse la personne d’Anthony, relève Valérie Labatut, de la CGT ministère du Travail.Elle est emblématique d’un moment où les contrôleurs et les inspecteurs du travail se sont trouvés fragilisés par des injonctions contradictoires, une inflation de recommandations ou de protocoles, qui venaient remplacer les règles impératives du droit du travail. De telle sorte qu’exercer les pouvoirs qui sont les leurs posait problème. Le ministère aurait pu intervenir pour couper court à cette histoire. Il a préféré sanctionner son agent. »

Pour la première fois en deux ans, Anthony Smith a la possibilité d’être entendu par une juridiction. Pour la première fois aussi, la position de l’administration sera dévoilée en creux dans l’intervention du rapporteur public. Décision du tribunal attendue une dizaine de jours plus tard. 

Nous penserons à lui dans les manifs de demain.

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Nous y serons !

23 Septembre 2022, 15:01pm

Publié par Bernardoc

L’UCR-CGT appelle les retraités à participer massivement aux rassemblements et manifestations, en convergence avec les actifs, sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de la journée interprofessionnelle et intergénérationnelle

du 29 septembre.

Pensions : ça ne va pas !

L’UCR-CGT milite et déploie des actions sur l’ensemble du territoire pour les retraités.

Les revendications portent sur la revalorisation des pensions de base et complémentaires, une Sécurité sociale intégrale et des services publics de qualité en proximité.

De nombreuses actions, comme le 2 décembre 2021 à Paris, avec plus de 25 000 manifestants, et le 17 mars dernier avec 40 000 manifestants, sur tout le territoire, nécessitent, imposent des réponses urgentes de la part du gouvernement. Ce dernier a été contraint d’annoncer une augmentation de 4 % des pensions sur les retraites du régime général. Mais le compte n’y est vraiment pas !

0 %, à ce jour, pour les retraites complémentaires qui représentent près de 50 % du total de leurs pensions pour de nombreux retraités ;

4 %, votés par le Parlement cet été, pour les pensions du régime général. Le gouvernement considère, avec cette augmentation et celle de 1,1 % au 1er janvier – au titre de 2021 –, qu’il a répondu à l’inflation (6,8 % en juillet). Mensonge !

Aucune mesure pour compenser les pertes cumulées de janvier2008 à décembre2021 qui représentent pour les retraites de base en 15 ans,
2 ans et un trimestre
!

Cette situation est insupportable pour de très nombreux retraités, en premier lieu pour les plus fragiles, les femmes… Les retraités exigent de vivre dignement de leur retraite, comme les actifs de leur travail. Ils ne veulent pas de charité.

Stop au cortège de mesurettes : chèque inflation, chèque alimentation, chèque énergétique, chèque carburant… Elles sont ponctuelles et ne répondent pas aux besoins des retraités pour assurer leur quotidien. De plus, elles ne sont pas pérennes et non soumises à cotisations sociales, ne permettant pas ainsi de financer, par le salaire socialisé, notre Sécurité sociale.

Sécurité sociale et système de santé : ça ne va pas !

Les suppressions de 115 000 lits dans les hôpitaux en 25 ans et de 100 000 postes de soignants en 8 ans pèsent lourdement sur l’ensemble de la population. De plus en plus de retraités ne peuvent plus se soigner, faute de moyens suffisants.

Nous exigeons :

 

100 000 embauches pour l’hôpital pour répondre aux besoins de santé ;

Une nouvelle loi prenant en compte le droit à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale ;

200 000 embauches dans les Ehpad ;

100 000 embauches dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité ;

L’accroissement du nombre de médecins généralistes et de centres de santé publics.

Services publics : ça ne va pas !

Les services publics et leurs personnels ont joué un rôle capital dans la lutte contre la pandémie, malgré des conditions de travail de plus en plus dégradées. L’amélioration de la qualité de leurs missions et de leurs déploiements sur tout le territoire doit devenir une priorité de l’État et des collectivités territoriales.tout le territoire.

Ce sont bien des services de proximité, avec du personnel en nombre et formé, dont nous avons tous besoin. Ils sont les garants d’une égalité de traitement et d’un accès pour tous. L’utilisation d’Internet n’est pas du service public.

Il faut répondre à nos revendications !

Le gouvernement refuse de taxer les hauts revenus et aide les entreprises à hauteur de 400 milliards d’euros. Il doit donc, sans délai, donner satisfaction à nos légitimes exigences :

Revalorisation des retraites de base et complémentaires sur l’évolution du salaire moyen ;

Ouverture de négociations avec le patronat sur les retraites complémentaires Agirc/Arrco ;

300 immédiatement et le blocage des prix sur tous les produits de première nécessité ;

Pas de retraite inférieure au Smic de 2000 € brut ;

Des mesures urgentes pour pallier au retard cumulé sur les dernières demandes de retraite (Carsat/Cnav) ;

Des moyens supplémentaires pour la Sécurité sociale, par les cotisations sociales, dans la loi de financement 2023 ;

Des services publics de proximité avec des personnels en nombre et qualifiés.

 

Les retraités ne sont ni dans l’abondance, ni dans l’insouciance !


 

En Gironde, rendez-vous le 29 Septembre

 

11h.30 Place de la République à Bordeaux

 

Départ de la manifestation unitaire à 12 h.

Et ce n'est pas fini...

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Il y a CNR et cnr

6 Septembre 2022, 17:37pm

Publié par Bernardoc

Le Secrétaire général
Montreuil, le 5 septembre 2022

Monsieur le Président de la République,


Nous avons bien reçu votre courrier nous invitant à participer, le 8 septembre, à une réunion pour la mise en place d'un Conseil National de la Refondation.
Vous poursuivez la démarche qui est la vôtre depuis 5 ans consistant à nous convoquer dans des délais extrêmement courts sans en détailler le périmètre, les participants conviés, les modalités et la forme, ni les attendus de cette réunion. Cela se fait sans contact préalable avec vos conseillers ou le secrétariat général de l'Elysée. Ce sont des pratiques qui indiquent clairement un manque de respect vis-à-vis des organisations syndicales.
Les initiales CNR, ont plus qu'une portée symbolique pour la CGT. Le Conseil National de la Résistance auquel des dirigeants de la CGT ont largement participé, a permis d'élaborer un programme, qui portait le nom « Les jours heureux», durant l'occupation nazie de la France et sa mise en œuvre dès la libération. Ce programme ne fut pas seulement une réponse au fascisme et à la collaboration du gouvernement de Vichy mais bien le symbole de la résistance.

II fut construit, effectivement dans un cadre d'unité nationale sur la base d'avancées sociales considérables dans la suite du front populaire telles, la sécurité sociale et la retraite, la création des comités d'entreprise et de leurs prérogatives, la nationalisation d'entreprises industrielles comme RENAULT ou de l'électricité et du gaz, de la Banque de France et de grandes compagnies d'assurances, le statut de la fonction publique pour n'en citer que quelques-unes. L'énoncé de ces mesures, et les lois qui en découlent, sont aux antipodes du programme que vous portez depuis 2017 et des lois que vous avez mis en œuvre. L'utilisation du sigle CNR ressemble à de
l'usurpation sociale et historique, à de la communication dont nous ne pouvons être dupes .

Par ailleurs, nous refusons de siéger aux cotés de représentants d'extrême droite, de surcroit sous l'égide d'un CNR, car oui à la CGT, nous sommes toujours aussi déterminés à lutter partout contre les idées d'extrême droite, nous ne nous résoudrons jamais à désigner un peuple, une ethnie ou une religion comme responsable de tous les maux.

De plus, l'expérience de ces dernières années nous a montré que votre volonté d'écoute, maintes fois répétée, ne s'est jamais concrétisée. Les mots « concertation », « dialogue social» nécessitent la prise en compte de la diversité d'opinions et de propositions alternatives. Nous avons pu vérifier à maintes reprises que malgré l'opposition unanime du mouvement syndical
à certaines réformes comme l'assurance chômage par exemple vous êtes passé outre. Cela a encore été le cas cet été lors de la loi sur le pouvoir d'achat où la question des salaires a été purement ignorée du texte malgré nos multiples propositions.

Nous le constatons également lors des multiples conflits sociaux portant sur des questions sociales ou d'avenir industriel où l'état et ses représentants refusent d'intervenir et laissent la main libre au pouvoir des grands groupes et de la finance.

Force est notamment de constater d'ailleurs que les politiques publiques, n'ont rien à envier aux stratégies du CAC 40 avec la casse des services publics, les suppressions massives de postes de fonctionnaires à l'image de l'hôpital public ou de l'éducation nationale, créant ainsi des déserts dans de nombreux territoires et un sentiment justifié d'abandon pour de nombreuses populations.

Le véritable antidote à la crise démocratique réside dans la capacité de votre gouvernement à prendre en compte les aspirations des citoyennes et des citoyens, à s'attaquer aux inégalités.

D'autres en ont fait l'expérience à l'occasion du grand débat et des cahiers de doléances ou encore lors de la convention citoyenne pour le climat.
Il existe par ailleurs des institutions, le CESE au niveau national, les CESER au niveau régional, qui ont toute légitimité, par leur composition, pour analyser et proposer des solutions alternatives à de nombreux problèmes. Rarement, les rapports proposés par la 3ème chambre de la République, ont fait l'objet d'une prise en compte législative. Au contraire, la dernière réforme que vous avez initiée et mise en œuvre a considérablement modifié les prérogatives du CESE, faisant en sorte qu'il soit un outil au service du ouvoir exécutif, le privant encore plus de son autonomie d'actions et de prospectives.

Faut-il vous rappeler que la CGT a fait des propositions afin de mieux coordonner les travaux du CESE avec ceux du Sénat et de I' Assemblée nationale avec là encore, une surdité totale du gouvernement.
Enfin, vos récentes déclarations sur la fin de l'abondance ont particulièrement indigné des dizaines de millions de personnes. D'une part, celles qui vivent sous le seuil de pauvreté parce que privées d'emplois, précaires, retraitées ou salariées pauvres, se sont senties blessées d'être mis au niveau de quelques milliardaires. D'autre part, l'inaction des gouvernements successifs sur le dérèglement climatique comme la casse des services publics, des transports publics, la libéralisation du marché de l'énergie ou la poursuite des délocalisations industrielles, ne peut être imputée à la responsabilité de la population. II n'est pas possible de toujours demander plus de sacrifices à celles et ceux qui subissent déjà au quotidien, les conséquences du dérèglement climatique.

Notre démocratie a certes besoin d'évoluer afin que l'avis des citoyens dans la cité comme dans les entreprises, soit mieux pris en compte. Mais des outils existent déjà pour la faire progresser.

Il faut avant tout en avoir la volonté politique.

Pour toutes ces raisons, nous ne participerons pas à votre réunion, le 8 septembre à l'Elysée.

Plus que des mots, des sermons à l'encontre des citoyens et citoyennes visant souvent à les culpabiliser, nous attendons des actes, qui répondent aux urgences sociales et environnementales, aux attentes du monde du travail et de la jeunesse, exprimées dans les mouvements sociaux, ou les marches pour le climat.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l'expressionde mes respectueuses salutations.

Philippe MARTINEZ
Secrétaire général de la CGT

Et ce n'est pas fini...

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Engageons les villes à soutenir le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires

5 Septembre 2022, 15:48pm

Publié par Bernardoc

C'est avec un très grand plaisir que nous saluons l'arrivée de Bordeaux dans la liste des signataires de notre Appel des villes pour soutenir le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires. Une signature réalisé, lors d'une cérémonie, le 6 août à l'occasion de la commémoration du drame de Hiroshima. 

Soixante quatre villes françaises (519 dans le monde) ont signé cet Appel pour montrer leur opposition aux armes nucléaires.

Mais, nous avons besoin de vous pour engager de nouvelles villes, pour ouvrir le débat, faire pression sur les élue·e·s. Qui de mieux que vous pour solliciter votre Maire ? Oui, vous avez le pouvoir de changer les choses en soumettant une demande de signature de l'Appel à votre Maire. 

Chaque nouvelle signature nous permet de progresser dans notre campagne sur la necessité d'engager un vaste débat public afin de remettre en cause cette politique de disuasion nucléaire.

Vous trouverez ici sur cette page des documents pour engager la démarche et surtout nous sommes à votre écoute pour vous accompagner jusqu'à la cérémonie de signature.

Vous connaissez vos conseillers municipaux, votre maire, adressez-lui un courrier - email (généralement disponible sur le site des mairies).

Alors, la prochaine ville sera-t-elle la vôtre ?

Alors, LE HAILLAN ? CHICHE ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Les 10 mesures phares de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat

2 Septembre 2022, 14:50pm

Publié par Bernardoc

Le projet de loi du gouvernement portant sur les mesures urgentes censées protéger le pouvoir d’achat ne dit rien sur les questions centrales du moment : salaires, Smic, minima de branches, et ce paquet de mesures est du saupoudrage au regard du niveau d’inflation actuel (5,2% sur un an) et futur (entre 8 et 10% d’ici la fin de l’année 2022). On n’attendait rien du gouvernement et nous sommes servis !

Quel que soit le secteur ou le territoire, dans le privé comme dans le public, les luttes se multiplient, et les principales revendications des travailleurs portent sur l’augmentation générale des salaires. La CGT met tout en œuvre pour les développer et les faire converger. De plus en plus de ménages peinent à boucler les fins de mois, les étudiants et les retraités sont de plus en plus nombreux à solliciter les associations caritatives pour remplir leur frigo, les emplois précaires en lieu et place des emplois en CDI ou à statuts ne permettent pas de vivre dignement et de se projeter dans l’avenir.

Pour la CGT, il est urgent de prendre des décisions fortes en faveur de l’augmentation générale des salaires, des minima sociaux, du Smic et du pouvoir d’achat. Pour cela nous proposons 10 mesures phares, comme alternatives au projet de loi :

  1. Un Smic à 2000 € bruts (15 € de l’heure)  pour répondre aux besoins élémentaires incompressibles. Une augmentation automatique de toutes les grilles de salaires dans les branches, les entreprises et les administrations dès lors que le Smic est réévalué (revendication CGT d’une échelle mobile des salaires). L’augmentation du point d’indice dans la fonction publique pour rattraper toutes les années de gel. L’ouverture ou la réouverture immédiate des négociations salariales dans les branches, les entreprises et administrations pour l’augmentation générales des salaires ;

  2. L’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes pour éradiquer durablement cette discrimination. Nous demandons des sanctions vis-à-vis des entreprises ne respectant pas cette obligation. Selon l’Insee, l’écart de salaire demeure à 28,7% ;

  3. La reconnaissance des diplômes dès l’embauche, le paiement de la qualification à la même hauteur, quel que soit le secteur dans lequel on travaille ;

  4. Un revenu de remplacement pour tous les privés d’emploi au minimum au niveau du Smic. Actuellement, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé ;

  5. L’augmentation des pensions des retraités avec un niveau minimum égal de 2 000€ brut ;

  6. Une allocation d’autonomie pour les étudiants et les jeunes en recherche d’un premier emploi et une augmentation des salaires pour les apprentis ;

  7. L'encadrement à la baisse des loyers et le plafonnement de la quittance (loyer + charges) à 20% du revenu des ménages ;

  8. La baisse de la TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité, notamment l’alimentaire et l’énergie ;

  9. La baisse des prix des carburants, en ponctionnant sur les revenus du capital des entreprises multinationales du secteur pétrolier ;

  10. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales et fiscales ainsi que le conditionnement des aides publiques aux entreprises.

    Et ce n'est pas fini...


 

 

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C'était des services publics. ..

30 Août 2022, 14:45pm

Publié par Bernardoc

Le journal de samedi nous annonçait qu'à Caudéran "L'ancienne gare [est ] reconvertie en lieu sportif et culturel ". Je n'ai rien contre le sport et la culture, même si à priori les sports annoncés ne me tentent pas particulièrement. Mais ce qui me gêne c'est le lieu choisi. La gare de Caudéran était bien pratique, c'est là que j'allais acheter mes billets, et c'était bien agréable de dialoguer avec un humain, plutôt que se battre avec une machine. Mais la totalité des syndicats de cheminots et l'ensemble des partis de gauche avaient bien réussi à mobiliser une quarantaine de personnes pour protester contre la fermeture. Pourtant, lorsqu'on parle de la ceinture ferroviaire de la métropole, ce n'est pas en effaçant les gares qu'on encouragera les gens à utiliser ce mode de transport écologiquement performant. Et qu'est devenue la gare de Lormont, fermée depuis des décennies ?

Le même article nous apprend également que la chartreuse de Bussy est utilisée par la même association. Quand nous habitions Caudéran, c'était notre poste de proximité et notre bureau de vote. C'était bien pratique.

C'était l'époque où les services publics participaient à l'aménagement du territoire.

Et ce n'est pas fini...

 

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Le bénévolat, une activité à mieux valoriser

26 Août 2022, 10:36am

Publié par Bernardoc

Intéressante tribune collective dans Les Echos du 26 août 2022


 

L'activité contributive désigne l'ensemble de nos engagements personnels et de nos tâches quotidiennes dans la sphère familiale, dans notre voisinage, dans notre territoire. Elle intègre également le travail gratuit opéré pour soutenir les proches qui sont travailleurs indépendants, ou encore l'activité professionnelle non solvable, effectuée dans des domaines comme l'art, l'éducation ou l'agriculture.

L'activité contributive, c'est aussi bien évidemment le bénévolat, le volontariat et la participation à des communs (donner du temps à une coopérative, au conseil syndical de son immeuble, etc.). L'activité contributive, c'est ce qui rompt l'isolement social, crée du lien, inclut l'autre dans sa fragilité ou sa différence. C'est l'invisible condition d'efficacité de notre système de soins et de protection sociale. C'est elle qui nourrit, entre les citoyens, les relations choisies et réciproques. Elle qui apporte la médiation et l'entraide pour constituer le socle de la concorde et de la fraternité. Elle qui donne accès aux biens et aux services essentiels autrement que par l'achat et la marchandisation. Pour ceux qui sont privés d'emploi ou à la retraite, l'activité contributive est ce qui permet d'exister, de sentir qu'on appartient. Elle est incontournable pour vivre ensemble, produire l'économie et « faire société ».

C'est grâce à elle que l'on peut passer de la notion de « pouvoir d'achat », étroite et monétaire, à celle autrement plus riche de « pouvoir de vivre », au sens plein du terme.

Nous en voulons pour preuve deux chiffres issus de l'étude que « L'initiative contributive » vient de publier : l'activité contributive nous occupe en moyenne trois jours par semaine (soit l'équivalent de 87 % du temps que nous consacrons au travail) et l'effort qu'elle requiert vaut autant que 68 % du PIB (1.557 milliards d'euros). Deux exemples : les entreprises du sport ne pourraient pas réaliser leurs 78 milliards de chiffre d'affaires sans l'apport contributif de 11 milliards d'euros. Et que dire des 130 milliards de la silver économie à côté des 266 milliards de l'effort des aidants ?

Mais l'activité contributive, c'est aussi parfois une charge insurmontable. Rappelons le chiffre : elle nous occupe trois jours par semaine en moyenne. Tout le monde n'arrive pas à faire face à cette charge. La non-reconnaissance, l'invisibilité de l'activité contributive, sa dissociation de tout dispositif de protection, de reconnaissance ou de rétribution sont des défaillances qui assignent un nombre immense de nos concitoyens à l'inexistence ou à la difficulté, parfois à l'amertume et à l'indignation. Et on sait les risques encourus par une société où le ressentiment s'épanche.

Au vu de l'importance des chiffres de cette activité, ne faut-il pas s'interroger sur son invisibilité ? Il est temps que les partenaires sociaux et les politiques intègrent dans leurs champs d'intérêt le soutien à l'activité contributive et les droits des contributeurs. La réussite des transitions en cours et à venir en dépend. Les contributeurs du quotidien sont des créateurs de valeur, reconnaissons-les comme tels.

Et ce n'est pas fini...

 

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Il y a 77 ans, Hiroshima.

7 Août 2022, 16:34pm

Publié par Bernardoc

Comme (presque) chaque année, depuis 1997, le 6 août, un rassemblement mémoriel et pacifiste se déroulait au pied du monument aux courbes épurées, offert à Bordeaux par sa ville jumelle japonaise à l'occasion du bi-centenaire. On commence par déposer une gerbe au pied de ce monument.

Cette année la cérémonie était dédiée à Christian MARTINEZ, décédé au mois d'avril et à l'origine de cette initiative. Sa fille avait terminé son hommage par « Osons désarmer ».

J'ai été le dernier orateur, intervenant au nom de l'Union pacifiste. Je me suis appuyé sur cette dernière phrase en rappelant que la proposition pour le désarmement unilatéral avait été co-signée il y a trente ans par le sénateur Marc BOEUF, élu du quartier. J'ai continué en disant que le combat serait long, mais qu'on finirait bien par gagner, comme on venait de le faire pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple. J'ai enchaîné en ironisant sur le nouveau concept des armes dites « défensives », en disant que s'il y avait des armes il fallait s'en servir et donc que pour arrêter les guerres, il fallait cesser d'en construire. Ensuite vint un mot sur le fait qu'Israël pouvait continuer ses massacres sans craindre la moindre réaction de la France après la dernière intervention de Dupont-Moretti. Et j'ai terminé par un couplet contre le SNU.

J'ai reçu pas mal d'applaudissements et de félicitations. J'ai repris le micro pour dire que le sénateur Gillé m'avait répondu et que vraisemblablement l'an prochain je ne serai pas présent, pas encore rentré du Congrès universel d'espéranto de Turin, l'espéranto : une autre façon de lutter pour la paix.

Et ce n'est pas fini...

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A propos des incendies.

6 Août 2022, 11:41am

Publié par Bernardoc

LES REVENDICATIONS DE LA CGT

 

Allouer des moyens matériels et humains pour le SDIS mais aussi pour la

flotte aérienne de la sécurité civile

 

Développer une vraie politique en faveur des services d’urgence des hôpitaux afin de recentrer les pompiers sur leurs véritables missions

 

Redonner de l’attractivité à la profession (salaire et conditions de travail décents)

 

Recruter des pompiers volontaires

 

Rouvrir les petites casernes qui ont été fermées au nom de la rationalisation

 

Mettre en place une politique publique nationale de protection contre les incendies de forêt.

Et ce n'est pas fini...

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1er mai 2022.

1 Mai 2022, 16:44pm

Publié par Bernardoc

Petite manif bon enfant à Bordeaux : un peu moins de 5 000personnes ai-je entendu. Mais je n'ai pas beaucoup navigué vu que j'avais été réquisitionné pour tenir la banderole des 32 heures.

Banderole intersyndicale en tête (CGT, UNSA, FSU, FSE), mais présence de FO dans le cortège. J'ai vu des militants de Sud, mais je n'ai pas vu de camion de cette OS. Peu de politiques visibles, c'était vraiment un défilé syndical avec, comme d'hab, les plus gros bataillons fournis par la CGT. Un bataillon de femmes s'est joint au défilé, et bien entendu les Kurdes étaient présents, comme, hélas, les camarades qui réclament la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, libérable depuis 1999 !

Nous avons également croisé les quatre espérantistes ukrainiennes que nous avions rencontré il y a huit jours.

Cela s'est terminé place de la Bourse (du commerce), puis devant la Bourse du travail pour un moment festif. Mais la mairie ayant mis du temps avant de donner les autorisations nécessaires pour occuper la rue, il n'y avait pas de repas chaud, mais que des sandwiches.

Mais j'ai trouvé que l'orchestre, Popshaker, était meilleur que ceux des années précédentes et leur répertoire me convenait, des Beatles aux Bee Gees en passant par les Beach Boys : l'époque des boomers, quoi !

Et ce n'est pas fini...

1er mai 2022.
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